Vingt mille lieues sous les mers
| Vingt mille lieues sous les mers | ||||||||
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Page de garde de la première édition Hetzel
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| Auteur | Jules Verne | |||||||
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| Genre | Roman d'aventures Roman d'anticipation |
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| Pays d'origine | France | |||||||
| Éditeur | Pierre-Jules Hetzel | |||||||
| Date de parution | 1869-1870 | |||||||
| Dessinateur | Alphonse de Neuville et Édouard Riou | |||||||
| Nombre de pages | 353 | |||||||
| Série | Voyages extraordinaires | |||||||
| Chronologie | ||||||||
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Vingt mille lieues sous les mers est un roman d'aventures de Jules Verne, paru en 1869-1870.
Il fut diffusée tout d'abord en feuilleton dans le Magasin d'éducation et de récréation du 20 mars 1869 au 20 juin 1870[1]. Le premier tome parut en octobre 1869, le second tome en juin 1870. En raison de la guerre franco-prussienne et des événements de la Commune qui s'en suivirent, la grande édition illustrée ne parut que le 16 novembre 1871[2].
À la fois roman d'anticipation et roman initiatique où les héros pénètrent au cœur de l'inconnu (le fond des océans, encore inexploré à l'époque), Vingt mille lieues sous les mers est une des œuvres les plus célèbres de son auteur et a été de ce fait adapté à de nombreuses reprises au cinéma et à la télévision.
Sommaire |
Résumé [modifier]
1866. L'apparition d'une bête monstrueuse aux quatre coins des mers défraie la chronique. L'animal rapide, fusiforme et phosphorescent est responsable de plusieurs naufrages, brisant le bois des navires avec une force colossale. Le scientifique français Pierre Aronnax du Muséum d'histoire naturelle de Paris, en voyage d'affaire à New York, émet l'hypothèse d'un Narval géant. Les compagnies d'assurances maritimes demandent à ce que le monstre soit éliminé sous la menace de devoir augmenter leur tarifs.
Une grande chasse est alors organisée à bord de l’Abraham-Lincoln. Aronnax reçoit une lettre du Secrétaire de la Marine américaine lui demandant de rejoindre l’expédition pour représenter la France. Le scientifique embarque avec son fidèle domestique flamand, Conseil. A bord, ils font la connaissance de Ned Land, harponneur canadien renommé, engagé pour capturer l'animal. Après des semaines de navigation, la confrontation avec le monstre a enfin lieu, et l’Abraham-Lincoln est endommagé. À l'issue d'un choc entre le monstre et la frégate, Aronnax, Conseil et Ned sont projetés par dessus bord. Ils échouent finalement sur le dos du monstre, qui n'est autre que le Nautilus, un sous-marin commandé par le capitaine Nemo qui fuit le monde de la surface.
Vingt mille lieues sous les mers comporte plusieurs épisodes qui témoignent de l'imagination de son auteur : le Nautilus passe sous le canal de Suez avant sa percée officielle, et sous l'Antarctique, avant d'aborder le continent du pôle Sud.
Genèse et conception de l’œuvre [modifier]
Celle-ci fut rédigée en sa villa « La Solitude » dans la commune du Crotoy.
La gestation de Vingt mille lieues sous les mers fut une des plus longues de l'histoire des Voyages extraordinaires. L'idée de ce roman date de l'été 1865. Jules Verne le conçut à la suite d'une suggestion épistolaire de George Sand, amie d'Hetzel, qui avait fort apprécié Cinq semaines en ballon et Voyage au centre de la terre. Jules Verne pense d'abord intituler le roman Le Voyage sous les eaux. La lettre de la romancière, par laquelle elle pressait l'imagination de l'écrivain, est restée à la postérité par les soins de Jules Verne lui-même qui, fier d'avoir intéressé un auteur qu'il estimait fort, l'a communiquée, en 1897, à Adolphe Brisson venu l'entretenir à Amiens. Voici le paragraphe inspirateur : « Je vous remercie, Monsieur, de vos aimables mots mis en deux saisissants ouvrages qui ont réussi à me distraire d'une bien profonde douleur et à m'en faire supporter l'inquiétude. Je n'ai qu'un chagrin en ce qui les concerne, c'est de les avoir finis et de n'en avoir pas encore une douzaine à lire. J'espère que vous nous conduirez bientôt dans les profondeurs de la mer et que vous ferez voyager vos personnages dans ces appareils de plongeurs que votre science et votre imagination peuvent se permettre de perfectionner[3] ». La première allusion au roman date d'août 1866, alors que Verne termine le troisième tome des Enfants du capitaine Grant.
