Abénaquis

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Abénaquis

Description de cette image, également commentée ci-après

Couple d'Abénaquis au XVIIIe siècle (archives de Montréal)

Populations significatives par région
Population totale Env. 4 500
Autres
Langues

Abénaqui, anglais, français

Ethnies liées

Peuples algonquiens

Les Abénaquis sont un peuple amérindien de Nouvelle-Angleterre faisant partie des peuples algonquiens. Il y a deux tribus majeures d'Abénaquis : les Abénaquis de l'Ouest et les Abénaquis de l'Est. Au début du XXIe siècle, ils sont présents dans les États du Maine, du Vermont, du New Hampshire et au Québec.

Étymologie[modifier | modifier le code]

Le nom Abénaqui vient des termes waban (la lumière) et a'Ki (la terre), on peut donc les désigner comme le « peuple du matin », le « peuple du soleil levant » ou encore le « peuple de l'Est ». Le nom originel de leur territoire Wabanaki correspond à ce qui est désormais la Nouvelle-Angleterre, le terme Wabanaki est parfois utilisé pour désigner l'ensemble des peuples de la région parlant des langues algonquiennes : les deux tribus d'Abénaquis, les Micmacs, les Malécites et les Passamaquoddys. Plusieurs variantes du nom Abénaquis existent : Wabanaki, Abenaquiois, Abakivis, Quabenakionek, Wabenakies, etc.

Territoire[modifier | modifier le code]

Territoires des Abenaquis de l'Est (Penobscot, Kennebec, Arosaguntacook, Pigwacket)
Territoires des Abenaquis de l'Ouest (Arsigantegok, Missisquoi, Cowasuck, Sokoki, Pennacook)

Ndakinna, qui signifie notre terre en langue abénaquise, s'étendait sur la plupart du Nord de la Nouvelle-Angleterre et jusqu'au Sud des provinces maritimes de l'actuel Canada. Les Abénaquis de l'Est étaient concentrés dans des parties du Maine à l'est des White Mountains du New Hampshire, pendant que la seconde grande tribu, les Abénaquis de l'Ouest, habitait à l'ouest des montagnes au Vermont et au New Hampshire, jusqu'aux rives orientales du lac Champlain. Les limites sud de Ndakinna se situaient près de l'actuelle frontière nord du Massachusetts mais en excluant le pays Pennacook sur le fleuve Merrimack dans le Sud du New Hampshire. La petite tribu des Abénaquis maritimes vivait autour du fleuve Saint-Jean et de la rivière Sainte-Croix qui délimitent la frontière entre le Maine et le Nouveau-Brunswick.

Réserves[modifier | modifier le code]

Territoire de la réserve Waban-Aki

Les Pentagouets ont une réserve comptant 2000 habitants à Indian Island dans la ville de Old Town dans le Maine. Les Passamoquoddy comptent environ 2500 personnes réparties dans trois réserves du Maine, Pleasant Point, Peter Dana Point et Indian Township. La communauté Houlton des Malécites a environ 600 membres, et il y a sept bandes de Malécites au Canada (470 personnes au Québec et 2000 au Nouveau-Brunswick).

Deux réserves sont situées dans la région Centre-du-Québec. La réserve Odanak, au Sud-Ouest de Trois-Rivières près de Nicolet, compte 1500 âmes et la réserve Wôlinak, près de Bécancour, en compte 400. Il y a environ 2500 Abénaquis de l'Ouest au Vermont et au New Hampshire, principalement autour du lac Champlain. Le reste du peuple Abénaquis est dispersé au Québec, au Nouveau-Brunswick et dans le Nord de la Nouvelle-Angleterre.

À l’arrivée des Européens, les Premières Nations étaient adaptées à leur environnement, par une fine connaissance des écosystèmes et grâce à leur ingéniosité[1]. Les connaissances traditionnelles du territoire, adaptées au cours des siècles, se conjuguent désormais en développement durable par le Bureau de la Communauté.

