Équipe de Russie de football

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Page d'aide sur l'homonymie Cet article traite de l'équipe masculine. Pour l'équipe féminine, voir Équipe de Russie de football féminin.
Pour la période 1917-1992, voir Équipe d'Union soviétique de football et Équipe de la CEI de football.

Drapeau : Russie Équipe de Russie

Écusson de l' Équipe de Russie
Généralités
Confédération UEFA
Emblème aigle bicéphale
Couleurs bleu, blanc et rouge
Surnom Сборная (transcrit « Sbornaya », « Sbornaïa » ou encore « Sbornaja »)
Stade principal Stade Lokomotiv (provisoire)
Classement FIFA en stagnation 23e (14 août 2014)[1]
Personnalités
Sélectionneur Drapeau : Italie Fabio Capello
Capitaine Vassili Bérézoutski
Plus sélectionné Viktor Onopko (109 sélections)
Meilleur buteur Alexandre Kerjakov (28 buts)

Rencontres officielles historiques

Premier match 30 juin 1912 (Drapeau : Finlande Finlande, 1-2)
Plus large victoire 11-1, Drapeau : Inde Inde (16 septembre 1955)
0-10, Drapeau : Finlande Finlande (15 août 1957)
Plus large défaite 16-0, Drapeau : Allemagne Allemagne (1er juillet 1912)

Palmarès

Coupe du monde Phases finales : 3
1er tour en 1994, 2002 et 2014
Championnat d'Europe Phases finales : 5
Demi-finaliste en 2008

Maillots

Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Domicile
Couleurs de l’équipe
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Extérieur

Actualités

Pour la compétition en cours, voir :
Coupe du monde 2014

L'équipe de Russie de football (en russe : Сборная России по футболу) est la sélection de joueurs russes représentant le pays lors des compétitions internationales de football masculin, sous l'égide de la Fédération de Russie de football.

Cette sélection prend en juillet 1992 la suite de l'équipe de la CEI, qui elle-même avait remplacé l'équipe d'Union soviétique en janvier 1992. Une équipe de la Russie impériale avait brièvement existé, entre 1912 et le déclenchement de la Première Guerre mondiale en 1914.

La Russie fait ses débuts en compétition internationale dès sa première tentative, lors de la Coupe du monde 1994. Elle se qualifie ensuite pour les Coupes du monde de 2002 et 2014, mais elle est à chaque fois éliminée après le premier tour. Le pays est de plus l'organisateur de la Coupe du monde de 2018. Sur le plan continental, la Russie se qualifie pour la phase finale du championnat d'Europe en 1996, 2004, 2008 et 2012. En 2008, elle y réalise sa meilleure performance en n'étant battue qu'en demi-finale.

Le surnom de l'équipe est « сборная » (Sbornaya) que l'on traduit par équipe nationale.

La Russie a détenu le bâton de Nasazzi à deux reprises, du 29 février au 16 juin 2012 et du 19 novembre 2013 au 22 juin 2014.

Histoire[modifier | modifier le code]

La genèse du football en Russie[modifier | modifier le code]

Comme dans les autres pays du monde, le football est introduit en Russie à la fin du XIXe siècle par des marins et expatriés britanniques. Le « St. Petersburg Football Club », le premier club en Russie, est fondé en 1879 par ces derniers. Progressivement les Russes adoptent ce sport et des équipes se forment à Saint-Pétersbourg, Moscou ou encore Odessa[2]. En 1911, une sélection de joueurs russes affronte à Saint-Pétersbourg l'équipe d'Angleterre amateur. Cette dernière l'emporte onze buts à zéro[t 1].

Sélection russe aux JO de 1912.

En janvier 1912, la Fédération de Russie de football (Всероссийский футбольный союз, à l'époque « Union de football de toutes les Russies ») est fondée par Arthur McFerson, Robert Fulda et Georges Duperron. Elle obtient la même année son affiliation à la Fédération internationale de football association (FIFA). L'été suivant, une équipe de football est intégrée à la délégation de la Russie impériale aux Jeux olympiques de Stockholm. Le 30 juin 1912, pour leur entrée en lice en quart de finale du tournoi de football, les Russes jouent leur premier match officiel. Ils s'inclinent face à la Finlande (1-2). Vasily Butusov est le premier buteur russe. Le lendemain, en tournoi de consolation, les Russes s'inclinent face à l'Allemagne, très lourdement (0-16))[3] - cela reste la plus lourde défaite encaissée par une sélection russe.

La sélection poursuit les années suivantes son apprentissage. Elle s'incline quelques jours après le tournoi olympique face à la Norvège (1-2), puis face à la Hongrie à Moscou (0-9 puis 0-12). Les deux années suivantes, elle organise de nouveaux matchs amicaux et obtient son premier match nul, face à la Norvège en septembre 1913 (1-1)[t 1]. L'éclatement de la Première Guerre mondiale met une pause à ses activités.

L’héritage soviétique[modifier | modifier le code]

En 1917, la Révolution d'Octobre sonne la fin de la Russie impériale. L'Union soviétique est officiellement créée en 1922. Le football y reprend ses droits à partir de 1923 mais le pays n'obtient sa ré-affiliation à la FIFA qu'en 1946. Membre fondateur de l'UEFA en 1954, l'URSS remporte le Championnat d’Europe en 1960, prend la quatrième place à la Coupe du monde 1966 en Angleterre et remporte deux médailles d’or aux Jeux olympiques de 1956 et 1988.

De janvier à juin 1992, la Communauté des États indépendants (CEI) succède à l’URSS. La sélection, qui rassemble encore sous le même maillot des joueurs de nationalités russe et ukrainienne notamment, participe à l’Euro 1992, dont elle est éliminée au premier tour. En juillet 1992, chaque pays composant la CEI prend son indépendance sur le plan sportif.