« Je prépare aussi notre Voyage sous les eaux, et mon frère et moi, nous arrangeons toute la mécanique nécessaire à l'expédition. Je pense que nous emploierons l'électricité, mais ce n'est pas encore décidé tout à fait »
— Lettre à Pierre-Jules Hetzel du 10 août 1866[4].
Mais un fait inattendu va venir dérégler cette belle mécanique. En août 1866, Théophile-Sébastien Lavallée meurt, alors qu'il venait de commencer une Géographie illustrée de la France et de ses colonies, qu'Hetzel lui avait demandée. Il n'en avait écrit que la préface. L'éditeur, un peu désemparé, se rabat sur Verne et lui suggère de s'atteler à cette tâche. Le mot atteler n'est pas trop fort, car l'écrivain, dans ses lettres à Hetzel de l'époque, signera souvent « votre bête de somme ». Tout en finissant le troisième tome de Grant, il s'attaque à ce pensum fastidieux, moyennant une bonne rémunération.
« Je travaille comme un forçat, imagine-toi, mon cher père, que je fais un dictionnaire ! oui, un dictionnaire sérieux !! C'est une géographie de la France illustrée. Un département par livraison de 10 centimes. Une affaire, en un mot. C'est Théophile Lavallée qui avait commencé l'ouvrage. Il avait fait l'introduction. Mais il est mourant, et j'ai accepté de continuer l'affaire qui ne sera signée que de moi, sauf ladite introduction. »
— Lettre à Pierre Verne du 29 janvier 1866.
Jules Verne termine la Géographie dans les premiers mois de l'année 1868. Mais, dès 1867, il écrit à Hetzel :
« Je travaille ferme, mais, comme vous le dites, mon cher Hetzel, il faudra bien, après 15 mois d'abstinence que mon cerveau éclate ; ce sera tant mieux pour le Voyage sous les eaux ; il y aura pléthore, et je me promets de m'en donner à cœur joie. Mais, pour être franc, je regrette mon polonais ; je m'étais habitué à lui, nous étions bons amis, et d'ailleurs, c'était plus net, plus franc. »
— Lettre à Pierre-Jules Hetzel du 29 juillet 1867.
Preuve que Verne avait déjà discuté avec son éditeur de la nationalité du capitaine Nemo, et que ce dernier, pour des raisons commerciales, ne voulait pas de ce « polonais ».
Cependant, Verne reste enthousiaste au sujet de son roman.
« Je travaille avec rage. Il m'est venu une bonne idée qui naît bien du sujet. Il faut que cet inconnu n'ait plus aucun rapport avec l'humanité dont il s'est séparé. Il n'est plus sur terre, il se passe de la terre. La mer lui suffit, mais il faut que la mer lui fournisse tout, vêtement et nourriture. Jamais il ne met le pied sur un continent. Les continents et les îles viendraient à disparaître sous un nouveau déluge, qu'il vivrait tout comme, et je vous prie de croire que son arche sera un peu mieux installée que celle de Noé. Je crois que cette situation “absolue” donnera beaucoup de relief à l'ouvrage. Ah ! mon cher Hetzel, si je ratais ce livre-là, je ne m'en consolerais pas. Je n'ai jamais eu un plus beau sujet entre les mains. »
— Lettre à Pierre-Jules Hetzel du 28 mars 1868.
