Coupe du monde de football de 2014

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Brésil 2014

alt=Description de l'image WC-2014-Brasil.svg.
Généralités
Sport Football
Organisateur(s) FIFA
Édition 20e
Lieu Drapeau du Brésil Brésil
Date du 12 juin 2014
au 13 juillet 2014
Nations 32 (204 en phases
qualificatives
)
Épreuves 64 rencontres
Site(s) 12 stades
Site web officiel
Palmarès
Tenant du titre Drapeau : Espagne Espagne
Vainqueur Drapeau : Allemagne Allemagne (4e titre)
Finaliste Drapeau : Argentine Argentine
Troisième Drapeau : Pays-Bas Pays-Bas
Buts 171 (moyenne 2,67)
Meilleur joueur Drapeau : Argentine Lionel Messi
Meilleur(s) buteur(s) Drapeau : Colombie James Rodríguez (6)

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La Coupe du monde de football de 2014 est la 20e édition de la Coupe du monde de football, compétition organisée par la FIFA et qui réunit les trente-deux meilleures sélections nationales de football. Sa phase finale a eu lieu à l'été 2014, du 12 juin 2014 au 13 juillet 2014, au Brésil. Avec le pays organisateur, toutes les équipes championnes du monde depuis 1930 (Uruguay, Italie, Allemagne, Angleterre, Argentine, France et Espagne) se sont qualifiées pour cette compétition. Elle est aussi la première compétition internationale à laquelle participe la Bosnie-Herzégovine. Le tirage au sort des huit groupes de quatre équipes du premier tour est effectué le 6 décembre 2013 à Costa do Sauípe.

Pour la première fois dans l'histoire de la compétition, d'une part la technologie sur la ligne de but est utilisée et, d'autre part, les arbitres disposent d'une bombe aérosol de mousse blanche pour marquer une limite temporaire sur la pelouse et ainsi fixer le mur des joueurs à 9,15 m lors d'un coup-franc.

Le Brésil ouvre la compétition par une victoire 3-1 face à la Croatie le 12 juin 2014 à l'Arena Corinthians de São Paulo. Le premier tour est marqué par les éliminations de l'Espagne, tenante du titre, dès son deuxième match, tout comme l'Angleterre, puis du Portugal et de l'Italie, quadruple championne du monde, à leur troisième match. 136 buts sont marqués lors de cette première phase du tournoi, pour une moyenne de 2,83 buts par match ce qui constitue le record pour une Coupe du monde à 32 équipes.

Huit équipes des Amériques (du nord/centrale et du sud), six équipes européennes et deux équipes africaines sont présentes en huitièmes de finale au début de la phase à élimination directe. Depuis que la coupe du monde compte 32 sélections participantes, c'est la première fois que seules les huit équipes ayant terminé à la première place de leurs poules se qualifient pour les quarts de finale. Le Brésil, l'Allemagne, l'Argentine et les Pays-Bas, présents en demi-finales de la compétition après avoir éliminé la Colombie, la France, la Belgique et le Costa Rica, cumulent vingt-et-une finales de Coupe du monde et dix titres remportés. L'Allemagne est par ailleurs la première formation de l'histoire à atteindre quatre fois de suite le dernier carré du Mondial.

La demi-finale Brésil - Allemagne est marquée par le score historique de 7-1 en faveur de la Mannschaft. La finale a lieu le 13 juillet au stade Maracanã de Rio de Janeiro où l'Allemagne et l'Argentine s'affrontent une troisième fois pour le titre après 1986 et 1990 et où l'Allemagne s'impose 1-0 (comme en 1990) en prolongation sur un but de Mario Götze, remportant sa quatrième Coupe du monde. L'Allemagne devient le premier pays européen à remporter une coupe du monde sur le sol américain.

Le Colombien James Rodríguez est le meilleur buteur de ce Mondial avec six buts, l'Argentin Lionel Messi est désigné meilleur joueur, l'Allemand Manuel Neuer meilleur gardien de but et le Français Paul Pogba meilleur jeune.

Préparation de l’événement[modifier | modifier le code]

Désignation du pays organisateur[modifier | modifier le code]

Le 30 octobre 2007 le nom du pays organisateur est désigné.

Le 7 mars 2003, la FIFA annonce que la Coupe du monde sera organisée en Amérique du Sud pour la première fois depuis l'Argentine en 1978, en accord avec sa nouvelle politique, qui veut que l'organisation de la phase finale de la coupe tourne à travers les différentes confédérations continentales[1] (poursuivant ainsi sur la lancée des dernières compétitions, Asie en 2002 avec le Japon et la Corée du Sud, Europe en 2006 avec l'Allemagne et Afrique en 2010 avec l'Afrique du Sud).

Le 17 mars 2007, les différentes fédérations du CONMEBOL, la confédération sud-américaine de football, adoptent le Brésil comme candidat unique de la zone, et ce à l'unanimité. Le Brésil dépose sa candidature officielle le 31 juillet 2007. Le 16 juillet 2006, la Colombie se porte candidate mais le 11 avril 2007, elle retire sa candidature en raison des nombreux soutiens à la candidature brésilienne[2].

Durant le mois de mai 2007, la candidature de la Bolivie crée la polémique. Elle est écartée par la FIFA, faute d'avoir des stades situés à moins de 2 500 mètres d'altitude, nouvelle norme d'altitude maximale pour les matchs internationaux[3]. L'Argentine, le Venezuela et le Paraguay apportent leur soutien à la Bolivie contre le veto de la FIFA[4] pendant que la Colombie, le Pérou, et l'Équateur menacent, avec la Bolivie, de boycotter la Copa América 2007 au Venezuela[5] puis le Mondial 2010 en Afrique du Sud[6].

Le 30 octobre 2007, le Brésil, seul candidat, est désigné pays hôte de la Coupe du monde 2014[7]. Il s'agit de la seconde Coupe du monde organisée dans ce pays après celle de 1950.

[modifier | modifier le code]

L’emblème officiel de l’édition brésilienne imite la forme du trophée actuel de la Coupe du monde, composée de trois mains de verrouillage qui se réunissent pour former un ballon. Alors que les trois mains entrelacées symbolisent l’aspect humanitaire, les couleurs de ce logo sont le vert, le jaune et le rouge, mais il existe aussi une version qui inclut le bleu, comme dans le drapeau national[8]. Le design de ce logo intitulé "Inspiration" et créé par l’agence brésilienne Africa est dévoilé le 8 juillet 2010, au Sandton Convention Centre de Johannesburg, un jury composé de sept personnalités (l'architecte Oscar Niemeyer, le designer Hans Donner (pt), le mannequin Gisele Bundchen, l’auteur Paulo Coelho, la chanteuse Ivete Sangalo, Ricardo Teixeira et le Secrétaire Général de la FIFA, Jérôme Valcke) ayant choisi le vainqueur parmi les 125 propositions de vingt-cinq agences brésiliennes[9].

Le choix de ce logo a fait l'objet de controverses. L'Association brésilienne des graphistes s'est plainte d'être exclue du projet. Certains critiques ont comparé le logo au geste consistant à se couvrir le visage avec les mains lors de frustration, de déception ou d'embarras, tel le graphiste brésilien Alexandre Wollner (pt) qui a déclaré « en y regardant de plus près, on peut distinguer un visage honteux caché derrière les mains »[10].

Mascotte[modifier | modifier le code]

La mascotte officielle : Fuleco.

La mascotte officielle de la Coupe du monde 2014 est Fuleco (né le 1er janvier 2000), un tatou à trois bandes du Brésil (Tolypeutes tricinctus)[11], une espèce en voie de disparition. Sa carapace est bleue et le reste de son corps est jaune. Son nom est le mot-valise de futebol (« football ») et ecologia (« écologie »).

Musique officielle[modifier | modifier le code]

Cláudia Leite,Pitbull et Jennifer Lopez interprètent la chanson officielle durant la cérémonie d'ouverture.

La chanson officielle de la Coupe du monde 2014 est We Are One (Ola Ola). Elle a été composée et coproduite par Pitbull et est interprétée par Claudia Leite, Pitbull et Jennifer Lopez. Elle sort officiellement chez Sony Music le 8 avril 2014 et fait partie intégrante de l'album officiel de la Coupe du monde : One Love, One Rhythm qui est sorti le 12 mai 2014[12] (également produit par Sony Music).

L'hymne officiel, quant à lui, est Dar um Jeito (We Will Find a Way), interprété par Wyclef Jean, Carlos Santana, Avicii et Alexandre Pires[13]. La chanson officielle de la mascotte est Tatu Bom de Bola, interprétée par Arlindo Cruz.

Parmi les musiques faisant partie de l'album officiel de la Coupe du monde 2014, il y a également la chanson vainqueur du concours SuperSong. Ce concours, organisé par Sony Music, était ouvert à n'importe quel résidant de l'un des 33 pays retenus. Les participants devaient se rendre sur le site de SuperSong, remplir un formulaire et fournir le lien vers une vidéo où on les voit chanter leur propre œuvre musicale. Le nom du grand gagnant (déterminé en partie par un vote du public mais surtout par un jury qui déterminent les finalistes puis le vainqueur) a été révélé le 10 février 2014. Il s'agit de Elijah King pour sa chanson Vida dont le morceau a été retravaillé et enregistré avec Ricky Martin[14]. Shakira, après le succès de son titre et chanson officielle de la Coupe du monde 2010 Waka Waka (This Time for Africa), figure à nouveau sur l'album officiel avec une chanson intitulée La La La.

Primes[modifier | modifier le code]

Le montant des primes versées par la FIFA augmente de 37 % par rapport à l'édition précédente, s'élevant ainsi à 576 millions de dollars américains. Le vainqueur de la compétition recevra 35 millions de dollars, l'autre finaliste 25 millions, le troisième 22 millions et le quatrième 20 millions. Les quatre autres quart-de-finaliste auront chacun 14 millions de dollars. Les équipes étant sorties de leur groupe mais éliminées en huitièmes de finale recevront 9 millions et celles qui ne passent pas la première phase de groupe 8 millions auxquels s'ajoutent 1,5 millions de dollars que la FIFA verse à toutes les équipes pour couvrir leurs « frais de préparation »[15].

Les clubs qui fournissent des joueurs pour la Coupe du monde sont également récompensés et se partagent une enveloppe de 70 millions de dollars. Enfin, 20 millions de dollars seront reversés pour des projets liés au football au Brésil.

Ballon officiel[modifier | modifier le code]

Le ballon officiel de cette Coupe du monde se nomme Brazuca. Fabriqué par Adidas, le nom du ballon a été révélé le 2 septembre 2013 et sa forme définitive a été dévoilée le 3 décembre 2013[16],[17].

Technologie sur la ligne de but[modifier | modifier le code]

Pour la première fois dans l'histoire de la Coupe du monde, une technologie dite « sur la ligne de but »[18] a été mise en place pour permettre aux arbitres de savoir si le ballon a franchi intégralement ou non la ligne de but. Celle qui a été retenue pour la coupe du monde 2014 est celle développée par GoalControl. Les douze stades de la compétition ont ainsi été équipés de 14 caméras à haute vitesse (7 par but)[18]. Lors des matchs, un ordinateur analyse en permanence les images et envoie un signal à l'arbitre central si la balle a franchi intégralement la ligne de but. Une restitution en 3D est disponible pour être diffusée par les télévisions et par les écrans des stades. La première utilisation de cette technologie dans l'arbitrage l'a été lors du match du groupe E entre la France et le Honduras où l'arbitre a validé un but du gardien hondurien Noel Valladares contre son camp, suite à une frappe sur un des poteaux de l'attaquant français Karim Benzema.