Échecs en phases finales (1992-1996)[modifier | modifier le code]

La nouvelle équipe de Russie apparait après l'Euro 1992. La Fédération de Russie, héritière de la fédération soviétique, est réinscrite à la FIFA le 3 juillet 1992. Elle inscrit sa sélection aux tours préliminaires à la Coupe du monde de football 1994, au contraire des autres sélections nées de la CEI. Elle troque le célèbre maillot rouge et le sigle « CCCP » pour un maillot blanc ou bleu[n 1]. Sur le terrain, la sélection russe prend le style de jeu de sa devancière soviétique, bien que cette dernière regroupait parfois plus de joueurs ukrainiens que de joueurs russes.

Le premier match officiel de la sélection se tient à Moscou le 16 août 1992, contre le Mexique, et se conclut par une victoire 2-0 des Russes. Puis la sélection attaque les qualifications pour la Coupe du monde. Contrairement à la sélection soviétique, la sélection russe ne peut pas s'appuyer sur un réservoir de joueurs ukrainiens, géorgiens ou biélorusses, et les performances de ses vedettes, Aleksandr Mostovoï et Valeri Karpine notamment, sont irrégulières. Deuxième de son groupe de qualification derrière la Grèce, la Russie se qualifie pour le Mondial.

À la Coupe du monde, la Russie tombe dans le « groupe de la mort ». Dans le groupe B, la Russie est opposée à la Suède, au Brésil et au Cameroun. Elle s’incline d'abord contre le Brésil, futur vainqueur (0-2), puis contre la Suède, qui va s'imposer comme l'équipe surprise du tournoi (1-3, but de Oleg Salenko). Lors du 3e match contre Cameroun, ancienne surprise en 1990, les Russes l'emportent largement (6-1). Pendant ce match Salenko inscrit cinq buts, un record en Coupe du monde. un quintuplé, et terminent à la 3e place du groupe (mais ne se qualifient pas pour la suite de la compétition, la Russie ne faisant pas partie des meilleures troisièmes). Salenko est co-meilleur buteur de la compétition avec six buts[4]. Ce sont les seuls buts qu'il marque de sa carrière en sélection. L'entraîneur Pavel Sadyrin est remercié à la suite de l'échec.

Dirigée par Oleg Romantsev, la sélection parvient à se qualifier pour sa deuxième compétition internationale d'affilée avec le Championnat d'Europe 1996. Les Russes, qui remportent le 7 juin 1995 contre Saint-Marin la plus large victoire de leur histoire (7-0), terminent premiers de leur groupe en éliminatoires, devant l'Écosse et la Grèce[t 2]. La Russie a effectué un presque sans faute lors de ces qualifications (deux matchs nuls contre l'Écosse) ce qui la fait bondir à la 3e place du classement FIFA.

Timbre célébrant le match Italie-Russie de 1996.

À l’Euro, les Russes tombent à nouveau dans le « groupe de la mort », composé de l'Allemagne, finaliste du dernier Euro, de l'Italie, finaliste de la dernière Coupe du monde, et de la République tchèque, future. Battus lors de leur entrée en lice par l'Italie (1-2, but de Ilya Tsymbalar), puis par le future vainqueur allemand (0-3), ils obtiennent de haut lutte le point du match nul face à la République tchèque (3-3, buts de Aleksandr Mostovoï, Omari Tetradze et Vladimir Beschastnykh), qui se qualifie pour les quarts de finale à la différence de buts[t 3].

L’irrégularité russe (1996-2006)[modifier | modifier le code]

Le sélectionneur Oleg Romantsev est limogé et remplacé par son adjoint Boris Ignatyev (en). En février 1997, la sélection remporte face à la Suisse la Lunar New Year Cup (en) à Hong Kong[t 4]. Pour la Coupe du monde 1998, la Russie termine deuxième de son groupe de qualification, un point derrière la Bulgarie. La défaite à Sofia (0-1) le 10 septembre 1997 s'est révélée décisive. La Russie doit donc passer les barrages et affronter l'Italie. Tenue en échec à Moscou (1-1), par un temps glacial, la Russie s'incline au retour à Naples sur la plus petite des marges (0-1)[t 5].

Ignatyev laisse sa place à Anatoli Bychovets pour les éliminatoires de l'Euro 2000. Dans le groupe 4, la Russie affronte l’Ukraine, qu'elle rencontre pour la première fois en match officiel, la France, championne du monde en titre, et l’Islande. Après six défaites en autant de matchs, dont trois en éliminatoires face à ses adversaires directs, Bychovets est écarté et Romantsev appelé à la rescousse. Les Russes réalisent une remontée impressionnante, gagnant six matchs à la suite en battant notamment la France à Paris sur le terrain où elle venait de soulever la Coupe du monde 1998 (3-2), au point d'atteindre la dernière journée en seconde position juste derrière l'Ukraine. Les Russes peuvent valider directement leur ticket pour l'Euro à condition de l'emporter à domicile contre l'Ukraine tandis qu'une non-victoire pourrait entraîner son élimination en troisième place si les Français s'imposent en Islande. Dominateurs, ils finissent par ouvrir le score sur un coup franc de Valeri Karpine. Mais le coup de théâtre survient à quelques minutes de la fin. Andriy Chevtchenko égalise d'une frappe lointaine en profitant d'une énorme erreur du gardien Aleksandr Filimonov qui lâche le ballon dans ses propres buts[5]. En conséquence, la Russie cède la première place à l'Ukraine et se retrouve qualifiée pour les barrages, la France étant tenue en échec en Islande alors qu'il ne reste que quelques minutes à jouer, mais les évènements continuent de s'enchaîner de travers pour les Russes... En effet, la France inscrit le but de la victoire contre l'Islande en toute fin de match ce qui entraîne l'élimination rocambolesque de la Russie. Qualifiée directement à quelques minutes du coup de sifflet final, la Russie s'est soudainement retrouvée éliminée au profit de la France, qualifiée directement pour l'Euro 2000 qu'elle remportera, et de l’Ukraine, finalement écartée en barrage par la Slovénie dans le court laps de temps qu'il restait au match[t 6]. À l'image du match France - Bulgarie de 1993 ou de la Tragédie de Doha, ce match retour entre la Russie et l'Ukraine, encore présent dans la mémoire des supporters, a laissé une ombre sur de nombreux matchs de qualification ultérieurs et reste aujourd'hui dans l'histoire comme l'un des plus grands échecs du football russe.

