Diadoque

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
 Ne doit pas être confondu avec le diadoque, le prince héritier du trône de Grèce à l’époque contemporaine.
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Diadoque (homonymie).
Ce modèle est-il pertinent ? Cliquez pour en voir d'autres.
La mise en forme de cet article est à améliorer (avril 2016).

La mise en forme du texte ne suit pas les recommandations de Wikipédia : il faut le « wikifier ». Découvrez comment faire.

La typographie, les liens internes ou externes, les conventions de style, la présentation des sourcesetc. sont autant de points qui peuvent ne pas convenir voire être absents. Les raisons de la pose de ce bandeau sont peut-être précisées sur la page de discussion. Si seules certaines sections de l'article sont à wikifier, pensez à les indiquer en utilisant {{section à wikifier}}.

Diadoque vient du grec diadochos qui signifie « successeur ». Les diadoques étaient des généraux rivaux. Ils étaient aussi les amis et membres de la famille d’Alexandre le Grand. Ils se sont battus les uns contre les autres pour avoir le contrôle de son empire après sa mort en 323 av. J.-C. C'est la Guerre des Diadoques qui marque le début de la période hellénistique.

Qu’est-ce qu’un « diadoque » ?[modifier | modifier le code]

L'étymologie[modifier | modifier le code]

Le mot diadoque a été introduit dans la langue française à la fin du XIXe siècle[1], et a servi à désigner les généraux qui se disputèrent l'empire d'Alexandre le Grand, et, à l'époque contemporaine, le prince héritier de Grèce[2] ; il est emprunté au grec ancien διάδοχος / diádokhos, « successeur, qui recueille la succession de », déverbal du grec ancien διαδέχομαι / diadékhomai, « recevoir par succession »[3]

Les sources[modifier | modifier le code]

Ce sont dans les écrits de Diodore que l'on peut lire qui sont et que font les diadoques, surtout dans les livres XVIII à XX. C'est à partir du XXI, que les écrits de Diodore deviennent trop fragmentaires pour qu'on puisse en tirer plus d'information. Après, nous avons à notre disposition La Vie de Démétrios, qui fut rédigée par Plutarque et qui nous apprend les conflits entre les anciens généraux d'Alexandre jusqu'au moment de la mort du héros éponyme en 283. Par la suite, ce sont les écrits de Polybe qui nous permettent de collecter des informations sur les "Successeurs" d'Alexandre le Grand à la tête de son empire à partir des années 220.

La terminologie[modifier | modifier le code]

Le terme de « diadoque », vient du grec ancien. Il désigne généralement une personne exerçant un rôle pour une période de courte durée et comportant une limite géographique. Ce mot n’a pas d’équivalent aujourd’hui. Donc il a fallu que l’on utilise l’ancienne nomination, en s’aidant des sources antiques afin de mieux comprendre sa fonction, et en quoi consistait véritablement le rôle des diadoques.

Selon la terminologie du Nouveau Latin, qui fut introduit par des historiens spécialisés dans l’Histoire Grecque Universelle, au 19ème siècle. Un ouvrage couvrant largement l’histoire de la Grèce Antique, car sa chronologie va de la Préhistoire à l’Empire Romain, dans plusieurs volumes. Par exemple, l’historien George Grote, dans la première édition de l’Histoire Grecque Universelle, en 1846-1856, ne mentionne pas, pour ainsi dire, les diadoques, mise à part pour signifier qu’il s’agirait de « rois » (de parvenus), qui vont prendre le pouvoir à la mort d’Alexandre le Grand. Par contre dans l’édition de 1869, il les définit comme « de grands officiers d’Alexandre, qui après sa mort se divisent l’Empire qu’il a conquis pour se créer leur propres royaumes ».

