Sarralbe

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Sarralbe
Vue d'ensemble, avec l'église Saint-Martin.
Vue d'ensemble, avec l'église Saint-Martin.
Blason de Sarralbe
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Moselle
Arrondissement Sarreguemines
Canton Sarralbe (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes de l'Albe et des Lacs (siège)
Maire
Mandat
Pierre-Jean Didiot
2014-2020
Code postal 57430
Code commune 57628
Démographie
Gentilé Sarralbigeois(es) ou Sarralbenois(es)
Population
municipale
4 572 hab. (2012)
Densité 168 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 59′ 59″ N 7° 01′ 48″ E / 48.999707, 7.02987948° 59′ 59″ Nord 7° 01′ 48″ Est / 48.999707, 7.029879  
Altitude Min. 206 m – Max. 262 m
Superficie 27,29 km2
Localisation

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Liens
Site web sarralbe.fr

Sarralbe est une commune française, située dans le bassin de vie de la Moselle-est, dans le département de la Moselle, en région Lorraine.

Ses habitants sont appelés les Sarralbenois(es)[1] ou les Sarralbigeois(es).

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Carte de la commune.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 2 729 hectares ; son altitude varie entre 206 et 262 mètres[2].

Écarts et lieux-dits[modifier | modifier le code]

L'ancien lavoir d'Eich
  • Eich
  • Rech
  • Salzbronn
  • Le Haras

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • Sarralbe : Alba (1200); Aubles (1208); Alban (1215); Albain (1223); Aulbe, Abben, Burgalben, Burgalbe (1416); Saar-Albe (1474); Alben (1505); Awlbe (1539); Sar-Alben (1572); Aulbe (1594); Albe (1609); Saar-Albe (1634); Saralbe (1698); Sar-Albe (1756)[3]; Sarrealbe[4] (XIXe siècle).
  • Eich : Eigen (1316), Eychen (1594), Eichen (1595[6] et 1779[3]). Ääsche en francique lorrain.
  • Rech : Zum Rech (1574)[6], Zumrech (1594), Reich (1751), Rech (1756)[3]. Räsch en francique lorrain.
  • Salzbronn : Solzborn bey Alben (1417), Saltzbronn (1546), Saltzbron (1581), Saltzborn (1594), Saltzbruck et Salsbrügen (1645), Salsbronn (1751), Salsbron (1756), Saltzbronn (1776), Saltzbrun (carte Cassini)[3].

Sobriquet[modifier | modifier le code]

Die Alwener Frösche-plumpser (les pourchasseurs de grenouilles de Sarralbe)[7], ce sont les nombreux batraciens en bordure de la Sarre et de l’Albe, qui de tous temps ont incité les habitants à en attraper pour leur consommation.

Histoire[modifier | modifier le code]

Sarralbe est citée sous le nom d'Alba en 718. La ville est possédée par les évêques de Metz du Xe siècle au XVIe siècle. La ville est fortifiée au XIIe siècle.

Elle est ensuite possession ducale jusqu'à son annexion à la France en 1766.

On y exploite le sel depuis le XIIe siècle.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Comme les autres communes de l'actuel département de la Moselle, Sarralbe, rebaptisée Saaralben, est annexée à l’Empire allemand de 1871 à 1918. C'est une période de prospérité pour la région, où stationnent de nombreuses troupes allemandes. Lorsque la Première Guerre mondiale éclate, les Mosellans se battent naturellement pour l’Empire allemand. Beaucoup de jeunes gens tomberont au champ d'honneur sous l’uniforme allemand, sur le Front de l’Est, en Prusse-orientale, mais aussi à l’Ouest. Sujets loyaux de l'Empereur, les Sarralbenois accueillent cependant avec joie la fin des hostilités et la paix retrouvée. Sarralbe redevient administrativement française.

La Seconde Guerre mondiale et le drame de l'Annexion marqueront encore longtemps les esprits. La commune ne sera pas épargnée par les combats. À partir de septembre 1944, l'armée américaine bombarde la région sans relâche. La commune ne sera libérée que le 5 décembre 1944[8] après une longue attente.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1702   Jean Simon    
1790   Joseph Bexon    
1790 1791 J.P. Fossen    
1791 1792 P. Prince    
1792 1795 H. Feiss    
1795 1805 Ph. Devaux    
1805 1812 J.P. Pigeot    
1812   Ad. Springa    
1814   Ch. Marulaz    
1817   Didier Derousse    
1824   Jean Bichelberger    
1832   V. Springa    
1839   Ant. Robert Schmid    
1843   André Imhoff    
1863   Jacques Lamm, Charles de Schmid    
1872   Francois Garnier    
1879   E. Bichelberger    
1882   Georges von Zerzog    
1890   Wiethoff    
1896   Fr. Bur    
1911   Auguste Glenneberg    
1914 1918 Théodor Meyer    
1918 1919 Fr. Bur, administrateur    
1919 1939 Léon Pigeot    
1940 1941 Heil (prénom ignoré)   Administrateur
1941 1944 Karl Blum   Administrateur
1944 1945 Pierre Bichelberger    
1945 1945 Léon Pigeot    
1945 1947 Robert Dahlem    
1947 1965 Charles Wilhelm    
1965 1969 Paul Degott    
1969 1989 André Ziegler    
1989 2001 Robert Rossler    
2001 en cours Pierre-Jean Didiot PS  