Romantsev poursuit son œuvre et parvient à qualifier sa sélection pour la Coupe du monde 2002, en devançant la Slovénie et la RF Yougoslavie notamment. Opposée au premier tour à la Belgique, au Japon, pays-hôte, et la Tunisie, les coéquipiers de Karpine et Mostovoï, dont c'est la dernière compétition, s'affichent en prétendant à la qualification[6]. Elle l'emporte logiquement contre la Tunisie lors de son premier match (2-0, buts de Titov et de Valeri Karpine) mais s'incline ensuite contre des Japonais poussés par leur public (0-1)[7], une défaite qui entraine des incidents en Russie[8]. Le dernier match de poule face à la Belgique est décisif, un nul suffisant aux Russes pour se qualifier. Au bout d'un match spectaculaire et malgré les buts de Bestchastnykh et de Sychev, les Belges l'emportent (3-2) et repoussent les Russes à la troisième place du groupe[9]. Romantsev, en larmes, présente sa démission[10].

Lors des éliminatoires de l'Euro 2004, les Russes manquent de nouveau leurs débuts, poussant Valeri Gazzaev à la démission. Avec Georgi Yartsev sur le banc, ils terminent finalement 2es derrière la Suisse et doivent affronter en barrages le Pays de Galles. Tenus en échec à Moscou, ils se qualifient en l'emportant à Cardiff sur un but de Vadim Ievseïev[11]. Les Gallois porte réclamation suite au contrôle dopage positif de Yegor Titov mais l'UEFA puis le TAS rejettent la requête[12]. Au premier tour du tournoi, la Russie s'incline contre l'Espagne (1-0) puis contre le Portugal, pays hôte (0-2). Éliminée après ses deux défaites, elle bat la Grèce, futur vainqueur de l'Euro (2-1). Le premier but inscrit par Dmitri Kiritchenko après une minute et cinq seconde est le plus rapide de l'Euro. Bulykine inscrit le doublé, mais la Russie termine quatrième du groupe derrière le Portugal, la Grèce et l'Espagne.

La Russie enregistre sa plus large défaite depuis 1992 lors des tours préliminaires à la Coupe du monde 2006, contre le Portugal (1-7). Elle termine quelques mois plus tard à égalité de points avec la Slovaquie mais avec une différence de buts défavorable, qui la prive d'un barrage de qualification[t 7].

La révolution Hiddink (2006-2010)[modifier | modifier le code]

Mécontents de la non-qualification à la Coupe du monde 2006, les dirigeants du football russe décident de s'offrir l'entraîneur hollandais Guus Hiddink, enorgueilli de trois Coupes du monde réussies avec les Pays-Bas, la Corée du Sud et l'Australie. En éliminatoires de l'Euro 2008, la Russie affronte notamment la Croatie, l’Angleterre et Israël, trois adversaires coriaces. Alors que la Croatie s'est assurée de terminer en tête, la Russie et l'Angleterre sont au coude à coude. Lors de la dernière journée, la petite victoire des Russes face à Andorre (1-0, but de Sytchev) leur permet de devancer leurs rivaux anglais, battus à domicile à Wembley par la Croatie (3-2)[13].

Rendue optimiste par le succès du Zénith Saint-Pétersbourg en Coupe UEFA, la sélection russe débute l'Euro 2008 par une lourde défaite face à l'Espagne (1-4)[14], mais parvient à terminer à la deuxième place de son groupe en battant avec difficulté la Grèce (1-0), championne d'Europe en titre, puis en surclassant une Suède, qui n'avait pourtant besoin que d'un match nul pour se qualifier (2-0, buts de Pavlioutchenko et Archavine, de retour de suspension). Cette qualification pour les quarts de finale est une première pour la Russie dans un tournoi d'importance[15].

En quart de finale, elle crée la sensation, prenant de vitesse les Pays-Bas et les empêchant de développer le jeu qui leur avait permis de battre successivement les deux finalistes de la dernière Coupe du monde, à savoir l'Italie (3-0) et la France (4-1). Portés par un do Pavlioutchenko-Archavine des grands soirs, les Russes l'emportent 3-1 en prolongation après un match maîtrisé de bout en bout[16]. La Russie s'incline en demi-finale face à une Espagne imparable (3-0), qui remportera finalement le trophée[17].

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Durant cette compétition, la Russie a impressionné, surtout lors de ses victoire contre la Suède puis contre les Hollandais, qui avaient pourtant réalisé de belles performances en groupe[17].

Pour les qualifications à la Coupe du monde de football de 2010, la Russie affronte l'Allemagne, vice-championne d'Europe. Malgré une belle résistance, les Russes sont battus deux fois par un but d'écart et terminent au 2nd rang. Le tirage au sort leur vaut d'affronter en match de barrage la Slovénie. À l'aller à Moscou, les Russes l'emportent mais encaissent en toute fin de match un but inquiétant (2-1). Au retour, la Slovénie ouvre le score avant la pause et conserve son avantage dans des conditions douteuses jusqu'au bout d'un match tendu (1-0), ce qui lui offre la qualification en vertu de la règle des buts marqués à l'extérieur[18]. Elle est aidée en cela par la passivité de l'arbitrage envers de nombreuses fautes slovènes évidentes, y compris sur le but, et par les expulsions de deux joueurs russes, Kerjakov et Jirkov, inexistantes dans les deux cas. Une vive polémique éclate en Russie et la presse russe se déchaîne aussitôt sur l'arbitrage. Ce match retour est vécu comme une injustice profonde par les Russes ce qui les pousse à demander une disqualification de la Slovénie ce que la FIFA refuse.