Pause fraîcheur[modifier | modifier le code]

Une autre innovation de cette Coupe du monde est l'introduction de pauses fraîcheur (cooling breaks en anglais), permettant aux joueurs de se désaltérer et de se réhydrater lorsque les conditions météos sont trop exigeantes[19]. Pour pouvoir bénéficier de cette pause d'une durée de 3 minutes, il faut que la température au thermomètre-globe mouillé atteigne ou dépasse 32 °C. Il est laissé à l'arbitre l'opportunité de décider de faire une pause, qui ne pourra se produire qu'après 30 minutes de jeu, en première ou seconde période, et alors que le ballon n'est pas en jeu[20].

Le premier match à en bénéficier est le match États-Unis-Portugal du groupe G, le 22 juin 2014, à Manaus. Le huitième de finale Pays-Bas-Mexique, le 29 juin 2014, à Fortaleza, est le premier match à élimination directe à en bénéficier.

Billetterie[modifier | modifier le code]

Le prix des 3,3 millions de billets, disponibles à partir du 20 août 2013, est fixé selon une stratégie de catégorisation de la FIFA : prix minimum de 10 euros réservés aux Brésiliens les plus défavorisés (étudiants, personnes âgées et participants au Bolsa Familia, un programme social pour lutter contre la pauvreté) et de 68 euros pour les supporters étrangers, les autres prix variant en fonction du match et de l'emplacement (jusqu'à 750 euros pour la finale au stade Maracanã de Rio)[21],[22].

La FIFA attribue la moitié des billets aux supporters, les autres étant réservés aux officiels, aux entreprises et aux sponsors (600 000 billets, les six grands partenaires étant Adidas, Coca-Cola, Hyundai-Kia Motors, Emirates, Sony et Visa[23]). La FIFA alloue 450 000 billets pour les programmes de relations publiques et se garde 200 000 billets pour les affiliés commerciaux de la FIFA, ses membres et le Comité organisateur local (COL)[24].

Villes et stades[modifier | modifier le code]

Les douze villes accueillant des matches sont annoncées le 31 mai 2009[25]. Les villes de Belém, Campo Grande, Florianópolis, Goiânia et Rio Branco ne sont pas retenues.

Belo Horizonte Brasilia Cuiabá Curitiba
Mineirão
Capacité : 62 547[26]
(stade rénové)
Estádio Nacional
Capacité : 70 064[26]
(stade reconstruit)
Arena Pantanal
Capacité : 42 968[26]
(nouveau stade)
Arena da Baixada
Capacité : 41 456[26]
(stade rénové)
Novo mineirão aérea.jpg Estádio Nacional de Brasília.JPG Cuiaba Arena.jpg Arenadabaixada2.jpg
Fortaleza
Belo Horizonte
Belo Horizonte
Brasilia
Brasilia
Cuiabá
Cuiabá
Curitiba
Curitiba
Fortaleza
Fortaleza
Natal
Natal
Recife
Recife
Manaus
Manaus
Porto Alegre
Porto Alegre
Salvador
Salvador
Rio de Janeiro
Rio de Janeiro
Saõ Paulo
Saõ Paulo
Manaus
Estádio Castelão
Capacité : 64 846[26]
(stade rénové)
Arena Amazônia
Capacité : 42 374[26]
(nouveau stade)
Fortaleza Arena.jpg Amazonia Arena.jpg
Natal Porto Alegre
Arena das Dunas
Capacité : 42 086[26]
(nouveau stade)
Estádio Beira-Rio
Capacité : 48 849[26]
(stade rénové)
Dunes Arena closer.jpg Estádio Beira-Rio 2014 - 2.jpg
São Lourenço da Mata près de Recife Rio de Janeiro Salvador São Paulo
Arena Pernambuco
Capacité : 44 248[26]
(nouveau stade)
Stade Maracanã
Capacité : 76 804[26]
(stade rénové)
Arena Fonte Nova
Capacité : 48 747[26]
(stade reconstruit)
Arena de São Paulo
Capacité : 65 807[26]
(nouveau stade)
Itaipava Arena Pernambuco - Recife, Pernambuco, Brasil.jpg Maracana Stadium June 2013.jpg Aerea Fontenova.jpg Arena Corinthians Aerial View.jpg

Écrans géants[modifier | modifier le code]

Le 24 avril 2014, la FIFA confirme les emplacements des écrans géants (FIFA Fan Fests) dans les douze villes hôtes[27]:

Critiques et contestations[modifier | modifier le code]

Le 17 juin 2013, des manifestations dans toutes les villes importantes du pays réunissent des dizaines de milliers de personnes pour protester contre les dépenses occasionnées par l'organisation de la Coupe du monde[28]. Le slogan « Brésil réveille-toi, un professeur vaut plus que Neymar ! » vise en particulier les constructions de stades considérées comme inutiles[29],[30]. Selon le journaliste sportif Jérôme Latta (Les cahiers du football), « le contraste entre les dépenses somptuaires consenties pour l'édification de nouveaux stades et d'infrastructures, et les difficultés rencontrées par les populations […] fait fonction de détonateur de la mobilisation »[31]. Le président de la FIFA Sepp Blatter rejette les accusations des manifestants, les qualifiant d’opportunistes[31]. Plusieurs membres de l'équipe nationale affichent leur soutien aux contestataires, tandis que Pelé appelle au contraire à la fin des manifestations[32].

Parmi les critiques récurrentes apparaissent également le retard de plusieurs chantiers (stades, infrastructures, transports) et la violence endémique[33].

Sont critiquées également les lois adoptées par le gouvernement de Dilma Rousseff, dites « loi générale de la Coupe », qui définissent des zones commerciales exclusives autour des stades au seul bénéfice des partenaires de la Fifa et instaurent des tribunaux d’exception pour sanctionner les atteintes à l'image de la Fifa[34].

Acteurs de la Coupe du monde[modifier | modifier le code]

Arbitres[modifier | modifier le code]

En mars 2013, la FIFA publie une liste des 52 arbitres supervisés, venant des six confédérations. Chacun d'entre eux est accompagné de deux assistants[35]. Le 14 janvier 2014, le comité des arbitres de la FIFA publie le choix des 25 trios et 8 duos d'arbitres en réserve, venant de 43 pays différents[36].

Les 25 arbitres et leurs assistants
Confédération Arbitre Arbitres assistants
AFC Drapeau : Ouzbékistan Ravshan Irmatov Drapeau : Ouzbékistan Abdukhamidullo Rasulov
Drapeau : Kirghizistan Bahadyr Kochkarov
Drapeau : Japon Yuichi Nishimura Drapeau : Japon Toru Sagara
Drapeau : Japon Toshiyuki Nagi
Drapeau : Bahreïn Nawaf Shukralla Drapeau : Bahreïn Yaser Tulefat
Drapeau : Bahreïn Ebrahim Saleh
Drapeau : Australie Ben Williams Drapeau : Australie Matthew Cream
Drapeau : Australie Hakan Anaz
CAF Drapeau : Côte d'Ivoire Noumandiez Doué Drapeau : Côte d'Ivoire Songuifolo Yeo
Drapeau : Burundi Jean-Claude Birumushahu
Drapeau : Gambie Bakary Gassama Drapeau : Cameroun Evarist Menkouande
Drapeau : Rwanda Félicien Kabanda
Drapeau : Algérie Djamel Haimoudi Drapeau : Algérie Abdelhalk Etchiali
Drapeau : Maroc Redouane Achik
CONCACAF Drapeau : Salvador Joel Aguilar Drapeau : Salvador William Torres
Drapeau : Salvador Juan Zumba
Drapeau : États-Unis Mark Geiger Drapeau : États-Unis Mark Hurd
Drapeau : Canada Joe Fletcher
Drapeau : Mexique Marco Rodríguez Drapeau : Mexique Marvin Torrentera
Drapeau : Mexique Marcos Quintero
CONMEBOL Drapeau : Argentine Néstor Pitana Drapeau : Argentine Hernán Maidana
Drapeau : Argentine Juan Pablo Belatti
Drapeau : Brésil Sandro Ricci Drapeau : Brésil Emerson De Carvalho
Drapeau : Brésil Marcelo Van Gasse
Drapeau : Chili Enrique Osses Drapeau : Chili Carlos Astroza
Drapeau : Chili Sergio Román
Drapeau : Colombie Wilmar Roldán Drapeau : Colombie Humberto Clavijo (exclu en cours de compétition[37])
Drapeau : Colombie Eduardo Díaz
Drapeau : Équateur Carlos Vera Drapeau : Équateur Christian Lescano
Drapeau : Équateur Byron Romero
OFC Drapeau : Nouvelle-Zélande Peter O'Leary Drapeau : Nouvelle-Zélande Jan-Hendrik Hintz
Drapeau : Fidji Ravinesh Kumar
UEFA Drapeau : Allemagne Felix Brych Drapeau : Allemagne Stefan Lupp
Drapeau : Allemagne Mark Borsch
Drapeau : Turquie Cüneyt Çakır Drapeau : Turquie Bahattin Duran
Drapeau : Turquie Tarık Ongun
Drapeau : Suède Jonas Eriksson Drapeau : Suède Mathias Clasenius
Drapeau : Suède Daniel Wärnmark
Drapeau : Pays-Bas Björn Kuipers Drapeau : Pays-Bas Sander van Roekel
Drapeau : Pays-Bas Erwin Zeinstra
Drapeau : Serbie Milorad Mažić Drapeau : Serbie Milovan Ristić
Drapeau : Serbie Dalibor Djurdjević
Drapeau : Portugal Pedro Proença Drapeau : Portugal Bertino Miranda
Drapeau : Portugal Tiago Trigo
Drapeau : Italie Nicola Rizzoli Drapeau : Italie Renato Faverani
Drapeau : Italie Andrea Stefani
Drapeau : Espagne Carlos Velasco Carballo Drapeau : Espagne Roberto Alonso Fernández
Drapeau : Espagne Juan Carlos Yuste Jiménez
Drapeau : Angleterre Howard Webb Drapeau : Angleterre Mike Mullarkey
Drapeau : Angleterre Darren Cann
Les 8 arbitres en réserve
Confédération Arbitre réserve Arbitre assistant réserve
AFC Drapeau : Iran Alireza Faghani Drapeau : Iran Hassan Kamranifar
CAF Drapeau : Cameroun Néant Alioum Drapeau : Sénégal Djibril Camara
Drapeau : Afrique du Sud Daniel Bennett Drapeau : Kenya Aden Marwa
CONCACAF Drapeau : Panamá Roberto Moreno Salazar Drapeau : États-Unis Eric Boria
Drapeau : Guatemala Walter Lopez Drapeau : Costa Rica Leonel Leal
CONMEBOL Drapeau : Pérou Víctor Hugo Carrillo Drapeau : Paraguay Rodney Aquino
OFC Drapeau : Polynésie française Norbert Hauata Drapeau : Nouvelle-Zélande Mark Rule
UEFA Drapeau : Norvège Svein Oddvar Moen Drapeau : Norvège Kim Haglund

Équipes qualifiées[modifier | modifier le code]

Le tirage au sort des groupes de qualifications pour la Coupe du monde 2014 a eu lieu le 30 juillet 2011 à Rio de Janeiro. 204 nations de 6 confédérations sont inscrites pour 31 places disponibles pour le tournoi final (la 32e place étant attribuée au Brésil, pays organisateur). Le tirage au sort final de la compétition a eu lieu le 6 décembre 2013.

