Eumène II

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Eumène.
Eumène II
Young Commander MAN Napoli Inv5588.jpg
Biographie
Naissance
Décès
Époque
Activité
Famille
Père
Fratrie
Enfants

Eumène II Sôter, mort en 159 av. J.-C., est un roi de Pergame de la dynastie des Attalides de 197 à 159 ; il est l'allié des Romains durant la Guerre antiochique et la Troisième Guerre macédonienne.

Biographie[modifier | modifier le code]

Eumène est le fils d'Attale Ier et d'Apollonis de Cyzique, à qui Polybe rend hommage dans ses Histoires[1].

À cette époque, de nombreuses batailles navales opposent d'un côté Philippe V et Antiochos III à Eumène, allié aux Romains et aux Rhodiens de l'autre. Ces derniers l'emportent après les batailles de Sidé et de Myonnésos, toutes deux en 190. Il s'allie avec les Romains pour contrer l'expansion séleucide vers la mer Égée. Il reçoit à la paix d'Apamée (188) la Chersonèse (actuelle Péninsule de Gallipoli) et une partie de l'Asie Mineure : la Phrygie, la Lydie, la Lycie et la Pamphylie.

Eumène II est souvent associé au Grand autel de Pergame, mais sans certitude : le roi à l'origine de son édification peut être Eumène II, mais également son successeur Attale II : Eumène II est divinisé, mais les recherches archéologiques ne permettent pas de savoir si la date exacte de cette divinisation a été décidée de son vivant ou post-mortem. Son frère Attale II aurait pu lui rendre hommage par cet autel après sa mort. Il mène une véritable politique culturelle, et fait construire à Pergame une bibliothèque digne de celle d'Alexandrie. Le roi Ptolémée V, jaloux de cette bibliothèque qui faisait de l'ombre à la sienne, aurait fait stopper les exportations de papyrus vers Pergame afin d'empêcher son développement. Mais Pergame résiste et est, selon Pline l'Ancien, à l'origine de l'invention du parchemin[2]. Ne disposant plus de papyrus pour écrire, on utilisa la peau d'un animal jeune pour écrire. Ce nouveau support d'écriture prit le nom de pergamena charta ou pergamina charta, d’où dérive le terme parchemin. Le parchemin, plus solide et moins cassant, mais plus cher que le papyrus, mit plusieurs siècles à s'imposer.

Note et références[modifier | modifier le code]

Sources antiques[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Édouard Will, Histoire politique du monde hellénistique 323-30 av. J.-C., Paris, Seuil, coll. « Points Histoire », (ISBN 202060387X)