C'est un coup d'arrêt dans la progression de la sélection russe. Malgré cet échec, Hiddink reste populaire et quitte la sélection avec les honneurs après un dernier match amical contre la Hongrie en mars 2010 (1-1)[19].

Grosse consolation le 2 décembre 2010 parce que la Coupe du Monde 2018 est attribuée à la Russie, qui sera qualifiée d'office pour cet évènement planétaire. Elle disputera alors la phase finale de la Coupe du monde pour la deuxième fois consécutive, une première depuis la chute de l'URSS. Cette attribution permettra aussi à la Russie de participer à sa première Coupe des confédérations en 2017. La Russie doit alors se fixer des objectifs à long terme en vue de ce Mondial dans huit ans.

La désillusion Advocaat (2010-2012)[modifier | modifier le code]

Équipe type de la Russie à l'Euro 2012[n 2].
Dzagoev, révélation russe de l'Euro 2012.

À la suite du départ de Hiddink, la fédération russe débauche Dick Advocaat, un entraîneur bien connu des Russes puisqu'il est celui qui a mené à la victoire le Zénith Saint-Pétersbourg en Coupe UEFA 2007-2008. Sélectionneur de la Belgique, démissionne immédiatement pour obtenir la casquette de l'équipe russe. Ne cachant pas l'intérêt financier de l'opération, Advocaat est vertement critiqué en Belgique[20],[21], mais justifie son choix en disant que le défi sportif est plus intéressant en Russie.

Advocaat a pour premier objectif de qualifier la Russie pour l'Euro 2012. Ses débuts sont corrects mais assombris par une défaite face à la Slovaquie, puis une autre en amical à domicile contre une Belgique revancharde envers son ancien entraîneur (0-2)[22]. Après une deuxième défaite en amical contre l'Iran, la sélection russe enchaîne seize matchs sans être battue, en prenant notamment sa revanche sur la Slovaquie. Elle termine en tête de son groupe, deux points devant l'Irlande, et se qualifie directement pour l'Euro 2012, organisé en Pologne et en Ukraine.

La Russie y est versée dans le groupe A avec la Pologne, pays hôte, la Grèce et la République tchèque ce qui est la poule la plus abordable de la compétition. En matchs de préparation, elle fait match nul contre l'Uruguay, 4e du dernier mondial (1-1) et surtout corrige l'Italie en développant un jeu offensif prometteur qui n'est pas sans rappeler l'équipe demi-finaliste de Guus Hiddink (3-0). Cette victoire de prestige vaut à la Russie d'attaquer la compétition en outsider.

Le premier match nettement remporté face aux Tchèques (4-1, dont un doublé du jeune Dzagoev) confirme cette impression[23], au point de poser les Russes en prétendant à la finale. Le 2e match face à la sélection hôte, qui se déroule dans un climat alourdi par des incidents entre supporteurs[24], débute sous les mêmes augures. Dominateurs, les Russes ouvrent le score par Dzagoev et semblent se diriger vers une qualification pour les quarts de finale. Mais les Polonais égalisent et, opiniâtres, conservent le point du match nul face à des Russes touchés psychologiquement[25]. Les Russes n'ont cependant besoin que d'un point face à la Grèce, qu'elle a battue lors des précédentes éditions de l'Euro en 2004 et 2008. Manquant cruellement d'efficacité face à la solide défense grecque, les Russes offrent à leur adversaire l'ouverture du score sur une erreur défensive et s'inclinent (0-1). En dépits d'une différence de but générale favorable, ils sont devancés par leur adversaire du soir au résultat de la confrontation directe et sont éliminés prématurément ce qui est très mal vécu en Russie[26].

L'échec est retentissant. Avec ses trois buts marqués, Alan Dzagoev est co-meilleur buteur de la compétition et Archavine co-meilleur passeur mais cela n'est qu'une maigre consolation… Archavine, capitaine coupable d'avoir perdu la balle de l'égalisation polonaise, est violemment attaqué par les médias russes, ainsi qu'Advocaat, reparti entraîner le PSV Eindhoven. De plus, à la suite de nombreux incidents durant l'Euro provoqués par les supporteurs russes, l'équipe nationale est sanctionnée de six points en moins pour les prochains éliminatoires de l'Euro 2016 et la fédération russe de football d'une amende par l'UEFA[27]. En appel, la Russie obtient la levée de la sanction des points[28].

L'humiliation Capello (depuis 2012)[modifier | modifier le code]

Suite à l'échec cuisant de l'Euro 2012, la Sbornaya est en piteux état. En juillet, sa direction est confiée à l'Italien Fabio Capello, célèbre entraîneur du Milan AC, du Real Madrid et de la Juventus Turin, notamment. Il a pour objectif de qualifier sa sélection à la Coupe du monde 2014 tout en la préparant à celle de 2018, dont la Russie est l'organisateur. Capello renouvelle la sélection en faisant appel à de nouveaux joueurs comme Viktor Faïzouline et Vladimir Bystrov, tandis que les vedettes Archavine, Pavlioutchenko et Dzagoev sont temporairement écartées. Par ailleurs le gardien de but Malafeïev met un terme à sa carrière internationale pour raison familiale, laissant sa place au revenant Igor Akinfeïev.

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En éliminatoires, la Russie retrouve notamment le Portugal, qui l'avait sévèrement battue en 2006, et Israël. La fin d'année 2012, avec quatre victoires sans encaisser de but, redonne confiance à la sélection. Le net succès en Israël (4-0, doublé de Kerjakov) et la victoire solide face au Portugal à Moscou (1-0, but de Kerjakov encore) permettent aux Russes de prendre le large en tête du groupe[29].

