Houni

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Houni
Image illustrative de l'article Houni
Tête en granite supposée du pharaon Houni, Brooklyn Museum
Période Ancien Empire
Dynastie IIIe dynastie
Fonction Dernier souverain de la dynastie
Prédécesseur Khaba ou Sanakht
Dates de fonction 2599 à -2575 (selon J. P. Allen)
-2637 à -2613 (selon I. Shaw)
-2673 à -2649 (selon D. B. Redford)
-2597 à -2573 (selon J. Málek)
Successeur Snéfrou (IVe dynastie)
Famille
Conjoint Mérésânkh Ire
Enfant(s) Snéfrou
Hétep-Hérès Ire

Houni est le dernier souverain connu de la IIIe dynastie égyptienne (Ancien Empire).

Origine[modifier | modifier le code]

Il est possible, sans que cela soit avéré, que le roi Houni soit la même personne qu'un certain Qahedjet dont le nom figure sur une stèle qui se trouve au musée du Louvre. Il succède à Khaba ou à Sanakht, précède Snéfrou et règne[1] vers -2599 à -2575.

Sous le règne du roi Djéser, des textes mentionnent déjà la présence d’un certain Houni à la Cour royale, bien qu’il ne soit pas établi qu’il s’agisse du même personnage.

Titulature[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Titulature des pharaons.

Règne[modifier | modifier le code]

Le papyrus de Turin attribue à Houni un règne d’une durée de 24 ans, au cours duquel il fit construire une forteresse sur l’Île Éléphantine afin d’assurer la sécurité de la frontière méridionale.

On lui doit la construction des pyramides dites « provinciales » - celle d'Éléphantine porte son nom - à l'exception probable de celle de Silah, dont l'une des deux stèles mentionne son fils Snéfrou. La destination de ces petits monuments sans caveau ni construction annexe n'a toujours pas été clairement expliquée. Les différentes phases à degrés de la pyramide de Meidoum lui sont souvent attribuées, étant toutefois établi que son stade ultime, en pyramide à faces lisses, est dû à Snéfrou.

Mais, comme le soulignent entre autres Jean-Philippe Lauer[2] et Iorwerth Eiddon Stephen Edwards[3], les preuves quant aux rôles respectifs d'Houni et Snéfrou à Meidoum sont indirectes et déduites. Elles le resteront jusqu'à ce que l'archéologie fournisse enfin un élément probant.

En 2016, à Abousir, une équipe d'archéologues de l'université Charles de Prague a mis au jour une barque funéraire de dix-huit mètres de long contenant, entre autres, une coupe de pierre au nom du roi Houni. Le site, bien que proche de plusieurs pyramides, n'appartient pas à l'ensemble funéraire royal ; il est cependant probable qu'il s'agit de la tombe d'un haut personnage du règne[4].

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon Allen. Autres avis de spécialistes : -2673 à -2649 (D. B. Redford), -2637 à -2613 (I. Shaw), -2597 à -2573 (J. Málek)
  2. Jean-Philippe Lauer, Le Mystère des Pyramides, Presses de la Cité, Paris 1988, page 117.
  3. I.E.S. Edwards, Les pyramides d'Égypte, Librairie Générale Française (Le livre de poche), Paris 1992, page 352.
  4. 4,500-Year-Old Boat Found Near Pyramids, Discovery, 2 février 2016