Équipe de Russie de football
|
|
|||||
| Généralités | |||||
| Confédération | UEFA | ||||
|---|---|---|---|---|---|
| Emblème | aigle bicéphale | ||||
| Couleurs | rouge et blanc | ||||
| Surnom | Sbornaïa | ||||
| Stade principal | Stade Loujniki Stade Lokomotiv Stade Petrovski |
||||
| Classement FIFA | |||||
| Personnalités | |||||
| Sélectionneur | |||||
| Record de sélections | Viktor Onopko : 109 | ||||
| Meilleur buteur | Vladimir Bestchastnykh : 26 | ||||
| Rencontres officielles historiques | |||||
| Premier match | Finlande (30 juin 1912) |
||||
| Plus large victoire | Saint-Marin (7 juin 1995) |
||||
| Plus large défaite | Allemagne (1er juillet 1912) |
||||
| Palmarès | |||||
| Coupe du monde | Phases finales : 3 1er tour en 1994 et en 2002 |
||||
| Championnat d'Europe | Phases finales : 5 Demi-finaliste en 2008 |
||||
| Maillots | |||||
|
|
|||||
| Actualités | |||||
|
Éliminatoires de la coupe du monde de football 2014, zone Europe, groupe F |
|||||
| modifier |
|||||
L'équipe de Russie de football est constituée par une sélection des meilleurs joueurs russes sous l'égide de la Fédération de Russie de football. Elle remplace depuis juillet 1992 l'équipe de la CEI qui elle-même remplaça l'équipe d'URSS en janvier 1992.
Histoire [modifier]
Les deux Russie [modifier]
La Russie a existé durant 2 périodes, d’où le titre « les deux Russie » : la Russie impériale, jusqu’en 1917, date de la Révolution d’Octobre, et la Russie « nouvelle et actuelle » après l’éclatement de l’URSS en 1992 jusqu’à maintenant. Cet article traite des événements antérieurs à 1992.
L’héritage soviétique [modifier]
La Russie actuelle est la descendante de l’URSS sur le plan footballistique. L’URSS a remporté le Championnat d’Europe en 1960, a pris la quatrième place à la Coupe du monde 1966, en Angleterre, a remporté deux médailles d’or aux JO en 1956 et 1988. Puis la Russie est héritière de la CEI, qui succède à l’URSS pendant quelque temps, qui a participé à l’Euro 1992 mais a été éliminée au premier tour. La Russie hérite aussi un peu du style de jeu, même si l'équipe d'URSS regroupait parfois plus de joueurs ukrainiens que de joueurs russes. Après une transition effectuée par l'équipe de la CEI (élimination au premier tour de l'Euro 1992), c'est l’équipe de Russie de football (Сборная России по футболу) qui prend le relais de l'équipe d'URSS. Fini le célèbre maillot rouge avec le sigle "CCCP", la Russie joue désormais en maillot blanc ou bleu. Le maillot rouge est finalement de retour à la fin des années 2000, d'abord comme maillot de rechange puis, depuis 2008 comme tenue domicile. Seul le sigle CCCP a disparu, laissant place à une évocation du drapeau russe. Cependant, l'âge d'or du football russe appartient au passé. Les Russes se qualifient pour deux coupes du monde sur cinq (1994 et 2002), ainsi que quatre championnats d'Europe sur cinq (1996, 2004, 2008 et 2012).
Les débuts de la Russie [modifier]
La Fédération de Russie de football (Всероссийский футбольный союз, à l'époque Union de Football de Toutes les Russies) est fondée par Arthur McFerson, Robert Fulda et Georges Duperron en 1912. Elle est affiliée à la FIFA entre 1912 et 1917 puis depuis 1946. Elle est membre de l'UEFA depuis sa création en 1954. L'équipe de Russie de football remplace depuis juillet 1992 l'équipe de la CEI qui elle-même remplaça l'équipe d'URSS en janvier 1992. Du temps de la Russie impériale, elle fit son premier match officiel, contre la Finlande, le 30 juin 1912, à Stockholm. La Finlande s’imposa 2 buts à 1. Vasily Butusov est connu comme étant le premier buteur de la sélection russe. Le lendemain, toujours à Stockholm, l’Allemagne rencontre la Russie impériale, et le score est sans appel de 16-0. Cela constitue la plus large défaite des russes de leur histoire. Pour la nouvelle Russie, née en 1992, son premier match officiel fut joué à Moscou, le 16 août 1992, contre le Mexique. Cela se conclut par une victoire 2-0 de l’équipe de Russie de football (Сборная России по футболу).