Après un match nul amical frustrant face aux États-Unis (2-2) et un autre plus enthousiasmant face au Brésil (1-1), la Russie va subir sa première défaite des éliminatoires à Lisbonne, au terme d'un match enlevé. La sélection portugaise étant en position délicate, une victoire leur est nécessaire. Devant un public excité, les Portugais ouvrent le score après neuf minutes. La suite du match est marquée par des occasions pour les deux équipes, mais les Russes ne parviennent pas égaliser. En août, les Russes se déplacent en Irlande du Nord pour disputer un match en retard. Ils y connaissent leur première déception depuis l'arrivée de Capello : sans entrain, les Russes sont bousculés et finalement battus (0-1) par une équipe dont c'est la première victoire depuis deux ans[30]. Trois victoires face au Luxembourg (4-1, doublé de Aleksandr Kokorin, puis 4-0) et d'Israël (3-1, buts de Bérézoutski, Kokorin et Glushakov) leur permet cependant de reprendre la première place aux Portugais, qui perdent par ailleurs de nouveaux points face aux Israéliens. Le déplacement en Azerbaïdjan, qui se termine sur un improbable match nul (1-1), permet aux Russes d'officialiser leur qualification directe pour la Coupe du monde sud-américaine, après douze ans d'absence[31].

Le tirage au sort du tournoi mondial est considéré clément pour la Sbornaya, qui rencontre au premier tour la Belgique, son bourreau de 2002, la Corée du Sud et l'Algérie, deux équipes jugées inférieures. L'objectif déclaré de Fabio Capello, dont le contrat a été prolongé jusqu'en 2018, est d'atteindre les quarts de finale[32].

Et pourtant, tout va se précipiter au mois d'avril : la blessure de Chirokov est un véritable coup dur pour la Sbornaya. À la surprise générale, Artem Dzyuba, meilleur buteur russe du championnat local, n'est pas retenu pour disputer le Mondial, un choix très controversé qui vaudra à Capello de nombreuses critiques. Les matchs de préparation en mai qui suivent ce forfait contre la Slovaquie (1-0), la Norvège (1-1) et le Maroc (2-0) révèlent les lacunes dans la construction offensive des hommes de Fabio Capello.

D'entrée, la Russie déçoit en concédant le nul face à la Corée du Sud, qu'elle avait pourtant battu en amical six mois auparavant, au terme d'un match soporifique pendant plus d'une heure et qui ne ressemblera réellement à un match de compétition qu'au bout de la dernière demi-heure (1-1). La Corée du Sud ouvre le score sur un tir lointain mal apprécié par Igor Akinfeïev. Aleksandr Kerjakov, entré en cours de jeu, égalise ce qui lui permet de devenir co-meilleur buteur de l'équipe russe post-URSS avec 26 buts. Les Russes offrent un meilleur visage contre la Belgique au Maracana, mais sont battus en fin de match par leur bête noire de longue date (0-1), que la Russie n'a plus battu en match de compétition depuis 28 ans. La Sbornaya conserve cependant des chances de qualification : une victoire contre l'Algérie combinée à une défaite de la Corée du Sud contre la Belgique l'enverrait en huitième de finale. Malgré l'ouverture au score rapide d'Aleksandr Kokorin, l'Algérie égalise en deuxième mi-temps ce qui élimine la Russie (1-1).

Avec aucune victoire, c'est la pire performance de l'équipe de Russie en phase de poule depuis 1996 et sa pire en Coupe du Monde jamais effectuée. À quatre ans du Mondial 2018 à domicile, la Russie ne s'est pas rassurée et n'a pas su tirer les enseignements des désillusions de 2002 et de 2012. Au bout de deux ans, la Sbornaya se retrouve à son point de départ : celui d'une reconstruction après un échec sportif.

La Russie éliminée, Fabio Capello peut s'exprimer sur l'arbitrage et se déchaîne contre lui, une faute belge n'ayant pas été sifflée sur deux Russes dans l'action entraînant le but de la Belgique. Lors du but de l'Algérie, selon Fabio Capello, la faute sur coup-franc sifflée contre la Russie était une faute de l'Algérie ce qui veut dire que selon lui, elle aurait du être sifflée pour la Russie. De même, Capello accuse les supporters algériens d'avoir aveuglé le gardien russe Igor Akinfeïev, qui se plaindra effectivement, au moyen d'un laser tout au long du match Algérie - Russie, notamment au moment du but égalisateur de l'Algérie.

Si la RFS s'est dite très satisfaite du travail de l'entraîneur Fabio Capello durant les éliminatoires, celui-ci est la cible de vives critiques de la part des supporters en Russie pour un jeu sur le terrain soporifique. Il est convoqué fin octobre par le parlement russe pour expliquer son échec. En parallèle, conséquence de la chute du rouble et des sanctions européennes, la RFS n'arrive plus à payer Fabio Capello et son staff. L'entraîneur italien a annoncé qu'il pourrait démissionner si le problème n'était pas réglé.

Le tirage au sort des éliminatoires de l'Euro 2016 donne un groupe relevé et homogène à la Russie avec la Suède, pour une revanche du troisième match de poule lors de l'épopée 2008, mais aussi l'Autriche, le Monténégro, la Moldavie et le Liechtenstein. Après le désastre du Mondial brésilien, Fabio Capello décide d'accorder sa confiance à Alan Dzagoev, qu'il avait écarté à plusieurs reprises par le passé, et surtout à Artem Dzyuba qu'il n'avait pas retenu pour la Coupe du Monde 2014. Il intègre également à la sélection de jeunes joueurs prometteurs tels que Denis Cheryshev, formé au Real Madrid qui intègre l'équipe nationale après des blessures à répétition, ou Igor Smolnikov, arrière droit titulaire tourné vers l'offensif du Zénith Saint-Pétersbourg. La Russie doit relever la tête après la déroute de 2014 car, outre l'Euro 2016, elle doit aussi penser à préparer le Mondial 2018 qui lui a été confié en 2010.