En aucun cas George Grote, ne va utiliser le terme « diadoque », ce qui va lui être reproché par la suite par Johann Gustav Droysen, que l’on identifie souvent comme le « père fondateur » de l’Histoire Hellénistique. Droysen a non seulement défini la période hellénistique, mais il a aussi fait en amont une étude sur qui étaient les « successeurs d’Alexandre ». Un travail qui date de 1836, donc une production postérieure au début de l’étude qui a été menée par George Grote, mais une décennie avant que ce dernier ne publie le premier volume de l’Histoire Grecque Universelle. Une étude que Droysen publie, intitulée « L’ère des Diadoques » ou « La période des Diadoques ». Une étude qui englobe l’histoire à partir de la mort d’Alexandre le Grand à la Guerre des Diadoques, soit de 323 av. J.-C. à 220 av. J.-C. Dans cette publication il va nommer les Épigones, comme les « fils des diadoques », et c’est à partir de là, que dans un second ouvrage, Droysen parle de la deuxième génération de diadoques. Un ouvrage qu’il va terminer en 1843, intitulé l’ « Histoire des Épigones », il y décrit en détail les royaumes des Épigones, entre 280 et 239 av. J.-C. Droysen, dont la thèse principale est que le concept de « successeurs » et de « fils de successeurs », fut innové et perpétué par les historiens contemporains, plus ou moins, de ces évènements et qui ont écrit dessus. Il n’avait pas assez d’éléments pour appuyer ses dires, mais il en avait assez pour qu’on le considère encore aujourd’hui comme le « Père Fondateur » de l’Histoire Hellénistique. Grâce à Droysen, le terme de « diadoque » est maintenant utilisé partout, ainsi que ses concepts qui se sont internationalisés.

L’origine de ce rôle : l’Empire d’Alexandre[modifier | modifier le code]

Basileus[modifier | modifier le code]

Philippe II de Macédoine a fait un mariage d’état, en épousant une femme, qui a changé son nom en Olympias, pour coordonner avec la victoire de son époux durant les Olympiades et la naissance d’Alexandre, un acte qui peut suggérer que l’amour fut une motivation de plus. La Macédoine en cette période était un état obscur, car il ne répondait pas au principe de la cité grecque. Le gouvernement était une basileia (une monarchie), le chef d’État étant le basileus, qui était en cette période Philippe II. Son fils et héritier, Alexandre, fut élevé avec attention et éduqué par les meilleurs philosophes que l’on pouvait trouver en Grèce. Lorsqu’il fut assez grand, et pendant que son père faisait ses conquêtes, Philippe II le nomma kurios (régent) de Macédoine pendant son absence.

Après l’assassinat de Philippe II de Macédoine en 336 av. J.-C., à l’âge de 20 ans, Alexandre prend le contrôle du royaume. La même année, Darius III accède au trône et devient le Roi des Rois. Mais cela que pour un temps, car l’armée d’Alexandre était déjà en chemin conquérant une par une les régions qu’il traversait en créant des colonies.

Hégémon[modifier | modifier le code]

Quand Alexandre le Grand meurt en juin 323 av. J.-C., il laisse derrière lui un immense empire qui comprend dans l’ensemble plein de petits territoires indépendants. L’empire d’Alexandre s’étendait de la Macédoine, en passant par les cités états de la Grèce, à la Bactriane et quelques parties de l’Inde du côté Est. Il incluait aussi les régions actuelles suivantes : les Balkans, l’Anatolie, le Levant, l’Egypte, la Babylonie et une partie de la Perse, principalement les plaines Achéménides.

Les « Successeurs » à la tête de la Macédoine[modifier | modifier le code]

Une armée en campagne change de dirigeants fréquemment et cela à tous les niveaux, pour le remplacement ordinaire et une répartition des talents militaires pour les différentes opérations. L’institution de l’Hetairoi, donne à l’armée macédonienne une souplesse dans cette façon de faire. Les Hetairoi n’ont pas de rangs fixes, à l’exception de l’unité spéciale de la cavalerie. Les Hetairoi sont simplement un ensemble d’officiers, qu’Alexandre le Grand pouvait assigner là où il en avait besoin. Généralement membres de la noblesse, beaucoup étaient reliés d’une quelconque manière à Alexandre. Les Hetairoi, pendant les conquêtes d’Alexandre, reçoivent un énorme pouvoir de commandement, mais seulement pour un court terme. Au moment de la mort d’Alexandre, tout cela a été tout de suite suspendu. Les Hétairoi disparaissent en même temps qu’Alexandre, pour être remplacés instantanément par les Diadoques. Les Diadoques se sont regroupés en fonction de leur rang social, au moment de la mort d’Alexandre.

