Mouthe

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Mouthe
Village de Mouthe.
Village de Mouthe.
Blason de Mouthe
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Franche-Comté
Département Doubs
Arrondissement Pontarlier
Canton Mouthe
(Chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes des Hauts du Doubs
Maire
Mandat
Daniel Perrin
2014-2020
Code postal 25240
Code commune 25413
Démographie
Gentilé Meuthiards
Population
municipale
958 hab. (2011)
Densité 24 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 42′ 41″ N 6° 11′ 40″ E / 46.7113888889, 6.1944444444446° 42′ 41″ Nord 6° 11′ 40″ Est / 46.7113888889, 6.19444444444  
Altitude Min. 926 m – Max. 1 414 m
Superficie 39,73 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Doubs

Voir sur la carte administrative du Doubs
City locator 14.svg
Mouthe

Géolocalisation sur la carte : Doubs

Voir sur la carte topographique du Doubs
City locator 14.svg
Mouthe

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Mouthe

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Mouthe
Liens
Site web www.mouthe.fr

Mouthe (prononcé [mut ]) est une commune française située dans le département du Doubs en région Franche-Comté. Elle est le chef-lieu du canton de Mouthe et de la Communauté de communes des Hauts du Doubs. Sa population s'élevait en 2009 à 970 habitants appelés les Meuthiards.

Situé à 25 kilomètres à vol d'oiseau au sud-ouest de Pontarlier et à environ 5 kilomètres de la frontière franco-suisse, Mouthe est un village de moyenne montagne du massif du Jura faisant partie du Parc naturel régional du Haut-Jura. Il est particulièrement renommé pour détenir le record de la température la plus basse jamais enregistrée en France avec -36,7 °C relevés officiellement en 1967, puis -41 °C en 1985. Cette région particulièrement froide lui a valu le surnom de Petite Sibérie.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le hameau, d'abord appelé Muthua en 1077, Mutua en1197 et 1266 ou encore Mote en 1356, prend le nom de Mouthe dès 1485[1]. Ce nom serait dérivé de l'adjectif mottue, qualifiant une terre "pourvue de tertres isolés, de buttes".

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Mouthe est une commune de l'est de la France, elle est située dans la pointe sud du département du Doubs et elle est frontalière avec la Suisse. Le village se situe à 60 kilomètres à vol d'oiseau au sud de la préfecture de région Besançon, à 25 kilomètres au sud-ouest de la sous-préfecture départementale Pontarlier et à 57 kilomètres au nord de Genève.

Rose des vents Les Pontets
Reculfoz
Rondefontaine Sarrageois Rose des vents
Petite-Chaux N Sarrageois
O    Mouthe    E
S
Petite-Chaux Chaux-Neuve Le Lieu (Drapeau de la Suisse Suisse, Vaud)
Le Chenit (Drapeau de la Suisse Suisse, Vaud)

Galeries[modifier | modifier le code]

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La commune est située au cœur de la Haute-Chaîne du Massif du Jura. À l'est, on retrouve le Massif du Risoux, un anticlinal dont l'altitude varie entre 1 250 m et 1 400 m tandis qu'à l'ouest s'élève la Côte de la Haute Joux. Entre les deux s'établit le Val de Mouthe entre 900 m et 1 100 m d'altitude et qui s'étend de Métabief à Foncine-le-Bas. Ce val a été modelé par les glaciers du quaternaire.

Hydrologie et la source[modifier | modifier le code]

Le territoire communal est traversé par plusieurs cours d'eau dont le plus important est la rivière du Doubs, un des plus longs cours d'eau français (453,1 km), qui y prend sa source au pied de la forêt du Noirmont, à 944 mètres d'altitude ; à sa source, la température de l'eau est voisine de 7° C.

Deux ruisseaux arrosent également la commune, le Cébriot[2] (8,5 km) qui prend sa source à Châtelblanc et se jette dans le Doubs au niveau du village de Mouthe et le Cul du Bief[3] (2,2 km) qui s'écoule uniquement sur la commune de Mouthe.