Si trois bons matchs contre l'Azerbaïdjan en amical (4-0), le Liechtenstein (4-0) et la Suède à l'extérieur (1-1) laissent entrevoir des espoirs, le nul à domicile concédé à la Moldavie (1-1) et la défaite subie sur la pelouse de l'Autriche inquiètent (0-1). Avec une seule victoire (contre le Liechtenstein) en huit matchs officiels, la dynamique russe est désastreuse. Fabio Capello se retrouve sur la sellette et l'avenir de la Russie en vue du Mondial 2018 est peu encourageant. Arracher sa qualification et éviter la descente aux enfers à l'approche d'une Coupe du Monde à domicile, sera le principal défi de la Russie.

Parcours[modifier | modifier le code]

Parcours en Coupe du monde
Année Résultat Class. MJ V N* D bp bc
1930-1992 Drapeau : URSS Union soviétique - Drapeau : Communauté des États indépendants CEI
Drapeau des États-Unis 1994 1er tour 18e 3 1 0 2 7 6
Drapeau de la France 1998 Non qualifié
Drapeau de la Corée du Sud Drapeau du Japon 2002 1er tour 22e 3 1 0 2 4 4
Drapeau de l'Allemagne 2006 Non qualifié
Drapeau de l'Afrique du Sud 2010
Drapeau du Brésil 2014 1er tour 24e 3 0 2 1 2 3
Drapeau de la Russie 2018 Qualifié en tant que pays hôte
Total 1er tour 3/6 9 2 2 5 13 13
Parcours en Championnat d'Europe
Année Résultat Class. MJ V N* D bp bc
1930-1992 Drapeau : URSS Union soviétique - Drapeau : Communauté des États indépendants CEI
Drapeau de l'Angleterre 1996 1er tour 14e 3 0 1 2 4 8
Drapeau de la Belgique Drapeau des Pays-Bas 2000 Non qualifié
Drapeau du Portugal 2004 1er tour 10e 3 1 0 2 2 4
Drapeau de l'Autriche Drapeau de la Suisse 2008 Demi-finale 3e 5 3 0 2 7 8
Drapeau de la Pologne Drapeau de l'Ukraine 2012 1er tour 9e 3 1 1 1 5 3
Total Demi-finale 4/5 14 5 2 7 18 23

Couleurs[modifier | modifier le code]

À la suite de la disparition de l'Union soviétique, dont la sélection portait un maillot rouge fameux, la Fédération russe décide d'opter pour pour une nouvelle identité. Son premier équipementier, Reebok, conçoit un équipement aux couleurs du drapeau de la Russie : maillot blanc, short bleu et bas rouges. En 1997, le nouveau fournisseur Nike innove en réduisant les couleurs au blanc, pour l'équipement domicile, et au bleu, pour l'extérieur. Le rouge fait son retour comme couleur maillot à partir de 2006, sur le maillot extérieur. C'est notamment le cas lors de l'Euro 2008, qui marque le retour de la sélection russe au plus haut niveau européen[33]. Après le bref passage au marron et or en 2009-2010, le rouge devient la couleur principale de la sélection à partir de 2011.

Sélection de maillots utilisés par la sélection russe depuis 1992.
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1992[n 3]
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CM 2002
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2008 Dom.
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2008 Ext.
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2009-2010

Infrastructures[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Stade Loujniki.
Match de la sélection russe au stade Loujniki.

La sélection a pour résidence le stade national : le stade Loujniki, le plus grand du pays (environ 78 000 places), situé à Moscou. Inauguré par la sélection d'Union soviétique en 1956 en tant que « stade central Lénine », il est le stade principal des Jeux olympiques d'été de 1980, ce qui lui vaut d'être aussi connu comme le « stade olympique de Moscou ». Plusieurs fois rénové, il est aujourd'hui le stade de résidence du Spartak et du CSKA Moscou, qui le partagent avec la sélection.

La sélection utilise cependant parfois d'autres enceintes, comme le Stade Lokomotiv, également situé dans la capitale russe, ou le Stade Petrovski de Saint-Pétersbourg.


Personnalités[modifier | modifier le code]

Sélectionneurs[modifier | modifier le code]

Les huit premiers sélectionneurs de la Russie, de 1992 à 2006, sont russes. Parmi ces derniers, le plus notable est Oleg Romantsev, entraîneur emblématique du Spartak Moscou qui dirige la sélection pendant soixante matchs, dont l'Euro 1996 et la Coupe du monde 2002, épreuves à la suite desquelles il quitte le poste.

Depuis 2006, la fédération a choisi successivement trois sélectionneurs étrangers, parmi les plus réputés d'Europe : les Néerlandais Guus Hiddink et Dick Advocaat, puis l'Italien Fabio Capello. Hiddink marque l'histoire du football russe en menant la Sorbaya en demi-finale de l'Euro 2008 grâce à un football offensif qui fait la joie des observateurs. Capello, nommé en 2012, revient à un jeu plus réaliste et moins flamboyant, avec lequel il emmène la sélection à la Coupe du monde 2014, la première depuis douze ans pour les Russes.

Liste des sélectionneurs de la Russie[34]
Sélectionneur Période Matchs Gagnés Nuls Perdus Gagnés %
Drapeau : Russie Pavel Sadyrin (en) 1992-1994 23 12 6 5 52.2
Drapeau : Russie Oleg Romantsev 1994-1996 25 17 4 4 68.0
Drapeau : Russie Boris Ignatyev (en) 1996-1998 20 8 8 4 40.0
Drapeau : Russie Anatoli Bychovets 1998 6 0 0 6 0.0
Drapeau : Russie Oleg Romantsev 1999-2002 35 19 10 6 54.3
Drapeau : Russie Valeri Gazzaev 2002-2003 9 4 2 3 44.4
Drapeau : Russie Gueorgui Iartsev 2003-2005 19 8 6 5 42.1
Drapeau : Russie Iouri Siomine 2005 7 3 4 0 42.9
Drapeau : Russie Aleksandr Borodiouk 2006 2 0 1 1 0.0
Drapeau : Pays-Bas Guus Hiddink 2006-2010 39 22 7 10 56.4
Drapeau : Pays-Bas Dick Advocaat 2010-2012 24 12 8 4 50.0
Drapeau : Italie Fabio Capello 2012- 17 10 5 2 58.8
Les sélectionneurs en italique ont assuré l'intérim. Mis à jour le 9 mars 2014.
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Joueurs emblématiques[modifier | modifier le code]

Viktor Onopko, tenant du record du nombre de sélections avec la Russie.

