Institut Mines-Télécom

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IMT - Institut Mines-Télécom
Logo de l'IMT depuis 2017
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Informations
Type Grand établissement (EPCSCP)
Localisation
Coordonnées 48° 49′ 49″ nord, 2° 20′ 09″ est
Ville Paris
Pays Drapeau de la France France
Direction
Président Claude Imauven[1]
Directeur Philippe Jamet[2]
Chiffres clés
Personnel 4 450
Étudiants 13 400
Doctorants 1 650
Diplômés/an 4 420
Divers
Affiliation MINEFI, Université Paris-Saclay
Site web imt.fr

Géolocalisation sur la carte : Paris

(Voir situation sur carte : Paris)
IMT - Institut Mines-Télécom

L’Institut Mines-Télécom ou IMT est un établissement public rattaché au ministère de l'Économie, de l'Industrie et du Numérique, dédié à l’enseignement supérieur et la recherche pour l'innovation dans les domaines de l'ingénierie et du numérique au service de l'industrie. Il regroupe les écoles des mines et les écoles des télécommunications françaises, écoles qui pour la plupart dépendent du même ministère. Il est placé sous la tutelle du Conseil général de l'économie, de l'industrie, de l'énergie et des technologies. Créé en 1996, il est nommé « Groupe des écoles des télécommunications » ou GET, puis « Institut Télécom ». En mars 2012, les écoles des Mines, sous tutelle du ministère de l'industrie, lui sont rattachées. Il prend alors son nom actuel, ainsi que le statut de EPSCP-grand établissement.

L'institut participe à la création de l'université Paris-Saclay et le siège doit déménager sur le plateau de Saclay en 2019.

Suite à son changement d'identité en ce début 2017, deux fusions ont eu lieu : Mines Nantes et Télécom Bretagne qui deviennent IMT Atlantique et Télécom Lille et Mines Douai qui deviennent IMT Lille Douai. Les Mines d'Alès et d'Albi sont quant à elles renommées IMT Mines Alès et IMT Mines Albi respectivement.

Historique[modifier | modifier le code]

À l’origine, les écoles des mines et celles des télécommunications constituaient des écoles d’ingénieurs mais aussi des écoles de la haute fonction publique, permettant l’accès au corps des mines ou à celui des télécommunications.

Les écoles des Mines[modifier | modifier le code]

Logo du groupe des écoles des mines

L’école des mines de Paris est créée en 1783 pour répondre aux besoins en ingénieurs de l’industrie minière qui était alors au cœur de la problématique industrielle. Elle deviendra une école d’application de l’École polytechnique, elle-même créée en 1795. L’école des mines de Saint-Étienne est ensuite créée en 1816 pour former des maîtres mineurs[3]. Ces écoles prennent ensuite la dénomination « école nationale des mines ». Puis ce sont les écoles d'Alès et de Douai qui sont créées en 1843 et 1878[4]. En 1919, est fondé l'Institut métallurgique et minier, qui deviendra en 1985 l'école nationale supérieure des Mines de Nancy[réf. nécessaire].

En 1991, les quatre écoles de Paris, Saint-Étienne, Douai et Alès, qui étaient alors des services du ministère de l’industrie, deviennent des établissements publics à caractère administratif sous la tutelle du ministre chargé de l’industrie. Ce statut est également attribué à l’école nationale supérieure des techniques industrielles et des mines de Nantes, créée par un décret du même jour, et à l’école nationale supérieure des techniques industrielles et des mines d’Albi-Carmaux, créée en 1993. Ces deux dernières écoles ainsi que celles d’Alès et de Douai sont des « écoles nationales supérieures des techniques industrielles et des mines » (ENSTIM), dites aussi « petites mines » qui ont mis en place une admission commune de leurs éleves après la première année post-bac.

Dans les années 2000, un Groupe des écoles des mines (GEM) est créé dans un cadre informel entre ces six en y associant également l’école des mines de Nancy, école interne de l’Institut national polytechnique de Lorraine et qui participe au Concours commun Mines-Ponts au même titre que les écoles de Paris et de Saint-Étienne[5]. Le Groupe des écoles des mines (GEM) disparaît lors de la création de l'Institut Mines-Télécom en 2012, date à laquelle l'appellation des sept écoles est uniformisée en écoles nationales supérieures des Mines[6].

Les écoles Télécom[modifier | modifier le code]

Logo de l’institut Télécom en 2009

En 1878, l’école supérieure de télégraphie est créée. Elle devient l’école nationale supérieure des télécommunications en 1942. Puis l’école nationale supérieure des télécommunications de Bretagne est créée en 1977 et l’Institut national des télécommunications (INT) en 1979. Ces écoles sont rattachées à la direction générale des télécommunications, qui devient en 1990 l’exploitant autonome de droit public France Télécom[4],[7].

En 1996, France Télécom devient une société anonyme, et certaines de ses missions sont reprises en charges par l’État ou par des autorités administratives indépendantes. Ainsi le groupe des écoles des télécommunications (GET) est créé en tant qu’établissement public à caractère administratif sous la tutelle du ministre chargé des télécommunications. Il est alors composé de trois écoles : l’école nationale supérieure des télécommunications ; l’école nationale supérieure des télécommunications de Bretagne et l’institut national des télécommunications[8]. Le 1er janvier 2008, le GET est renommé « Institut Télécom » qui deviendra « Institut Mines-Télécom » le 1er mars 2012.