Climat[modifier | modifier le code]

Mouthe a un climat de type Continental Dfb dans la classification de Köppen-Geiger[Note 1]. La commune est en réalité soumise a une double influence, océanique d'une part avec de fortes précipitations tant en quantité qu'en fréquence (avec un total annuel de précipitations proche de 1 700 mm), et continentale d'autre part avec des hivers rigoureux (fortes gelées, neige), mais des étés assez frais (très doux dans la journée, avec des nuits froides).

Les records de température maximale et minimale sur Mouthe sont respectivement de 36 °C le 1er juillet 1952 et -36,7 °C le 13 janvier 1968. La température moyenne annuelle est de 6,3 °C. Mouthe est reconnu comme le village le plus froid de France car plusieurs records de température (-36,7 °C en 1968, -35 °C en 1971 et -41 °C en 1985) y ont été relevés. Le record du 17 janvier 1985 n'est pas officialisé car certaines données semblent s'y opposer : le village suisse de La Brévine (situé à une trentaine de kilomètres de Mouthe) est connu pour ses records de froids à répétition. La Brévine connaît toujours des températures inférieures, mais ce ne fut pas le cas cette fois-là. Cependant, plusieurs lieux-dits à proximité de Mouthe atteignirent ce matin-là des températures inférieures à -39 °C et il est à signaler que certains thermomètres au mercure gelèrent (la température était donc inférieure à -38,8 °C).

Le tableau ci-dessous indique les températures et les précipitations mensuelles moyennes entre 1981 et 2010 :

Mois J F M A M Jn Jt A S O N D
Températures maximales (en °C) 3,1 4,2 7,5 11,2 15,8 19,2 22,0 21,6 17,7 13,9 7,5 3,8
Températures minimales (en °C) -7,1 -6,6 -3,5 -0,3 3,9 6,8 8,9 8,3 5,4 2,3 -2,6 -5,2
Précipitations (hauteur moyenne en mm) 156,2 138,3 141,1 126,6 147,4 143,6 119,6 125,3 138,4 162,7 152,7 172,9
Nombre de jours avec précipitations (> 1mm) 13,6 12,2 13,0 13,0 15,3 12,2 11,2 11,3 10,4 13,4 12,8 13,9
Source : Météo France - Période 1981-2010

Le tableau ci-dessous indique les records de températures minimales et maximales :

Mois J F M A M J J A S O N D
Températures maximales records (en °C) 19,0 19,2 22,6 28,0 29,8 33,5 36,0 34,1 30,0 26,8 21,0 19,5
Années des températures maximales 2002 1960 1946 1947 1956 2002 1952 2012 1987 2009 1995 1989
Températures minimales records (en °C) -41,2 -31,1 -31,6 -19,2 -9,8 -4,1 -4,0 -4,4 -7,1 -14,3 -29,6 -32,8
Années des températures minimales 1985 1970 1965 1970 1960 1960 1962 1966 1962 1964 1969 1967
Source : La Météo-France - Période 1928-2013

Les températures minimales les plus descendues chaque hiver :

- Hiver 1967-68 : -37°C
- Hiver 1970-71 : -35°C
- Hiver 1984-85 : -41,2°C le 17 janvier 1985
- Hiver 2009-10 : -25°C

Transports[modifier | modifier le code]

Mouthe est un village relativement isolé des grands axes de communication, le seul axe d'importance le desservant étant la RD 437 qui permet de rejoindre Pontarlier (29 km) et la route nationale 57 au nord ou Saint-Laurent-en-Grandvaux (27 km) et la RN 5 au sud.

Le train desservait autrefois le village grâce à la ligne Pontarlier-Mouthe, appelée familièrement le Tacot et inaugurée le 30 avril 1900[4]. À partir de 1927, la ligne est prolongée jusqu'à Foncine-le-Haut. La ligne sera définitivement fermée le 1er novembre 1950 et remplacée par un service d'autocars.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

À l'origine, Mouthe est un village-rue, les constructions se succédant de part et d'autre de la route départementale 437 sur plusieurs kilomètres.

