Long (Somme)

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Long
La place centrale et l'hôtel de ville, vus depuis la petite esplanade du château.
La place centrale et l'hôtel de ville, vus depuis la petite esplanade du château.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Picardie
Département Somme
Arrondissement Abbeville
Canton Ailly-le-Haut-Clocher
Intercommunalité Communauté de communes du Haut Clocher
Maire
Mandat
Jean-Marie Surowiec
2014-2020
Code postal 80510
Code commune 80486
Démographie
Population
municipale
649 hab. (2011)
Densité 71 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 02′ 20″ N 1° 58′ 43″ E / 50.039002, 1.97867450° 02′ 20″ Nord 1° 58′ 43″ Est / 50.039002, 1.978674  
Altitude Min. 6 m – Max. 111 m
Superficie 9,19 km2
Localisation

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Long

Long est une commune française, située dans le département de la Somme en région Picardie.

Géographie[modifier | modifier le code]

L'écluse dans son cadre verdoyant prisé par les campeurs et les pêcheurs.

Traversée par la Somme, la commune est située entre Abbeville et Amiens.

Histoire[modifier | modifier le code]

Une épée gauloise en fer a été retrouvée sur le territoire communal[1].


Long faisait partie du Ponthieu et était connu sous le nom de Long-en-Ponthieu.

Le 22 août 1346, lors de la chevauchée, les troupes anglaises d'Edouard III tentent de prendre Long, qui disposait d'un pont, pour franchir la Somme mais ils sont repoussés par les troupes françaises.

En 1944, durant la seconde guerre mondiale la ville subit d'importants bombardements visant à la destruction du pont sur la Somme[2]

Héraldique[modifier | modifier le code]

blason

Les armes de la commune se blasonnent ainsi :

D'or aux trois écussons de vair.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1989 mars 2008 Gabriel Bernard    
mars 2008 mars 2014 Francis Lépine    
mars 2014[3] en cours
(au 6 mai 2014)
Jean-Marie Surowiec    

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 649 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 248 1 294 1 381 1 520 1 593 1 529 1 573 1 593 1 589
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 529 1 505 1 466 1 348 1 336 1 225 1 218 1 205 1 122
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 085 1 026 920 816 780 733 706 711 695
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
656 648 606 574 575 624 654 658 649
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint Jean-Baptiste[modifier | modifier le code]

L'église

L'édifice, facilement repérable par sa position dominant le château et la vallée verdoyante, se caractérise par son clocher à flèche de pierre, si typique des églises de ces villages le long de la Somme, en aval d'Amiens[6],[7].

Centrale hydro-électrique[modifier | modifier le code]

La commune de Long fut pionnière dans le département de la Somme en ce qui concerne l'électrification. L'usine communale d'élévation d'eau et de production d'électricité fut construite de 1901 à 1903 sur un bras de la Somme. Cette usine hydro-électrique édifiée par les établissements Daydé et Pillé pour la Compagnie Générale d'électricité de Creil était équipée de trois turbines américaines de 32 chevaux chacune, l'usine pompait l'eau de la nappe artésienne pendant le jour et générait de l'électricité la nuit. Elle fonctionna jusqu'en 1968 date à laquelle la commune fut raccordée au réseau E.D.F., la production de courant continu de 110 volts ne correspondant plus aux besoins de la population.

La centrale hydro-électrique de Long qui a conservé presque intégralement son matériel : turbines, entraînements, dynamos, pompes et tableau de commandes est toujours en état de marche. Elle abrite, en outre, une exposition sur l'extraction de la tourbe qui fit la prospérité du village jusqu'à la Seconde Guerre mondiale.

L'usine hydro-électrique de Long est classée "Monument historique" depuis 1984.

Château[modifier | modifier le code]

Le château à la façade élégante.

Caractéristique des constructions du XVIIIe siècle dans la région, en brique et pierre, le château de Long actuel a remplacé une construction médiévale. Il a été édifié vers 1733 par Honoré-Charles de Buissy, seigneur du lieu.

Le corps de logis sur trois niveaux dont un mansardé, est composé d'une façade avec trois avant-corps à pans latéraux arrondis. Au centre, quatre consoles, au décor sculpté de bouquets et motifs floraux encadrent deux grands écus. La porte d'entrée est surmontée d'un masque symbolisant la force.

La décoration intérieure se compose de boiseries peintes dont certaines sont l’œuvre de Huet. Une grande partie des décors du salon du Zodiaque fut vendue en 1902 à un Américain qui décéda avant de les envoyer aux États-Unis. Gérard de Berny, sénateur de la Somme, les racheta et les fit remonter dans son hôtel particulier d'Amiens dans les années 1930.

Laissé à l'abandon, le château délabré fut racheté en 1964 par Monsieur Van Glabeke qui le restaura et obtint le grand prix Chefs-d'œuvre en péril. Il a été racheté en 2000 par Monsieur Delahaye.

Le parc de 20 ha se compose de pelouse et fleurs, d'étang et de bois, de serres et d'un lavoir.

Les dépendances du château possèdent un magnifique colombier.

Le château, le parc et l'avenue qui précède l'entrée sont inscrits à l'inventaire supplémentaire des Monuments historiques depuis 1944. Les façades et toitures des communs, le colombier et les deux serres sont inscrits "Monuments historiques" depuis 2003.

Monument aux morts[modifier | modifier le code]

Construit en 1920, le monument aux morts de Long est situé en contrebas de l'église. Il est l’œuvre du sculpteur parisien Georges Chauvel et des fonderies Montagutelli Frères. Le groupe sculpté représente une femme couronnée de lauriers avec à ses pieds un soldat mourant. Le bas-relief représente la mobilisation des hommes de Long. Le socle est en marbre bleu turquin et les motifs de décoration sont en mosaïque d'or.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Le docteur Marceau Bilhaut, né à Long le 28 mars 1848, est inhumé dans le cimetière de la commune.

Littérature[modifier | modifier le code]

La première chose qu'on regarde, roman de Grégoire Delacourt paru en 2013, se déroule en grande partie à Long où un l'un des personnages principaux, Arthur Dreyfuss, est mécanicien dans le garage du village. Il reçoit la visite d'un sosie de l'actrice américaine Scarlett Johansson dont il tombe amoureux.

Le roman décrit le village et mentionne ces principaux lieux, le château, les étangs, etc.

À noter que l'actrice américaine, n'appréciant pas l'utilisation de son image, a porté plainte contre les Éditions Jean-Claude Lattès[8].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. François-César Louandre, Histoire d'Abbeville et du comté de Ponthieu jusqu'en 1789, vol. reprise de 1883, t. Tome 1, 67, rue Saint-Jacques - 75005 Paris, Lorisse éditeur-diffuseur,‎ 6 avril 1998, 14e éd., 439 p. (ISBN 2-84435-013-5), p. 12.
  2. « La guerre 19139-1945 à Long », sur bacquet.lionel.free.fr,‎ 2009 (consulté le 12 septembre 2012)
  3. Le Courrier picard, édition d'Abbeville, 2 avril 2014, p. 13.
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  6. Clochers.org
  7. 40000clochers.com
  8. http://www.lefigaro.fr/livres/2013/06/07/03005-20130607ARTFIG00417-gregoire-delacourt-je-suis-stupefait-de-la-reaction-de-scarlett-johansson.php