Rapprochement des écoles[modifier | modifier le code]

Logo de l’institut Mines-Télécom en 2012
Logo de l’institut Télécom en 2013

En 2009, le corps des mines fusionne avec celui des télécommunications et le Conseil général de l'industrie, de l'énergie et des technologies succède au Conseil général des mines et au Conseil général des technologies de l'information. Dans un contexte de regroupements et de fusions des établissements d’enseignement supérieur français, l’institut Mines-Télécom est créé le 1er mars 2012, en succédant à l’institut Télécom. Le nouvel institut a le statut de grand établissement (EPSCP) sous la tutelle du ministre chargé de l’industrie et du ministre chargé des communications électroniques. À la suite de la distinction entre les deux anciennes écoles de l’INT, il comporte quatre écoles internes. Les six écoles des mines, renommées pour l’occasion, sont rattachées à l’institut, mais restent des établissements autonomes[6],[9]. L’institut devient membre de la communauté d'universités et établissements « Université Paris-Saclay » en décembre 2015[10], l’ensemble de Télécom ParisTech, certaines activités de Télécom SudParis et la direction générale de l’institut devant déménager sur ce campus en 2019[11]. Un temps évoqué, le déménagement de l’école des Mines ParisTech est lui annulé[12].

En 2017, les écoles des mines hors celle de Paris deviennent des écoles internes ; l’école nationale supérieure Mines-Télécom Atlantique Bretagne Pays de la Loire et l’école nationale supérieure Mines-Télécom Lille Douai sont créées par fusion[13],[14],[15]. Pour cette occasion, un logo est créé par des artistes cubistes afin de mettre en évidence le côté avant-gardiste de l'IMT. Des fusions entre Télécom SudParis et l’ENSIIE[16] ou entre Télécom SudParis et Télécom ParisTech[17] sont envisagées mais restent sans suite[18].

Les écoles[modifier | modifier le code]

Le siège de l’institut est situé dans les locaux de Télécom Paris, Rue Barrault à Paris.

L'Institut Mines-Télécom est composé de huit écoles[6] :

Les partenaires stratégiques[modifier | modifier le code]

L'Institut Mines-Télécom entretient des relations étroites avec deux partenaires stratégiques :

Les filiales[modifier | modifier le code]

L'Institut Mines-Télécom possède des participations dans la filiale Eurécom (entre Télécom ParisTech et l'École polytechnique fédérale de Lausanne) à Sophia Antipolis.

Les écoles associées[modifier | modifier le code]

L'Institut Mines-Télécom compte également treize écoles associées :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Décret du 3 février 2016 portant nomination du président du conseil d'administration de l'Institut Mines-Télécom
  2. Décret du 23 juin 2014 portant nomination du directeur général de l'Institut Mines-Télécom
  3. http://www.mines-stetienne.fr/fr/content/961-historique
  4. a et b Caffet, Digne et Magne 2009, "Part1. 1) a) Des écoles historiques qui ont su évoluer"
  5. Caffet, Digne et Magne 2009, "Part1. 2) a) Les écoles des mines"
  6. a, b et c Décret no 2012-279 du 28 février 2012
  7. Caffet, Digne et Magne 2009, "Part1. 1) b) Des écoles de création plus récente qui viennent enrichir, diversifier et mieux répartir géographiquement l’offre de formation"
  8. Caffet, Digne et Magne 2009, "Part1. 2) a b) Les écoles des télécommunications"
  9. Sylvie Lecherbonnier, « Les Ecoles des mines et des télécoms bientôt regroupées au sein d’un institut unique », sur www.letudiant.fr/educpros,
  10. Décret no 2014-1674 du 29 décembre 2014 portant création de la communauté d’universités et établissements « Université Paris-Saclay » et approbation de ses statuts et portant dissolution de l’établissement public à caractère scientifique, culturel et professionnel « UniverSud Paris »
  11. « Création de la communauté d’Universités et d’Etablissements «Université Paris-Saclay» dont l’Institut Mines-Télécom est membre fondateur »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur www.mines-telecom.fr,
  12. Sophie Blitman, « Les mines de Paris jugent incompatible l’Idex de Saclay avec le projet ParisTech », sur www.letudiant.fr/educpros,
  13. Cécile Maillard, « Mines Douai et Télécom Lille vont fusionner »,
  14. Céline Authemayou, « Changement de statut en vue pour les Écoles des mines », sur www.letudiant.fr/educpros,
  15. Décret no 2016-1527 du 14 novembre 2016 modifiant le décret no 2012-279 du 28 février 2012 relatif à l'Institut Mines-Télécom.
  16. Céline Authemayou, « Télécom SudParis et ENSIIE : le projet de fusion à l'étude », sur www.letudiant.fr/educpros,
  17. Céline Authemayou, « Exclusif. Télécom ParisTech et Télécom SudParis se lancent dans la fusion », sur www.letudiant.fr/educpros,
  18. Laura Makary, « Exclusif. Télécom ParisTech et Télécom SudParis abandonnent leur projet de fusion », sur www.letudiant.fr/educpros,

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles plus généraux[modifier | modifier le code]

Textes réglementaires[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]