Logement[modifier | modifier le code]

En 2007, la commune comptait un total de 683 logements, soit 52 de plus qu'au précédent recensement de 1999. Les résidences principales représentaient 55,8 % de l'ensemble des logements en 2007 contre 76,6 % en 1968, marquant de plus en plus le caractère de station de villégiature de la commune.

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1077, Simon de Vexin, originaire de Crépy-en-Valois (Oise), qui fut comte d'Amiens, de Vexin et de Valois, se retire dans un monastère près de Saint-Claude. Pour s'infliger des mortifications plus sévères, il décide avec quelques compagnons de remonter aux sources du Doubs et d'y fonder un ermitage. Cet ermitage deviendra un petit prieuré dépendant de l'abbaye de Saint-Oyand de Joux. Malgré les rudes conditions climatiques, quelques paysans s'installent et fondent le village de Mouthe.

Plusieurs incendies ravagèrent le village (en 1583, 1639, 1849) et son église (en 1789, 1833).

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

La population de la commune étant comprise entre 500 et 1 499 habitants, le nombre de conseillers municipaux est de 15.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs de Mouthe
Période Identité Étiquette Qualité
2001 2014 Élisabeth Rampant[5]    
1977 2001 Jean Sauvonnet    
1970 1977 Mr Maurin    
1959 1970 René Salin    
1946 1959 Ferdinand Vuillet    
1926 1946 Zéphirin Guy    
1919 1926 Joseph Cart    

Tendances politiques[modifier | modifier le code]

Dans une région du Haut-Doubs où la population est traditionnellement conservatrice, Mouthe ne fait pas exception à la règle, les candidats de droite arrivant presque systématiquement en tête quelles que soient les élections. Aux élections présidentielles de 2007, les voix des électeurs de Mouthe se sont majoritairement tournées vers les candidats de droite. Au premier tour, Nicolas Sarkozy est arrivé en tête avec 37,98 %, suivi par Ségolène Royal (19,45 %), François Bayrou (16,80 %) et Jean-Marie Le Pen (11,56 %). Au deuxième tour, Nicolas Sarkozy a rassemblé 69,50 % des suffrages contre 30,50 % pour sa rivale socialiste. Aux élections régionales de 2010, le candidat de droite Alain Joyandet est arrivé en tête des votes des Meuthiards avec 33,56 % devant la socialiste sortante Marie-Guite Dufay (32,53 %), la candidate d'extrême-droite Sophie Montel (12,80 %) et le candidat écologiste Alain Fousseret (10,03 %). Au deuxième tour, Alain Joyandet est arrivé à nouveau en tête (49,23 %) dans une triangulaire face à Marie-Guite Dufay (41,49 %) et Sophie Montel (9,29 %).

Les Meuthiards sont clairement pro-européens, considérant les résultats aux référendums sur le Traité de Maastricht en 1992 (54,55 % de oui contre 51,04 % au niveau national) et sur le Traité établissant une Constitution pour l'Europe en 2005 (53,70 % de oui contre seulement 45,33 % au niveau national). Cela s'explique sans doute par la situation frontalière de la commune, bien que la Suisse ne fasse pas partie de l'Union Européenne[6].

Budget[modifier | modifier le code]

Évolution de l'endettement (en milliers d’€)[7]

Évolution des dépenses d’équipement (en milliers d’€)[7] :

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 958 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 080 1 001 1 010 906 1 034 1 164 1 099 1 087 1 080
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 022 1 048 1 008 1 002 1 000 1 029 927 921 910
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
858 822 750 717 720 748 730 731 867
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
840 760 811 813 898 891 957 958 968
2011 - - - - - - - -
958 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2004[9].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

Mouthe dépend de l'académie de Besançon : le village dispose d'un collège, le collège de la Source qui a ouvert ses portes en 1968 et qui accueille environ 400 élèves chaque année[10] et de deux écoles élémentaires, l'école maternelle et primaire publique Le Bois Joli qui accueille environ 130 élèves[11] et l'école primaire privée du Sacré Cœur qui accueille une centaine d'élèves[12]. Il n'y a pas de lycée à Mouthe, les plus proches sont ceux de Pontarlier, Morez et Champagnole.