Les lacs et rivières[modifier | modifier le code]

Le lac Memphrémagog en hiver

Entre Canada et États-Unis, le lac Memphrémagog (les "belles eaux") offre des panoramas remarquables des Cantons-de-l'Est. Au nord du lac, la rivière Magog s'écoule vers le lac Magog et la rivière Saint-François qui se déverse dans le Saint-Laurent. Le lac s'étend sur 44 km de Newport (Vermont) à Magog (Québec). Le lac servait de réseau de transport canotable aux Amérindiens et à la fin des années 1700, lorsque les défricheurs américains arrivèrent vers le nord en traversant la Nouvelle-Angleterre, le lac était encore une voie navigable essentielle. Au milieu des années 1800, le lac Memphrémagog devient un lieu de villégiature et de plaisance. Avec l'arrivée du chemin de fer (Passumpsic Railway et Waterloo & Magog Railway), la région se développe fortement.

Le lac est l'objet de nombreuses légendes dont celle d'un serpent marin qui habite les profondeurs au pied du mont Owl's Head et empêche les autochtones de se baigner ou de nager. Au cours des deux derniers siècles, quelque 225 apparitions de la créature ont été rapportées (Cf. le Stanstead Journal en 1847 : « un animal étrange, ressemblant à un serpent de mer, (…) existe dans le lac Memphrémagog. » Le sobriquet de "Memphré" nomme le monstre[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Archéologie[modifier | modifier le code]

Trois périodes sont traditionnellement reconnues pour décrire l'histoire ancienne des populations autochtones de la région.

  • Le Paléoindien (entre 10 000 et 8000 ans) : les Amérindiens parcourent les territoires libérés par les glaces wisconsiniennes[3],[4] alors que la flore et la faune les reconquièrent. Les chasseurs, armés de lances pourvues de longues pointes à cannelures, suivent les caribous.
  • L’Archaïque (entre 8000 à 1000 ans avant l'ère chrétienne) : les groupes amérindiens exploitent les territoires du Sud Québec. Des traces de sépultures garnies d’offrandes funéraires et d’ocre rouge ont été retrouvées. Outre les pierres taillées et polies, le cuivre des Grands Lacs est martelé en feuilles et assemblé en pointes, couteaux, haches ou pour des ornements.
  • Le Sylvicole (de 1000 ans avant notre ère à 1534) : les populations nomades se sédentarisent progressivement. La céramique permet la cuisson des viandes, des plantes sauvages ainsi que du maïs et de la courge cultivés lors des derniers siècles de cette période. Les groupes de la vallée du Saint-Laurent construisent des maisons longues, le territoire se partage entre les nations autochtones lors du premier millénaire et c'est ce découpage qui sera décrit par les premiers Européens[5].

Contact avec les Européens[modifier | modifier le code]

Les Abénaquis sont décrits dans les Journaux des jésuites comme étant des sauvages "non cannibales" et dociles, ingénieux, pas profanes et modérés lorsqu'il s'agit de la consommation d'alcool. Ils urinaient dans le fleuve.

Le traité d'Utrecht (1713)[modifier | modifier le code]

Selon l'Abbé Maurrault (1866), les Abénakis fuient les Anglais vers les territoires canadiens vers 1680. En cédant l’Acadie à l’Angleterre « selon ses anciennes limites », le traité d’Utrecht (1713) crée une situation difficile pour les Abénaquis de la côte atlantique en territoire revendiqué par les deux Couronnes (Cf. Nouvelle-France et Nouvelle-Angleterre). Le père Aubery[6], influent sur la population locale et spécialiste de la langue abénaquise, envoie un mémoire et des propositions cartographiques de délimitation à Paris : l’Acadie y serait limitée à la péninsule actuelle de la Nouvelle-Écosse avec un poste limite, l’ancien fort de Pemaquid à partir duquel une ligne suivrait la hauteur des terres pour obtenir « une limite juste et certaine ». L’Acadie continentale reste cependant un territoire contesté.

En 1715, le père Aubery propose à nouveau de réunir l'ensemble des Abénaquis en un seul village (les missions de Bécancour et de Saint-François) et tente de dissuader Atecouando, chef abénaquis, et ses guerriers réfugiés à Saint-François de retourner près de la Nouvelle-Angleterre. Ainsi le missionnaire participe activement à la politique française qui souhaite conserver l’alliance avec les Abénaquis.

