Université de Corse-Pascal-Paoli

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Università di Corsica Pasquale Paoli
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Histoire et statut
Fondation
Dissolution
Type
Forme juridique
Président
Paul-Marie Romani (d) (à partir de )Voir et modifier les données sur Wikidata
Localisation
Campus
4 sites : Corte, Ajaccio, Bastia, Cargèse
Localisation
Pays
Chiffres-clés
Étudiants
4600 (2018)
Divers
Devise
Studià hè Libertà
Membre de
Site web

L'université de Corse-Pascal-Paoli (UCPP) est un établissement français d'enseignement supérieur. Il s'agit de la seule université présente en Corse.

L'université de Corse accueille environ 4 000 étudiants. Son siège est à Corte, capitale historique de la Corse indépendante (1755-1769), dans le département de la Haute-Corse.

Histoire[modifier | modifier le code]

Ancien régime[modifier | modifier le code]

L'université ouvre ses portes le 3 janvier 1765 suite au décret de la dernière consulta de 1763. Le premier recteur est le frère Mariani qui est aussi professeur en droit civil, droit canon et éthique également présent Bonfiglio Guelfucci qui fut nommé professeur de théologie et de l'histoire ecclésiastique; Leonardo Grimaldi pour la philosophie et les mathématique[1]. Suite à la défaite de Ponte Novu et à l'exil de Paoli l'université doit fermer ses portes le 25 juin 1769[2].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Dans les années 1970, les nationalistes font pression pour créer une université en Corse et l'installer à Corte, dans le but développer le nationalisme[3].

L’université est créée en 1975 avec des statuts dérogatoires[4], elle prend des status de droit commun en 1982[5].

Dans le domaine de la recherche, trois plates-formes de recherche et développement ont émergé, en partenariat avec de grands organismes de recherche et des groupes industriels : Myrte et Paglia Orba en matière d’énergies renouvelables ; Stella Mare en matière de ressources halieutiques.

Autonome depuis le 1er janvier 2009, l'université de Corse a créé sa fondation universitaire - « A Fundazione di l'Università di Corsica » -, présidée par Francine Demichel.

L'université de Corse a fait l'objet de soupçons de fraude aux examens en 2018[6],[7],[8].

Composantes[modifier | modifier le code]

Unités de formation et de recherche[modifier | modifier le code]

  • UFR Lettres, Langues, Arts, Sciences humaines et sociales
  • UFR Droit, Sciences économiques et Gestion
  • UFR Sciences et Techniques

Écoles et instituts[modifier | modifier le code]

Formation et recherche[modifier | modifier le code]

Son positionnement thématique s’appuyant sur une stratégie de niches, l’université de Corse a articulé son identité scientifique autour de huit projets pluridisciplinaires labellisés au plus haut niveau par le CNRS :

  • énergies renouvelables : étude et gestion des systèmes à source renouvelable d’énergie ;
  • les eaux en Méditerranée : étude et gestion de la disponibilité et de la qualité de cette ressource ;
  • feux de forêt : étude des risques, décisions et politiques publiques dans le domaine des feux de forêt ;
  • ressources naturelles : analyse et valorisation des ressources naturelles, notamment des agro-ressources ;
  • dynamiques des territoires et du développement durable : analyse des recompositions territoriales dues aux pressions des activités économiques sur l’environnement ;
  • identités, cultures : analyse des processus de patrimonialisation et valorisation des patrimoines ;
  • technologie de l’Information et de la Communication (TIC) : articulation de la recherche scientifique et technologique dans le cadre du Web 2.0.
  • champs ondes mathématiques et applications (COMPA)

Vie étudiante[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

Évolution démographique de la population universitaire

2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007
3 509[9]3 587[10]3 507[11]3 441[12]3 572[13]3 789[14]3 932[15]4 058[16]
2008 2009 2010 2011 2018 - - -
3 761[17]3 714[18]3 820[19]3 732[20]4 600[21]---