Santé[modifier | modifier le code]

L'hôpital local René-Salins offre 51 places dont 7 en moyen séjour (soins de suite et de réadaptation) et 44 en hébérgement (EHPAD)[13]. Il a été créé en 1969 et a déménagé dans de nouveaux locaux en 2008. Une maison de santé adossée à l'hôpital a été ouverte en septembre 2009[14]: elle accueille trois médecins généralistes, un kinésithérapeuthe, un orthophoniste, un psychologue et un service de soins infirmiers à domicile. Le village compte également une pharmacie, un centre de soins infirmiers et un dentiste.

Sports[modifier | modifier le code]

Sports d'hiver[modifier | modifier le code]

Une des pistes de descente de ski, au pied du mont Risoux.

En 2010, la station de Mouthe-Le Risoux offre trois pistes de ski alpin d'un total de 5,5 kilomètres accessibles grâce à trois téléskis et fait partie du domaine de ski nordique du Val de Mouthe offrant près de 250 kilomètres de pistes de fond[15]. Elle permet également la pratique de la raquette à neige avec une piste de 3 kilomètres et de la luge au lieu-dit Chez Liadet. Le village accueille une École du ski français (ESF)[16].

Chaque année depuis 1979, sauf quand l'enneigement est insuffisant, le village accueille l'arrivée de la célèbre course de ski de fond de la Transjurassienne, qui avec 76 kilomètres est la deuxième plus longue épreuve du monde après la Vasaloppet suédoise[17].

Le village est une étape sur la Grande Traversée du Jura à ski de fond, parcours de 175 kilomètres de long reliant Giron dans l'Ain à Morteau[18].

Randonnée[modifier | modifier le code]

Le village est situé sur l'itinéraire du sentier de grande randonnée 5 (GR5) reliant la côte néerlandaise de la Mer du Nord à Nice.

Économie[modifier | modifier le code]

Population active[modifier | modifier le code]

La population âgée de 15 à 64 ans s'élevait en 2007 à 585 personnes (545 en 1999), parmi lesquelles on comptait 74,7 % d'actifs dont 70,2 % ayant un emploi et 6,1 % de chômeurs[19].

En 2007, 48,9 % des actifs ayant un emploi et résidant dans la commune travaillaient à Mouthe, 14,6 % dans une autre commune du département du Doubs et 33,5 % à l'étranger, c'est-à-dire en Suisse[20].

La répartition par catégories socioprofessionnelles de la population active[Note 4] dans le canton de Mouthe[Note 5] en 2007 montre une surreprésentation nette des ouvriers et une sous-représentation des cadres par rapport à la moyenne de la France métropolitaine:

Répartition de la population active par catégories socioprofessionnelles (recensement de 2007)

  Agriculteurs Artisans, commerçants,
chefs d'entreprise
Cadres, professions
intellectuelles
Professions
intermédiaires
Employés Ouvriers
Canton de Mouthe 4,2 % 5,8 % 7,3 % 20,7 % 24,5 % 37,3 %
Moyenne nationale 2,10 % 5,90 % 15,80 % 24,80 % 28,50 % 22,90 %
Sources des données : INSEE[21]

Emploi[modifier | modifier le code]

Répartition des emplois par secteur d'activité (recensement de 2007)

  Agriculture Industrie Construction Commerce,
transports,
services divers
Administration publique,
enseignement,
santé, action sociale
Canton de Mouthe 10,1 % 15,5 % 8,3 % 30,6 % 30,1 %
Moyenne nationale 3,1 % 14,8 % 6,8 % 45,1 % 30,3 %
Sources des données : INSEE[21]

Entreprises[modifier | modifier le code]

Les trois principaux pourvoyeurs d'emplois sont la scierie (18 salariés), le supermarché (17 salariés) et la biscuiterie Vuez (14 salariés).