C'est seulement ce printemps-là de l'année 1868 que Verne trouva le titre définitif de son œuvre ; il avait hésité auparavant entre Voyage sous les eaux, Vingt mille lieues sous les eaux, Vingt-cinq mille lieues sous les océans, Mille lieues sous les océans…
Cependant, la tension monte entre l'écrivain et l'éditeur. Ce dernier suggère à Verne de rallonger son roman et de prévoir une troisième partie où il pourrait développer d'autres scènes, par exemple « Ned Land fuyant tout seul un jour – abordant un rocher, une île déserte, puis repêché, repris à demi-mort, pardonné[5] » ou alors « sauver des petits Chinois ravis par des pirates chinois. Ils ne sont pas dangereux – ils sont drôles, on les fait rapatrier par le canot, ils n'y ont vu que du feu. Nemo ne peut pas s'en inquiéter. On pourrait en garder un à bord. Personne ne le comprend, il ne comprend personne, il égayerait le Nautilus. Mais ceci c'est affaire à vous[6]. ». Hetzel propose même à Verne de faire de Nemo un anti-esclavagiste qui poursuit les négriers. L'écrivain ne voit en son héros que l'« Homme des eaux », farouche et solitaire. Agacé par toutes les tentatives de l'éditeur, il répond :
« Vous m'avez dit : l'abolition de l'esclavage est le plus grand fait économique de notre temps. D'accord, mais je crois qu'il n'a rien à voir ici. L'incident de John Brown me plaisait par sa forme concise, mais, à mes yeux, il amoindrit le capitaine. Il faut conserver le vague et sur sa nationalité, et sur sa personne, et sur les causes qui l'ont jeté dans cette étrange existence. De plus, l'incident d'un Alabama, ou d'un faux Alabama, est inacceptable et inexplicable. Si Nemo voulait se venger des esclavagistes, il n'avait qu'à servir dans l'armée de Grant, et tout était dit. […] Pour le capitaine Nemo, c'est autre chose… Vous comprenez bien que si c'était un bonhomme à refaire, – ce dont je suis parfaitement incapable, car depuis deux ans que je vis avec lui, je ne saurais le voir autrement, – ce n'était pas un jour qu'il fallait rester à Paris, mais un mois, – ce qui m'était impossible. »
— Lettre à Pierre-Jules Hetzel du 17 mai 1869.
Il est toutefois une suggestion de l'éditeur à laquelle Jules Verne se rallia sans difficulté : ce fut, pour les illustrations, de prêter à Nemo les traits du colonel Charras, un ancien ami politique de l'éditeur, compagnon de combat et d'exil, mort quelques années auparavant, en 1865, sans avoir remis le pied sur le sol français depuis les proscriptions de 1852[7].
Thèmes abordés dans le roman [modifier]
- L’éloge de la technologie et de la « fée Électricité » (en opposition à la vapeur) qui permet d’actionner les machineries du Nautilus
- L’isolement dans les profondeurs des océans d’un homme mis au ban de la société pour des raisons obscures et qui veut cacher des secrets (d’où le nom de « Nemo »)
- Le désir de liberté (qu’éprouve ardemment le personnage de Ned Land)
- Le désir de conquête (qu’éprouve le capitaine Nemo lorsqu’il déploie son drapeau en débarquant au pôle Sud)
- Le désir de destruction pour des raisons idéologiques et que Verne condamne.
Les personnages [modifier]
- Pierre Aronnax
Professeur-suppléant au Muséum d'histoire naturelle de Paris, c'est le narrateur du roman. Quadragénaire, spécialiste de minéralogie, de botanique et de zoologie, il pose sur les choses un regard à la fois averti et curieux qui explique les nombreuses digressions scientifiques du roman. Auteur d'un ouvrage à succès, Les Mystères des grands fonds sous-marins, il aura l'occasion, avec Conseil, de faire étalage de ses connaissances en ichtyologie. Il a pratiqué la médecine avant son entrée au Muséum.
- Conseil
Domestique d'Aronnax, âgé de trente ans, décrit par son maître comme « un brave Flamand [..] un être flegmatique par nature, régulier par principe, zélé par habitude, s'étonnant peu des surprises de la vie, très adroit de ses mains, apte à tout service, et, en dépit de son nom, ne donnant jamais de conseils ». À force de côtoyer les savants du muséum, Conseil est devenu un spécialiste de la classification des espèces, même s'il est incapable de les reconnaitre de visu. Jules Verne lui a donné le nom de l'ingénieur Jacques-François Conseil, inventeur d'un bateau semi-submersible, dont il avait fait la connaissance dans les années 1860[8].
- Ned Land
Canadien francophone, ce géant colérique, harponneur à bord de l’Abraham Lincoln de la marine américaine, chasseur de baleines émérite est aussi un grand conteur (le narrateur le qualifie d'« Homère canadien »). Il s'attache à Pierre Aronnax avec lequel il peut parler français et apporte des compétences pratiques qui complètent les connaissances théoriques du savant. Son nom, Land, en anglais « terre », est ironique pour un marin. Il cherche constamment à s'évader du Nautilus et apprécie peu la vie ou la nourriture aquatique qu'on y sert.