1992-1996 : La Coupe du monde 1994 et l’Euro 1996 [modifier]
La Russie réussit à se qualifier pour la coupe du monde de football 1994, en tant que nouvelle nation. Elle termine deuxième du groupe 5 derrière la Grèce. Dans le groupe B, l’équipe de Russie de football (Сборная России по футболу) est opposée à la Suède, au Brésil et au Cameroun. Elle s’incline 0-2 contre le Brésil et 1-3 contre la Suède (but de Oleg Salenko) mais atomise le Cameroun 6-1 (quintuplé de Salenko et un but de Dmitri Radchenko). Elle finit troisième du groupe, et rentre au pays. Mais Oleg Salenko est co-meilleur buteur de la compétition avec 6 buts, en compagnie du bulgare Hristo Stoitchkov. Contrairement à l'URSS qui s'appuyait notamment sur un réservoir de joueurs ukrainiens et géorgiens, la Russie a trop peu de joueurs talentueux hormis certaines exceptions comme Aleksandr Mostovoï, Valeri Karpine ou Oleg Salenko. Ce dernier, auteur d'un quintuplé inédit lors du Mondial 1994 face au Cameroun, et co-meilleur buteur de l'épreuve avec 6 buts, ne confirmera jamais les espoirs placés en lui. La plus large victoire des russes fut jouée le 7 juin 1995 dans le cadre des éliminatoires de l’Euro 1996 contre Saint-Marin, cela se conclut par une victoire 7-0 des Russes. Elle termina première de son groupe de qualification. Les Russes tombent à l’Euro dans le « groupe de la mort » : l’Allemagne, l’Italie et la République tchèque. Ils réussirent à ne prendre qu’un point : 1-2 contre l’Italie (but de Ilya Tsymbalar), 0-3 contre l’Allemagne et 3-3 contre la République tchèque (buts de Aleksandr Mostovoï, Omari Tetradze et Vladimir Beschastnykh). La Russie attendra 2002 pour revenir dans les compétitions internationales.
1997-2001 : Le passage à vide [modifier]
Pour la Coupe du monde 1998, la Russie termine deuxième de son groupe derrière la Bulgarie. Elle doit donc passer les barrages contre l’Italie, mais est battue sur l’ensemble des deux matchs (1-1 ; 0-1). L’équipe de Russie de football frôla encore la qualification pour l’Euro 2000. Dans le groupe 4, la lutte est très serrée entre la Russie, l’Ukraine, la France et l’Islande. Cette dernière laisse du lest. Lors de la dernière journée, alors que la Russie savait le résultat de la France contre l’Islande (3-2), elle pense tenir la place de première, mais l’Ukraine égalise dans les derniers instants de la partie, ce qui renvoie la Russie à la troisième place du groupe, et l'élimine au profit de la France et de l’Ukraine (qui sera battue en barrage par la Slovénie).
2002-2006 : L’irrégularité russe [modifier]
Pour la Coupe du monde 2002, la Russie termine première de son groupe. Dans le groupe H, elle tombe contre la Belgique, le Japon et la Tunisie et s'affiche en tant que favori du groupe. Elle bat la Tunisie 2-0 lors de son premier match (buts de Titov et de Valeri Karpine), s’incline contre un des pays organisateurs, le Japon (0-1) et lors du dernier match de poule, malgré les buts de Vladimir Bestchastnykh et de Sychev, la Belgique gagne 3-2. L’équipe de Russie de football termine troisième de son groupe et rentre chez elle.
Pour l’Euro 2004, la Russie termine derrière la Suisse et doit passer les barrages contre le Pays de Galles. Elle va en phase finale sur l’ensemble des deux matchs (0-0 ; 1-0). Au premier tour, elle s'incline contre l'Espagne (1-0) et contre le Portugal (0-2), mais bat la Grèce, futur vainqueur de l'Euro 2004 (2-1) et a inscrit le premier but deux minutes après le début de la compétition : la Russie termine quatrième de son groupe et retourne dans son pays, mais reste dans les annales de l'UEFA avec ce nouveau record. Cependant, perdre ses deux premier matchs et en réaliser un troisième spectaculaire, mais inutile pour la qualification devient une habitude à renverser. En effet, cela est arrivé pour la troisième fois après les coupes du monde 1990 et 1994.
Pour la Coupe du monde 2006, la Russie lors des qualifications, enregistra sa plus large défaite en tant que nouvelle Russie contre le Portugal, le 13 octobre 2004 à Lisbonne. Le score est sans appel 7 buts à 1. En plus la Russie termine troisième du groupe avec le même nombre de points que la Slovaquie (23 points) mais avec une différence de buts défavorable (+16 pour la Slovaquie et +11 pour la Russie).