Les 32 équipes nationales qualifiées pour la phase finale
par confédération et par expérience.
Europe (UEFA)
13 places
Amérique du Sud (CONMEBOL)
6 places (dont une au pays hôte)
Afrique (CAF)
5 places
Amérique du Nord, Centrale et Caraïbes (CONCACAF)
4 places
Asie (AFC)
4 places
Les équipes participant à la Coupe du monde 2014

Listes de joueurs[modifier | modifier le code]

Chaque association nationale doit soumettre au plus tard le 13 mai 2014, soit 30 jours avant le match d'ouverture, une liste préliminaire de 30 joueurs. La liste définitive de 23 joueurs dont trois gardiens de but, qui doivent être choisis parmi ceux de la liste préliminaire, doit être transmise au plus tard le 2 juin, 10 jours avant le match d'ouverture. Un joueur de cette liste ne peut être remplacé qu'en cas de blessure grave survenue au plus tard 24 heures avant le premier match de son équipe, et sur approbation de la Commission médicale de la FIFA[39].

Déroulement de la phase finale[modifier | modifier le code]

Tirage au sort[modifier | modifier le code]

Le tirage au sort de la phase finale de la coupe du monde 2014 a lieu le 6 décembre 2013 à 13 heures (heure locale) à Costa do Sauípe près de Salvador de Bahia.

La répartition des équipes qualifiées dans chacun des quatre chapeaux a été décidée le 3 décembre par la commission d'organisation de la Coupe du monde[40].

Les têtes de séries sont dans le premier chapeau. Il se compose du Brésil, pays organisateur, et des sept premières équipes de l’avant-dernier classement FIFA en date (octobre 2013)[41] et non du dernier (novembre 2013) pour ne pas favoriser les équipes barragistes. Le Brésil n'est que 11e au classement FIFA en octobre 2013 et ne serait pas tête de série s'il n'était pas organisateur de la Coupe du monde.

Le chapeau 2 contient sept équipes, deux sud-américaines et cinq africaines. Le chapeau 3 contient 8 équipes, 4 asiatiques et 4 d'Amérique du Nord et Centrale ainsi que les Caraïbes.

Le chapeau 4 contient neuf équipes européennes, il est donc prévu de commencer par tirer au sort une de ces équipes et de la reverser dans le chapeau 2 qui ne contient que sept équipes. Le tirage au sort du 6 décembre 2013 commence donc par là et c'est l'Italie qui est reversée. Le tirage au sort a été ainsi prévu qu’il ne soit pas possible pour trois équipes européennes d’être dans une même poule, de même avec l’impossibilité d’avoir des rencontres entre pays sud-américains au premier tour.

Répartition des équipes avant le tirage au sort
Chapeau 1 Chapeau 2 Chapeau 3 Chapeau 4

Drapeau : Brésil Brésil (11) (Pays hôte)
Drapeau : Espagne Espagne (1)
Drapeau : Allemagne Allemagne (2)
Drapeau : Argentine Argentine (3)
Drapeau : Colombie Colombie (4)
Drapeau : Belgique Belgique (5)
Drapeau : Uruguay Uruguay (6)
Drapeau : Suisse Suisse (7)

Drapeau : Chili Chili
Drapeau : Équateur Équateur
Drapeau : Côte d'Ivoire Côte d'Ivoire
Drapeau : Ghana Ghana
Drapeau : Algérie Algérie
Drapeau : Nigeria Nigeria
Drapeau : Cameroun Cameroun

Drapeau : États-Unis États-Unis
Drapeau : Mexique Mexique
Drapeau : Costa Rica Costa Rica
Drapeau : Honduras Honduras
Drapeau : Iran Iran
Drapeau : Japon Japon
Drapeau : Corée du Sud Corée du Sud
Drapeau : Australie Australie

Drapeau : Angleterre Angleterre
Drapeau : Bosnie-Herzégovine Bosnie-Herzégovine
Drapeau : Croatie Croatie
Drapeau : France France
Drapeau : Grèce Grèce
Drapeau : Pays-Bas Pays-Bas
Drapeau : Portugal Portugal
Drapeau : Russie Russie
Drapeau : Italie Italie (reversée dans le chapeau 2)

Composition des huit groupes pour le premier tour
Entre parenthèses, le classement FIFA au 5 juin 2014[42]
Groupe A Groupe B Groupe C Groupe D
Drapeau : Brésil Brésil (3) Drapeau : Espagne Espagne (1) Drapeau : Colombie Colombie (8) Drapeau : Uruguay Uruguay (7)
Drapeau : Croatie Croatie (18) Drapeau : Pays-Bas Pays-Bas (15) Drapeau : Grèce Grèce (12) Drapeau : Costa Rica Costa Rica (28)
Drapeau : Mexique Mexique (20) Drapeau : Chili Chili (14) Drapeau : Côte d'Ivoire Côte d'Ivoire (23) Drapeau : Angleterre Angleterre (10)
Drapeau : Cameroun Cameroun (56) Drapeau : Australie Australie (62) Drapeau : Japon Japon (46) Drapeau : Italie Italie (9)
Groupe E Groupe F Groupe G Groupe H
Drapeau : Suisse Suisse (6) Drapeau : Argentine Argentine (5) Drapeau : Allemagne Allemagne (2) Drapeau : Belgique Belgique (11)
Drapeau : Équateur Équateur (26) Drapeau : Bosnie-Herzégovine Bosnie-Herzégovine (21) Drapeau : Portugal Portugal (4) Drapeau : Algérie Algérie (22)
Drapeau : France France (17) Drapeau : Iran Iran (43) Drapeau : Ghana Ghana (37) Drapeau : Russie Russie (19)
Drapeau : Honduras Honduras (33) Drapeau : Nigeria Nigeria (44) Drapeau : États-Unis États-Unis (13) Drapeau : Corée du Sud Corée du Sud (57)

Cérémonie d'ouverture[modifier | modifier le code]

La cérémonie d'ouverture a lieu le 12 juin 2014, deux heures avant le coup d'envoi du match d'ouverture dans le tout nouveau Arena de São Paulo.

Les artistes invités interprétant We are one sont Jennifer Lopez, Cláudia Leite et Pitbull.

Premier tour[modifier | modifier le code]

Il s'agit du même format que celui utilisé depuis 1998. Les trente-deux équipes sont réparties en huit groupes de quatre. Chacune affronte les trois autres de son groupe. À l'issue des trois journées, les deux meilleures équipes de chaque groupe, soit seize au total, se qualifient pour les huitièmes de finale, où les premiers de chaque poule ont l'avantage théorique d'affronter les deuxièmes.

À l'issue des 48 rencontres du premier tour, la moyenne de buts s'établit à 2,83 par match, pour 136 buts marqués en tout[43], ce qui constitue le record pour une coupe du monde à 32 équipes[43]. Le match le plus prolifique est le France-Suisse du 20 juin avec 7 buts (victoire de la France 5-2)[43]. Cette phase initiale est marquée par l'élimination de l'Espagne, tenante du titre, dès ses deux défaites initiales (face aux Pays-Bas puis au Chili). Elle rejoint la France en 2002 et l'Italie en 2010, autres équipes sacrées lors de l'édition précédente qui ont quitté la compétition avant les huitièmes de finale. Les autres équipes de marque éliminées au premier tour sont l'Italie, l'Angleterre et le Portugal. Les équipes qui comptent trois victoires au premier tour (pour 9 points) sont les Pays-Bas (Groupe B), la Colombie (Groupe C), l'Argentine (Groupe F) et la Belgique (Groupe H).

Cinq équipes d'Amérique du Sud, trois équipes d'Amérique du Nord, centrale et Caraïbes, six équipes européennes et deux équipes africaines atteignent la deuxième phase de la compétition, à élimination directe.

Les meilleurs buteurs du premier tour sont l'Allemand Thomas Müller, l'Argentin Lionel Messi, le Brésilien Neymar et le Colombien James Rodríguez avec 4 buts. Ce dernier est désigné meilleur joueur du premier tour par un classement du sponsor officiel Castrol basé sur des statistiques de jeu et publié sur le site de la FIFA[44].

Règles de départage[modifier | modifier le code]

Chaque équipe reçoit trois points pour une victoire et un pour un match nul. La FIFA a déterminé que le départage se fait comme suit (il s'agit du même règlement pour tous les groupes de qualification et de phase finale) :

  1. le plus grand nombre de points obtenus dans tous les matches du groupe ;
  2. la différence de buts dans tous les matches du groupe ;
  3. le plus grand nombre de buts marqués dans tous les matches du groupe ;
  4. le plus grand nombre de points obtenus dans les matches de groupe entre les équipes à égalité ;
  5. la différence de buts particulière dans les matches de groupe entre les équipes à égalité ;
  6. le plus grand nombre de buts marqués dans les matches de groupe entre les équipes à égalité ;
  7. tirage au sort par la commission d’organisation de la FIFA.

Groupe A[modifier | modifier le code]

Classement
  Équipe Pts J G N P BP BC Diff
1 Drapeau : Brésil Brésil 7 3 2 1 0 7 2 5
2 Drapeau : Mexique Mexique 7 3 2 1 0 4 1 3
3 Drapeau : Croatie Croatie 3 3 1 0 2 6 6 0
4 Drapeau : Cameroun Cameroun 0 3 0 0 3 1 9 -8

Match 1
12 juin 2014
17:00 heure locale
Brésil Drapeau : Brésil 3 - 1 Drapeau : Croatie Croatie Arena Corinthians, São Paulo
Arbitrage : Drapeau : Japon Yuichi Nishimura

Match 2
13 juin 2014
13:00 heure locale
Mexique Drapeau : Mexique 1 - 0 Drapeau : Cameroun Cameroun Arena das Dunas, Natal
Arbitrage : Drapeau : Colombie Wilmar Roldán

Match 17
17 juin 2014
16:00 heure locale
Brésil Drapeau : Brésil 0 - 0 Drapeau : Mexique Mexique Estádio Castelão, Fortaleza
Arbitrage : Drapeau : Turquie Cüneyt Çakır

Match 18
18 juin 2014
18:00 heure locale
Cameroun Drapeau : Cameroun 0 - 4 Drapeau : Croatie Croatie Arena Amazônia, Manaus
Arbitrage : Drapeau : Portugal Pedro Proença

Match 33
23 juin 2014
17:00 heure locale
Cameroun Drapeau : Cameroun 1 - 4 Drapeau : Brésil Brésil Estádio Nacional, Brasilia
Arbitrage : Drapeau : Suède Jonas Eriksson

Match 34
23 juin 2014
17:00 heure locale
Croatie Drapeau : Croatie 1 - 3 Drapeau : Mexique Mexique Arena Pernambuco, Recife
Arbitrage : Drapeau : Ouzbékistan Ravshan Irmatov


Dans un groupe relevé, le Brésil est l'incontestable favori. Pour la deuxième place, la lutte s'annonce ouverte. La Croatie et le Mexique veulent se rattraper après une fin de campagne de qualification presque désastreuse avec de nombreuses contre-performances et plusieurs changements de sélectionneurs dont un pour la Croatie et trois pour le Mexique en l'espace de quelques mois. Cependant, la Croatie a toujours disposé de joueurs de talents dans toutes ses lignes évoluant dans de grands clubs européens tandis que le Mexique, après avoir essayé de se passer des siens pendant les éliminatoires qui ont failli mal se terminer, a utilisé les six mois de préparation pour les réintégrer. Ces deux nations ont réussi leurs matchs de préparation ce qui laisse penser une reprise de confiance. Le Cameroun est quant à lui secoué par les problèmes internes entre instabilité et querelles financières. Déjà ridicules avec trois défaites au Mondial 2010, les joueurs se sont illustrés en refusant d'embarquer dans l'avion tant qu'ils n'auront pas reçu leur prime. Outre la fragilité de l'ambiance, les Lions indomptables, malgré plusieurs joueurs talentueux, souffrent également d'un déséquilibre entre les grands joueurs des compétitions européennes concentrés sur certains postes, et d'autres secteurs laissés dangereusement vides. Sa préparation a été irrégulière avec deux défaites inquiétantes et en même temps un nul encourageant contre l'Allemagne.