- Le capitaine Nemo
Son nom signifie en latin « personne » au sens négatif, allusion à Ulysse et Polyphème dans l’Odyssée. Ce personnage savant, sombre et secret, dit avoir renoncé à la société des hommes, et coupé tout lien avec la terre. Il contribue pour beaucoup aux exposés scientifiques qui émaillent la narration. On le voit aider les insurgés crétois contre l'Empire ottoman en 1866-1867 en leur livrant les trésors engloutis qu'il retrouve. Il montre également une haine implacable pour les navires d'un certain pays, qu'il ne précisera jamais à ses passagers (le bateau entrevu ne porte qu'une flamme et pas de pavillon reconnaissable). Jules Verne voulait en faire un Polonais dont la famille aurait été victime de l'oppression russe, mais son éditeur s'y opposa.
- Personnages secondaires
- le capitaine Anderson
- le commandant Farragut
- le second du capitaine Nemo
L'équipage du Nautilus reste dans l'ombre, si bien que seul le second du capitaine apparaît de temps en temps, ce qui ajoute d'autant plus de mystère à l'énigmatique vaisseau.
Science et science-fiction [modifier]
Le roman sert de prétexte à la description du milieu marin. Jules Verne s'appuie sur les connaissances scientifiques de son époque, mais il fait également œuvre d'anticipation en imaginant la possibilité de descendre à des profondeurs encore inexplorées à cette date.
- L'océanographie, la biologie marine, l'ichtyologie, dont Jules Verne fournit au fil des pages quelques descriptifs précis. La vision des océans vidés de leurs poissons et de leurs mammifères et « encombrés de méduses » est devenue une réalité du début du XXIe siècle.
« L'embranchement des zoophytes offrait de très curieux spécimens de ses deux groupes des polypes et des échinodermes. Dans le premier groupe, des tubipores, des gorgones disposées en éventail, des éponges douces de Syrie, des isis des Moluques, des pennatules, une virgulaire admirable des mers de Norvège, des ombellulaires variées, des alcyonnaires, toute une série de ces madrépores que mon maître Milne-Edwards a si sagacement classés en sections[9], et parmi lesquels je remarquai d'adorables flabellines, des oculines de l'île Bourbon, le “char de Neptune” des Antilles, de superbes variétés de coraux, enfin toutes les espèces de ces curieux polypiers dont l'assemblage forme des îles entières qui deviendront un jour des continents. »
— Vingt mille lieues sous les mers, première partie, chapitre 11
- Les sous-marins : le roman est également prétexte à anticiper à partir de la technologie de l'époque en décrivant un sous-marin infiniment plus performant que les modèles qui existaient lorsque Jules Verne écrit son roman. Ainsi nommé en hommage au Nautilus, mis au point en 1797 par l'ingénieur américain Robert Fulton, il marche à l'électricité, qu'il produit en utilisant les ressources minérales que le milieu marin offre généreusement au capitaine Nemo. Dans la réalité, il faudra attendre trente ans après la parution du roman pour voir apparaître le Narval, premier sous-marin opérationnel qui utilise une propulsion mixte, machine à vapeur et électricité. Le premier sous-marin nucléaire est nommé USS Nautilus (SSN-571) et est inauguré en 1954.
- La plongée sous-marine, le scaphandre autonome, la chasse sous-marine : Jules Verne cite notamment les noms de Benoît Rouquayrol, Auguste Denayrouze, Heinrich Daniel Ruhmkorff, Cowper Phipps Coles (qu'il nomme Philippe Coles). L'imprécision orthographique rend parfois la tâche des historiens difficile, ainsi ce « chimiste autrichien Leniebroek » que les spécialistes et amateurs chercheront à identifier.