2006-2010 : La révolution russe de Guus Hiddink [modifier]
2006-2008 : La Russie aux éliminatoires de l'Euro 2008 [modifier]
Inquiets des mauvais résultats, surtout de la non-qualification à la Coupe du monde de football de 2006, les dirigeants du football russe ont décidé en 2006 de confier la sélection nationale à l'entraîneur hollandais Guus Hiddink qui a réalisé de bonnes performances en coupe du monde à la tête des équipes de Corée du Sud et d'Australie. Dans le groupe E, l’équipe de Russie de football est confrontée à Andorre, l’Angleterre, la Croatie, l’Estonie, Israël, et la Macédoine. La lutte est acharnée entre la Russie, la Croatie, l’Angleterre et Israël. Alors que la Croatie était sûre de terminer première du groupe, la Russie lors de la dernière journée devait battre Andorre et attendre une défaite de l’Angleterre contre la Croatie. Dmitry Sytchev permit à la Russie de gagner contre Andorre (1-0). Mais la sensation vient de Wembley : la Croatie bat l’Angleterre 3-2, ce qui permet la qualification de la Russie.
Euro 2008 : Le grand retour au sommet de l'équipe rouge ! [modifier]
Lors de l'Euro 2008, malgré un départ catastrophique face à l'Espagne (1-4), elle termine deuxième de son groupe en battant assez difficilement la Grèce (1-0), championne d'Europe en titre, puis en surclassant une Suède loin d'être à son meilleur niveau (2-0). Cette qualification pour les quarts de finale met fin à une période d'au moins deux décennies sans franchissement du premier tour.
En quart de finale, elle crée la sensation, prenant de vitesse les Pays-Bas et les empêchant de développer le jeu qui leur avait permis de battre successivement 3-0 et 4-1 les deux finalistes de la Coupe du monde 2006, à savoir l'Italie et la France. Ils l'emportent 3-1 à l'issue de la prolongation après un match maîtrisé de bout en bout.
Elle finira par s'incliner 3-0 en demi-finale à nouveau face à une Espagne imparable qui brandira finalement la coupe après leur victoire face à l'Allemagne par 1-0.
Durant cette compétition, la Russie a beaucoup impressionné, surtout pour sa victoire contre une Suède qui avait le droit au match nul pour se qualifier (2-0), de même pour son rattrapage après sa première défaite contre l'Espagne (1-4) et également pour avoir battu les hollandais qui avaient réalisé de belles performances en groupe. Elle a montré sa capacité à déjouer les pronostics et énormément fait penser à son brillant ancêtre soviétique.
2008-2009 : Victime d'arbitrage non neutre et de départage défavorables en barrage [modifier]
Pour les matchs de qualification à la Coupe du monde de football de 2010, la Russie est dans le groupe 4 où se trouve les vice-champions d'Europe, les Allemands contre lesquels elle perdra. Malgré une bonne résistance et bonne attaque, la Russie cèdera deux fois face aux Allemands par un but d'écart, mais gagnera contre les quatre autres équipes de football de son groupe, plus précisément la Finlande, les Pays de Galles, l'Azerbaïdjan et le Liechtenstein. Elle passera donc en match de barrage contre la Slovénie (à noter que la Russie était l'équipe barragiste qui avait le plus de points contrairement du cas de la Norvège qui avait le moins de point et qui était éliminée sans match de barrage). Le premier match (l'aller) avait eu lieu en Russie. L'équipe de Russie battra la Slovénie, mais cette dernière marquera un but précieux en toute fin de match à la 87e minute (2-1). Au retour, la Slovénie qui marquera en tout fin de première mi-temps (44e minute) battra la Russie en profitant d'un arbitrage très favorable (1-0). En effet, la Russie finira à 9 joueurs sur le terrain après l'exclusion de Kerjakov et le second avertissement de Jirkov tandis que les fautes commises par la Slovénie seront très rarement sifflées. Ce favoritisme de la Slovénie créera la polémique et incitera les Russes à demander une disqualification immédiate des Slovènes ce que la FIFA refusera. Avec le système de départage du but à l'étranger, la Russie aura payé très cher ce but inscrit par la Slovénie en fin de match lors de l'allée et, victime d'un arbitrage défavorable, n'ira pas à la coupe du monde pour la deuxième fois consécutive.