Dans le match d'ouverture, le Brésil bat dans la douleur une Croatie joueuse (3-1). Le match est toutefois marqué par plusieurs polémiques concernant l'arbitrage, notamment un penalty litigieux accordé au Brésil, mais aussi une égalisation croate refusée pour une faute peu évidente ainsi qu'une faute brésilienne non sifflée sur l'action entraînant le troisième but. Dans l'autre rencontre de ce groupe A, l'arbitrage fait également polémique, deux buts mexicains étant refusés pour des hors-jeux inexistants. Le Mexique l'emporte toutefois (1-0). Le duel entre équipes américaines a révélé le talent du gardien mexicain Guillermo Ochoa qui a arrêté toutes les actions brésiliennes (0-0). Dans l'autre rencontre, la Croatie ayant retrouvé son buteur munichois Mario Mandžukić confirme sa bonne prestation du match d'ouverture en étrillant et éliminant très facilement un Cameroun au sommet du ridicule (4-0) dont la mauvaise ambiance est symbolisée par l'expulsion d'Alex Song pour coup de coude volontaire ainsi qu'une bagarre sur le terrain entre Assou-Ekotto et Moukandjo, le premier adressant notamment un coup de tête au second. Les Camerounais, déjà éliminés, se montrent plus dangereux face au Brésil mais ne peuvent rien contre l'armada sud-américaine (4-1). La rencontre décisive entre Croates et Mexicains est une véritable finale de groupe. Après une première mi-temps enlevée et équilibrée, le Mexique bat en deuxième mi-temps une Croatie qui paie cher dix minutes de relâchement, pendant lesquelles les Vatreni encaissent trois buts, qui signifient leur élimination (3-1).

Le Brésil et le Mexique sortent du groupe à égalité de points, mais l'équipe hôte finit première grâce à sa différence de buts. Les erreurs d'arbitrages du match d'ouverture et sur les deux buts refusés au Mexique contre le Cameroun jouent un rôle déterminant dans le classement du groupe. La Croatie rentre chez elle avec d'immenses regrets et son classement aurait pu être tout autre si l'arbitrage n'avait pas influencé le score du match d'ouverture. Le Cameroun succède quant à lui à la Corée du Nord en tant que lanterne rouge.

Groupe B[modifier | modifier le code]

Classement
  Équipe Pts J G N P BP BC Diff
1 Drapeau : Pays-Bas Pays-Bas 9 3 3 0 0 10 3 7
2 Drapeau : Chili Chili 6 3 2 0 1 5 3 2
3 Drapeau : Espagne Espagne 3 3 1 0 2 4 7 -3
4 Drapeau : Australie Australie 0 3 0 0 3 3 9 -6

Match 3
13 juin 2014
16:00 heure locale
Espagne Drapeau : Espagne 1 - 5 Drapeau : Pays-Bas Pays-Bas Arena Fonte Nova, Salvador
Arbitrage : Drapeau : Italie Nicola Rizzoli

Match 4
13 juin 2014
18:00 heure locale
Chili Drapeau : Chili 3 - 1 Drapeau : Australie Australie Arena Pantanal, Cuiabá
Arbitrage : Drapeau : Côte d'Ivoire Noumandiez Doué

Match 20
18 juin 2014
13:00 heure locale
Australie Drapeau : Australie 2 - 3 Drapeau : Pays-Bas Pays-Bas Estádio Beira-Rio, Porto Alegre
Arbitrage : Drapeau : Algérie Djamel Haimoudi

Match 19
18 juin 2014
16:00 heure locale
Espagne Drapeau : Espagne 0 - 2 Drapeau : Chili Chili Stade Maracanã, Rio de Janeiro
Arbitrage : Drapeau : États-Unis Mark Geiger

Match 35
23 juin 2014
13:00 heure locale
Australie Drapeau : Australie 0 - 3 Drapeau : Espagne Espagne Arena da Baixada, Curitiba
Arbitrage : Drapeau : Bahreïn Nawaf Shukralla

Match 36
23 juin 2014
13:00 heure locale
Pays-Bas Drapeau : Pays-Bas 2 - 0 Drapeau : Chili Chili Arena Corinthians, São Paulo
Arbitrage : Drapeau : Gambie Bakary Gassama


Avant la compétition, ce groupe B est considéré avec le groupe D et le groupe G comme l'un des plus relevés. C'est la première fois que les tenants du titre et les finalistes se retrouvent dès la phase de poule puisque l'Espagne, championne du monde (et double-championne d'Europe), retrouve les Pays-Bas, vice-champions. L'Espagne, qui domine le football depuis six ans, part favorite du groupe, mais montre des signes de fatigue, à commencer par une campagne qualificative plus compliquée que les précédentes, ainsi que des failles dans le tiki-taka qu'elle pratique, symbolisées par l'échec espagnol en finale de la Coupe des confédérations 2013 ainsi que la crise récente du FC Barcelone. Les Pays-Bas, forts d'une campagne préliminaire très réussie (meilleur rendement européen) après un Euro 2012 catastrophique, sont les autres favoris du groupe. Leur défense a été rajeunie tandis que les Oranjes ont conservé leur secteur offensif. Le Chili a réussi sa campagne de qualification en réalisant des matchs spectaculaires et représente une idée de beau-jeu. Alors que le Chili fait figure d'outsider, l'Australie doit assumer celle de petit poucet. Après une campagne de qualification très compliquée, les Australiens se sont rajeunis en un an et ont subi de nombreuses défaites cuisantes en préparation abordant la compétition avec des doutes. C'est le participant le plus mal classé au classement FIFA.

Dans une revanche de la finale de la Coupe du monde 2010, les Néerlandais s'imposent largement face aux Espagnols, malgré l'ouverture du score par les champions du monde en titre (5-1). Dans l'autre rencontre du groupe, apparemment déséquilibrée, le Chili se défait difficilement d'une Australie combative, mais s'en sort grâce à deux buts rapidement inscrits dans le premier quart d'heure (3-1). La rencontre entre la Roja chilienne et la Roja espagnole est déjà décisive. En cas de défaite des Espagnols, le tenant du titre est éliminé. Le scénario catastrophe se produit pour les doubles champions d'Europe et champions du monde en titre, avec une défaite (2-0) infligée par une équipe sud-américaine dominatrice. Dans l'autre rencontre, les petits poucets océaniens mettent à mal les favoris néerlandais, bien que les Pays-Bas s'imposent (3-2). Le match Pays-Bas - Chili est déterminant pour savoir qui terminera en tête de ce premier groupe de la mort. L'équipe européenne s'impose malgré une nette domination des Chiliens grâce à deux buts tardifs inscrits par des remplaçants (2-0). Dans une rencontre sans enjeu, l'Espagne sauve l'honneur en battant les Australiens avec une équipe remaniée (3-0).

Avec l’élimination de l'Espagne, c’est la cinquième fois que le champion en titre ne va pas plus loin que le premier tour après l’Italie en 1950 et en 2010, le Brésil en 1966 et la France en 2002. La presse espagnole se déchaîne contre la Roja. Les Pays-Bas et le Chili, dont les observateurs attendaient déjà un rôle dans la compétition, ont dépassé les espérances et surpris par la qualité de jeu. L'Australie a montré de grandes capacités par rapport aux attentes qui étaient inexistantes, mais repart tout de même sans avoir obtenu de point.

Groupe C[modifier | modifier le code]

Classement
  Équipe Pts J G N P BP BC Diff
1 Drapeau : Colombie Colombie 9 3 3 0 0 9 2 7
2 Drapeau : Grèce Grèce 4 3 1 1 1 2 4 -2
3 Drapeau : Côte d'Ivoire Côte d'Ivoire 3 3 1 0 2 4 5 -1
4 Drapeau : Japon Japon 1 3 0 1 2 2 6 -4

Match 5
14 juin 2014
13:00 heure locale
Colombie Drapeau : Colombie 3 - 0 Drapeau : Grèce Grèce Estádio Mineirão, Belo Horizonte
Arbitrage : Drapeau : États-Unis Mark Geiger

Match 6
14 juin 2014
22:00 heure locale
Côte d'Ivoire Drapeau : Côte d'Ivoire 2 - 1 Drapeau : Japon Japon Arena Pernambuco, Recife
Arbitrage : Drapeau : Chili Enrique Osses

Match 21
19 juin 2014
13:00 heure locale
Colombie Drapeau : Colombie 2 - 1 Drapeau : Côte d'Ivoire Côte d'Ivoire Estádio Nacional, Brasília
Arbitrage : Drapeau : Angleterre Howard Webb

Match 22
19 juin 2014
19:00 heure locale
Japon Drapeau : Japon 0 - 0 Drapeau : Grèce Grèce Arena das Dunas, Natal
Arbitrage : Drapeau : Salvador Joel Aguilar

Match 37
24 juin 2014
16:00 heure locale
Japon Drapeau : Japon 1 - 4 Drapeau : Colombie Colombie Arena Pantanal, Cuiabá
Arbitrage : Drapeau : Portugal Pedro Proença

Match 38
24 juin 2014
17:00 heure locale
Grèce Drapeau : Grèce 2 - 1 Drapeau : Côte d'Ivoire Côte d'Ivoire Estádio Castelão, Fortaleza
Arbitrage : Drapeau : Équateur Carlos Vera


Dans un groupe C très ouvert, un véritable choc des cultures est attendu. La Colombie, tournée vers l'offensif, semble la mieux armée pour sortir du groupe. Des éliminatoires très réussis lui ont permis d'obtenir son statut de tête de série. La Grèce, très réputée pour sa bonne défense, vient représenter l'Europe dans le groupe pour fêter dignement les dix ans du titre européen. Le Japon, très technique, vient représenter l'Asie et défendre la place de huitième de finale qu'il avait obtenu en 2010. Depuis sa dernière participation, il a remporté le titre continental en 2011. Au style de jeu physique, la Côte d'Ivoire a toujours déçu en phase de poule de la compétition, mais peut s'appuyer sur sa génération dorée qui joue sa dernière Coupe du monde et justifier ses deux précédents échecs par le haut niveau du groupe dans lequel elle était, la Côte d'Ivoire étant tombée sur des groupes de la mort lors de ses deux précédentes participations.

Le favori colombien assomme la Grèce (3-0), pourtant l'une des défenses d'Europe ayant encaissé le moins de buts en qualification. La rencontre entre la Côte d'Ivoire et le Japon est le match disputé à l'heure la plus tardive de la compétition (22h brésilienne). Les Éléphants s'imposent face aux Asiatiques après avoir été menés (2-1). La Colombie continue son parcours parfait en battant des Ivoiriens combatifs mais nerveux dans le dernier geste (2-1). Malgré un excellent Keisuke Honda, les Nippons ne peuvent faire mieux qu'un match nul et vierge face aux Hellènes réduits à dix et diminués par les blessures (0-0). Ce match est l'un des plus fermés de toute la compétition et les deux équipes sont très critiquées pour leur manque d'engagement. Lors de la dernière journée, les Cafeteros, déjà qualifiés, étrillent les Samouraïs bleus qui pouvaient encore terminer deuxième (4-1). L'autre rencontre est un match décisif, tendu et rempli de suspense jusqu'à la dernière seconde. Pratiquant soudainement à la surprise générale un jeu offensif et spectaculaire, la Grèce s'impose face une Côte d'Ivoire qui aura pêché par manque de précision dans la construction offensive (2-1). Le scénario est cruel pour les Ivoiriens. En effet, leur billet pour les huitièmes de finale ne leur a échappé que dans la dernière minute du temps additionnel à cause d'un penalty indiscutable.