Cratère et Antipater[modifier | modifier le code]

Cratère[modifier | modifier le code]

Cratère était un commandant dans l’infanterie et dans la marine, sous Alexandre durant sa conquête de la Perse. Après la révolte de son armée à Opis sur la rivière le Tigre en 324 av. J.-C., Alexandre lui ordonne de commander les vétérans lors de leur retour en Macédoine. Antipater, un autre commandant d’Alexandre, regroupe les forces d’Alexandre en Grèce, il est le régent de la Macédoine, pendant l’absence d’Alexandre sur son trône, et constitue une armée nouvelle en tant que renfort de l’armée déjà en route pour la conquête de la Perse, pendant ce temps Cratère prendrait sa place en tant que régent de Macédoine. Quand Cratère arrive à Cilicia en 323 av. J.-C., il apprend le décès d’Alexandre. Mais à cause de la distance qui le séparait de Babylone, il ne participa pas à la division de l’empire d’Alexandre le Grand et à la répartition des pouvoirs. Cratère se rend alors en Macédoine dans le but de protéger la famille d’Alexandre. La nouvelle de la mort d’Alexandre, cause les Grecs à se rebeller pendant la Guerre Lamiaque. Cratère et Antipater défont la rébellion en 322. Malgré son absence, les généraux étant encore à Babylone, désigne Cratère comme le Gardien de la Famille Royal. De plus, avec la famille royal de Babylone, Cratère garde la position de régent jusqu’au retour de la famille d’Alexandre le Grand à Perdiccas.

Antipater[modifier | modifier le code]

Antipater était un conseiller du roi Philippe II de Macédoine, le père d’Alexandre, il continue son rôle sous Alexandre. Quand Alexandre quitte la Macédoine pour conquérir la Perse en 334, Antipater est nommé régent de Macédoine et Général de la Grèce, pendant l’absence d’Alexandre. En 323 av. J.-C., Cratère suite à l‘ordre d’Alexandre de ramener les vétérans en Macédoine, et de prendre la place d’Antipater, pendant que ce dernier devait se rendre en Perse avec de nouvelles troupes. Mais la mort d’Alexandre fait échouer sa demande. Lorsque les généraux d’Alexandre se regroupent à Babylone pour se diviser l’empire, Antipater est choisi comme général de la Grèce. En association avec Cratère, Antipater, vont devenir la tête de l’empire.

Les différents Diadoques et leurs royaumes[modifier | modifier le code]

À la mort d'Alexandre, neuf généraux d'Alexandre se sont disputé son héritage. On assiste donc à bon nombre de séries de conflits.

En 310 av. J.-C., on ne compte plus que cinq des généraux d'Alexandre dans cette lutte. Parmi les cinq diadoques, il y a: Cassandre en Macédoine, Lysimaque en Thrace, Antigone au Proche-Orient ainsi qu'en Anatolie et dans les régions du sud de la Grèce, Séleucos en Mésopotamie et en Perse, et Ptolémée en Egypte.

À partir de 270 av. J.-C., il n'y a plus que trois dynasties diadoques: la dynastie antigonide en Europe, la dynastie des Séleucides en Asie, et les Ptolémées en Egypte.

L'héritage d'Alexandre fut donc divisé et va s'éteindre peu à peu avec la conquête romaine qui commence vers le IIe siècle av. J.-C. et qui s'achève en 30 av. J.-C.

La période des Diadoques[modifier | modifier le code]

Lutte  pour l'unité (323–319 av. J.-C.)[modifier | modifier le code]

Le partage de  Babylone[modifier | modifier le code]

La dispute entre les généraux d'Alexandre fut presque immédiate pour le choix de son successeur étant donné que ce dernier n'avait pas été choisi.