Jumelages[modifier | modifier le code]

Au 4 octobre 2013, Sarralbe n'est jumelée avec aucune commune[9].

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 4 572 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1861 1866 1871
2 662 3 244 3 177 3 053 3 556 3 434 3 119 3 383 3 369
1875 1880 1885 1890 1895 1900 1905 1910 1921
3 160 3 307 3 298 3 460 3 759 3 905 4 083 3 952 3 568
1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982
3 715 3 605 3 828 3 357 4 234 4 210 4 366 4 600 4 553
1990 1999 2005 2006 2010 2012 - - -
4 487 4 538 4 635 4 614 4 547 4 572 - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2004[11].)
Histogramme de l'évolution démographique


Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

vue de l'usine Solvay et de l'église, début 1920.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Maison forestière Saint Hubert.

La commune contient un monument classé à l'inventaire des monuments historiques et plusieurs édifices (maisons et fermes) répertoriés à l'inventaire général du patrimoine culturel[12]. Par ailleurs, la chapelle du cimetière contient deux tableaux classés comme objets à l'inventaire des monuments historiques[13].

Édifices civils[modifier | modifier le code]

  • L’intersection du 49e parallèle nord et du 7e méridien à l’est de Greenwich se trouve sur le territoire de la commune (voir aussi le Degree Confluence Project) ;
  • Lieu de culte païen au lieu-dit la Montagne ;
  • Passage d'une voie romaine ;
  • Fortifications et Porte d'Albe ;
  • Maison des Têtes ;
  • Maison forestière de Saint-Hubert, à proximité de l'arboretum de Sarralbe ;
  • Moulin Neuf (XVIIIe siècle) ;
  • Ecomusée du Pays d'Albe ;
  • Gare de Sarralbe en style impérial allemand ;
  • Ancienne gare de Rech ;
  • Ancien lavoir d'Eich ;
  • Maisons lorraines typiques à Rech et à Eich ;

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

Église Saint-Martin.
Croix de chemin XIXe siècle, Rech.
  • Église Saint-Martin néo-gothique (1907), aussi appelée Cathédrale de la Sarre.
  • Église Sainte-Marie de Rech (1751).
  • Chapelle Saint-Wendelin (1870) à Saltzbronn.
  • Chapelle de la Montagne ou église de la Trinité : clocher roman XIIe siècle, autel 1457, statues et toiles, pierre tombale de Rodolphe de Boppart 1481, cadran solaire.
  • Croix de chemin XVIIe siècle et XIXe siècle de Sarralbe.
  • Calvaires et croix de chemin XIXe siècle de Rech.
  • Église Luthérienne, rue du maire Charles-Wilhelm construite en 1892.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Les spécificités », sur sarralbe.fr (consulté le 2 novembre 2014).
  2. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne]
  3. a, b, c et d Bouteiller - Dictionnaire topographique de l'ancien département de la Moselle, rédigé en 1868.
  4. Bulletin des lois de l'empire Français - 4e série, Tome 16 - page 104 (1812)
  5. Geoplatt
  6. a et b Mémoires de la Société d'archéologie et d'histoire de la Moselle (1862)
  7. Passé-Présent : La Moselle dévoilée N°7 (Septembre-Octobre-Novembre 2012)
  8. 1944-1945, Les années Liberté, Le Républicain Lorrain, Metz, 1994, p. 15.
  9. « Atlas français de la coopération décentralisée et des autres actions extérieures », sur le site du ministère des Affaires étrangères (consulté le 4 octobre 2013).
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2012
  12. « Sarralbe », base Mérimée, ministère français de la Culture
  13. « Sarralbe », base Palissy, ministère français de la Culture
  14. Berthold Seewald: Karl Wilhelm v. Heideck: ein bayerischer General im befreiten Griechenland (1826 - 1835). München: Oldenbourg, 1994.
  15. ANM 1987 n°27.