Psousennès II

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Psousennès II
Image illustrative de l’article Psousennès II
Statue de Thoutmôsis III usurpée par Psousennès II, Catalogue général des antiquités égyptiennes du Musée du Caire, Le Caire, 1914 (auj. au Musée égyptien du Caire, CG 42192 / JE 37005).
Période Troisième Période intermédiaire
Dynastie XXIe dynastie
Fonction Pharaon
Prédécesseur Siamon
Dates de fonction -959 à -945
Successeur Sheshonq Ier
Famille
Père Pinedjem II ?
Mère Isetemkheb III ?
Enfant(s) Maâtkarê
Tanetsepeh

Psousennès II ou Pasebakhaienniout II, que Manéthon appelle Psusennes et auquel il compte quatorze ans de règne, trône de -959 à -945[1]. Il sera le dernier pharaon de la XXIe dynastie. Il y a beaucoup d'incertitudes concernant ce souverain très mal documenté. Aidan Mark Dodson écrit de ce roi qu'il est « une figure fantomatique » et qu'il fut peut-être le fils du grand prêtre d'Amon, Pinedjem II et d'Isetemkheb III.

Selon certains historiens, dont Jürgen von Beckerath, il serait la même personne que le grand prêtre d'Amon, Psousennès III attesté pour l'instant comme son frère. Pour d'autres, il est possible que Psousennès II ait été un roi local dans la région d'Abydos. Il aurait eu un bref règne pendant celui de Sheshonq Ier (XXIIe dynastie) ; dans ce cas il est impossible de lui assigner quatorze ans de règne à la fin de la XXIe dynastie.

Les égyptologues Rolf Krauss, Erik Hornung et David Warburton ont modifié la durée de règne donnée par Manéthon de quatorze à vingt-quatre ans. Cette proposition est fondée sur la chronologie interne de la grande stèle de Dakhla, qui remonte à l'an 5 de Sheshonq Ier. Pour eux, les dates de règne pour ce pharaon seraient de -967 à -943 ; leur hypothèse ne fait pas l'unanimité.

Généalogie[modifier | modifier le code]

Psousennès II a deux filles : Maâtkarê, qui épouse Osorkon Ier (XXIIe dynastie), et Tanetsepeh, qui épouse Chedsounéfertoum, grand prêtre de Ptah à Memphis. Il est le dernier pharaon de la XXIe dynastie. Contrairement à son successeur, il a laissé très peu de traces de son règne.

Dans son recueil de nouvelles Les Reines tragiques (1962), et précisément dans la deuxième, La Reine résignée, sur Balkis, reine de Saba, la romancière Juliette Benzoni attribue le nom de Taya à l'épouse de Salomon, la principale de son harem, l'« Égyptienne », fille de "Pharaon", en nommant ce dernier comme "Psousennès II", plutôt que comme Sheshonq, son successeur immédiat voire "simultané" sur le trône, et le premier pharaon de la dynastie suivante, la XXIIè[2]...

Titulature[modifier | modifier le code]

Règne[modifier | modifier le code]

Privée d’autorité centrale, l'Égypte voit arriver des nouveaux groupes de population, dont des Libyens qui s’installent à Bubastis vers -945 et dans le Fayoum, d'où l'émergence vers la même date, de la dynastie suivante de pharaons d'Egypte, la XXIIè, plus "berbère"...

Sépulture[modifier | modifier le code]

II construit probablement son tombeau à Tanis dans la nécropole royale aménagée dans l'enceinte du grand temple d'Amon. Cependant cette tombe n'a pas été retrouvée.

Selon quelques spécialistes, il serait l'une des deux momies (l'autre étant potentiellement celle de son prédécesseur Siamon, selon Bill Manley) retrouvées complètement décomposées dans l'antichambre du tombeau de Psousennès Ier découvert par Pierre Montet en 1940. Cependant rien à ce jour ne vient confirmer cette supposition. Les historiens basent leur proposition sur la découverte d'ouchebtis trouvés sur ces momies qui portaient le nom du pharaon.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Pour D. Arnold, N. Grimal, J. Kinnaer, I. Shaw, D. Sitek, T. Schneider
  2. J'ai lu, Editions de Trévise, Paris, 1962

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Liliane Aubert, Tanis, l'or des Pharaons, Paris, Association Française d’Action Artistique,  ;
  • Aidan Mark Dodson, « Psoussenès II et Sheshonq I », p. 267-268, Journal of Egyptian Archaeology 79, Londres, 1993.
  • Erik Hornung, Rolf Krauss et David Warburton, Handbook of ancient egyptian chronology, Handbook of Oriental Studies : Section 1, the Near & Middle East, illustrated edition, Brill Academic Pubishers, Leyde, et .
  • Jürgen von Beckerath, Noch einmal Psusennes II, p. 17-20, Göttinger Miszellen 130, Göttingen, 1992.