Commerce, agriculture et tourisme[modifier | modifier le code]

Commerce[modifier | modifier le code]

Le village de Mouthe dispose d'un supermarché et de nombreux commerces de proximité (restaurants, débits de boisson, pharmacie, boulangerie, boucherie, coiffure, presse, habillement, quincaillerie, garage...) ainsi qu'une agence postale et une agence bancaire.

Tourisme[modifier | modifier le code]

Longtemps connue pour son artisanat (tanneurs), Mouthe compte aujourd'hui beaucoup sur le tourisme[22]. Les bois alentour offrent de nombreuses possibilités de randonnées en été et plusieurs communes ont créé un SIVOM pour construire et gérer des équipements de sports d'hiver (ski alpin, saut à ski et surtout ski de fond).

Mouthe reste un village vivant avec de nombreux services publics (écoles, collège, bureau de poste) et commerces (supermarché, boulangerie…).

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Monuments[modifier | modifier le code]

Hôtel de ville de Mouthe.
Église de l'assomption de Mouthe.

L'hôtel de ville de Mouthe, bâtiment surprenant construit après l'incendie de 1849 sur des plans de Pierre Marnotte, est inscrit à l'inventaire des monuments historiques en 1990.

L'église paroissiale de l'Assomption a été construite de 1732 à 1742 par Jean-Pierre Galezot et est inscrite aux monuments historiques depuis 2009.

L'ancienne pierre des redevances, sur la place de l'Église a été inscrite aux monuments historiques en 1931.

Plusieurs fermes anciennes sont également à l'inventaire du patrimoine, dont la demeure dite de la Bouverie (XVIIe ou XVIIIe siècle), ainsi que le presbytère construit en 1753.

Sites naturels[modifier | modifier le code]

  • Forêt domaniale du Risol (1 419 mètres d'altitude au Gros Crêt).
  • Source du Doubs.
  • Tourbières

Personnalités[modifier | modifier le code]

  • Simon de Vexin, comte d'Amiens, de Vexin et de Valois Crépy, trouve refuge avec quelques compagnons en 1077 près de la source du Doubs où il construit un ermitage, premier établissement humain sur la commune actuelle de Mouthe. Il est ainsi considéré comme le fondateur de Mouthe. Une statue de saint Simon a été érigée sur une butte à l'est du village et une rue porte son nom.
  • Alexis Cart-Broumet, dit La Plaque, né à Mouthe vers 1600, combattant qui s'est particulièrement illustré lors de la Guerre de Dix Ans. Une rue et une pâtisserie locale portent son nom. Son surnom de La Plaque s'explique par la légende selon laquelle il aurait eu une blessure à la joue masquée par une plaque de métal.
  • Jean-François-Marie Cart, né à Mouthe en 1799, devient évêque de Nîmes en 1838. Un vitrail de l'église de Mouthe le représente.
  • Fabrice Guy, né à Pontarlier en 1968 et champion olympique 1992 de combiné nordique, passe son enfance à Mouthe. Il fréquente le collège du village où il pratique le ski de fond qui figure au programme scolaire. Après avoir délaissé la compétition, il devient douanier à Mouthe.
  • Félix Joseph Courvoisier, né à Mouthe en 1799 et mort à Paris en 1866, fondateur de la maison de négoce en cognac Courvoisier, à Jarnac. Il s'associe, en 1854, avec Jules Curlier, son neveu, de Mignovillard.