Citations [modifier]
- « Monsieur le professeur, répliqua vivement le commandant, je ne suis pas ce que vous appelez un homme civilisé ! J'ai rompu avec la société tout entière pour des raisons que moi seul j'ai le droit d'apprécier. Je n'obéis donc point à ses règles, et je vous engage à ne jamais les invoquer devant moi[10] ! »
- « La mer est le vaste réservoir de la nature. C'est par la mer que le globe a pour ainsi dire commencé, et qui sait s'il ne finira pas par elle ! Là est la suprême tranquillité. La mer n'appartient pas aux despotes. À sa surface, ils peuvent encore exercer des droits iniques, s'y battre, s'y dévorer, y transporter toutes les horreurs terrestres. Mais à trente pieds au-dessous de son niveau, leur pouvoir cesse, leur influence s'éteint, leur puissance disparaît ! Ah ! monsieur, vivez, vivez au sein des mers! Là seulement est l'indépendance ! Là je ne connais pas de maîtres ! Là je suis libre[10] ! »
- « Et ces musiciens ? dis-je
— Ces musiciens, me répondit le capitaine Nemo, ce sont des contemporains d'Orphée, car les différences chronologiques s'effacent dans la mémoire des morts, – et je suis mort, monsieur le professeur, aussi bien mort que ceux de vos amis qui reposent à six pieds sous terre[11] ! »
- « Ainsi, suivant mes prévisions, cet homme est mort dans la nuit ?
— Oui, monsieur Aronnax, répondit le capitaine Nemo.
— Et il repose maintenant près de ses compagnons, dans ce cimetière de corail ?
— Oui, oubliés de tous, mais non de nous ! Nous creusons la tombe, et les polypes se chargent d'y sceller nos morts pour l'éternité !
Et cachant d'un geste brusque son visage dans ses mains crispées, le capitaine essaya vainement de comprimer un sanglot. Puis il ajouta :
— C'est là notre paisible cimetière, à quelques centaines de pieds au-dessous de la surface des flots !
— Vos morts y dorment, du moins, tranquilles, capitaine, hors de l'atteinte des requins !
— Oui, monsieur, répondit gravement le capitaine Nemo, des requins et des hommes[12] ! »
Adaptations [modifier]
Le roman a donné lieu à plusieurs adaptations, parmi lesquelles :
Cinéma / Télévision [modifier]
- Vingt mille lieues sous les mers (1907), film français muet de Georges Méliès ;
- Vingt mille lieues sous les mers (1916), film américain muet de Stuart Paton ;
- Vingt mille lieues sous les mers (1954), film américain de Richard Fleischer pour les studios Disney. James Mason incarne le capitaine Nemo et Paul Lukas, Peter Lorre et Kirk Douglas campent ses invités. Gardant un aspect industriel fin XIXe siècle, il est classé comme un précurseur du style futur à vapeur ;
- Vingt mille lieues sous les mers (1997), téléfilm américain de Rod Hardy, avec Michael Caine dans le rôle du capitaine Nemo ;
- 20,000 Leagues Under the Sea (1997), téléfilm britannique de Michael Anderson, avec Ben Cross dans le rôle du capitaine Nemo .
- Les studios Disney préparent un remake de Vingt mille lieues sous les mers, prévu pour 2013 avec à la réalisation David Fincher[réf. nécessaire].
Le capitaine Nemo fait également son apparition dans :
- Le Dirigeable volé (1967), film italo-tchécoslovaque de Karel Zeman ;
- L'Île mystérieuse (1973), série télévisée française avec Omar Sharif dans le rôle du capitaine Nemo ;
- La Ligue des gentlemen extraordinaires (2003), film américano-danois de Stephen Norrington inspiré du comic éponyme.
Disques [modifier]
En 1955, un disque inspiré du roman de Jules Verne et du film de Richard Fleisher dans lequel Jean Gabin interprète le capitaine Nemo sort en France dans la collection Le Petit Ménestrel (ALB.11).
Bandes dessinées [modifier]
- 20 000 lieues sous les mers, scénario de Jean-Christophe Vergne, dessins de Ramón De La Fuente, Nathan, 1980 (ISBN 84-201-0239-3)
- Nemo, bande dessinée en quatre tomes de Brüno Thielleux, parus entre 2001 et 2004 est une adaptation du roman.
- On retrouve le personnage du capitaine Nemo dans le comic La Ligue des gentlemen extraordinaires d'Alan Moore et Kevin O'Neill.
Dessins animés [modifier]
- L'anime japonais Nadia, le secret de l'eau bleue reprend assez librement les thèmes de Vingt mille lieues sous les mers.
- De 1994 à 1995 fut produite une série d'animation intitulée 20 000 lieues dans l'espace.
Attractions [modifier]
- Le film de 1954 des studios Disney a engendré une série d'attractions dans les parcs Disney.
