Serbie-et-Monténégro

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44° 49′ N 20° 28′ E / 44.817, 20.467

Communauté d'États de
Serbie-et-Monténégro
Државна заједница Србија и Црна Гора

Državna zajednica Srbija i Crna Gora

2003 – 2006

Drapeau
Drapeau
Blason
alt=Description de cette image, également commentée ci-après

Localisation de la Serbie-et-Monténégro (orange) sur le continent européen (blanc)

Informations générales
Statut République fédérale
Capitale Belgrade
Langue Serbe
Monnaie Dinar serbe,
euro (au Monténégro)
Fuseau horaire +1
Domaine internet .yu
Indicatif téléphonique +381
Démographie
Population 10 832 545 habitants (2006)
Superficie
Superficie 102 350 km² (2006)
Histoire et événements
4 février 2003 Constitution
3 juin 2006 Indép. du Monténégro
5 juin 2006 Indép. de la Serbie
Président
20002003 Vojislav Koštunica (1er)
20032006 Svetozar Marović (Der)

Entités précédentes :

Entités suivantes :

La Communauté d'États de Serbie-et-Monténégro (Државна заједница Србија и Црна Гора/Državna zajednica Srbija i Crna Gora) était un État fédéral d'Europe situé dans la péninsule balkanique. Il était constitué de la République de Serbie et de la République du Monténégro (cette dernière donnait à la fédération son accès à la mer Adriatique). Il avait une frontière commune avec l'Albanie, le Kosovo la Macédoine, la Bulgarie, la Roumanie, la Hongrie, la Croatie et la Bosnie-Herzégovine.

Histoire[modifier | modifier le code]

Tout en formant une fédération moins étroite voire une confédération, elle succède en 2003 à l'ancienne « République fédérale de Yougoslavie » déjà constituée par Slobodan Milošević, le 27 avril 1992, à partir de la Serbie et du Monténégro, alors anciennes républiques fédérées de feue la « République fédérative socialiste de Yougoslavie » qui avait éclaté en 1990-1991. Milošević avait appelé « Yougoslavie » cette première union de la Serbie et du Monténégro, pour capter l'image de cette ancienne Yougoslavie dans le monde et entretenir la thèse selon laquelle il avait essayé de la sauver, mais il échoua à la faire reconnaître comme son seul État successeur.

Le gouvernement monténégrin, qui s'était opposé à Milošević de 1997 à sa chute en septembre 2000, soutenait ouvertement l'indépendance de son pays. L'Union européenne et notamment le commissaire européen Javier Solana l'a convaincu de former une fédération moins étroite avec la Serbie, tout en assurant son caractère provisoire ; d'où le sobriquet de « Solanaland » ou « Solanastan » qu'on lui a parfois donné à l'époque[1]. L'accord prévoit donc de ne coopérer que dans certains domaines politiques (comme la Défense). Les deux républiques constitutives auront le droit de demander leur pleine indépendance trois ans après l'adoption de la nouvelle Constitution, qui eut lieu le 4 février 2003, sans d'ailleurs respecter les formes prévues par la Constitution antérieure, tant le scepticisme était grand d'un côté comme de l'autre.

Cependant, après cette période probatoire, le 21 mai 2006, un référendum sur l'indépendance du Monténégro est organisé dans cette république, où le camp indépendantiste l'emporte avec 55,5 % des voix.

Un vif débat a concerné la majorité qualifiée de 55 % qui était nécessaire à l'adoption du référendum qui prévoyait l'indépendance.

Conformément aux résultats de ce référendum, le Parlement du Monténégro adopte le 3 juin 2006 une déclaration d'indépendance qui marque de fait la dissolution de la fédération.

De son côté, le Parlement serbe a adopté le 5 juin 2006 une déclaration faisant officiellement de l'État serbe le successeur de l'ancien État commun, ce qui équivaut de facto à proclamer l'indépendance de la Serbie et à reconnaitre celle du Monténégro.

Comme le précise la Constitution de l'ex-État commun, le Monténégro qui quitte la fédération, doit céder les sièges que celle-ci détenait auprès des instances internationales (notamment à l'ONU et au Conseil de l'Europe) à la seule Serbie, avant de récupérer de nouveaux sièges en son propre nom au sein des organisations internationales auxquelles elle formulera une demande d'adhésion.

Les ex-ministères fédéraux de la Défense et des Affaires étrangères sont passés sous la tutelle exclusive de l'État serbe.

Politique[modifier | modifier le code]

Les anciennes structures étatiques fédérales étaient constituées de :

  • Un président : élu par le parlement commun
  • Un Conseil des ministres, en charge respectivement des affaires étrangères, de la défense, des relations économiques internes, des relations économiques externes, des droits de l'homme et des minorités
  • Un Parlement commun (126 députés élus au suffrage indirect, soit 91 venant de la Serbie et 35 du Monténégro)

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution de la démographie entre 1961 et 2003 (chiffre de la FAO, 2005). Population en milliers d'habitants

Il y avait fin 2003 en Serbie, 291 403 réfugiés (dont 189 746 de Croatie, 99 785 de Bosnie-Herzégovine, 1 403 de Macédoine, 437 de Slovénie) et 256 891 « déplacés intérieurs » principalement en raison des tensions au Kosovo. Par ailleurs, selon le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés, 296 632 Serbes, Monténégrins et Kosovars sont réfugiés à l'étranger dont 168 980 en Allemagne.

Codes[modifier | modifier le code]

Scg01.png
Scg02.png

La Serbie-et-Monténégro a eu pour codes :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. "... l'ultime avatar de l'ancienne union des républiques yougoslaves, ce pays au nom étrange d' 'Union des états de la Serbie et du Monténégro', que beaucoup appelaient le 'Solanaland' ou le 'Solanastan' d'après son père fondateur Javier Solana"... -- Zoran Senković, "Črnogorci se izvijajo iz bratskega objema" ("Les Monténégrins se dégagent de l'étreinte fraternelle") Dnevnik.si, 20 mai 2005 (sl)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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