2010 : L'adieu de Hiddink à la Russie [modifier]
Hiddink et les russes regretteront beaucoup d'être passés aussi près de la coupe, mais cette non qualification ne nuira pas aux côtés populaire d'Hiddink. Le dernier match de la Russie avec Guus Hiddink sera un amical contre la Hongrie (1-1). Hiddink fera ses adieux en mars et rejoindra l'équipe de Turquie. En faisant ses adieux, Hiddink déclara « Pendant le temps que j'ai passé à la tête de la Russie nous avons eu des hauts et des bas. La plus grande déception, ce fut de rater la Coupe du Monde pour un but contre la Slovénie. Néanmoins, je dois remercier l'équipe et le staff de m'avoir aidé. Je suis sûr que la Russie sera à l'EURO 2012. Cette équipe a un énorme potentiel. ». Le capitaine de la Russie, Sergueï Semak, n'a pas caché ses regrets et a déclaré : « Je veux dire merci à Hiddink pour les résultats que nous avons obtenus. L'ère Hiddink s'éteint mais la vie continue. Un nouveau sélectionneur va arriver. Notre équipe est jeune et la plupart des gars vont rester. »[2].
2010-2012 : Le règne de Dick Advocaat [modifier]
Suite au départ de Hiddink, Dick Advocaat, entraîneur de l'équipe de Belgique, quittera son poste pour devenir entraîneur de la Russie. Les belges s'acharneront sur Advocaat. Ce dernier devra se justifier de son départ et dira ne pas comprendre les « raisons de ce lynchage ». Cet entraîneur n'est pas totalement inconnu des Russes, puisqu'il est celui qui a mené le Zénith Saint-Pétersbourg au succès avec surtout une Coupe de l'UEFA remportée et une Supercoupe de l'UEFA
2010-2012 : La Russie aux éliminatoires de l'Euro 2012 [modifier]
Les premiers matchs de la Russie avec Advocaat étaient contre la Bulgarie (match amical : 1-0) et Andorre (éliminatoires de l'Euro 2012 : 0-2). La Russie fait bonne impression et un bon début en battant ces deux équipes. Le troisième match est contre la Slovaquie. La Russie va au tapis (0-1). En revanche, elle efface cette défaite en Irlande (2-3). Celui contre la Macédoine est gagné par la Russie (0-1).
En novembre 2010, Advocaat a retrouvé la Belgique qu'il a quitté pour un match amical Russie - Belgique. La Russie est défaite 0-2. Elle connaît une seconde défaite en amical le 9 février 2011 contre l'Iran à l'étranger 1-0. Mais cette défaite sera la dernière avant plus de 15 matchs.
Le 4 mars 2011, la Russie ne réussit pas à briller en Arménie (0-0), équipe qu'elle vaincra trois mois plus tard à domicile (3-1).
Elle enregistre deux nuls au Qatar en amical de 1-1 avec l'équipe asiatique trois jours après celui en Arménie le 7 mars et à domicile avec le Cameroun 0-0 le 7 juin. Toujours en amical, elle bat la Serbie dans ce même pays 0-1 le 10 août 2011 avant de retourner aux éliminatoires.
Le 2 septembre 2011, elle gagne la Macédoine (1-0) à domicile. Quatre jours plus tard, la Russie fait un nul avec l'Irlande chez elle. Le 7 octobre, la Russie prend sa revanche sur la Slovaquie à l'étranger (0-1). Quatre jours plus tard, la Russie finit les tours préliminaires avec une écrasante victoire sur Andorre (6-0).
Elle joue un amical en Grèce le 11 novembre 2011 qui se solde par un nul 1-1 malgré l'ouverture du score par les russes. Elle effectue un dernier amical contre le Danemark dans ce dernier pays qu'elle gagne 0-2 le 29 février 2012.
La Russie est qualifiée pour l'Euro 2012 où elle retrouvera dans son groupe, le A, la Grèce qu'elle a déjà battu en 2004 et en 2008. Elle sera également opposée à la Pologne, pays hôte du championnat, et à la République tchèque. En match de préparation, elle fait nul contre l'Uruguay, 4e du dernier mondial, 1-1 et surtout corrige lourdement l'Italie 3-0. La Russie, invaincue depuis une quinzaine de matches et ayant corrigé l'Italie 3-0, entre en Pologne et en Ukraine avec un titre de favori.
Euro 2012 : Initialement gloire mais finalement massacre de grands espoirs [modifier]
La Russie se trouve dans le groupe A de l'euro. Après un match nul de la Pologne face à la Grèce (1-1), la Russie prend la tête du groupe en éclatant la République tchèque 4-1 le 8 juin 2012 et semble confirmer ses performances de 2008 et rappelle par la même occasion l'équipe demi-finaliste de Guus Hiddink. Avec le succès des préliminaires, des préparations et de ce premier match, tous sont persuadés de la qualification de la Russie.