Mouthe dans les arts[modifier | modifier le code]

Le film Poupoupidou[23], réalisé par Gérald Hustache-Mathieu et sorti sur les écrans en 2011, a été tourné en grande partie dans le village, lieu principal de l'action. Le même réalisateur y avait déjà tourné des scènes du film Avril porté sur les écrans en 2006. Le film Le Miracle des loups, réalisé en 1961, par André Hunebelle a également été tourné partiellement à Mouthe[24]. Un téléfilm a eu Mouthe pour cadre en 1979 : Vincendon, de Franck Apprederis, avec Jacques Dufilho, Michel Constantin et Jenny Cleve, d'après la nouvelle de Bernard Clavel, L'Arbre qui chante.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Le climat est de type océanique selon la stricte classification de Koppen dans la mesure où aucun mois n'a une température moyenne inférieure à -3°C.
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
  4. Y compris les actifs sans emploi
  5. Les données pour la commune de Mouthe seule sont inexistantes

Références[modifier | modifier le code]

  1. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : Étymologie de 35.000 noms de lieux, vol. 1 : Formations préceltiques, celtiques, romanes, Genève, Librairie Droz,‎ 1990, 1852 p. (ISBN 9782600028837, lire en ligne), p. 84
  2. Service d’Administration Nationale des Données et Référentiels sur l’Eau, « Cours d'eau : ruisseau le cébriot (U2000500) », sur http://sandre.eaufrance.fr/ (consulté le 3 décembre 2010)
  3. Service d’Administration Nationale des Données et Référentiels sur l’Eau, « Cours d'eau : ruisseau le cul du bief (U2001000) », sur http://sandre.eaufrance.fr/ (consulté le 3 décembre 2010)
  4. « Le Tacot - la ligne Pontarlier - Mouthe puis Foncine le Haut » (consulté le 3 décembre 2010)
  5. Site officiel de la préfecture du Doubs - liste des maires (doc pdf)
  6. « Résultats électoraux en France », sur www.interieur.gouv.fr (consulté le 3 décembre 2010)
  7. a et b Ministère du Budget, des Comptes Publics et de la réforme de l'État, « Comptes de la commune de Mouthe », sur www.colloc.bercy.gouv.fr (consulté en 3décembre 2010)
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  10. « Site Internet du collège de la Source » (consulté le 3 décembre 2010)
  11. « École élémentaire publique Le Bois Joli », sur www.education.gouv.fr (consulté le 3 décembre 2010)
  12. « École primaire privée du Sacré Coeur », sur www.education.gouv.fr (consulté le 3 décembre 2010)
  13. « Hôpital local (Mouthe) », sur http://etablissements.fhf.fr (consulté le 3 décembre 2010)
  14. Agence régionale de santé de Franche-Comté, « Lettre du projet pilote de France-Comté n°3 », sur www.msafranchecomte.fr,‎ mars 2010 (consulté le 3 décembre 2010)
  15. « Espace nordique jurassien » (consulté le 26 décembre 2010)
  16. « Site officiel de l'ESF du Val de Mouthe » (consulté le 26 décembre 2010)
  17. « Worldloppet main races 2010/2011 » (consulté le 26 décembre 2010)
  18. « La GTJ à ski de fond » (consulté le 26 décembre 2010)
  19. « Résultats du recensement de la population - 2007 », Mouthe (25413 - Commune) - Thème : Emploi - Population active, sur http://recensement.insee.fr/ (consulté le 3 décembre 2010)
  20. « Résultats du recensement de la population - 2007 », Mouthe (25413 - Commune) - Thème : Formes et conditions d'emploi, sur http://recensement.insee.fr/ (consulté le 3 décembre 2010)
  21. a et b « Résultats du recensement de la population - 2007 », Mouthe (2517 - Canton ou ville) - Thème : Emploi - Population active, sur http://recensement.insee.fr/ (consulté le 3 décembre 2010)
  22. Marine Dumeurger, « Il était un froid à Mouthe », Libération, no 10188,‎ 15 février 2014, p. 60-61 (ISSN 0335-1793, lire en ligne)
  23. « Fiche de présentation du film Poupoupidou (2010) », sur http://www.allocine.fr/ (consulté le 27 décembre 2010)
  24. « Films tournés à Mouthe », sur http://www.l2tc.com/ (consulté le 27 décembre 2010)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]