Estrées-lès-Crécy

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Estrées-lès-Crécy
L'église Notre-Dame-de-l'Assomption.
L'église Notre-Dame-de-l'Assomption.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Picardie
Département Somme
Arrondissement Abbeville
Canton Crécy-en-Ponthieu
Intercommunalité Communauté de communes Authie-Maye
Maire
Mandat
Isabelle Alexandre
2014-2020
Code postal 80150
Code commune 80290
Démographie
Population
municipale
389 hab. (2011)
Densité 35 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 15′ 14″ N 1° 55′ 45″ E / 50.2538888889, 1.92916666667 ()50° 15′ 14″ Nord 1° 55′ 45″ Est / 50.2538888889, 1.92916666667 ()  
Altitude Min. 33 m – Max. 84 m
Superficie 11,19 km2
Localisation

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Estrées-lès-Crécy

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Estrées-lès-Crécy

Estrées-lès-Crécy est une commune française, située dans le canton de Crécy-en-Ponthieu, l'arrondissement d'Abbeville, le département de la Somme, en région Picardie.

Géographie[modifier | modifier le code]

La petite commune se caractérise par un centre en forme de petite cité haute médiévale avec un jardin à la française, au milieu d'une campagne ondulée laissant place au loin à des collines.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Estrée est un mot d'ancien français, issu du latin strata (via), qui désignait une « voie couverte de pierres plates », par opposition à rupta (via) > route. Il s'est conservé dans la plupart des langues romanes (cf. l'italien et le roumain strada) et a été emprunté par le germanique (cf. l'anglais street, l'allemand Straße et le néerlandais straat[1]). Le mot estrée a disparu du français à la fin du Moyen Âge, mais il demeure dans un grand nombre de toponymes, particulièrement dans le nord de la France, signalant la proximité d'une voie romaine[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 avril 2014 Christiane Delannoy    
avril 2014 en cours
(au 6 mai 2014)
Isabelle Alexandre   Réélue pour le mandat 2014-2020[3]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 389 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
815 807 839 886 931 957 928 922 940
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
938 930 927 874 855 788 783 710 659
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
628 589 578 551 593 573 572 538 485
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
444 406 380 358 353 362 370 370 382
2011 - - - - - - - -
389 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Croix de Bohême, rappelant la Bataille de Crécy[6],[7],[8].
  • L'église Notre-Dame-de-l'Assomption.
  • Le monument aux morts pour la patrie, sur la place, devant la mairie.
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Littérature[modifier | modifier le code]

Estrées apparaît dans un des derniers chapitres du premier ouvrage célèbre d' André Maurois, Les Souvenirs du colonel Bramble. En partie autobiographique, il relate la reprise de service de l'auteur, officier de liaison auprès des troupes britanniques, placé à l'arrière des lignes après sa blessure sur le front des Flandres.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Maurice Poissant, homme politique français
  • Thibault Poissant (1605-1668), sculpteur et architecte né à Estrées-lès-Crécy, ayant contribué aux églises de Reims (Marne) et des Andelys (Eure), au Château de Saint-Fargeau (Yonne), ainsi qu'à Paris à l'église Saint-Sulpice, à l'hôtel Carnavalet et au palais des Tuileries.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Jean Valines, membre correspondant de l'académie d'Amiens, a écrit une histoire d'Estrées. Il a publié aussi les nouvelles observations sur les miracles de la chapelle d'Estrées.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. John Ayto, Dictionary of Word Origins, Arcade Publishing, New York, 1990, 584 pages, p. 506.
  2. Stéphane Gendron, La Toponymie des voies romaines et médiévales, éditions errance, Paris, 2006, 200 pages, p. 32.
  3. Le Courrier picard, édition d'Abbeville, 7 avril 2014, p. 8.
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  6. Office de tourisme
  7. Communication savante d'octobre 1901 à propos de la description de la croix et d'un projet de mise en valeur.
  8. Communication savante de mai 1903 relative à la restauration et la mise en valeur de la croix.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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