Ils sont en effet les alliés traditionnels des Français contre les Britanniques. L'un d'entre eux, Assacumbuit, est anobli sous Louis XIV. De 1670 à 1760, ils sont considérés par les Jésuites comme les "anges gardiens" des Français. Trois cents guerriers Abenakis participent à la bataille de Fort Carillon le 8 juillet 1758, avec les troupes franco-canadienne de Montcalm, qui fut une grande victoire française.

Face à l'annihilation par les Anglais et les épidémies, ils commencent à émigrer au Québec vers 1669, où deux seigneuries leur avaient été données. La première sur la rivière Saint-François s'appelle de nos jours la Réserve Indienne Odanak ; la seconde fondée près de Bécancour constitue la Réserve Indienne Wôlinak. Ces derniers reprennent les armes en 1812 pour protéger la colonie des Américains et ils combattent aux côtés des Patriotes dans la rébellion de 1837.

Quand leur ville principale, Narrantsouac, fut prise par les Anglais et leur missionnaire Rasle tué en 1724, d'autres encore émigrèrent à Odanak, où d'autres réfugiés des tribus de Nouvelle-Angleterre s'étaient aussi installés. Au début des années 1900, ils étaient représentés par les Malécites sur le fleuve Saint-Jean, au Nouveau-Brunswick et au Québec (820) ; les Passamoquoddy dans la baie du même nom au Maine (400) ; les Pentagouets (Penobscots en anglais) à Old Town, aussi au Maine (400), et les Abénaquis à Odanak et à Bécancour (430).

Après l'essai raté de La Saussaye d'implanter une colonie au Mont Désert en 1613 - où les pères jésuites Biard, Masse et Quentin proposaient de convertir les Amérindiens - les Capucins, les Récollets, les Augustins, et quelques frères séculaires du séminaire québécois firent l'essai, avec un résultat négligeable. Le jésuite Druillettes y fut envoyé en 1646, mais n'y resta pas longtemps. Plus tard, d'autres missionnaires comme Bigot, Thury et De La Chasse y travaillèrent, mais en 1727, trois ans après le meurtre du Père Rasle, il n'y eut plus de prêtre au Maine après le départ des deux derniers, Syvesme et Lauverjat. Toutefois, les amérindiens furent occasionnellement visités par des frères. Au début des années 1900, il y eut des missions pour ce qu'il restait des tribus à Calais, à Eastport et à Old Town.

La reconnaissance[modifier | modifier le code]

Drapeau des Abénaquis de l'Ouest

Un conseil tribal fut organisé en 1976 à Swanton au Vermont. L'état reconnut la tribu la même année mais lui retira cette reconnaissance plus tard pour des raisons inconnues. Les deux bandes abénaquises Elnu et Nulhegan reçoivent une reconnaissance officielle (statut) de l'État du Vermont, le 22 avril 2011. De plus, la Nation abénaquise MissiquoiI et la bande abénaquise Koasek du Koas reçoivent également un statut officiel par l'État du Vermont, le 7 mai 2012.

Population et épidémies[modifier | modifier le code]

De quarante mille au XVIIe siècle la population est passée à moins de 2 000 au début du XXIe siècle ; à partir de cette époque, elle recommence à augmenter, favorisée par la politique québécoise en faveur des peuples autochtones. Ce sont les guerres coloniales ou inter-ethniques mais surtout la variole et la rougeole importées de l'Ancien Monde qui sont responsables de cette hécatombe.

Des 40 000 Abénaquis avant l'arrivée des Européens, environ 20 000 appartiennent à la tribu de l'Est, 10 000 de l'Ouest et le reste des provinces maritimes. Les premiers contacts avec des pêcheurs européens propagent deux grandes épidémies au XVIe siècle. La première a eu pour origine une maladie inconnue entre 1564 et 1570 et la seconde, le typhus en 1586. De multiples épidémies surviennent une décennie avant la colonisation anglaise du Massachusetts en 1620 ; trois différentes maladies ravagent la Nouvelle-Angleterre et la côte canadienne. Le Maine est fortement touché en 1617 avec un taux de mortalité de 75 %, réduisant la population des Abénaquis de l'Est à quelque 5 000 personnes. Les Abénaquis de l'Ouest, plus isolés, souffrent un peu moins, perdant cependant la moitié de leur population de 10 000 personnes.

