Saint-Grégoire (Tarn)

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Saint-Grégoire
Blason de Saint-Grégoire
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Midi-Pyrénées
Département Tarn
Arrondissement Arrondissement d'Albi
Canton Canton de Valderiès
Intercommunalité Communauté de communes Val 81
Maire
Mandat
Céline Angles-Pachut
2014-2020
Code postal 81350
Code commune 81253
Démographie
Population
municipale
465 hab. (2011)
Densité 36 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 57′ 45″ N 2° 15′ 44″ E / 43.9625, 2.2622222222243° 57′ 45″ Nord 2° 15′ 44″ Est / 43.9625, 2.26222222222  
Altitude 330 m (min. : 160 m) (max. : 368 m)
Superficie 12,75 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.mairie-saint-gregoire.fr/

Saint-Grégoire est une commune française située dans le département du Tarn et la région Midi-Pyrénées.

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte

Commune située dans l'aire urbaine d'Albi au nord-est d'Albi

Histoire[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Article connexe : Armorial des communes du Tarn.
Saint-Grégoire

Son blasonnement est : De gueules à la barre d'argent.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires et conseillers successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1935 1939 Constantin Anglés SE  
mars 1939 1941 Pierre Palazy SE  
mars 1941 1965 Eugène Anglès SE Maire délégué puis maire
mars 1965 1983 Élie Saysset SE  
mars 1983 2008 Bernard Saysset SE  
mars 2008   Jean Colombié SE  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 465 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
509 542 566 566 596 632 603 617 619
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
602 564 580 543 508 520 502 501 403
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
433 436 436 407 387 378 388 371 362
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
352 340 304 292 307 328 407 418 465
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église paroissiale 19e.

Chapelle Notre-Dame-de-Cahuzaguet romane, d'aspect fortifié, en bordure du Tarn : clocher carré, abside voûtée en cul-de-four; bénitier hexagonal gothique; statue de Notre-Dame des Anges, tableau de la Crucifixion avec vue d'Albi au 17e.

Chapelle de Caussanel : Vierge 15e en bois polychrome.

Château de Labastide Vassals : donjon 13e dominant un ancien moulin sur le Lézert et un pont d'époque. Le château fut détruit, sous les assaut du Prince Noir et de Rodrigue de Villaudrant, durant la guerre de Cent Ans, lors d'une incursion anglaise (1430). Il était la propriété du Sire de Gasc seigneur de Labastide Vassals et proche allié de la puissante seigneurie d'Ambialet et des Trencavel. Le Sire de Gasc essaya bien, neuf ans plus tard (1439), lors de la visite à Albi du dauphin et futur Louis XI, de lever des fonds pour sa reconstruction, mais celui-ci refusa. De nos jours les ruines de Labastide Vassals surplombent toujours le lézert de son piedestal.

Souterrain du bois de Saint-Grégoire.

fontaines de Méout connue pour ces vertu depuis l'époque gallo-romaine.

le château de Cussac construit après la destruction de Labastide Vassals par les descendants du Sire de Gasc à la fin du XVe siècle, ce château d'inspiration plutôt Renaissance surplombe encore de nos jours la vallée du Tarn.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Capitaine Jean-Marie Roussel
  • Jean-Jacque Rigal(1755-1835) Né à Caussanel, fils d'un métayer saint-grégorien, il devient après des études à Toulouse un chirurgien de renommée nationale. Il permit de répandre dans le Tarn, le vaccin anti-variolique et les dernières techniques médicales connues à l'époque ; son fils résidant à Gaillac fut quant à lui un urologue tout aussi reconnu, inventeur d'un instrument médical capable d'extraire les calculs.
  • Le Sire de Gasc (XIVe siècle) Seigneur de Labastide Vassals, il en est aussi le dernier occupant, du fait de sa destruction par les Anglais lors de la guerre de Cent Ans (1430). Il lutta avec acharnement contre Rodrigue de Villaudrant et les troupes anglaises ; en 1439, il essaya de convaincre le futur Louis XI d'aider à la reconstruction du château, mais celui-ci ne donna pas suite. Allié au Trencavel et à la seigneurie d'Ambialet, il bénéficiait d'une grande notoriété dans la région, qui lui permet d'aider des soldats du Midi à repousser le Prince Noir, le Sire Villaudrant et les troupes anglo-saxonnes de sa seigneurie en 1446. Ses descendants sont à l'origine de l'édification du château de Cussac, lui aussi perché sur la commune de Saint-Grégoire.
  • Capitaine Rodrigue de Villaudrant (XIVe siècle) Bourguignon de naissance petit-fils du seigneur de Villaudrant qui occupa Lescure de 1345 à 1348, lieutenant du célèbre Chevalier Noir, chef des troupes anglaises qui écumèrent le Tarn, il est l'instigateur de la destruction de Labastide Vassals et de l'installation du camp d'entraînement militaire anglais à Saint-Grégoire, pas loin de l'actuel lieudit "Pérols" dit "camps des anglés". Il est aussi à l'origine du nom ANGLES (de anglais en patois) dont le patronyme est encore très présent sur la commune. Lors de la visite du futur Louis XI, il essaya de marchander le départ de ses troupes. En 1446, ses troupes sont boutées hors de la région par les vaillants soldats du midi.
  • Le Chevalier Noir ou Prince Noir ' (XIVe siècle) Fils du roi Anglais Édouard III, Seigneur d'Aquitaine, légende vivante de la chevalerie médiévale et tout aussi célèbre dans tout le Midi, pour avoir pillé, détruit et écumé villes et villages, à la tête de ses troupes composées d'Anglais, de Bourguignons et de mercenaires en tout genre. Le Chevalier Noir se fit connaître à Saint-Grégoire, lors de l'incursion anglaise de 1430, dévastant, pillant les alentours et surtout participant activement avec son lieutenant Rodrigue de Villaudrant à anéantir Labastide Vassals et les soldats du Seigneur Sire de Gasc. Lui et ses hommes s'établirent non loin du lieu-dit « Pérols » au camp militaire anglais qu'il dirigeait avec le Capitaine de Villaudrant, tout en continuant de semer la terreur dans tous les villages avoisinants. Avec ses comparses, ils quittèrent Saint-Grégoire en 1446 quand le Saigneur de Gasc aidé par les soldats du Midi les boutèrent hors de la commune, puis hors du département. Après sa mort en 1476, de nombreuses légendes et récits furent écrits sur lui et ses féroces batailles, dont certains lui attribuant le titre de « cauchemar du roi Louis XI » qui eut affaire à lui, notamment lors de sa visite à Albi le 17 mai 1439.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011