Méléagre et l'infanterie soutiennent la candidature du demi-frère d'Alexandre, Philippe III Arrhidée, pendant que Perdiccas, le chef-commandant de la cavalerie soutient l'idée d'attendre la naissance du fils d'Alexandre, fils qu'il a avec Roxane. Un compromis est trouvé. Celui-ci consiste à ce que Philippe III devienne roi et gouverne avec l'enfant de Roxane, dans l'idée que l'enfant de Roxane serait un garçon et qu'il deviendrait donc Alexandre IV, Perdiccas, lui-même, devient le Régent de l'Empire entier et Méléagre son lieutenant. Cependant, Perdiccas a assassiné Méléagre et l'autre chef d'infanterie et a donc désormais le plein contrôle.

L'autre général de la cavalerie qui avait soutenu Perdiccas a été récompensé dans le partage de Babylone en devenant le satrape de nombreuses parties de l'Empire. Ptolémée a reçu l'Egypte; Laomédon a reçu la Syrie et la Phénécie; Philotas a pris la Cilicie; Peithon a pris Médie; Antigone a reçu la Phrygie, la Lycie et Pamphylie; Asandros a reçu la Carie; Ménandros a reçu la Lydie; Lysimaque a reçu la Thrace; Léonnatos  a reçu la Phrygie de l'Hellespont; et Néoptolème a eu l'Arménie. La Macédoine et le reste de la Grèce ont été mis sous la direction d'Antipater (qui avait gouverné ces derniers pour Alexandre) et Cratère (le lieutenant le plus compétent d'Alexandre) pendant que Eumène de Cardia (le chancelier d'Alexandre) reçoit la Cappadoce et la Paphlagonie.

Dans l'Est, Perdiccas a laissé le territoire intact. Taxilès et Poros dirigent leur royaume en Inde; le beau-père d'Alexandre, Oxyartès dirige les Paropamisades; Sibyrtios dirige l'Arachosie et la Kédrosie; Stasanor dirige l'Arie et Drangiane; Philippe dirige la Bactrie et la Sogdiane; Phrataphernès dirige Parthyées et l'Hyrcanie; Peukestès gouverne la Perside; Tlépolémos est chargé de la Carmanie; Atropatès gouverne le nord de Médie; à Archon a la Babylonie; et Arkésilaos dirige le nord de la Mésopotamie.

Révolte en Grèce[modifier | modifier le code]

Pendant ce temps, les nouvelles de la mort d'Alexandre ont inspiré une révolte en Grèce, connue sous le nom des Guerres Lamiaques. Athènes et d'autres cités se sont réunis dans le but d'encercler Antipater dans sa forteresse de Lamia. Antipater a été soutenu par l'envoi d'une force armée par Léonnatos, qui a été tué pendant le combat, mais la guerre n'arrive à ses fins qu'à partir de l'arrivée de Cratère avec une flotte qui fait la défaite d'Athène à la bataille de Crannon le 5 septembre 322 av. J.-C.

Pendant un temps, cela a mis un terme à la résistance de la domination Macédonienne. Pendant ce temps, Peithon comprime une révolte des grecs colonisateurs dans la partie Est de l'empire et Perdiccas et Eumènes subdued la Cappadoce.

La première guerre des Diadoques (322–320 av. J.-C.)[modifier | modifier le code]

Cependant, bientôt, le conflit éclata. Le mariage de Perdiccas avec la sœur d'Alexandre, Cléopâtre, a laissé Antipater, Cratère, Antigone et Ptolémée à se joindre ensemble dans une rébellion. L'éclatement de la guerre est initiée par le vol de Ptolémée du corps d'Alexandre et de son transfert en Égypte. Bien qu'Eumène ait vaincu les rebelles de l'Asie Mineure, dans une bataille dans laquelle Cratère a été tué, cela a été pour rien, comme Perdiccas, lui-même, a été tué par son propre général Peithon, Séleucos et Antigone pendant son invasion de l’Égypte.