La Grèce réalise le même coup qu'à l'Euro 2012 où elle avait battu la Russie largement favorite au dernier match et se qualifie pour les premiers huitièmes de finale de leur histoire. La Côte d'Ivoire, malgré ses stars, échoue pour la troisième fois de suite au premier tour, mais cet échec est moins accepté par les supporters. En effet, à la différence des deux précédentes éditions, la Côte d'Ivoire était versée dans une poule abordable. Le Japon déçoit également et illustre l'échec général de toutes les équipes d'Asie dans le Mondial. La Colombie, tête de série de ce groupe C, réalise un parcours parfait avec trois victoires et neufs buts marqués.

Groupe D[modifier | modifier le code]

Classement
  Équipe Pts J G N P BP BC Diff
1 Drapeau : Costa Rica Costa Rica 7 3 2 1 0 4 1 3
2 Drapeau : Uruguay Uruguay 6 3 2 0 1 4 4 0
3 Drapeau : Italie Italie 3 3 1 0 2 2 3 -1
4 Drapeau : Angleterre Angleterre 1 3 0 1 2 2 4 -2

Match 7
14 juin 2014
16:00 heure locale
Uruguay Drapeau : Uruguay 1 - 3 Drapeau : Costa Rica Costa Rica Estádio Castelão, Fortaleza
Arbitrage : Drapeau : Allemagne Felix Brych

Match 8
14 juin 2014
18:00 heure locale
Angleterre Drapeau : Angleterre 1 - 2 Drapeau : Italie Italie Arena Amazônia, Manaus
Arbitrage : Drapeau : Pays-Bas Björn Kuipers

Match 23
19 juin 2014
16:00 heure locale
Uruguay Drapeau : Uruguay 2 - 1 Drapeau : Angleterre Angleterre Arena de São Paulo, São Paulo
Arbitrage : Drapeau : Espagne Carlos Velasco Carballo

Match 24
20 juin 2014
13:00 heure locale
Italie Drapeau : Italie 0 - 1 Drapeau : Costa Rica Costa Rica Arena Pernambuco, Recife
Arbitrage : Drapeau : Chili Enrique Osses

Match 39
24 juin 2014
13:00 heure locale
Italie Drapeau : Italie 0 - 1 Drapeau : Uruguay Uruguay Arena das Dunas, Natal
Arbitrage : Drapeau : Mexique Marco Rodriguez

Match 40
24 juin 2014
13:00 heure locale
Costa Rica Drapeau : Costa Rica 0 - 0 Drapeau : Angleterre Angleterre Estádio Mineirão, Belo Horizonte
Arbitrage : Drapeau : Algérie Djamel Haimoudi


Dans ce groupe D, l'un des plus relevés de la compétition, s'affrontent les trois anciens champions du monde italien, uruguayen et anglais et le « petit poucet », le Costa Rica. Jouant sur son continent, l'Uruguay est attendu pour défendre au mieux la quatrième place qu'il était parvenu à obtenir en 2010. L'Italie et l'Angleterre restent sur un mauvais parcours en 2010 et, après un bon parcours à l'Euro 2012, abordent le Mondial avec l'idée d'effacer leur mauvaise performance. Le Costa Rica semble promis à faire de la figuration et à limiter la casse.

Déjouant tous les pronostics, le Costa Rica s'impose face à une équipe uruguayenne archi-favorite (3-1), qui n'a pas tenu son rang. L'Uruguay, sans Suarez, ouvre le score sur pénalty, mais sombre en deuxième mi-temps sous les assauts costaricains. Dans l'autre rencontre du groupe, les vice-champions d'Europe italiens s'imposent dans la douleur face aux Anglais dans la chaleur amazonienne de Manaus après un match enlevé où les perdants n'auront pas démérité (2-1). L'équipe costaricaine continue d'impressionner face à l'Italie (1-0) et signe l'élimination de la nation mère du football, à la suite de la défaite subie par les Anglais contre les Uruguayens qui ont retrouvé Luis Suarez (2-1). Dans la rencontre décisive entre Italiens et Uruguayens, ces derniers s'imposent en fin de match, et éliminent l'Italie (0-1), au cours d'un match marqué par la morsure infligée par Luis Suarez à un joueur italien. Dans une rencontre presque sans enjeu, le plus petit des pays engagés valide sa première place dans le groupe en tenant en échec le plus ancien pays du football (0-0), qui repart avec un modeste petit point d'honneur.

Le Costa Rica, considéré comme le plus faible de ce groupe, a surpris tous les observateurs en terminant premier, sans défaite, avec un seul but encaissé sur penalty, éliminant ainsi deux nations considérées comme favorites, dont l'Italie, pour laquelle c'est la deuxième fois consécutive. L'Angleterre, quant à elle, s'est faite éliminer dès son deuxième match ce qui est une grande première dans l'histoire anglaise. C'est aussi la première fois depuis 1958 que l'Angleterre échoue à s'extirper d'une poule de Coupe du monde. Pour avoir mordu un défenseur italien, Luis Suarez écope de 9 matchs de suspension et de 4 mois hors des terrains avec son club ce qui met un terme à son mondial. L'Uruguay, incapable de tenir son rang sans l'aide de Suarez, abordera son huitième de finale privée de sa pièce maîtresse.

Groupe E[modifier | modifier le code]

Classement
  Équipe Pts J G N P BP BC Diff
1 Drapeau : France France 7 3 2 1 0 8 2 6
2 Drapeau : Suisse Suisse 6 3 2 0 1 7 6 1
3 Drapeau : Équateur Équateur 4 3 1 1 1 3 3 0
4 Drapeau : Honduras Honduras 0 3 0 0 3 1 8 -7

Match 9
15 juin 2014
13:00 heure locale
Suisse Drapeau : Suisse 2 - 1 Drapeau : Équateur Équateur Estádio Nacional, Brasilia
Arbitrage : Drapeau : Ouzbékistan Ravshan Irmatov

Match 10
15 juin 2014
16:00 heure locale
France Drapeau : France 3 - 0 Drapeau : Honduras Honduras Estádio Beira-Rio, Porto Alegre
Arbitrage : Drapeau : Brésil Sandro Ricci

Match 25
20 juin 2014
16:00 heure locale
Suisse Drapeau : Suisse 2 - 5 Drapeau : France France Itaipava Arena Fonte Nova, Salvador
Arbitrage : Drapeau : Pays-Bas Björn Kuipers

Match 26
20 juin 2014
19:00 heure locale
Honduras Drapeau : Honduras 1 - 2 Drapeau : Équateur Équateur Arena da Baixada, Curitiba
Arbitrage : Drapeau : Australie Benjamin Williams

Match 41
25 juin 2014
17:00 heure locale
Honduras Drapeau : Honduras 0 - 3 Drapeau : Suisse Suisse Arena Amazônia, Manaus
Arbitrage : Drapeau : Argentine Néstor Pitana

Match 42
25 juin 2014
17:00 heure locale
Équateur Drapeau : Équateur 0 - 0 Drapeau : France France Stade Maracanã, Rio de Janeiro
Arbitrage : Drapeau : Côte d'Ivoire Noumandiez Doué


Ce groupe apparaît comme le moins relevé de la compétition et la France, qui pouvait craindre un groupe plus difficile en raison de son mauvais classement FIFA au moment du tirage au sort, se retrouve dans une poule abordable dont elle est favorite. L'autre favori potentiel est la Suisse, brillante en qualification et tête de série. L'Équateur qui a réussi les éliminatoires est l'outsider, mais la sélection a récemment souffert de la perte de son attaquant Christian Benítez. Le Honduras, quant à lui, aborde la compétition avec l'ambition de faire mieux qu'en 2010. Il a réussi sa campagne de qualification mais raté sa préparation.

Dans le premier match de ce groupe E, la tête de série suisse bat dans les derniers instants une équipe équatorienne combative qui a ouvert le score (2-1). La France, sur une belle dynamique après une victoire remarquable sur l'Ukraine en barrage, dispose facilement d'un Honduras réduit à dix dont les joueurs se sont illustrés en commettant de nombreuses fautes (3-0). Lors de ce match, le deuxième but français est le premier à être validé par la technologie sur la ligne de but. Lors de son deuxième match, la France, grâce à sa rapidité en attaque, fait exploser une défense suisse pourtant une des plus solides au monde lors des éliminatoires dans le match opposant les deux favoris, s'imposant avec cinq buteurs différents (5-2). La Suisse révèle de grosses lacunes défensives mais sauve l'honneur sur deux buts inscrits en fin de match. En parallèle, l'Équateur se défait du Honduras (2-1), dans une rencontre où les Honduriens développent un jeu plus offensif. La France bien qu'en très bonne posture, n'est pas officiellement qualifiée, mais la différence de buts très positive rend toute élimination au dernier match improbable. Dans les dernière rencontres de cette poule, la France, avec une équipe inédite, se maintient à la première place grâce à son match nul (0-0) au Maracana face à l'Équateur. Dans le même temps, la Suisse assure sa deuxième place et sa qualification en huitièmes de finale en profitant du faux-pas de l'Équateur et en battant le Honduras (3-0) alors que cette équipe lui avait barré la route des huitièmes en 2010 lors de la dernière journée.

La France rebondit après son Mondial 2010 raté et maintient l'excellente dynamique lancée par sa victoire contre l'équipe d'Ukraine en barrage, tandis que la Suisse parvient à terminer deuxième et à se qualifier pour les huitièmes pour la deuxième fois en trois éditions. L'Équateur a manqué de très peu la qualification payant très cher le but encaissé en toute fin de match contre la Suisse. Le Honduras, malgré l'avantage d'une poule abordable, repart avec 0 point. Ces deux sélections nationales sont les seuls qualifiés de leurs zones géographiques respectives qui échouent à s'extirper de leur poule.

Groupe F[modifier | modifier le code]

Classement
  Équipe Pts J G N P BP BC Diff
1 Drapeau : Argentine Argentine 9 3 3 0 0 6 3 3
2 Drapeau : Nigeria Nigeria 4 3 1 1 1 3 3 0
3 Drapeau : Bosnie-Herzégovine Bosnie-Herzégovine 3 3 1 0 2 4 4 0
4 Drapeau : Iran Iran 1 3 0 1 2 1 4 -3

Match 11
15 juin 2014
19:00 heure locale
Argentine Drapeau : Argentine 2 - 1 Drapeau : Bosnie-Herzégovine Bosnie-Herzégovine Stade Maracanã, Rio de Janeiro
Arbitrage : Drapeau : Salvador Joel Aguilar

Match 12
16 juin 2014
16:00 heure locale
Iran Drapeau : Iran 0 - 0 Drapeau : Nigeria Nigeria Arena da Baixada, Curitiba
Arbitrage : Drapeau : Équateur Carlos Vera

Match 27
21 juin 2014
13:00 heure locale
Argentine Drapeau : Argentine 1 - 0 Drapeau : Iran Iran Estádio Mineirão, Belo Horizonte
Arbitrage : Drapeau : Serbie Milorad Mažić

Match 28
21 juin 2014
18:00 heure locale
Nigeria Drapeau : Nigeria 1 - 0 Drapeau : Bosnie-Herzégovine Bosnie-Herzégovine Arena Pantanal, Cuiabá
Arbitrage : Drapeau : Nouvelle-Zélande Peter O'Leary

Match 43
25 juin 2014
13:00 heure locale
Nigeria Drapeau : Nigeria 2 - 3 Drapeau : Argentine Argentine Estádio Beira-Rio, Porto Alegre
Arbitrage : Drapeau : Italie Nicola Rizzoli

Match 44
25 juin 2014
13:00 heure locale
Bosnie-Herzégovine Drapeau : Bosnie-Herzégovine 3 - 1 Drapeau : Iran Iran Arena Fonte Nova, Salvador
Arbitrage : Drapeau : Espagne Carlos Velasco Carballo


Dans cette poule partagée entre nouveautés et retrouvailles, l'Argentine est l'incontestable favorite alors que la course à la deuxième place semble ouverte. La rencontre Argentine-Nigeria est la cinquième en vingt ans, autrement dit l'une des affiches les plus récurrentes du mondial. En revanche, la Bosnie-Herzégovine est le seul nouveau qualifié de la coupe du monde, créant ainsi des affiches inédites. L'Iran, très limité, arrive avec la volonté de confirmer son bon parcours en qualification.

