Reyran

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le Reyran
Le Reyran à Fréjus.le Reyran sur Commons
Le Reyran à Fréjus.
Caractéristiques
Longueur 26,8 km [1]
Bassin 71 km2 [2]
Bassin collecteur Argens
Débit moyen 0,595 m3/s (Fréjus) [2]
Nombre de Strahler 4
Régime Pluvial méditerranéen
Cours
Source source
· Localisation Bagnols-en-Forêt
· Altitude 302 m
· Coordonnées 43° 33′ 02″ N, 6° 41′ 55″ E
Confluence Argens
· Localisation Fréjus
· Altitude 1 m
· Coordonnées 43° 24′ 38″ N, 6° 44′ 02″ E
Géographie
Principaux affluents
· Rive gauche Gargalon
· Rive droite Buëme, Gonfaron
Pays traversés Drapeau de la France France
Département Var
Arrondissement Draguignan
Cantons Roquebrune-sur-Argens, Saint-Raphaël, Fréjus
Régions traversées PACA

Sources : SANDRE:« Y5320500 », Géoportail, Banque Hydro

Le Reyran est un torrent du département du Var et un affluent du fleuve l'Argens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le Reyran est un torrent éphémère de moins de 26,8 km de long[1] qui prend sa source à Bagnols-en-Forêt dans le Var, à 302 m d'altitude, à 12 km de Fréjus.

Le Reyran traverse Fréjus du nord au sud et va se jeter dans l'Argents, à 1 m d'altitude au niveau de la Base d'aéronautique navale de Fréjus-Saint Raphaël désormais base nature.

L'autoroute A8 dite la Provençale longe le Reyran de l'aire de service de L'Estérel aux Péages du Capitou.

Communes et cantons traversés[modifier | modifier le code]

Dans le seul département du Var, le Reyran traverse les sept communes suivantes[1], de l'amont vers l'aval, de Bagnols-en-Forêt (source), Saint-Paul-en-Forêt Tourrettes, Callian, Montauroux, Les Adrets-de-l'Esterel, Fréjus.

Soit en termes de cantons, le Reyran prend source dans le canton de Roquebrune-sur-Argens, traverse le canton de Saint-Raphaël, et conflue dans le canton de Fréjus, le tout dans l'arrondissement de Draguignan.

Bassin versant[modifier | modifier le code]

Le reyran traverse une seule zone hydrographique L'Argens de la Grande Garonne inclus à la Mer Méditerranée (Y532) pour une superficie totale de 2 728 km2[1]. Ce bassin versant est constitué à 69,98 % de « forêts et milieux semi-naturels », à 24,85 % de « territoires agricoles », à 6,09 % de « territoires ertificialisés », à 0,08 % de « surfaces en eau », à 0,02 % de « zones humides »[1].

Organisme gestionnaire[modifier | modifier le code]

Morphologie[modifier | modifier le code]

Le lit du Reyran est fait de gros sable et galets jusqu'à 30–40 cm. Leur lithologie est celle des roches avoisinantes : grès, gneiss, pegmatite, roches volcaniques. Dans la commune de Fréjus, le cours d'eau est totalement artificialisé depuis la création d'un lit mineur en béton et de digues latérales, après la catastrophe de Malpasset.

Affluents[modifier | modifier le code]

Les principaux affluents du Reyran sont la Buëme, le Gargalon et le Gonfaron.

Le Reyran a dix affluents référencés[1] :

Donc son rang de Strahler est de quatre.

Hydrologie[modifier | modifier le code]

Le Reyran à Fréjus[modifier | modifier le code]

Le Reyran a été observé depuis le (46 ans) à la station Y5325010 Le Reyran à Fréjus (Sainte-Brigitte), à 15 m d'altitude, pour un bassin versant de 71 km2[2]. Cette station est couplée à un pluviomètre.

Le module du cours d'eau est de 0,595 m3/s[2].

Débit moyen mensuel (en m3/s)
Station hydrologique : Y5325010 - Le Reyran à Fréjus (Sainte-Brigitte) pour un bassin versant de 71 km2 et à 15 m d'altitude[2]
(le 08-09-2016 - données calculées sur 47 ans de 1970 à 2016)
Source : Banque Hydro - Ministère de l'écologie et du développement durable

Étiage ou basses eaux[modifier | modifier le code]

Son débit moyen minimal annuel sur trois jours (VCN3) est de 0,003 m3/s ou 3 l/s[2]. Pendant les mois d'été, le débit peut diminuer au point que le lit de la rivière ne présente plus qu'une série de mares isolées.

Crues[modifier | modifier le code]

Son plus fort débit instantané pour la crue biennale ou QIX 2 est de 55 m3/s et de 150 m3/s pour la crue cinquantennale ou QIX 50. Les QIX 5 s'établissent à 87 m3/s, QIX 10 à 110 m3/s et QIX 20 à 130 m3/s[2].

Le plus fort débit instantané de crue est de 237 m3/s pour la crue du 3 octobre 2015, en même temps que la hauteur maximale instantanée de 300 cm ou 3 m[2].

Lame d'eau et débit spécifique[modifier | modifier le code]

La lame d'eau écoulée dans cette partie du bassin versant de la rivière est de 265 millimètres annuellement, ce qui est légèrement au dessus de la moyenne en France, à 300 mm/an. Le débit spécifique (Qsp) atteint 8,4 litres par seconde et par kilomètre carré de bassin[2].

Aménagements[modifier | modifier le code]

La partie amont de la vallée du Reyran devint temporairement un lac après la mise en service du barrage de Malpasset en 1954. Depuis la dramatique rupture de cet ouvrage le , la rivière a repris son état naturel mais reste barrée par la partie basse des ruines de la voûte du barrage, qu'elle traverse toujours grâce à l'évacuateur de fond circulaire, dont la vanne est laissée ouverte en permanence. À l'aval du barrage et jusqu'au delà du pont de l'autoroute A8 La Provençale, la vallée et le lit même du cours d'eau sont encore aujourd'hui encombrés par les vestiges de la catastrophe : énormes blocs de béton issus de la voûte du barrage roulés par les flots, dont certains peuvent atteindre un poids de l'ordre de 600 tonnes, morceaux de piles du pont autoroutier qui était en construction le jour de la catastrophe, soufflés par l'onde de rupture et qui fut reconstruit à l'identique au même endroit.

Le Reyran est canalisé dans la traversée de la ville de Fréjus. Un canal en béton a été aménagé après la rupture du barrage. Ce sont là des mesures préventives de la ville contre les risques d'inondation. Le Reyran ne cause pas d'inondation de plaine, comme l'Argens, mais plutôt des crues torrentielles exceptionnelles et du ruissellement urbain, comme la Garonne et la Valescure pour la commune voisine de Saint-Raphaël. Une crue de ce type survenue en 2012 a ainsi détruit le passage à gué en béton situé juste à l'aval du pont autoroutier, à proximité de l'ancien hameau de Malpasset ravagé en 1959.

Sources[modifier | modifier le code]

  • Brochure sur les risques majeurs de la ville de Fréjus.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]