- 20,000 Leagues Under the Sea, attraction en submersibles évoluant dans des décors aquatiques proches du film, présente au Magic Kingdom à Orlando jusqu'à son retrait en 1995.
- Les Mystères du Nautilus à Disneyland Paris, visite du sous-marin avec reconstitution de l'attaque du calmar géant. Cette attraction est associée à Space Mountain, lui-même inspiré de De la Terre à la Lune.
- 20,000 Leagues Under the Sea au parc Tokyo DisneySea. Cette version est proche de celle d'Orlando, bien que la technologie soit très différente. Elle est localisée dans une reconstitution de L'Île mystérieuse, abritant également l'attraction Voyage au centre de la Terre (Journey to the Center of the Earth).
Jeux vidéo [modifier]
- 2002 : Le Secret du Nautilus, jeu d'aventure développé par T-Bot et édité par Cryo Interactive. Il raconte l'histoire d'un scientifique au XXIe siècle redécouvrant le sous-marin abandonné. Il sera amené à l'explorer en détail, découvrir ses secrets (notamment grâce au journal holographique de Nemo), et devra échapper à l'intelligence artificielle de l'engin particulièrement hostile.
- 2005 : Retour sur l'île mystérieuse, jeu d'aventure développé par The Adventure Company. Principalement basé sur le roman de L'Île mystérieuse, il met en scène une héroïne échouée sur cette île au XXIe siècle, qui sera confrontée au fantôme du capitaine Nemo et retrouvera le Nautilus amarré dans une caverne.
- 2005 : Voyage au cœur de la Lune, jeu d'aventure développé par The Adventure Company accompagnant Retour sur l'Île mystérieuse. Il suit le voyage de Michel Ardan au XIXe siècle vers la Lune, et est par conséquent centré sur le roman De la Terre à la Lune. Néanmoins, à la fin du jeu, lorsque Ardan revient sur Terre, il atterrit sur l'île mystérieuse et est accueilli par Nemo.
Illustrations [modifier]
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La frégate à vapeur (fictive) USS Abraham Lincoln, une frégate typique de la fin du XIXe siècle
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Parcours du Nautilus dans l'Océan Pacifique.
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Parcours du Nautilus dans l'Océan Atlantique.
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La cabine du Capitaine Nemo à bord du Nautilus.
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Face-à-face entre le Capitaine Nemo et une pieuvre géante.
Le manuscrit [modifier]
Le manuscrit a d'abord été la propriété de la famille Roland Bonaparte qui le céda à la Bibliothèque de la Société de géographie. En 2010, le manuscrit a été vendu à l’État, grâce au fonds du patrimoine. Il est dorénavant conservé en pleine propriété par le département des cartes et plans de la Bibliothèque nationale de France[13].
Notes et références [modifier]
- Cette édition comporte une présentation « Aux lecteurs du Magasin d'éducation et de récréation », signée Jules Verne, qui ne sera jamais reprise dans les volumes cartonnés.
- Piero Gondolo della Riva, Bibliographie analytique de toutes les œuvres de Jules Verne, tome 1, Société Jules Verne, Paris, 1977.
- Lettre du 25 juillet 1865. La date est donnée par le savant spécialiste de George Sand, Georges Lubin, et ne souffre pas de doute.
- Correspondance, tome 1, p. 41.
- Singulièrement, Richard Fleisher, dans son adaptation du roman à l'écran en 1954, reprend cette idée d'Hetzel.
- Lettre de Pierre-Jules Hetzel à Jules Verne du 25 avril 1869.
- Consulter les préfaces de Christian Chelebourg en Livre de poche et de Simone Vierne chez Garnier-Flammarion.
- Daniel Compère, « Jules Verne, un chercheur méthodique »
- Jean-Baptiste de Lamarck, Henri Milne Edwards, Gérard Paul Deshayes, Histoire naturelle des animaux sans vertèbres, tome 2, Baillière, Paris, 1836.
- Première partie - Chapitre 10
- Première partie - Chapitre 11
- Première partie - Chapitre 24
- Notice du catalogue général de la BNF.
Voir aussi [modifier]
Articles connexes [modifier]
Liens externes [modifier]
- Le texte en intégralité, ill. de 111 dessins par de Neuville, éd. J. Hetzel, 1871 sur Gallica
- Le texte en intégralité sur pitbook.com