Ptolémée est venu à terme avec les meurtriers de Perdiccas, faisant de Peithon et d'Arrhidée, régent à sa place, mais bientôt ceux-ci sont venu à un nouvel accord avec Antipater au traité de Triparadisos. Antipater a été fait régent de l'Empire et les deux rois ont été déplacés de Macédoine. Antigone est resté en charge de la Phrygie, la Lycie et Pamphylie, avec lesquels a été ajouté la Lycaonie. Ptolémée maintient l'Égypte, Lysimaque maintient la Thrace, pendant que trois meurtriers de Perdiccas, Seleucos, Peithon et Antigenes ont reçu respectivement les provinces de Babylone, la Médie et l'Elam.

Arrhidée, le premier régent, reçoit la Phrygie de l'Hellespont. Antigone a été chargé de la tâche de dérenracinement du premier défenseur de Perdiccas, Eumènes. En fait, Antipater maintient pour lui-même le contrôle de l'Europe, pendant qu'Antigone, comme le chef de la plus large armée de l'Hellespont, tient une position similaire en Asie.

Le partage de Triparadisos[modifier | modifier le code]

Le partage de Triparadisos est un partage du pouvoir par un accord passé à Triparadisus en 321 av. J.-C. entre les généraux (diadoques) d'Alexandre le Grand, dans lequel ils nomment un nouveau régent et arrangent la répartition des satrapies de l'empire d'Alexandre entre eux. Ceci suit et modifie le partage de Babylone fait en 323 av. J.-C. après la mort d'Alexandre.

Suivant la mort d'Alexandre, la direction de son empire est donnée à son demi-frère Philippe Arrhidée et le fils d'Alexandre, Alexandre IV.

Cependant, comme Philippe était mentalement malade et que Alexandre IV est né seulement après la mort de son père, un régent est nommé par Perdiccas. Pendant ce temps, le premier général d'Alexandre est nommé satrape de nombreuses régions de l'Empire.

Plusieurs satrapes sont ardent d'avoir plus de pouvoir et quand Ptolémée, satrape d'Egypte, rebellé contre les autres généraux, Perdiccas se positionne contre les premiers (anciens) généraux mais il fut tué dans une mutinerie dans son camp. Ptolémée refuse la régence et au lieu de ça, il amène dans le bureau Peithon et Arrhidée. Cette désignation rencontre la forte opposition d'Eurydice, femme de Philippe III, menant, dans la réunion appelée en 321 av. J.-C. à Triparadisos de tous les généraux, à leur remplacement avec Antipater. La réunion aussi procède à diviser encore les satrapies entre les différents généraux.

La mort d'Antipater[modifier | modifier le code]

Pas longtemps après le second partage, en 319 av. J.-C., Antipater meurt. Antipater avait été l'un parmi les quelques individus restant avec assez de prestige pour porter l'empire ensemble. Après sa mort, la guerre a très vite explosé et la fragmentation de l'empire commence dans l'est. Passant avant son propre fils, Cassandre, Antipater déclare Polyperchon son successeur comme régent.

Une guerre civile éclate vite en Macédoine et en Grèce entre Polyperchon et Cassandre, ce dernier est soutenu par Antigones et Ptolémée.

Polyperchon allié lui-même avec Eumène en Asie, mais a été conduit en Macédoine par Cassandre, et fuit jusqu'à l'Épire avec l'enfant roi, Alexandre IV et sa mère Roxane. En Épire, il joint sa force avec Olympias, la mère d'Alexandre et ensemble ils envahissent la Macédoine encore. Ils ont été rejoints par une armée commandée par le Roi Philippe Arrhidée et sa femme Eurydice, qui ont été immédiatement battus, laissant le roi et Eurydice aucune compassion à Olympia, ces derniers ont été tués en 317 av. J.-C. Peu après, Cassandre sort victorieux, capturant et tuant Olympias et atteignant le contrôle de Macédoine, le garçon roi et sa mère.