Son prochain match l'oppose à la Pologne, pays hôte du championnat le 12 juin 2012. La Sbornaïa ouvre le score et impose son ultra domination en première partie face à une faible résistance et le peuple du nord est quasiment qualifié pour les quarts de finale à la tête du groupe et s'imagine déjà dedans (ce qui en ferait la première équipe de l'euro qualifiée pour les quarts de finale), mais les polonais égalisent miraculeusement au cours de la deuxième période, sur une balle perdue d'Archavine, et à cause d'une mauvaise défense de Zhirkov et Ignasevitch. Les Russes, accablés psychologiquement, tentent de gagner le match sans s'en donner les moyens, la faute à un coaching prôche du néant (1-1).
Elle achève le premier tour de l'euro en rencontrant la Grèce, championne d'Europe de 2004 qu'elle a déjà battue en 2004 et en 2008 et dont la Russie semble être la bête noire le 16 juin 2012. Cette fois-ci, trop confiante, la mieux armée pour sortir du groupe, la Russie perd 1-0 tandis que dans l'autre rencontre, la République Tchèque bat la Pologne ce qui entraîne l'élimination du grand favori en terminant troisième du groupe malgré une meilleure différence de but à la Grèce, la fin d'une accumulation de plus de 15 matches sans défaite et la fin de la réputation de la Russie de bête noire de la Grèce... Encore une fois, la malédiction du renversement de situation sur la Russie qui frôle qualification et déçoit d'un point de vue résultat semble continuer.
Néanmoins, Alan Dzagoev a avec ses trois buts marqués autant de but que le meilleur buteur et Archavine est parmi les meilleurs passeurs de la compétition avec ses 3 passes décisives ce qui est une bonne consolation pour l'équipe éliminée sans gloire de l'euro et nombreux sont les observateurs qui spéculent sur un possible trucage de match au sujet du résultat face à la Grèce.
Après l'Euro 2012 : L'avenir assombri par les polémiques [modifier]
L'échec a été très retentissant. De nombreux joueurs russes ont exprimé leur déception après le match. Alors que la Russie était invaincue depuis plus de 15 matches et avait montré sa puissance offensive contre l'Italie 3-0 (finaliste de l'Euro) et la Tchéquie 4-1, cette élimination prématurée a été l'une des plus grandes surprises et déceptions de l'Euro et a mis un terme à de grands espoirs.
Suite à de nombreux incidents durant l'Euro entre supporters russes et polonais, l'équipe nationale a été sanctionnée de 6 points pour les éliminatoires de l'Euro 2016 et la fédération russe de football d'une amende par l'UEFA. Ce premier scandale avait convaincu les Russes d'obtenir le meilleur résultat possible lors de cet Euro-ci, la tâche venant de se compliquer énormément pour l'Euro suivant. Mais cela allait plonger l'équipe dans la crise. Cette sanction sera cependant modifiée en août qui suivit après un appel de la fédération russe de sorte que l'équipe nationale ne paie pas les débordements de ses supporters.
De nombreux supporters russes, écœurés du résultat sont venus exiger d'Archavine qui a entrainé le but de la Pologne sur une balle perdue et donc la non qualification des excuses, mais celui-ci a répondu que c'était leur problème s'ils n'étaient pas satisfait, réponse qui a révolté la fédération russe. Cela a entraîné une violente polémique qui ne s'est apaisée que par les excuses du capitaine de l'équipe. De même, Advocaat qui va entraîner le PSV Eindhoven, ne s'est pas excusé pas auprès des observateurs et en répliquant continuellement qu'il ne voyait pas un seul instant où la sélection avait mal joué s'attire de sévères critiques. Archavine exprimera sa constatation regrettable qu'au lieu de soutenir les joueurs, on les achève. Ce deuxième scandale enfonce définitivement l'équipe dans la crise et entraîne une perte de confiance générale de la part des supporters tout comme de l'équipe.
Néanmoins, si dans un premier temps les médias russes s'étaient déchaînés sur Advocaat et Archavine, ils se sont mis dans un deuxième temps à comprendre pourquoi leur équipe qui avait montré tant de chose s'était faite éliminer en tant que favori : le manque de réalisation. L'équipe nationale dont le jeu ressemblait énormément à celui d'Hiddink a eu un grave manque de finition. La Russie avait asphyxié l'Italie et la Tchéquie, mais aurait pu marquer cinq buts de plus dans chacun des deux matchs en transformant la moitié de ses occasions. Ce manque de finition a eu des conséquences graves pour l'équipe contre la Pologne, et plus encore face à la Grèce contre laquelle les Russes ont tiré 25 fois, ce qui est un chiffre impressionnant mais sans pouvoir marquer.
Les médias essayeront de retenir le positif : même si cet Euro était la dernière chance pour l'équipe demi-finaliste, l'échec permettra le renouvellement de l'équipe, doyenne de la compétition avec une tranche d'âge moyenne de 28 ans. Les nouveaux joueurs disputeront le Mondial 2018 qui a été attribué à la Russie.
