Yvrench

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Yvrench
La mairie.
La mairie.
Blason d'Yvrench
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Picardie
Département Somme
Arrondissement Abbeville
Canton Rue
Intercommunalité Communauté de communes Authie-Maye
Maire
Mandat
Valérie-Anne Canal
2014-2020
Code postal 80150
Code commune 80832
Démographie
Population
municipale
310 hab. (2012)
Densité 33 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 10′ 46″ N 2° 00′ 19″ E / 50.1794444444, 2.0052777777850° 10′ 46″ Nord 2° 00′ 19″ Est / 50.1794444444, 2.00527777778  
Altitude Min. 85 m – Max. 130 m
Superficie 9,29 km2
Localisation

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Yvrench

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Yvrench

Yvrench est une commune française, située dans le département de la Somme en région Picardie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Village rural picard du Ponthieu, situé sur le tracé d'une ancienne voie romaine qui reste bien visible sur les photos aériennes, et qui est appelée localement la Chaussée Brunehault. La localité se trouve à 15  km au nord-est d'Abbeville.

Aujourd'hui, la commune est accessible par l'ancienne route nationale 41 (actuelle RD 941) reliant notamment Saint-Riquier à Saint-Pol-sur-Ternoise.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Six communes bordent le territoire communal : Maison-Ponthieu, Conteville, Oneux, Yvrencheux et Noyelles-en-Chaussée[1].

Sol, sous-sol, hydrographie[modifier | modifier le code]

Le sol, assez imperméable, est de formations tertiaire et quaternaire. Une épaisse couche végétale argileuse constitue la terre superficielle. En-deesous, se rencontrent des silex, des marnes et un sable doux, de couleur ocre. Une importante nappe alimente les puits : le massif du bois de Roche. Les eaux de ruissellement s'orientent vers la vallée de Willencourt puis celle du Scardon[1]

Toponymie[modifier | modifier le code]

De 831 à 1046, Wiberentium et Guibrentium sont relevés. Puis, Wivrencium, ce qui signifierait le Bois d'Yves[1].

En 1060, Wiverench est également attesté dans un cartulaire de Valloires de Guy de Ponthieu ; puis Yvrench en 1470, dans un Cueilloir de Fieffes de M. Cocheris[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le grand domaine de Guibrentium dépendait de l'abbaye de Saint-Riquier[1].

En 1597, Claude de Buissy était seigneur du Mesnil-Yvrench[3]. La seigneurie restera dans la famille pendant tout le XVIIe siècle et au-delà.

En août 1635, comme un peu partout dans le Ponthieu, les Espagnols accomplissent leurs pillages. des habitants sont rançonnés[1].

En 1639, c'est l'armée française qui dévaste la contrée[1]. À la Révolution, la propriété seigneuriale n'est pas démembrée car la noblesse locale n'émigre pas[1].

Au début de 1793, des dégradations sont commises dans les propriétés de Buissi et le-Roi-Valanglart. La force armée est envoyée sur place[4].

À partir de 1793, Yvrench et Yvrencheux forment deux communes distinctes[1].

Rampe de V1

Une rampe de V1 fut implantée dans la commune en 1943.


Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 en cours
(au 6 mai 2014)
Valérie-Anne Canal   Réélue pour le mandat 2014-2020[5], [6].

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 310 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
634 683 775 758 721 774 781 800 753
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
729 704 675 640 612 565 512 481 439
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
414 416 415 363 344 369 348 328 336
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
330 315 306 291 291 249 266 272 301
2012 - - - - - - - -
310 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2004[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

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Héraldique[modifier | modifier le code]

D'argent à la fasce vivrée de gueules en chef et à la fasce du même chargée de trois fermaux d'or en pointe, lesdites fasces accompagnées en cœur d'une rose de gueules accostée de deux merles chantants affrontés de sable becqués et membrés du second.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g et h Notice historique et géographique écrite par l'instituteur du village, M. Daussy, 1er avril 1899, Archives départementales de la Somme, Amiens, Lire en ligne.
  2. Jacques Garnier, Dictionnaire topographique du département de la Somme, tome 2, p. 426, vue 216/267 lire en ligne.
  3. Dictionnaire de la noblesse, contenant les généalogies, l'histoire & la chronologie des familles nobles de France... par Franc̜ois Alexandre Aubert de La Chesnaye, A. Aubry, 1863, Desbois,Badier.
  4. La révolution dans la Somme. Conventionnels, Jacobins et soldats, Robert Legrand, 1988, édit. Paillard, p. 76.
  5. [xls] « Liste des maires de la Somme », sur http://www.somme.pref.gouv.fr,‎ (consulté le 24 mai 2009)
  6. « Liste des maires de la Somme » [xls], Liste des élus du département de la Somme, Préfecture de la Somme,‎ (consulté le 9 juin 2014)
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2012.
  9. « Jardin d'agrément du château d'Yvrench à Yvrench (80) », sur le site de Patrimoine de France (consulté le 24 mai 2009)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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