En match d'ouverture, l'Argentine ne convainc pas le public et obtient une victoire courte face à des Bosniens qui n'ont pas démérité (2-1). Dans l'autre rencontre, l'Iran tient en échec un Nigeria décevant dont le manque d'animation offensif est critiqué (0-0). Ce match est le premier de la compétition qui se finit sur un nul et sans but. Dans la deuxième journée, les Argentins, en manque d'inspiration, gagnent grâce à Lionel Messi et se qualifient face aux solides Iraniens (1-0). Ces-derniers ne craquent qu'en fin de rencontre après s'être procuré les plus belles occasions du match (1-0). L'autre favorite, la Bosnie-Herzégovine, ne tient pas son rang et se fait éliminer dès son deuxième match par un Nigeria inattendu après son mauvais premier match, mais revenu avec de meilleures intentions, solide et combatif (1-0). C'est une victoire légèrement controversée pour le Nigeria, l'ouverture du score bosnienne d'Edin Džeko étant refusée pour un hors-jeu inexistant. Toujours sans convaincre l'Argentine réalise le carton plein face aux puissants Nigérians au terme d'un match enlevé ce qui n'empêche pas la qualification du Nigeria qui bénéficie du résultat de l'autre match (3-2). L'Iran perd et sort de la compétition face à des Bosniens remontés à bloc mais déjà éliminés (3-1).

Les deux qualifiés sont donc l'Argentine, qui termine, comme la Colombie, les Pays-Bas et la Belgique, avec neuf points, et le Nigeria, qui termine deuxième avec quatre points. Les Argentins, qui figurent parmi les grands favoris du tournoi, ne se seront pas démarqués, ne gagnant leurs trois rencontres que par un but d'écart et ne reposant que sur une défense tenant la route tout en montrant un manque d'animation offensive par rapport aux attentes. L'Iran, malgré un point, repart la tête haute et aura amélioré son image. Il aura la fierté d'avoir inscrit un but et surtout d'avoir mis à mal voire dominé l'Argentine. La Bosnie-Herzégovine pour sa première compétition, aura la satisfaction d'avoir remporté un match, mais regrettera sa défaite contre le Nigeria avec notamment l'erreur d'arbitrage qui l'aura privée des huitièmes.

Groupe G[modifier | modifier le code]

Classement
  Équipe Pts J G N P BP BC Diff
1 Drapeau : Allemagne Allemagne 7 3 2 1 0 7 2 5
2 Drapeau : États-Unis États-Unis 4 3 1 1 1 4 4 0
3 Drapeau : Portugal Portugal 4 3 1 1 1 4 7 -3
4 Drapeau : Ghana Ghana 1 3 0 1 2 4 6 -2

Match 13
16 juin 2014
13:00 heure locale
Allemagne Drapeau : Allemagne 4 - 0 Drapeau : Portugal Portugal Arena Fonte Nova, Salvador
Arbitrage : Drapeau : Serbie Milorad Mažić

Match 14
16 juin 2014
19:00 heure locale
Ghana Drapeau : Ghana 1 - 2 Drapeau : États-Unis États-Unis Arena das Dunas, Natal
Arbitrage : Drapeau : Suède Jonas Eriksson

Match 29
21 juin 2014
16:00 heure locale
Allemagne Drapeau : Allemagne 2 - 2 Drapeau : Ghana Ghana Estádio Castelão, Fortaleza
Arbitrage : Drapeau : Brésil Sandro Ricci

Match 30
22 juin 2014
18:00 heure locale
États-Unis Drapeau : États-Unis 2 - 2 Drapeau : Portugal Portugal Arena Amazônia, Manaus
Arbitrage : Drapeau : Argentine Néstor Pitana

Match 45
26 juin 2014
13:00 heure locale
États-Unis Drapeau : États-Unis 0 - 1 Drapeau : Allemagne Allemagne Arena Pernambuco, Recife
Arbitrage : Drapeau : Ouzbékistan Ravshan Irmatov

Match 46
26 juin 2014
13:00 heure locale
Portugal Drapeau : Portugal 2 - 1 Drapeau : Ghana Ghana Estádio Nacional, Brasilia
Arbitrage : Drapeau : Bahreïn Nawaf Shukralla


Dans ce groupe G, considéré comme l'un des trois groupes de la mort, l'Allemagne, seconde nation au classement FIFA, et le Portugal, 4e au classement, partent avec la faveur des pronostics. Toutefois, les deux autres nations peuvent jouer les trouble-fêtes. Le Ghana, meilleure équipe africaine en 2010, a réalisé de nombreux cartons dans les derniers matchs. Il est la bête noire des États-Unis en Coupe du monde. Ces-derniers, entraînés par Jurgen Klinsmann, se sont qualifiés sans difficulté au dernier tour de qualification, disposant facilement du Mexique. Ce groupe a des airs de revanche. En effet, c'est la quatrième fois en cinq compétitions officielles que l'Allemagne et le Portugal se rencontrent depuis 2006 pour autant de victoires allemandes. L'Allemagne et le Ghana se retrouvent après avoir été dans le même groupe en 2010. C'est aussi la troisième confrontation au Mondial depuis 2006 entre le Ghana et les États-Unis pour autant de victoires ghanéennes. Les quatre équipes du groupe s'étaient qualifiées pour la phase à élimination directe en 2010.

Les deux favoris allemands et portugais se rencontrent dès le premier match. L'Allemagne fait exploser (4-0) le Portugal avec, notamment, un triplé du meilleur buteur de la Coupe du monde 2010, Thomas Müller. Malgré une rencontre outrageusement dominée par les Africains, dans la rencontre opposant les États-Unis au Ghana, l'équipe américaine défait son équipe redoutée (2-1), grâce à un but de Clint Dempsey, inscrit à la 30e seconde, soit le 5e but le plus rapide d'une coupe du monde. Lors du match, déjà décisif, contre l'Allemagne, le Ghana se montre séduisant et réalise une performance presque parfaite (2-2), notamment grâce au meilleur buteur des Black Stars, Asamoah Gyan. Ce match fut l'un des plus spectaculaires du premier tour. La rencontre opposant Américains et Portugais se déroule dans la chaleur de Manaus, et ne départage pas les deux équipes, parce que les Portugais marquent à la toute dernière seconde du temps additionnel (2-2). Si l'Allemagne et États-Unis ne font pas match nul, le vainqueur du match Portugal - Ghana peut se retrouver en huitièmes de finale s’il rattrape la différence de but. C'est un objectif apparemment impossible pour le Portugal, à cause de la correction que lui a infligée l'Allemagne. Malgré la victoire allemande (1-0), le scénario ne se produit pas et le Portugal, vainqueur (2-1) d'un Ghana en crise, tire sa révérence.

L'Allemagne se qualifie sans convaincre tandis que les États-Unis réussissent à déjouer les pronostics aux dépens du Portugal, qui accompagne l'Espagne, l'Angleterre, la Bosnie-Herzégovine, la Croatie et l'Italie parmi les déçus européens du Mondial, tandis le Ghana, qui a vécu plusieurs crises dans cette Coupe du monde avec notamment deux joueurs exclus en pleine compétition pour s'être battus avec des responsables, rejoint le Cameroun et la Côte d'Ivoire parmi les déçus africains.

Groupe H[modifier | modifier le code]

Classement
  Équipe Pts J G N P BP BC Diff
1 Drapeau : Belgique Belgique 9 3 3 0 0 4 1 3
2 Drapeau : Algérie Algérie 4 3 1 1 1 6 5 1
3 Drapeau : Russie Russie 2 3 0 2 1 2 3 -1
4 Drapeau : Corée du Sud Corée du Sud 1 3 0 1 2 3 6 -3

Match 15
17 juin 2014
13:00 heure locale
Belgique Drapeau : Belgique 2 - 1 Drapeau : Algérie Algérie Estádio Mineirão, Belo Horizonte
Arbitrage : Drapeau : Mexique Marco Rodriguez

Match 16
17 juin 2014
18:00 heure locale
Russie Drapeau : Russie 1 - 1 Drapeau : Corée du Sud Corée du Sud Arena Pantanal, Cuiabá
Arbitrage : Drapeau : Argentine Néstor Pitana

Match 31
22 juin 2014
13:00 heure locale
Belgique Drapeau : Belgique 1 - 0 Drapeau : Russie Russie Stade Maracanã, Rio de Janeiro
Arbitrage : Drapeau : Allemagne Felix Brych

Match 32
22 juin 2014
16:00 heure locale
Corée du Sud Drapeau : Corée du Sud 2 - 4 Drapeau : Algérie Algérie Estádio Beira-Rio, Porto Alegre
Arbitrage : Drapeau : Colombie Wilmar Roldan

Match 47
26 juin 2014
17:00 heure locale
Corée du Sud Drapeau : Corée du Sud 0 - 1 Drapeau : Belgique Belgique Arena de São Paulo, São Paulo
Arbitrage : Drapeau : Australie Benjamin Williams

Match 48
26 juin 2014
17:00 heure locale
Algérie Drapeau : Algérie 1 - 1 Drapeau : Russie Russie Arena da Baixada, Curitiba
Arbitrage : Drapeau : Turquie Cüneyt Çakır


Ce groupe H rappelle le même groupe de l'édition 2002 (la Corée du Sud et l'Algérie remplacent leurs voisins géographiques, respectivement le Japon et la Tunisie). La Belgique et la Russie, de retour en Coupe du monde après une absence de douze ans, s'affichent comme les favoris du groupe. Emmenée par une génération dorée, la Belgique a survolé les qualifications, tout comme l'a fait la Russie qui, entraînée par Fabio Capello, vient préparer le Mondial 2018 qu'elle organisera. Depuis 28 ans, la Belgique qui n'a jamais réussi aux Russes en compétition officielle, est la bête noire de la Russie. La Corée du Sud, entraînée par l'idole Hong Myung-bo, se place en position de premier outsider. Elle doit défendre une place de huitième de finale obtenue en 2010, mais à cause d'une préparation ratée et de résultats très irréguliers, la Corée du Sud arrive au Brésil avec des doutes. Au moment du tirage au sort, l'Algérie, dont les performances sont modestes depuis plusieurs années, apparait comme le petit poucet du groupe, mais aborde le Mondial en ayant développé un jeu offensif pendant la préparation qu'elle a réussi.