Les nouvelles maladies continuent de décimer les populations à commencer par la variole en 1631, 1633 et 1639. Sept ans plus tard, une maladie non identifiée frappe les Amérindiens puis la grippe l'année suivante. La variole réapparaît en 1649 et la diphtérie 10 ans après. La variole frappe à nouveau en 1670 et la grippe en 1675. La variole meurtrière touche de nouveau tous les Amérindiens de la région en 1677, 1679, 1687 accompagnée de la rougeole. D'autres épidémies se propagent en 1691, 1729, 1733, 1755 et finalement en 1758.

La population des Abénaquis continue à diminuer mais en 1676, ayant recueilli parmi eux des réfugiés de beaucoup d'autres tribus du Sud de la Nouvelle-Angleterre fuyant la guerre avec les colons anglais, leur population se stabilise petit à petit, se mélangeant aux tribus des réfugiés. Pourtant, il ne reste qu'environ mille Abénaquis un siècle plus tard, après la Guerre d'indépendance des États-Unis. Ensuite, leur population remonte lentement à 12 000 aux États-Unis et au Canada[7].

Population des Abénakis du Québec en 2004[8]
Communautés Total résidents non-résidents
Odanak 1 852 306 1 546
Wôlinak 222 70 152
Abénakis (Total) 2 074 376 1 698

Culture[modifier | modifier le code]

Homme abénaqui en tenue traditionnelle
Coiffure traditionnelle modernisée d'un homme marié

Langue[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Abénaqui.

La langue abénaquise appartient à la famille algonquienne c'est-à-dire de la côte Nord-Est, initialement parlée dans les actuels Vermont, New Hampshire, Massachusetts et le Nord du Maine[9],[10]. L'abénaqui est distinct des langues des Micmacs au Nord et de l'algonquin de la Nouvelle-Angleterre au Sud. Il existait également une différence dialectale entre les Abénaquis de l'Est et de l'Ouest, ces derniers étant plus proche du dialecte de la Pennacook.

Mœurs[modifier | modifier le code]

Wigwam en écorce de bouleau

Les Abénakis avaient des mœurs similaires à ceux des Algonquiens du Sud de la Nouvelle-Angleterre. Ils étaient sédentaires et dépendaient surtout de l'agriculture, ce qui explique que leurs villages étaient toujours proches d'une rivière. Ils pratiquaient aussi la chasse, la pêche et la cueillette, mais ces activités étaient moins importantes que la culture. Ils étaient donc culturellement à mi-chemin entre les Iroquois et les Algonquins. Chaque homme avait un territoire de chasse particulier hérité de son père, les Abénaquis étant patrilinéaires, au contraire des Iroquois.

Ils vivaient en groupes dispersés de grandes familles pendant la plus grande partie de l'année. Les groupes se concentraient au printemps et l'été dans des villages temporaires situés près de fleuves, ou sur la côte pour semer et pêcher. Ces villages étaient parfois fortifiés, selon les alliés et ennemis proches de leur emplacement. Les villages abénaquis étaient très petits comparés à ceux des Iroquois, ne contenant que 100 personnes environ. Pendant l'hiver, ils se dispersaient loin de la côte.

La plupart des Abénaquis vivaient dans des wigwams en écorce, mais certains préféraient des petites maisons ovales.

Gouvernement[modifier | modifier le code]

Les Abénaquis avaient des chefs appelés Sagamores (ou sakimau ; en langue penobscot : chef civil) qui servaient la communauté toute leur vie et qui ne pouvaient pas être mis en accusation (comme Passaconaway (ca 1580-ca1673)). Ils détenaient en fait peu de pouvoir mais les colons européens les traitaient en monarques, cette simplification a engendré beaucoup de malentendus.