Mais à cause des mauvais résultats dont la Sbornaïa n'arrive pas à se libérer et des polémiques retentissantes, la Russie s'en va préparer le Mondial 2014 démoralisée et peu confiante... Le prochain sélectionneur sera confronté à un défi de taille...
2012-2014 : La Russie avec Fabio Capello [modifier]
Fin 2012 : Nouvelle révolution et retour dans la lumière [modifier]
Suite à la claque fugitive, mais inoubliable reçue lors de l'Euro 2012, le moral de la Sbornaïa et du peuple du nord est au plus bas... Pourtant, en quelques mois, la Russie va tourner la page et se remettre de son état démoralisant. En juillet, la direction de la Sbornaïa est confiée au sélectionneur italien Fabio Capello ancien sélectionneur de l'Angleterre. Le nouveau sélectionneur est confronté à un grand défi. Il doit redonner confiance aux supporters démoralisés et qualifier l'équipe pour le Mondial 2014 de préférence en évitant les barrages dont les Russes gardent un mauvais souvenir après ceux de 2010 avec comme rival l'équipe portugaise qui avait battu la Sbornaïa 7-1 en 2006 et que celle-ci n'est jamais parvenue à battre tout en rajeunissant la sélection nationale en vue du Mondial 2018 dont la Russie a été désignée organisatrice...
La première décision de Capello est de se passer non seulement d'Archavin (après convocation à cause de la polémique du dernier Euro), mais aussi de Pavlyuchenko et de Zhirkov et Malafeïev a mis un terme à sa carrière internationale. Il décide de faire appel à de nouveaux joueurs comme Viktor Fayzulin ou Vladimir Bystrov. Le premier match de l'équipe est contre la plus puissante équipe africaine : la Côte d'Ivoire le 15 août 2012 qui se soldera par un nul malgré ouverture du score et domination (1-1).
Pour les éliminatoires de la coupe du monde au Brésil, la Russie est opposée au Portugal, qui semble être la bête noire de la Sbornaïa et qui est son principal rival dans le groupe, à Israël, à l'Irlande du Nord, à l'Azerbaïdjan et au Luxembourg. Si l'Euro 2012 a terminé en fiasco, l'année 2012 terminera par une belle reprise de confiance avec quatre victoires en éliminatoires et les cages inviolées grâce au talentueux Igor Akinfeev, héros de 2008, faisant de la Russie la seule équipe totalement gagnante avec les Pays-Bas et la seule n'ayant pas encaissé de but.
La Sbornaïa débute les préliminaires avec les deux outsiders du groupe. Elle bat l'Irlande du Nord 2-0 à domicile le 7 septembre ce qui est la première victoire de la Russie de Capello, et surtout le 11 septembre Israël 0-4 à l'extérieur avec un doublé de Aleksandr Kerjakov (qui durant l'euro précédent avait tiré 11 tirs non cadrés en trois matchs, un record) et grâce à un excellent milieu Viktor Fayzulin. Pendant ce temps, le demi-finaliste du mondial précédent, le Portugal, bat péniblement le Luxembourg 1-2 qui avait ouvert le score, puis vainc l'Azerbaïdjan 3-0 dans la péninsule ibérique en fin de match.
La première confrontation entre les deux rivaux a lieu le 12 octobre en Russie. La Sbornaïa ouvre le score dès la sixième minute sur une passe en profondeur de Roman Chirokov à Kerjakov qui trompe le gardien adverse. Elle laisse ensuite le ballon aux Portugais dans l'attente d'une contre-attaque. Les Russes ne concrétisent aucune de ces occasions en contre-attaque qui permettront tout de même au joueur Vladimir Bystrov de s'illustrer, mais les Portugais ne s'en relèvent pas ce qui permet à la Russie de se venger du 7-1 infligé en 2006 et de devancer son rival de trois points. Ce match est l'affiche de la troisième journée des éliminatoires.
Le 16 octobre lors de la quatrième journée, la Russie continue son sans faute en sortant une nouvelle fois victorieuse contre l'Azerbaïdjan 1-0 tandis que le Portugal s'est fait dominer par l'Irlande du Nord chez lui et n'a égalisé qu'en fin de match (1-1). Dans le même temps, Israël qui a vaincu le Luxembourg 0-6 puis 3-0 subtilise au Portugal la seconde place au même nombre de points, mais à la différence de but. La Russie a 5 points d'avance sur ses deux rivaux et est à présent la mieux armée pour sortir du groupe et se qualifier directement, mais elle se souvient aussi du nombre non mémorable de renversements de situation dans le passé (Mondial 2010 et Euro 2012)...
