Téti

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Téti
Image illustrative de l'article Téti
Statue de Téti trouvée dans le temple funéraire de sa pyramide à Saqqarah - Musée égyptien du Caire
Période Ancien Empire
Dynastie VIe dynastie
Fonction roi
Prédécesseur Ounas
Dates de fonction -2374 à -2354 (selon D. B. Redford)
-2345 à -2323 (selon I. Shaw)
-2323 / -2321 à -2291 (selon J. P. Allen)
-2322 à -2312 (selon J. von Beckerath)
-2318 à -2300 (selon D. Franke)
-2311 à -2281 (selon J. Málek)
Successeur Ouserkarê
Famille
Mère Sechséchet Ire
Conjoint Ipout Ire
Enfant(s) Pépi Ier
Sechséchet II (appelée aussi Ouatet-Khétor)
Deuxième conjoint Khouit
Enfants avec le 2e conjoint Tétiânkh Khem
Troisième conjoint Ouretimès
Sépulture
Nom Pyramide de Téti
Type Pyramide à faces lisses
Emplacement Saqqarah
Date de découverte
Découvreur Gaston Maspero
Fouilles 1907 James Edward Quibell
1921-1922 Cecil Mallaby Firth
1951 puis 1956 Jean-Philippe Lauer et Jean Sainte Fare Garnot
1965 Jean Leclant et Jean-Philippe Lauer
Objets Textes des pyramides
Sarcophage en grauwacke portant une inscription hiéroglyphique autrefois dorée
Cuve à canopes

Téti est le premier roi et le fondateur de la VIe dynastie égyptienne. Manéthon l’appelle Orthoès et lui compte trente ans de règne. Le papyrus de Turin a une lacune sur son nom.

On situe son règne aux alentours de -2323 / -2321 à -2291[1].

Généalogie[modifier | modifier le code]

Il est le gendre d’Ounas de la Ve dynastie et lui succède sur le trône. La capitale est à Memphis. Il maintient pendant son règne des relations commerciales avec Byblos.

Il édifie sa pyramide (52 m) au Nord-Est du complexe de Djéser à Saqqarah avec trois pyramides plus petites pour les reines Ipout Ire et Khouit (ou Kaouit) et pour sa mère Sechséchet Ire. Il épouse aussi Ouretimès.

Il a plusieurs enfants : on peut lui attribuer trois fils et sans doute neuf filles[2]. Deux fils sont attestés, un troisième est très probable :

  • Pépi Ier, son successeur, fils de la reine Ipout Ire ;
  • Tétiânkh, "fils aîné du roi", dont le mastaba se trouve à l'est du complexe funéraire de la reine Ipout Ire[3] ;
  • Nebkauhor, surnommé Idou, "fils aîné du roi, de sa chair", enterré dans le mastaba du vizir Akhethetep/Hemi, situé dans le cimetière du roi Ounas. Il est vraisemblablement un fils de Téti, né de la reine Ipout Ire et inhumé dans le tombeau d'un vizir disgracié, dans le complexe funéraire de son grand-père maternel[4].

Naguib Kanawati attribue neuf filles au roi, nées de trois lignées maternelles différentes au minimum. En effet trois d'entre elles sont appelées « fille aînée du roi de sa chair ». Elles portent toutes le nom de Sechséchet, qui était celui de la mère du roi. Il est possible qu'il y en ait eu une dixième, née d'une quatrième lignée maternelle.