Pourtant largement favorite, la Belgique ne convainc pas lors de sa victoire initiale acquise face à l'Algérie (2-1), encaissant un but rapidement des Fennecs avant d'inverser la tendance en fin de match. Dans l'autre partie, la Russie ne convainc pas non plus et son gardien, Igor Akinfeïev, commet une erreur qui permet aux Sud-Coréens de marquer et d'assurer le match nul (1-1). Annoncé comme le choc de ce groupe H, le match entre équipes européennes au Maracana est décevant et pauvre en spectacle. Toutefois, les Belges battent dans la douleur des Russes qui se sont procurés les meilleures occasions du match (1-0). Une heure plus tard, l'Algérie devient la première équipe africaine à marquer quatre buts lors d'un match de Coupe du monde en disposant de la Corée du Sud (2-4) au cours d'un match très représentatif du profil des deux équipes, l'Algérie pratiquant son jeu offensif qu'elle a développé en préparation, et de l'autre, la Corée du Sud qui paie son irrégularité, passant complètement au travers de sa première mi-temps et dominant la deuxième. La Belgique, déjà qualifiée, élimine de nouveau dans la douleur une Corée du Sud entreprenante mais irréaliste qui pouvait encore prétendre à la deuxième place (0-1). La rencontre entre la Russie et l'Algérie est un « seizième de finale ». Dans un match spectaculaire, la Russie réalise sa prestation la plus aboutie et ouvre rapidement le score face à une Algérie muette qui ne se reprend qu'en deuxième mi-temps. Elle égalise et parvient finalement à obtenir une qualification historique (1-1). Le but de l'égalisation algérienne est toutefois controversé à cause de l'utilisation par un supporter algérien d'un laser pour aveugler le gardien russe pendant tout le match ce qui provoque la colère de Fabio Capello.

Annoncée largement favorite, la Belgique ne se sera pas démarquée, remportant ses trois matchs sur le tard et sans briller. L'élimination sans gloire de la Corée du Sud achève le fiasco des équipes asiatiques de la Coupe du monde. Encore plus décevante que la Belgique et la Corée du Sud, la Russie rejoint toutes les équipes européennes éliminées prématurément et continue de douter après plusieurs échecs successif notamment à l'Euro 2012. L'Algérie, qui était en pleine reconstruction au moment du tirage au sort, se qualifie pour un huitième de finale après une très bonne prestation, ce qui est une première dans son histoire et fait de la sélection l'une des bonnes surprises du premier tour.

Phase à élimination directe[modifier | modifier le code]

Format et règlement[modifier | modifier le code]

Les matchs de la phase finale (comprenant des huitièmes de finale, des quarts de finale, des demi-finales, un match pour la troisième place et une finale) sont à élimination directe. En cas de match nul à la fin du temps réglementaire, une prolongation de deux fois quinze minutes est jouée (une victoire après prolongation est indiquée par (a.p.) dans le tableau). Une pause de 5 minutes est d'abord observée entre le temps réglementaire et la prolongation. Aucune pause n'est observée entre les deux périodes de la prolongation. Les règles dites du but en or ou du but en argent ne s'appliquent pas. Si les deux équipes sont toujours à égalité à la fin de la prolongation, une séance de tirs au but (t.a.b.) détermine le vainqueur de la rencontre.

Tableau final[modifier | modifier le code]

  Huitièmes de finale
  Quarts de finale
  Demi-finales
  Finale
                             
  28 juin à Belo Horizonte     4 juillet à Fortaleza     8 juillet à Belo Horizonte     13 juillet à Rio de Janeiro
 
  Drapeau : Brésil Brésil (t.a.b) 1 (3)
 
  Drapeau : Chili Chili 1 (2)  
  Drapeau : Brésil Brésil 2
  28 juin à Rio de Janeiro
    Drapeau : Colombie Colombie 1  
  Drapeau : Colombie Colombie 2
  4 juillet à Rio de Janeiro
  Drapeau : Uruguay Uruguay 0  
  Drapeau : Brésil Brésil 1
  30 juin à Brasília
    Drapeau : Allemagne Allemagne 7  
  Drapeau : France France 2
  9 juillet à São Paulo
  Drapeau : Nigeria Nigeria 0  
  Drapeau : France France 0
  30 juin à Porto Alegre
    Drapeau : Allemagne Allemagne 1  
  Drapeau : Allemagne Allemagne (a.p.) 2
  5 juillet à Salvador
  Drapeau : Algérie Algérie 1  
  Drapeau : Allemagne Allemagne (a.p.) 1
  29 juin à Fortaleza
    Drapeau : Argentine Argentine 0
  Drapeau : Pays-Bas Pays-Bas 2
   
  Drapeau : Mexique Mexique 1  
  Drapeau : Pays-Bas Pays-Bas (t.a.b) 0 (4)
  29 juin à Recife
    Drapeau : Costa Rica Costa Rica 0 (3)  
  Drapeau : Costa Rica Costa Rica (t.a.b) 1 (5)
  5 juillet à Brasília
  Drapeau : Grèce Grèce 1 (3)  
  Drapeau : Pays-Bas Pays-Bas 0 (2)
  1er juillet à São Paulo
    Drapeau : Argentine Argentine (t.a.b) 0 (4)  
  Drapeau : Argentine Argentine (a.p.) 1
   
  Drapeau : Suisse Suisse 0   Match pour la 3e place
  Drapeau : Argentine Argentine 1
  1er juillet à Salvador 12 juillet à Brasília
    Drapeau : Belgique Belgique 0  
  Drapeau : Belgique Belgique (a.p.) 2 Drapeau : Brésil Brésil 0
   
  Drapeau : États-Unis États-Unis 1   Drapeau : Pays-Bas Pays-Bas 3
 

Huitièmes de finale[modifier | modifier le code]


Match 49
28 juin 2014
13:00 heure locale
Brésil Drapeau : Brésil 1 - 1
(3 - 2 t.a.b.)
Drapeau : Chili Chili Estádio Mineirão, Belo Horizonte
Arbitrage : Drapeau : Angleterre Howard Webb

Lors de ce premier huitième de finale, deux équipes sud-américaines se rencontrent. Le Brésil, nation hôte, ouvre la marque face au Chili grâce à son défenseur David Luiz. Mais la Seleção a dû mal à développer son jeu face aux talentueux Chiliens, tombeurs de l'Espagne. La Roja égalise par son barcelonais Alexis Sánchez à la 32e minute. Le Chili domine la première mi-temps. Lors de la seconde mi-temps, le Brésil se montre de plus en plus dangereux et le Chili recule, mais les deux équipes obtiennent tout de même de sérieuses actions de but. Le gardien chilien Claudio Bravo se montre souvent décisif face au meilleur des Brésiliens, Hulk. Lors de la prolongation, les deux équipes sont à égalité et le Chili aurait pu éliminer les Auriverdes grâce à une frappe de Mauricio Pinilla à la 119e, qui finit sur la barre transversale de Júlio César. Lors de la séance de tirs au but, le meneur de jeu chilien Arturo Vidal n'est pas présent, ayant été remplacé plus tôt dans le match. Le Brésil alterne penalties transformés et frappes ratées, mais le Chili ne marque que deux tirs au but et le dernier tireur, Gonzalo Jara, qualifie le pays hôte en envoyant sa frappe sur le poteau du gardien de la Seleção.


Match 50
28 juin 2014
17:00 heure locale
Colombie Drapeau : Colombie 2 - 0 Drapeau : Uruguay Uruguay Stade Maracanã, Rio de Janeiro
Arbitrage : Drapeau : Pays-Bas Björn Kuipers

Deuxième huitième de finale et deuxième confrontation entre équipes sud-américaines. La Colombie du Monégasque James Rodríguez affronte un Uruguay dépourvu de sa star liverpuldienne Luis Suárez, exclu du mondial pour cause de morsure sur le défenseur italien Giorgio Chiellini. La Colombie domine l'Uruguay dans tous les compartiments du jeu et ne permet aux Uruguayens que quelques contre-attaques, toutes annihilées par la défense ou le gardien colombien. Les Cafeteros ouvrent la marque par un superbe enchaînement contrôle de la poitrine orienté/reprise de volée du meilleur joueur du premier tour, James Rodríguez. L'Uruguay se découvre plus pour tenter d'égaliser mais les Colombiens repoussent chaque offensive de la Céleste. Lors de la seconde mi-temps, Rodríguez double la mise sur un mouvement collectif et devient seul meilleur buteur de la compétition grâce à une remise de la tête parfaite du florentin Juan Guillermo Cuadrado. L'Uruguay ne fait plus que défendre lors des dernières minutes et la Colombie se qualifie pour le premier quart de finale de son histoire face à la nation hôte, le Brésil de Neymar.


Match 51
29 juin 2014
13:00 heure locale
Pays-Bas Drapeau : Pays-Bas 2 - 1 Drapeau : Mexique Mexique Estádio Castelão, Fortaleza
Arbitrage : Drapeau : Portugal Pedro Proença

Les finalistes de la précédente coupe du monde affrontent un séduisant Mexique, deuxième du groupe du Brésil. Dans la fournaise estivale de Fortaleza, le Mexique domine les Oranje lors de la première mi-temps, où les Néerlandais usent et abusent de contre-attaques. La concrétisation de la domination mexicaine intervient en début de seconde mi-temps, lorsque Giovani dos Santos inscrit le 1-0. Le Mexique continue de pousser et les Pays-Bas, comme contre le Chili lors de son précédent match, ne font que défendre et ne prennent pas le jeu à leur compte. Cependant, l'égalisation néerlandaise vient des pieds du stambouliote Wesley Sneijder, dans les derniers instants du temps réglementaire (88e). Les Oranje poussent lors des dernières minutes et l'arbitre, le portugais Pedro Proença, siffle un penalty en faveur des Pays-Bas à la suite d'une faute sur Arjen Robben. Ce penalty est transformé par le remplaçant Klaas-Jan Huntelaar et les Pays-Bas, dominés pendant 88 minutes, s'imposent face à un Mexique éliminé, pour la sixième fois d'affilée, au stade des huitièmes de finale.


Match 52
29 juin 2014
17:00 heure locale
Costa Rica Drapeau : Costa Rica 1 - 1
(5 - 3 t.a.b.)
Drapeau : Grèce Grèce Arena Pernambuco, Recife
Arbitrage : Drapeau : Australie Ben Williams

Dans un huitième de finale totalement inattendu, le Costa Rica et la Grèce s'affrontent et le vainqueur de ce match obtiendra, pour la première fois de son histoire, une qualification pour les quarts de finale d'une coupe du monde. La première mi-temps de ce match ne présente que quelques actions de but avortées. Lors de la seconde mi-temps, les choses s'accélèrent pendant une quinzaine de minutes, lors desquelles les Ticos ouvrent la marque par leur capitaine Bryan Ruiz et se procurent des occasions de doubler la mise. Mais, passée cette euphorie, la rencontre s'endort pendant plus d'une demi-heure, lors de laquelle les Grecs confisquent le ballon aux Costaricains mais n'obtiennent que très peu d'occasions. Cependant, la Grèce répond à sa réputation d'équipe qui se bat jusqu'au bout et, comme lors de sa confrontation décisive face aux Ivoiriens (victoire 2-1), un but grec est inscrit dans les tous derniers moments de la partie, par le défenseur Sokrátis Papastathópoulos, qui marque son premier but en sélection. Ce but est, d'ailleurs, le premier encaissé dans le jeu par le gardien valencien Keylor Navas. La Grèce décroche donc la prolongation lors de laquelle elle domine un Costa Rica qui ne se procure aucune occasion de but. Les Grecs auraient pu se qualifier grâce à Kóstas Mítroglou à la toute dernière seconde de jeu, mais le gardien costaricain empêche le joueur du Bateau Pirate de marquer. Lors de la séance de tirs au but, tous les tireurs, Costaricains et Grecs, cadrent leur frappe, mais le gardien Navas réalise une parade décisive sur le tir de Theofánis Gekas, éliminant donc la nation européenne.