Avec quatre victoires en éliminatoires et les cages inviolées, la Russie est la seule équipe avec les Pays-Bas (qui sont également une grande déception de l'euro précédent) à avoir gagné tous ses matchs et la seule à ne pas avoir encaissé de but ce qui est synonyme de début d'éliminatoires très réussi. Les anciennes stars Archavin, Pavlyuchenko et d'autre, ainsi que Dzagoev, révélation de 2012, n'ont pas joué une seconde sur le terrain des éliminatoires.
Elle réalise un match amical contre les États-Unis qui n'a jusqu'à présent jamais réussi à battre les rouges. Les Russes mènent au score deux fois, mais les Américains égalisent également deux fois dont la deuxième dans le temps additionnel de la seconde mi-temps. Ce match jugé décevant montre à la nouvelle Russie que malgré les succès, tout ne peut pas être parfait...
Début 2013 : De grandes affiches [modifier]
Après avoir idéalement clôturé l'année 2012, les Russes débutent idéalement l'année 2013 par une victoire 2-0 sur l'Islande, ancien adversaire de la Sbornaïa lors de la phase qualificative de 2000.
Le 22 mars, c'est l'ouverture de la deuxième partie des éliminatoires de Brésil 2014. La Russie est en tête de son groupe avec 12 points, le maximum, devant Israël et le Portugal qui sont à 7 points. C'est durant cette deuxième partie que la Russie qui a déjà accueilli trois fois effectuera de nombreux déplacements à l'étranger après en avoir fait un.
Pour entamer la deuxième phase, la Russie devait se rendre en Irlande du Nord, outsider très distancé avec seulement deux points, mais qui est parvenu à réaliser des exploits (et a d'ailleurs mené pendant la majeure partie du match et a finalement concédé le nul au Portugal). Mais en raison de chutes de neige, le match est reporté au lendemain puis une seconde fois reporté. C'est une frustration pour les Russes qui croyaient pouvoir s'envoler avec sept points d'avance sur leurs deux poursuivants qui s'étaient neutralisés un peu plus tôt (3-3).
Le 25 mars, la Russie affronte le Brésil en train de préparer sa coupe des confédérations. Les Russes réalisent un bon match. Ils dominent totalement la première mi-temps avec une main dans la surface de réparation non sifflée et de nombreux tirs en empêchant le Brésil d'attaquer avant plus d'un quart d'heure et en maîtrisant ses rares offensives. Après trois changements dès la mi-temps,la Sbornaïa se fait beaucoup plus discrète. Cela ne l'empêche pas d'ouvrir le score à la 73ème minute après un spectaculaire échange de balles dans la surface de réparation avec deux tentatives repoussées par le gardien ou des défenseurs. C'est finalement Fayzulin qui débloque la situation après quinze seconde de pression pour les deux équipes. Le Brésil réagit assez timidement, mais l'entrée du Brésilien Hulk qui évolue avec les Russes au Zénith Saint-Pétersbourg va apporter de la vitesse au jeu brésilien dont la Russie empêche le développement de celui montré contre l'Italie quelques jours plus tôt. La Russie cèdera finalement à la 90ème minute concédant le nul (1-1). Malgré le regret d'avoir laissé filer l'exploit de la première victoire en tant que nouvelle Russie, la Sbornaïa a réalisé un bon match et obtenu un bon résultat.
Le 7 juin, la Sbornaïa se rendra au Portugal où elle affrontera de nouveau son grand rival.
Le 18 août, la Russie aurait du être confrontée à l'Argentine, de loin en tête des qualifications sud-américaines. Mais c'est à cette date qu'a été décidé de reporter le match de qualification contre l'Irlande du Nord.
2016-2018 : La résidence de la Coupe du Monde de la Fifa de 2018 [modifier]
Le 2 décembre 2010, la coupe du monde 2018 est attribuée à la Russie qui est donc qualifiée d'office pour cet évènement planétaire. En cas de non qualification pour la coupe du monde 2014, cela ferait 16 ans que l'équipe nationale de la Fédération de Russie n'aura pas accédé à la phase finale de la coupe du monde de la FIFA. Cette attribution permettra aussi à la Russie de participer à sa première coupe des confédérations en 2017.
Palmarès [modifier]
Parcours en Coupe du monde de football [modifier]
- 1994 : 1er tour
- 1998 : Tour préliminaire (barrages)
- 2002 : 1er tour
- 2006 : Tour préliminaire
- 2010 : Tour préliminaire (barrages)
- 2014 : En cours...