  • Sechséchet II, surnommée Ouatetkhéthor, qui épouse Mérérouka, le vizir et chef des prêtres de la pyramide de Téti. Elle est appelée "fille aînée du roi, de sa chair" et possède une chapelle dans le mastaba de son époux. Elle était peut-être la fille aînée de la reine Ipout Ire[5] ;
  • Sechséchet surnommée Idout, "fille du roi, de sa chair", morte jeune et inhumée dans le mastaba du vizir Ihy, situé dans le cimetière du roi Ounas. Cette fille royale est certainemant un fille de Téti, née sans doute de la reine Ipout Ire et inhumée dans le complexe funéraire de son grand-père maternel[5] ;
  • Sechséchet surnommée Noubkhetnebty, "fille du roi de sa chair", mariée au vizir Kagemni, et représentée dans le mastaba de son époux. Elle est peut-être aussi née de la reine Ipout Ire[6] ;
  • Sechséchet, surnommée Sathor, épouse de Isi, gouverneur de la province d'Edfou. Elle serait également née de la reine Ipout Ire[7] ;
  • Sechséchet, surnommée Shechit, "fille aînée du roi, de sa chair", et femme du superintendant Néfersechemptah, et représentée dans le mastaba de son époux. Comme elle est fille aînée du roi, elle n'a pas la même mère que Ouatetkhethor, et est peut-être la fille aînée de la reine Khouit[8] ;
  • Sechséchet surnommée Shechti, "fille du roi, de sa chair", mariée au gardien des couronnes Shepsipouptah, et représentée dans la tombe de son époux[9] ;
  • Sechséchet surnommée Mérout, titrée "fille aînée du roi" -sans la précision "de sa chair"- née donc d'une troisième lignée maternelle, mariée à Ptahemhat[10] ;
  • Sechséchet, mariée à Remni, "ami unique" et superintendant des gardes du palais[11] ;
  • Sechséchet, mariée à Pépyânkh l'Ancien de Meir[12] ;

Une reine anonyme, dite de la pyramide de l'ouest dans le complexe funéraire de Pépi Ier, qualifiée de "fille aînée du roi" et de "épouse royale de Merirê Mennéfer" (nom de la pyramide de Pépi Ier. Elle est donc une épouse de Pépi Ier, et sans doute sa sœur ou sa demi-sœur[13]. Comme elle est aussi qualifiée de "fille aînée du roi", il s'agit alors d'une quatrième lignée maternelle. Téti a donc eu quatre reines au moins.

Il meurt assassiné, peut-être au profit de l'usurpateur Ouserkarê.

Titulature[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Titulature dans l'Égypte antique.

Sépulture[modifier | modifier le code]

Sarcophage de Téti

La pyramide de Téti est très ruinée aujourd'hui mais a fait l'objet de travaux de restaurations et est actuellement la seule pyramide qui se visite dans la nécropole de Saqqarah. C'est la seconde pyramide royale de l'Ancien Empire à comporter les textes des pyramides.

À proximité de ce complexe funéraire se trouve une nécropole contemporaine comprenant les pyramides des épouses du roi ainsi que les mastabas de la cour royale dont les reliefs comptent parmi les chefs-d'œuvre de l'art de l'Ancien Empire.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. (Selon J. P. Allen). Autres avis de spécialistes : -2374 à -2354 (D. B. Redford), -2345 à -2323 (I. Shaw), -2322 à -2312 (J. von Beckerath), -2318 à -2300 (D. Franke), -2311 à -2281 (J. Málek).
  2. N. Kanawati, Mereruka ...
  3. N. Kanawati, Conspiracies..., p. 139.
  4. N. Kanawati, Mereruka ..., p. 14 et 50.
  5. a et b N. Kanawati, Mereruka ..., p. 14, 20 et 50.
  6. N. Kanawati, Mereruka ..., p. 20, 32 et 50.
  7. N. Kanawati, Mereruka..., p. 21-22 et 50.
  8. N. Kanawati, Mereruka ..., p. 20, 32 et 3.
  9. N. Kanawati, Mereruka ..., p. 20, 32 et 36.
  10. N. Kanawati, Mereruka ..., p. 20-21.
  11. N. Kanawati, The Teti Cemetery...
  12. Ali El-Khouli & N. Kanawati
  13. C. Berger

Sources[modifier | modifier le code]

  • Peter A. Clayton, Chronique des pharaons, (ISBN 2-203-23304-4)
  • Audran Labrousse, Les pyramides des reines, 1999, (ISBN 9782850256844)
  • Naguib Kanawati, Mereruka and King Teti. The Power behind the Throne,
  • Naguib Kanawati, Conspiracies in the Egyptian Palace. Unis to Pepy I,
  • Naguib Kanawati, The Teti Cemetery at Saqqara, vol. 9 : The Tomb of Remni,
  • Ali El-Khouli & Naguib Kanawati, Quseir El-Amarna: The Tombs of Pepy-ankh and Khewen-Wekh,
  • C. Berger, « À la quête de nouvelles versions des textes des pyramides », Hommages à Jean Leclant,‎ , p. 73-74

Lien externe[modifier | modifier le code]