Mythologie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Mythologie abénaquise.

Abénaquis connus[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Dickason Olive Patricia, 1996 - Chapitre IV. Le Canada à l’arrivée des Européens dans Les Premières Nations. Québec, Septentrion, 62-78
  2. Patrimoine des cantons. Cyber Magazine [1],[2]
  3. Pierre-André Bourque (Université de Laval), Planète Terre (2010) - Les glaces du Pléistocène [3]
  4. Pierre-André Bourque (Université de Laval), Planète Terre (2010) - Le retrait des glaces wisconsiniennes, les Grands Lacs, la Mer de Champlain et le fleuve Saint-Laurent [4]
  5. Musée des Abénakis. Fort d'Odanak. Archéologie 101, Chronologie archéologique [5]
  6. Dictionnaire biographique du Canada en ligne (univ. Toronto et Laval), Aubery Joseph (2000) [6]
  7. First Nations Histories. Abenaki History (1997) [7]
  8. Affaires indiennes et du Nord Canada (Région du Québec) http://www.ainc-inac.gc.ca/qc/aqc/pop_f.html
  9. Père Joseph Aubery, Racines Abenaquises, 1712
  10. Le Bâton de Parole : Dictionnaire Abenaquis/Français [8]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Maurrault, Abbé Joseph Pierre Anselme , 1866 (réed. 1923 et 2010) Histoire des Abenakis : depuis 1605 jusqu'à nos jours. La gazette de Sorel, Québec, 659 pages [9] et Google Livres ouvrage
  • Laurent, Joseph, 1884 (réed. 2006)- New Familiar Abenakis and English Dialogues. Québec, 1884. Réed. Global Language Press, Vancouver, 2006 [10] ISBN 978-0-9738924-7-5]
  • Anonyme, 18--? - History of King William's War, and the consequent negotiations between the French and Indians, in America. 173 pages. Canadiana, Notre mémoire en ligne [11],[12]
  • Kidder, Frederic; The Abenaki Indians, their treaties of 1713 and 1717 and a vocabulary, with a historical introduction; Porland, 1859
  • Aubery Joseph Fr. & Laurent Stephen, 1995 - Father Aubery's French Abenaki Dictionary: English translation. S. Laurent (Translator). Chisholm Bros. Publishing
  • Collectif, "Le Québec autochtone", La Griffe de l'Aigle, Wendake, 1996. ISBN 978-2-9805111-0-3
  • Charland Thomas M., 1964 - Les Abénakis d'Odanak : Histoire des Abénakis d'Odanak (1675–1937). Les Éditions du Lévrier, Montréal
  • Coleman Emma Lewis, 1925 - New England captives carried to Canada: between 1677 and 1760 during the French and Indian Wars. Heritage Books, réed.1989
  • MacLeod D. Peter, 2000 - Les Iroquois et la guerre de Sept Ans, vlb éditeur. ISBN 2-89005-713-5
  • Masta Henry Lorne, 1932 - Abenaki Legends, Grammar and Place Names. Victoriaville, PQ : La Voix des Bois-Franes, réed. 2008, Toronto, Global Language Press. ISBN 978-1-897367-18-6
  • Moondancer & Strong Woman, 2007 - A Cultural History of the Native Peoples of Southern New England: Voices from Past and Present. Boulder, CO: Bauu Press. ISBN 0-9721349-3-X
  • Daivault Pierre, 1939 - Le Baron de Saint-Castin : chef Abénaquis. Éditions de l'A.C.-F, Montreal, Quebec [13]
  • Saint-Pierre Marjolaine, 1999 - Saint-Castin, baron français, chef amérindien. Septentrion, Atlantica, Québec, 258 p. ISBN 2894481373
  • Sauvageau Robert, 1987 - Acadie 1670-1769. Édition Berger-Levrault. ISBN 2-7013-0720-1
  • Le Blant Robert, 1934 - Une figure légendaire de l'histoire acadienne. Le Baron de St-Castin. Ed. P. Pradeu, Dax [14]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]