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Antoine-Marie Graziani, Pascal Paoli Père de la patrie corse édition 2017, p. 161, (ISBN 979-10-210-2312-3)
  2. .Universita.corsica
  3. À cette époque est créé le GENC (Groupe des étudiants nationalistes corses) qui organise des actions contre des bâtiments administratifs dans les différentes facultés de Nice pour faire pression sur l'administration. Nous appuyons la revendication pour une université en Corse, par nos actions dans les facultés mais aussi dans l'île. Nous organisons réunions, conférences de presse et même des manifestations où nous affrontons les forces de l'ordre. Peu à peu, nous obligeons le pouvoir à admettre le principe de l'implantation d'une université dans l'île. Nous nous mobilisons ensuite, avec d'autres, en Corse, pour imposer le choix de Corte. Pierre Poggioli, Journal de bord d'un nationaliste corse, page 17, 1996, Éd. de l'Aube (La Tour d'Aigues), ISBN 978-2876782853.
  4. Décret no 75-1027 du 6 novembre 1975 portant création de l'université de Corse
  5. Décret no 82-289 du 29 mars 1982 relatif à l’université de Corse
  6. Triche aux examens : Les gendarmes de la SR à l'université, N. K., Corse Matin, 09 mai 2018 à 10:22, consulté le 20 juin 2018, https://www.corsematin.com/article/derniere-minute/triche-aux-examens-les-gendarmes-de-la-sr-a-luniversite
  7. Corse: enquête ouverte sur des soupçons de fraude aux examens à l'université de Corte, M. F. avec AFP, BFM TV.com, 09 mai 2018 à 17h44, consulté le 20 juin 2018, https://www.bfmtv.com/police-justice/corse-enquete-ouverte-sur-des-soupcons-de-fraude-aux-examens-a-l-universite-de-corte-1441489.html
  8. Corte - Enquête ouverte sur des soupçons de fraude aux examens à l'université, par France 3 Corse ViaStella avec AFP, publié le 09/05/2018 à 15:59, mis à jour le 09/05/2018 à 16:07, consulté le 20 juin 2018, https://france3-regions.francetvinfo.fr/corse/haute-corse/corte-enquete-ouverte-soupcons-fraude-aux-examens-universite-1472837.html
  9. Jean-Richard Cytemann, Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2001, Imprimerie nationale, p. 161, (ISBN 2-11-092136-6), consulté sur www.education.gouv.fr le 10 août 2010
  10. Jean-Richard Cytemann, Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2002, Imprimerie nationale, p. 159, (ISBN 2-11-092152-8), consulté sur www.education.gouv.fr le 10 août 2010
  11. Claudine Peretti, Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2003, Imprimerie nationale, p. 155, (ISBN 2-11-093455-7), consulté sur www.education.gouv.fr le 10 août 2010
  12. Claudine Peretti, Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2004, Imprimerie nationale, p. 159, (ISBN 2-11-094345-9), consulté sur www.education.gouv.fr le 10 août 2010
  13. Claudine Peretti, Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2005, Imprimerie nationale, p. 175, (ISBN 2-11-095390 X), consulté sur www.education.gouv.fr le 10 août 2010
  14. Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2006, Imprimerie nationale, p. 179, consulté sur www.education.gouv.fr le 10 août 2010
  15. Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2007, Imprimerie nationale, p. 181, consulté sur www.education.gouv.fr le 10 août 2010
  16. Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2008, Imprimerie nationale, p. 173, consulté sur www.education.gouv.fr le 10 août 2010
  17. Daniel Vitry, Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2009, Imprimerie moderne de l’Est, p. 175, (ISBN 978-2-11-097805-9), consulté sur www.education.gouv.fr le 10 août 2010
  18. Michel Quéré, Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2010, Imprimerie moderne de l’Est, p. 173, (ISBN 978-2-11-097819-6), consulté sur www.education.gouv.fr le 17 septembre 2010
  19. Michel Quéré, Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2011, Imprimerie moderne de l’Est, p. 175, (ISBN 978-2-11-097810-3), consulté sur www.education.gouv.fr le 2 septembre 2011
  20. Michel Quéré, Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2012, Imprimerie moderne de l’Est, p. 177, (ISBN 978-2-11-099368-7), consulté sur www.education.gouv.fr le 30 août 2012
  21. Site de l'Università di Corsica, [1]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • François René Jean de Pommereul, Histoire de l'isle de Corse, chez la Société typographique, Berne, 1779, tome 2, p. 69-70, 155, 244 (lire en ligne)
  • Bonfiglio Guelfucci, Memorie del padre Bonfiglio Guelfucci texte revu par MM. P. et L. Lucciana sur la copie de la bibliothèque de Bastia et sur une autre copie appartenant à la famille Gregorj, dans Bulletin des sciences historiques & naturelles de la Corse, août 1882, p. 228-231 (lire en ligne)
  • Eugène F.-X. Gherardi, Aux origines de l’université de Corse, Histoire de l’école en Corse, sous la direction de Jacques Fusina, Ajaccio, Albiana, coll. Bibliothèque d’histoire de la Corse, 2003, p. 117-174.
  • Francis Pallenti, Pascal Paoli. La Leçon d'un citoyen du ciel, Ajaccio, Albiana, coll. Prova, 2004, 106 pages.
  • Antoine Laurent Serpentini, L'Université de Pascal Paoli, Pasquale de Paoli. La Corse au cœur de l'Europe des Lumières, Corte, musée de la Corse, Albiana, 2007, p. 163-171.
  • Jean-Baptiste Calendini, Vannina Bernard-Leoni (dir.), 'Studià in Corsica, Une histoire de notre université, Ajaccio, coédition Albiana-université de Corse, 2011.