- 2018 : Qualifiée d'office en tant que pays organisateur
Parcours en Championnat d'Europe des nations de football [modifier]
Parcours en Coupe des confédérations [modifier]
- 2017 : Qualifiée d'office en tant que pays organisateur
Principaux joueurs d'hier et d'aujourd'hui [modifier]
Gardiens de but
- Lev Yashin
- Igor Akinfeev
- Aleksandr Filimonov
- Dmitri Kharine
- Ruslan Nigmatullin
- Sergueï Ovtchinnikov
- Stanislav Tchertchessov
- Viatcheslav Malafeïev
- Vladimir Gaboulov
- Rinat Dasaev
Défenseurs
- Sergueï Ignachevitch
- Dmitri Khlestov
- Dmitri Popov
- Dmitri Khokhlov
- Youri Kovtun
- Ramiz Mamedov
- Youri Nikiforov
- Viktor Onopko
- Andreï Solomatine
- Igor Tchougaïnov
- Omari Tetradze
- Vadim Evseev
- Vassili Berezoutski
- Alexeï Bérézoutski
- Alexander Anyukov
- Denis Kolodine
Milieux
- Evgeni Aldonin
- Dmitri Alenichev
- Igor Chalimov
- Marat Izmailov
- Andreï Karyaka
- Andreï Kantchelskis
- Valeri Karpine
- Igor Korneev
- Dmitri Loskov
- Andreï Pyatnitski
- Aleksandr Mostovoï
- Vladislav Radimov
- Sergueï Semak
- Alexeï Smertine
- Igor Lediakhov
- Andreï Tikhonov
- Egor Titov
- Ilya Tsymbalar
- Igor Yanovski
- Dmitri Kuznetsov
- Dmitri Torbinskiy
- Ivan Saenko *
- Diniyar Bilyaletdinov
- Konstantin Zyrianov
- Iouri Jirkov
- Alan Dzagoev
- Igor Semchov
- Vladimir Bystrov
Attaquants
- Vladimir Beschastnykh
- Aleksandr Kerzhakov
- Sergueï Kiriakov
- Igor Kolyvanov
- Dimitri Radchenko
- Oleg Salenko
- Igor Simutenkov
- Dmitri Sytchev
- Sergueï Yuran
- Andreï Archavine
- Roman Pavlyuchenko
- Pavel Pogrebniak
Joueurs [modifier]
Équipe actuelle [modifier]
Voici la liste des 23 joueurs sélectionnés pour participer à l'Euro 2012.
Sélections et buts actualisés le 16 juin 2012.
Appelés récemment [modifier]
Voici la liste des joueurs appelés par le sélectionneur pendant les 12 derniers mois.
Sélectionneurs [modifier]
Les sélectionneurs en italique ont assuré l'intérim.
Mise à jour le 14 novembre 2012.
| Sélectionneur | Période | Matchs | Gagnés | Nuls | Perdus | Gagnés % |
|---|---|---|---|---|---|---|
| 1992-1994 | 23 | 12 | 6 | 5 | 52.2 | |
| 1994-1996 | 25 | 17 | 4 | 4 | 68.0 | |
| 1996-1998 | 20 | 8 | 8 | 4 | 40.0 | |
| 1998 | 6 | 0 | 0 | 6 | 0.0 | |
| 1999-2002 | 35 | 19 | 10 | 6 | 54.3 | |
| 2002-2003 | 9 | 4 | 2 | 3 | 44.4 | |
| 2003-2005 | 19 | 8 | 6 | 5 | 42.1 | |
| 2005 | 7 | 3 | 4 | 0 | 42.9 | |
| 2006 | 2 | 0 | 1 | 1 | 0.0 | |
| 2006-2010 | 39 | 22 | 7 | 10 | 56.4 | |
| 2010-2012 | 24 | 12 | 8 | 4 | 50.0 | |
| 2012- | 6 | 4 | 2 | 0 | 66.6 |
Records individuels [modifier]
Chiffres au 29 février 2012[3]
Les joueurs en gras sont encore en activités.
|
Joueurs les plus capés
|
Meilleurs buteurs
|
Notes et références [modifier]
- Classement mondial, sur fr.fifa.com, 11 avril 2012. Consulté le 27 octobre 2012.
- L'adieu de Hiddink à la Russie sur UEFA.com consulté le 19 juillet 2010.
- (en) Russia - Record International Players, sur rsssf.com
Voir aussi [modifier]
- Équipe de Russie espoirs de football
- Équipe de Russie de football des moins de 17 ans
- Équipe d'Union soviétique de football
- Équipe de la CEI de football
Liens externes [modifier]
- (fr) Toute l'actualité de l'équipe de Russie et du championnat russe de football
- (ru) Site officiel de l'équipe de Russie de football
- (ru) Actualité de l'équipe de Russie de football sur le site officiel de la fédération russe de football