Les guerres des Diadoques (319–275 av. J.-C.)[modifier | modifier le code]

La guerre des Diadoques ou guerre pour la succession d'Alexandre, concerne une série de conflits entre les généraux d'Alexandre le Grand pour la direction de son vaste empire après sa mort. Ces évènements ont lieu de 322 à 275 av. J.-C.

-La Guerre Lamiaque, 323-322 av. J.-C.

-Première guerre des Diadoques, 322-320 av. J.-C.

-Second partage 321 av. J.-C. et mort d'Antipater

-Seconde guerre des Diadoques, 319-315 av. J.-C.

-Troisième guerre des Diadoques, 314-311 av. J.-C.

-La guerre de Babylone, 311-309 av. J.-C.

-Quatrième guerre des Diadoques, 308-301 av. J.-C.

-La lutte de Lysimaque et de Séleucos, 285-281 av. J.-C.                                                     

-Les invasions Galates et la consolidation, 280-275 av. J.-C.

Les descendants des Diadoques.[modifier | modifier le code]

Déclin et chute.[modifier | modifier le code]

Le Royaume Antigonide est finalement abattu par Rome et les Séleucides qui ont dû faire face à des troubles en Perse par les Parthes, ont été forcés par les Romains d'abandonner le contrôle de l'Asie Mineure.

Les derniers Ptolémées sont restés longtemps à Alexandrie, ils entretiennent avec Rome une relation d'amicitia. L'Égypte est finalement annexée par Rome en 30 av. J.-C.

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Paul Cloché, Dislocation d’un empire. Les premiers successeurs d’Alexandre le Grand, Paris, Éditions Payot, .
  • J. Delorme, Le Monde Hellénistique (323-133 av. J.-C.), Paris, SEDES,1975.
  • Amouretti M. C., Ruzé F., Jockey Ph., Le monde grec antique, Hachette, Paris, 2011
  • Austin, M. M., The Hellenistic world from Alexander to the Roman conquest : a selection of ancient sources in translation. Cambridge: Cambridge University Press, 1994
  • Boiy, Tom, Dating Methods During the Early Hellenistic Period (PDF format). Journal of Cuneiform Studies 52, 2000
  • Johann Gustav Droysen, Geschichte der Nachfolger Alexanders (in German), Hamburg: Friedrich Perthes, 1836
  • George Grote, A History of Greece: from the Earliest Period to the Close of the Generation Contemporary with Alexander the Great XI (New ed.). London: John Murray. 1869
  • Grandjean Catherine, Hoffmann Geneviève, Capdetrey Laurent, Carrez-Maratray Jean-Yves, Le Monde Hellénistique, Armand Colin, Paris, 2008.
  • Adolf Holm, Clarke, Frederick (Translator), ed. The History of Greece from Its Commencement to the Close of the Independence of the Greek Nation (in English and translated from the German). IV: The Graeco-Macedonian age, the period of the kings and the leagues, from the death of Alexander down to the incorporation of the last Macedonian monarchy in the Roman Empire. London; New York: Macmillan. CS1 maint: Unrecognized language (link), 1898 [1894]
  • Graham Shipley, The Greek World After Alexander. Routledge History of the Ancient World. New York: Routledge, 2000
  • F. W. Walbank,, "The Hellenistic World". The Cambridge Ancient History. Volume VII. part I. Cambridge, 1984
  • Sartre Maurice, D'Alexandre à Zénobie, Histoire du Levant antique, IXème siècle av. J.-C. - IIIème siècle ap. J.-C., Fayard, Paris 2001.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

(en) Cet article est parallèlement ou en totalité issu de l'article Wikipédia en anglais intitulé "The Diadochi"

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jean Dubois, Henri Mitterand et Albert Dauzat, Dictionnaire étymologique et historique du Français, Larousse.
  2. Dictionnaire alphabétique et analogique de la langue française, vol. 2, Le Robert, 1972, p. 208.
  3. Anatole Bailly, Dictionnaire Grec-Français, Librairie Hachette, 1952, p. 466 et 468.