Dominois

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Dominois
L'église Saint-Antoine et Saint-Denis.
L'église Saint-Antoine et Saint-Denis.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Picardie
Département Somme
Arrondissement Abbeville
Canton Crécy-en-Ponthieu
Intercommunalité Communauté de communes Authie-Maye
Maire
Mandat
Jean-Marc Trunet
2014-2020
Code postal 80120
Code commune 80244
Démographie
Population
municipale
200 hab. (2011)
Densité 33 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 19′ 56″ N 1° 51′ 12″ E / 50.3322222222, 1.85333333333 ()50° 19′ 56″ Nord 1° 51′ 12″ Est / 50.3322222222, 1.85333333333 ()  
Altitude Min. 7 m – Max. 74 m
Superficie 6,15 km2
Localisation

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Dominois

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Dominois

Dominois est une commune française, située dans le département de la Somme en région Picardie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Dominois se trouve dans la vallée de l'Authie, sur le chemin qui va de Nampont à Douriez.

La gare la plus proche est celle de Rue, sur la ligne Paris-Calais, à 17 km.

En 1899, deux hameaux complètent le chef-lieu :

- Le Petit-Chemin, dont l'origine est datée de 1400 et dont seulement un tiers est rattaché à Dominois (partage effectué en 1604), à 1 500 m du chef-lieu, 152-habitants.

- Le Pont-de-Douriez, à 1 km, 12 habitants, faisait partie, au point de vue religieux, de la paroisse de Douriez[1].

Communes voisines[modifier | modifier le code]

Rose des vents Argoules Saulchoy (Pas-de-Calais) Douriez (Pas-de-Calais) Rose des vents
N
O    Dominois    E
S
Vron Vironchaux Ponches-Estruval

Sol, sous-sol, hydrographie, relief[modifier | modifier le code]

Le sol est de formation crétacée, du secondaire et du tertiaire. Une couche végétale, souvent épaisse recouvre de l'argile reposant sur une épaisseur de craie considérable. Cette craie, assez dure, a servi autrefois à la construction[1].

Dans la vallée, une couche alluviale comprend des veines de tourbe, jadis utilisée comme combustible[1].

La vallée de l'Authie, large de 500 m environ, se ramifie en deux vallons. Le point culminant est situé sur le plateau, au sud, sud-ouest du territoire. Le relief est caractérisé par une suite de petits plateaux animés par de modestes vallons entre Authie et Maye[1].

En cas d'orages ou de fonte subite de neige, les inondations se limitent aux marais. Un canal de dessèchement, creusé vers 1830, sert de trop-plein aux eaux quand elles commencent à déborder[1].

Les étangs résultant de l'extraction de la tourbe couvrent une quinzaine d'hectares[1].

La partie basse et marécageuse de la commune est plus sujette aux brouillards.


Toponymie[modifier | modifier le code]

Les documents anciens nous apportent Ademinationé et Dominis, ce qui pourrait correspondre à un domaine considérable, caractérisé par son grand nombre de seigneurs[1],[2].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1995 en cours
(au 6 mai 2014)
Jean-Marc Trunet[3]   Réélu pour le mandat 2014-2020[4]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 200 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
375 400 420 434 442 453 458 452 437
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
423 440 426 434 427 380 386 372 358
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
347 334 311 274 283 252 266 270 279
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
242 209 201 183 169 141 143 143 195
2011 - - - - - - - -
200 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique


Histoire[modifier | modifier le code]

  • Baudoin de Cayeux, fondateur de l'abbaye de Saint-Josse en 1125, semble être le premier seigneur connu[1].

Une forteresse relevant des Cayeux serait alors construite au milieu des marais. Deux autres seigneurs viendront s'installer auprès de ce domaine : les Ponchel et les Petit-Ponthieu[1].

  • Les De Caïeu, famille parmi les seigneurs du lieu, ont également porté une croix ancrée. Leur blason est souvent confondu avec celui de Dominois[7].
  • En 1231, le chevalier Gauthier de Dominois est sire de Dominois. Son sceau dont on ne connait pas les couleurs originelles a été repris par la commune pour le blason communal, depuis 1995[7].
  • Vers 1550, un dénommé Grouches-Griboval transforme une tour située dans les champs en moulin à blé[1].
  • Des carrières profondes, creusées dans la craie sont supposées avoir servi de refuge pendant les périodes troublées[1].
  • dès 1760, le village dispose d'une école[1].
  • Le marais communal, servant de pâturage pour les animaux des habitants, donne lieu à des conflits répétés avec les seigneurs locaux. Ces conflits prendront fin avec la Révolution[1].
  • 1849 : Comme dans toutes les communes de France, la population masculine majeure put, pour la première fois, aller voter grâce à l'instauration du suffrage universel.
  • En 1899, l'école compte 42 écoliers, garçons et filles[1].
  • À cette même époque, la culture du houblon, autrefois prospère, a été remplacée par la production de pommes à cidre[1].

Héraldique[modifier | modifier le code]

blason

Les armes de la commune se blasonnent ainsi :

de sable à la croix ancrée d'or.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église, vouée à saint Antoine et à saint Denis, jouxte le monument aux morts pour la patrie.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • "Répertoire des Noms de Famille de la Somme en 1849" - René BOYENVAL, René DEBRIE, René VAILLANT
232 pages, Éditions ÉKLITRA (Amiens, 1972)

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n et o Notice géographique et historique réalisée par l'instituteur de Dominois, M. Margri, 1899, Archives départementales de la somme, Amiens, 1899.
  2. http://archives.somme.fr/ark:/58483/a011261413543p8w89T/1/1
  3. Le Courrier picard, édition d'Abbeville, 10 avril 2014, p. 12.
  4. Le Courrier picard, édition d'Abbeville, 1er mars 2014, p. 11.
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  7. a et b Le Courrier picard, 27/09/2013, édition d'Abbeville, p. XII

Ouvrages[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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