Un idiot à Paris

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Un idiot à Paris

Réalisation Serge Korber
Scénario Serge Korber, Jean Vermorel, Michel Audiard, d'après le roman de René Fallet
Acteurs principaux
Sociétés de production Société Nouvelle des Etablissements Gaumont
Pays d’origine Drapeau de la France France
Genre Comédie
Sortie 1967
Durée 90 min.

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Un idiot à Paris est un film comique français réalisé par Serge Korber sorti en 1967 et inspiré du roman éponyme de René Fallet paru en 1966 (Éditions Denoël). C'est la première fois que Jean Lefebvre obtient le rôle principal d'un film.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Goubi, bredin (idiot du village) du petit village de Jaligny dans l'Allier, rêve de découvrir Paris et la Tour Eiffel. Un jour, après s'être saoulé, il se réveille à Paris où il a été conduit par les deux frères Grafouillières, maraîchers de son village, croyant lui faire une bonne plaisanterie. Mais il se perd dans les Halles dans la grande ville. Affolé par les feux qui passent du vert au rouge, il rencontre naïvement une prostituée rousse nommée « La Fleur » dans sa voiture. Le contact ne passe pas. Elle le jette.

Errant dans les allées sanglantes du pavillon des viandes, il y rencontre Monsieur Dessertine, patron d'un commerce de viande en gros, surnommé "l'empereur de la viande" issu comme lui de l'assistance publique. Il est intraitable avec son personnel, ainsi qu'avec son entourage mais il défend tous ceux qui sont issus de l'assistance publique. Il le prend sous son aile. Il lui offre sa carte ainsi que sa protection illimitée. Goubi veut voir la tour Eiffel et le Champ de Mars. Il y rencontre un étudiant du quartier latin, un peu escroc, qui veut lui refourguer différents ouvrages. L'étudiant veut se faire offrir un café. Au café, Goubi explique qu'il joue de la musique avec des bidons. Il est arrêté par la police pour trouble à l'ordre public.

En garde à vue, il retrouve « La Fleur » la prostituée qui lui confie son amour des bêtes, des fleurs et de la nature. Goubi à son tour lui parle en terme émus de Charlotte, sa jument et des grosses plaines de son Bourbonnais. Cette dernière est toute retournée. La carte de visite de Dessertine permet à Goubi de sortir de garde à vue. « La Fleur » emméne chez elle Gourbi, le lave, l'habille. Elle ne se considère plus toute jeune, elle est lasse du métier et elle a de confortable économies. Gourbi connaît une ferme à vendre dans son village qu'il décrit comme très belle. Elle lui propose le mariage et le retour à la terre. Il en perd le souffle mais accepte. Il revient dans son village au volant d'une voiture de sport et promettant à sa belle la vie au grand air.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Production[modifier | modifier le code]

Pré-production[modifier | modifier le code]

Le réalisateur, Serge Korber et le romancier René Fallet, dont est adapté le roman, y font une apparition.

Distribution[modifier | modifier le code]

On remarque dans un second rôle, Pierre Richard qui incarne un agent de la police. Dernier rôle au cinéma d'Albert Rémy, décédé deux mois avant la sortie du film.

Impact dans la culture populaire[modifier | modifier le code]

Un extrait sonore a été repris en tant que sonal dans l'émission "Les Grandes Gueules" de la station RMC

Similitudes et différences avec le roman[modifier | modifier le code]

Si l'histoire du film s'inspire directement du roman de René Fallet, le film s'en distancie toutefois sur de nombreux points. Ainsi en est-il des noms : si Juliette est surnommée La Fleur dans le film, son surnom dans le livre est La Tasse. Patouilloux, le nom du Maire dans le film, est dans le roman le nom du domaine sur lequel travaille Goubi. Dans le film La Fleur est réellement et sincèrement amoureuse de Goubi, contrairement à l'attachement plus calculateur qu'elle montre dans le roman. En outre, certains personnages du roman, à l'exemple du clochard Bidesque, n'apparaissent pas dans le film. Si dans le film, Marcel Pitou ne tient qu'un rôle anecdotique, il prend un place plus importante dans le roman sous le nom de Marcel Lerche, vu qu'il devient l'employé de Goubi aux Agroulés.

Dans l'ensemble, le film se place davantage dans un registre comique que le roman, mais il montre également des personnages plus tendres et humains, en laissant de côté des moments plus durs du roman, à l'exemple de la scène où une clocharde menace de tuer Goubi, ou de la réception de Goubi dans la famille Flutiaux, bêtes et méchantes gens.

Box-office[modifier | modifier le code]

Le film réalise 1 360 642 entrées[1].

Voir aussi[modifier | modifier le code]