Le site Internet de la FIFA identifie en 2014 comme des « stars du passé » trois joueurs de l'époque soviétique : Lev Yachine, Eduard Streltsov et Oleg Blokhine (ce dernier étant d'ailleurs ukrainien)[35]. Yachine est nommé dans la FIFA World Cup Dream Team, l'équipe de rêve des Coupes du monde publiée par la FIFA en 2002, et meilleur joueur russe des cinquante dernières années en 2004. Autre joueur soviétique honoré en tant que russe : Rinat Dasaev, au sein de la liste FIFA 100 en 2004. Depuis 1992, aucun Russe n'apparaît sur les podiums du Ballon d'or ni parmi les UEFA Club Football Awards.

Au sein de la première génération ayant mené la sélection russe à la Coupe du monde 1994 et à l'Euro 1996, les joueurs majeurs sont le défenseur et capitaine Viktor Onopko, les milieux de terrain Valeri Karpine et Aleksandr Mostovoï, ou encore l'attaquant Vladimir Bestchastnykh, resté en 2014 le meilleur buteur de l'histoire de la sélection.

Pendant la deuxième période d'embellie, sous les mandats de Hiddink et Advocaat, les hommes forts de la sélection sont le meneur de jeu Andreï Archavine, l'une des vedettes de l'Euro 2008 (il atteint le 6e rang au classement du Ballon d'or 2008), le gardien de but Igor Akinfeev, le latéral Youri Zhirkov, le milieu récupérateur Sergei Semak, l'attaquant Roman Pavlyuchenko[36]. Plus récemment, Alan Dzagoev s'est imposé en attaque et a été co-meilleur buteur de l'Euro 2012.

Record de sélections[37]
# Joueur Carrière Sél. Buts
1. Viktor Onopko 1992-2004 109[n 4] 7
2. Sergueï Ignachevitch 2002- 100 6
3. Aleksandr Kerjakov 2002- 85 28
4. Vassili Bérézoutski 2003- 82 4
5. Alexandre Anioukov 2004-2013 77 1
6. Andreï Archavine 2002-2012 75 17
7. Igor Akinfeïev 2004- 73 0
8. Valeri Karpine[n 4] 1992-2003 72 17
9. Vladimir Bestchastnykh 1992-2003 71 26
10. Sergueï Semak 1997-2010 65 4
Meilleurs buteurs[37]
# Joueur Carrière Buts Sél.
1. Aleksandr Kerjakov 2002- 28 85
2. Vladimir Bestchastnykh 1992-2003 26 71
3. Roman Pavlioutchenko 2003-2012 21 51
4. Valeri Karpine[n 4] 1992-2003 17 72
5. Andreï Archavine 2002-2012 17 75
6. Dmitri Sytchev 2002-2010 14 47
7. Igor Kolyvanov[n 4] 1992-1998 12 35
8. Roman Shirokov 2008- 12 41
9. Sergueï Kiriakov[n 4] 1992-1998 10 28
10. Aleksandr Mostovoï[n 4] 1992-2004 10 50
Les joueurs en gras sont encore en activité. Mis à jour au 3 septembre 2014.
Voir aussi la Catégorie:Footballeur international russe.

Sélection actuelle[modifier | modifier le code]

Voici la liste des 25 joueurs sélectionnés par Fabio Capello pour participer au prochain match amical contre l'Azerbaïdjan le 3 septembre et en qualification pour l'Euro 2016 contre le Liechtenstein le 8 septembre[38]. À noter qu'un seul joueur convoqué évolue à l'étranger, en Espagne.

Pos Nom Date de naissance Sélections Buts Club
1 GB Igor Akinfeïev 8 avril 1986 (28 ans) 70 -52 Drapeau : Russie CSKA Moscou
12 GB Yuri Lodygin 26 mai 1990 (24 ans) 3 -1 Drapeau : Russie Zénith Saint-Pétersbourg
GB Artem Rebrov 4 mars 1984 (30 ans) 0 0 Drapeau : Russie Spartak Moscou
4 DF Sergueï Ignachevitch 14 juillet 1979 (35 ans) 98 5 Drapeau : Russie CSKA Moscou
5 DF Andrei Semenov 24 mars 1989 (25 ans) 1 0 Drapeau : Russie Terek Grozny
13 DF Vladimir Granat 22 mai 1987 (27 ans) 5 0 Drapeau : Russie Dynamo Moscou
14 DF Vassili Bérézoutski Capitaine 20 juin 1982 (32 ans) 79 4 Drapeau : Russie CSKA Moscou
23 DF Dmitri Kombarov 22 janvier 1987 (27 ans) 24 1 Drapeau : Russie Spartak Moscou
DF Kirill Nababkine 8 septembre 1986 (28 ans) 2 0 Drapeau : Russie CSKA Moscou
DF Sergueï Parchivliouk 18 mars 1989 (25 ans) 0 0 Drapeau : Russie Spartak Moscou
DF Igor Smolnikov 8 août 1988 (26 ans) 1 0 Drapeau : Russie Zénith Saint-Pétersbourg
7 ML Igor Denisov 17 mai 1984 (30 ans) 45 0 Drapeau : Russie Dynamo Moscou
8 ML Denis Glouchakov 27 janvier 1987 (27 ans) 27 3 Drapeau : Russie Lokomotiv Moscou
10 ML Alan Dzagoev 17 juin 1990 (24 ans) 34 8 Drapeau : Russie CSKA Moscou
17 ML Oleg Shatov 29 juillet 1990 (24 ans) 8 2 Drapeau : Russie Zénith Saint-Pétersbourg
19 ML Aleksandr Samedov 19 juillet 1984 (30 ans) 20 4 Drapeau : Russie Lokomotiv Moscou
20 ML Viktor Faïzouline 22 avril 1986 (28 ans) 15 4 Drapeau : Russie Zénith Saint-Pétersbourg
21 ML Aleksei Ionov 18 février 1989 (25 ans) 5 0 Drapeau : Russie Dynamo Moscou
ML Denis Cheryshev 26 décembre 1990 (23 ans) 2 0 Drapeau : Espagne Villarreal
ML Magomed Ozdoyev 5 novembre 1992 (22 ans) 0 0 Drapeau : Russie Rubin Kazan
6 AT Maksim Kanunnikov 14 juillet 1991 (23 ans) 2 0 Drapeau : Russie Rubin Kazan
9 AT Aleksandr Kokorin 19 mars 1991 (23 ans) 23 5 Drapeau : Russie Dynamo Moscou
11 AT Alexandre Kerjakov 27 novembre 1982 (32 ans) 82 26 Drapeau : Russie Zénith Saint-Pétersbourg
AT Artem Dzyuba 22 août 1988 (26 ans) 3 0 Drapeau : Russie Spartak Moscou
AT Dmitry Poloz 12 juillet 1991 (23 ans) 0 0 Drapeau : Russie Rostov

Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Depuis 2008, l'équipe de Russie utilise de nouveau un maillot domicile de couleur rouge
  2. De gauche à droite et de haut en bas : Ignashevitch, Berezutsky, Jirkov, Malafeev, Shirokov, Zyrianov, Denisov, Kerjakov, Dzagoev, Anyukov, Arshavin. La plupart de ces joueurs ont été présents à l'Euro 2008
  3. Premier match international, contre le Mexique
  4. a, b, c, d, e et f De nombreux internationaux russes ont évolué auparavant sous les couleurs de l'Union soviétique et/ou de la CEI. Aleksandr Mostovoï compte ainsi 15 sélections et 3 buts avec l'Union soviétique, plus 2 sélections avec la CEI. Igor Kolyvanov 19 sélections et 2 buts avec l'Union soviétique, plus 5 sélections et 1 but avec la CEI. Sergei Kiriakov 1 sélection et 1 but avec l'Union soviétique, plus 9 sélections et 4 buts avec la CEI. Viktor Onopko et Valeri Karpine respectivement 4 et 1 sélections pour la CEI. Cf. (en) « Players Appearing for Two or More Countries », RSSSF (consulté le 9 avril 2014)

Références[modifier | modifier le code]

Références générales
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  2. (en) Steven Main, « History of Russian football : an introduction » (consulté le 3 avril 2014)
  3. « Tournoi Olympique de Football Stockholm 1912 », FIFA.com (consulté le 3 avril 2014)
  4. « Coupe du Monde de la FIFA, États-Unis 1994 - Aperçu », FIFA.com (consulté le 5 avril 2014)
  5. (en) « Andriy Shevchenko's seven greatest career moments », goal.com (consulté le 7 avril 2014)
  6. « Expérience et ambition », Football365.fr,‎ 21 mai 2002 (consulté le 7 avril 2014)
  7. « Le Japon tout près du but », La Dépêche du Midi,‎ 9 juin 2002 (consulté le 7 avril 2014)
  8. Frederic Larsimont, « La Belgique a brisé le rêve d'ado de Mostovoï », Le Soir,‎ 13 juin 2002 (consulté le 7 avril 2014)
  9. « Les Diables Rouges sont qualifiés ! », La Dernière Heure/Les Sports,‎ 14 juin 2002 (consulté le 7 avril 2014)
  10. « Oleg Romantsev démissionne », La Dernière Heure/Les Sports,‎ 15 juin 2002 (consulté le 7 avril 2014)
  11. (en) « Yevseyev goal sends Wales crashing », CNN,‎ 20 novembre 2003 (consulté le 7 avril 2014)
  12. « Euro 2004 - Le TAS rejette l'appel du Pays de Galles », La Dernière Heure/Les Sports,‎ 13 mai 2004 (consulté le 7 avril 2014)
  13. « Euro 2008: L'Angleterre OUT ! », La Dernière Heure/Les Sports,‎ 21 novembre 2007 (consulté le 7 avril 2014)
  14. « La Russie en plein doute », Eurosport,‎ 13 juin 2008 (consulté le 7 avril 2014)
  15. « Euro-2008: la Russie qualifiée pour les quarts qui débutent ce jeudi », La Dépêche du Midi,‎ 19 juin 2008 (consulté le 7 avril 2014)
  16. « Surprenante Russie ! », Le Figaro,‎ 21 juin 2008 (consulté le 7 avril 2014)
  17. a et b « Demi-finale contre la Russie: la leçon espagnole », 20 minutes,‎ 27 juin 2008 (consulté le 7 avril 2014)
  18. « La Slovénie coiffe la Russie », L'Équipe.fr,‎ 18 novembre 2009 (consulté le 7 avril 2014)
  19. « L'adieu de Hiddink à la Russie », UEFA.com (consulté le 19 juillet 2010)
  20. « Dick Advocaat: "L'offre russe est énorme" », La Libre Belgique,‎ 16 avril 2010 (consulté le 8 avril 2014)
  21. « Stijnen: "Advocaat s'est moqué du football belge" », 7sur7.be,‎ 16 avril 2010 (consulté le 8 avril 2014)
  22. « Les Belges donnent une leçon à Advocaat », RTBF,‎ 17 novembre 2010 (consulté le 8 avril 2014)
  23. « Euro 2012 - La Russie ne plaisante plus », Goal.com,‎ 9 juin 2012 (consulté le 8 avril 2014)
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