Match 53
30 juin 2014
13:00 heure locale
France Drapeau : France 2 - 0 Drapeau : Nigeria Nigeria Estádio Nacional, Brasília
Arbitrage : Drapeau : États-Unis Mark Geiger

L'équipe de France affronte un Nigeria qui a su tenir tête à l'Argentine de Lionel Messi. Lors de la première mi-temps, chaque équipe domine l'autre pendant une vingtaine de minutes et un but est refusé aux Africains pour hors-jeu. Les Français ont plusieurs occasions, toutes annihilées par l'excellent gardien lillois Vincent Enyeama. Après l'heure de jeu en seconde mi-temps, la France se montre dominatrice. Les efforts français sont tous arrêtés par le gardien des Super Eagles, mais celui-ci se troue sur un corner et permet l'ouverture du score par Paul Pogba. Tout s'enchaîne et la France, en plus de mener au score, continue d'attaquer et de presser le Nigeria. Le 2-0 vient d'un nouveau corner, d'un centre de Mathieu Valbuena, et d'un but contre son camp du capitaine nigérian Joseph Yobo sous la pression d'Antoine Griezmann fraîchement entré en jeu.


Match 54
30 juin 2014
17:00 heure locale
Allemagne Drapeau : Allemagne 2 - 1
a.p.
Drapeau : Algérie Algérie Estádio Beira-Rio, Porto Alegre
Arbitrage : Drapeau : Brésil Sandro Ricci

Ce huitième de finale entre la Mannschaft et les Fennecs est leur troisième affrontement en Coupe du monde, notamment après le mémorable match de 1982 où l'Algérie qui l'avait emporté avait été éliminée à la suite du « match de la honte » entre l'Autriche et l'Allemagne. La première mi-temps de ce match de 2014 est dominée par les Africains, qui se procurent plusieurs occasions de but grâce, ou à cause, d'une défense allemande passive. Le meneur de jeu Sofiane Feghouli se montre à son avantage et la Nationalmannschaft a toutes les peines du monde à percer une défense algérienne malgré une possession de balle supérieure (65%). La tendance s'inverse lors de la seconde période, où l'Allemagne domine une Algérie inoffensive et se procure d'énormes occasions de but. Grâce à son gardien Raïs M'Bolhi, désigné homme du match, l'Algérie tient tête et arrache les prolongations. Lors de celles-ci, les Allemands trouvent la faille grâce au milieu de Chelsea André Schürrle qui marque du talon à la 92e et doublent même la mise à la toute fin des prolongations par Mesut Özil. L'Algérie réduit l'écart grâce à son milieu de terrain Abdelmoumene Djabou à la 121e, mais c'est trop tard, et l'Allemagne, après trois confrontations, vainc enfin l'Algérie, qui était, avec l'Égypte, l'Italie et l'Allemagne de l'Est[réf. nécessaire], une des quatre nations que l'Allemagne n'avait jamais battue en compétition officielle (ce qu'elle n'aura toujours pas fait dans le temps règlementaire).


Match 55
1er juillet 2014
13:00 heure locale
Argentine Drapeau : Argentine 1 - 0
a.p.
Drapeau : Suisse Suisse Arena Corinthians, São Paulo
Arbitrage : Drapeau : Suède Jonas Eriksson

Dans le huitième de finale qui, sur le papier, est le plus serré, l'Argentine, 5e au classement FIFA, affronte la Suisse, 6e. Lors de la première mi-temps, la Suisse joue crânement sa chance, met l'Argentine en difficulté et aurait pu mener d'au moins un but si Sergio Romero, gardien de l'Albicéleste, ne s'était pas interposé devant Granit Xhaka et Josip Drmić. Le onze argentin domine la seconde période et la Nati se défend bien, stoppant chaque initiative sud-américaine et bloquant le quadruple Ballon d'Or Lionel Messi. Le gardien suisse Diego Benaglio se montre exceptionnel et rappelle qu'il fut l'un des meilleurs gardiens du mondial sud-africain. Les Helvètes obtiennent une prolongation lors de laquelle ils dominent la première période face à une Argentine apparemment fatiguée. Comme lors du temps réglementaire, l'Albicéleste domine la seconde mi-temps de la prolongation et ouvre la marque par son attaquant madrilène Ángel Di Maria sur une offrande de Lionel Messi. La Suisse, une minute après l'ouverture du score a l'occasion d'égaliser par Blerim Džemaili, qui voit sa tête s'écraser sur le poteau d'un Romero battu. Après un énième coup-franc de Xherdan Shaqiri, qui aboutit dans le mur, l'Argentine se qualifie dans la douleur. Ce match est le dernier d'Ottmar Hitzfeld à la tête de l'équipe de Suisse.


Match 56
1er juillet 2014
17:00 heure locale
Belgique Drapeau : Belgique 2 - 1
a.p.
Drapeau : États-Unis États-Unis Arena Fonte Nova, Salvador
Arbitrage : Drapeau : Algérie Djamel Haimoudi

Dans une rencontre sans temps mort, la Belgique se montre globalement dominatrice avec 39 tirs dont 17 cadrés. Le gardien de but américain Tim Howard retarde longtemps l'échéance en établissant un record en Coupe du monde pour son poste sur un match : 15 arrêts comptabilisés. Les deux équipes sont à 0-0 à la fin du temps réglementaire et vont en prolongations. Romelu Lukaku, entré sur le terrain en remplacement de Divock Origi à la 91e minute, débloque finalement la situation en offrant une passe décisive à Kevin de Bruyne dès l'entame de la première mi-temps des prolongations. Lukaku, sur une passe décisive de Kevin de Bruyne, double la mise à la 105e minute, mettant a priori les Diables Rouges à l'abri. Mais au début de la deuxième prolongation, l'Américain Julian Green, tout juste entré au jeu, réduit l'écart et devient le plus jeune buteur de la Coupe du monde 2014 à 19 ans et 125 jours. La Belgique s'impose finalement sur ce score de 2-1 et atteint les quarts de finale de la compétition planétaire pour la deuxième fois de son histoire, la première depuis 1986, où elle jouera face à l'Argentine.



Quarts de finale[modifier | modifier le code]


Match 58
4 juillet 2014
13:00 heure locale
France Drapeau : France 0 - 1 Drapeau : Allemagne Allemagne Stade Maracanã, Rio de Janeiro
Arbitrage : Drapeau : Argentine Néstor Pitana
Foule à Paris pendant le match France - Allemagne.

Ce quart de finale entre les voisins allemands et français est comparé avant le match, par les médias français[réf. nécessaire], à la demi-finale de Séville, lorsque les Allemands ont éliminé leurs adversaires après un match très contesté et marqué par l'agression sur Patrick Battiston. L'Allemagne presse immédiatement une France confiante de son talent après son beau parcours[réf. nécessaire]. Concrétisant cette domination, le défenseur allemand Mats Hummels ouvre le score, suite à une faute de marquage de Raphaël Varane, et donne l'avantage à la Nationalmannschaft après seulement treize minutes de jeu, à la reprise d'un coup-franc de Toni Kroos. Lors de la première période, l'Allemagne domine mais la France se crée deux occasions d'égaliser dans le dernier quart d'heure. Le gardien Manuel Neuer permet aux Allemands de conserver leur avantage et, après un nouvel arrêt devant Karim Benzema, l'Allemagne se qualifie pour sa quatrième demi-finale de mondial consécutive, ce qui est une première.


Match 57
4 juillet 2014
17:00 heure locale
Brésil Drapeau : Brésil 2 - 1 Drapeau : Colombie Colombie Estádio Castelão, Fortaleza
Arbitrage : Drapeau : Espagne Carlos Velasco Carballo

Ce quart de finale entre la Colombie et le Brésil promet une opposition de style. La Colombie sort d'un parcours impeccable, en comptant dans ses rangs le meilleur joueur du premier tour et le meilleur buteur provisoire de cette coupe du monde, James Rodríguez. Le Brésil, bien que tête de série, n'a pas plu dans ses précédents matchs, passant même près de l'élimination face au Chili. Cependant, c'est le Brésil qui se montre meilleur lors des quinze premières minutes, en ouvrant notamment le score grâce à son défenseur et capitaine Thiago Silva. La Colombie se procure une énorme occasion d'égaliser par Cuadrado, mais c'est le Brésil qui est près de mener 2-0, voire 3-0, si la réussite avait été du côté auriverde. En seconde période, tout s'inverse et la Colombie déroule sa puissance offensive. Elle se voit refuser un but du vétéran Mario Yepes pour hors-jeu et encaisse le 2-0, contre le cours du jeu, sur un magnifique coup-franc de David Luiz. Après une faute et un avertissement du gardien brésilien Júlio César, James Rodríguez réduit l'écart sur penalty et permet aux Cafeteros de rêver d'accéder aux demi-finales. Le Brésil résiste et s'impose, mais il perd son attaquant vedette Neymar, victime d'une fracture aux vertèbres après un choc avec le Colombien Zúñiga, et son capitaine buteur, Thiago Silva, qui sera suspendu pour avoir reçu un nouveau carton jaune.


Match 60
5 juillet 2014
13:00 heure locale
Argentine Drapeau : Argentine 1 - 0 Drapeau : Belgique Belgique Estádio Nacional, Brasília
Arbitrage : Drapeau : Italie Nicola Rizzoli

La deuxième confrontation entre têtes de série dans ces quarts de finale voit s'opposer les Argentins aux Belges. La rencontre est équilibrée et l'Argentine ouvre le score par son buteur Gonzalo Higuaín à 8e minute. La Belgique pousse et est près d'égaliser, grâce à Kevin De Bruyne, mais n'arrive pas à tromper la machine albicéleste. En deuxième mi-temps, Higuaín se procure les plus belles occasions du côté argentin tandis que du côté belge, la génération dorée n'arrive pas à trouver la faille d'une Argentine qui dévoile enfin sa puissance, malgré la blessure d'Ángel Di María. À la dernière seconde de jeu, Romelu Lukaku, Marouane Fellaini et Axel Witsel échouent coup sur coup sur le gardien argentin Sergio Romero, qui permet à son équipe d'atteindre sa première demi-finale après 24 ans d'attente en éliminant l'un des outsiders de la compétition. Ce match est le premier où l'Argentine s'impose sans l'aide de sa pépite Lionel Messi, qui est l'homme fort de la sélection d'Alejandro Sabella.


Match 59
5 juillet 2014
17:00 heure locale
Pays-Bas Drapeau : Pays-Bas 0 - 0
(4 - 3 t.a.b.)
Drapeau : Costa Rica Costa Rica Arena Fonte Nova, Salvador
Arbitrage : Drapeau : Ouzbékistan Ravshan Irmatov

Ce quart de finale inédit oppose les Néerlandais aux inattendus Costaricains, qui ont tenu tête à trois favoris de la compétition (Angleterre, Italie et Uruguay) avant d'éliminer la meilleure défense européenne, la Grèce. Le match est à sens unique et les Pays-Bas se procurent une dizaine d'occasions, mais échouent devant l'un des meilleurs gardiens de la compétition, Keylor Navas. Le Costa Rica, dans la quasi totalité de la première période, reste dans sa moitié de terrain, mais se procure deux belles occasions en seconde période et n'est pas loin d'obtenir un penalty, après une chute de Joel Campbell dans la surface néerlandaise. L'équipe américaine arrive à arracher les prolongations aux Pays-Bas malgré la domination du vice-champion du monde. Lors des prolongations, le Costa Rica ne se procure qu'une seule occasion par son capitaine Bryan Ruiz, qui est stoppé in extremis par le gardien oranje Jasper Cillessen. Les deux équipes doivent se départager aux tirs au but, ce qui est la seconde fois pour le Costa Rica en deux matchs (victoire 5-3 aux tirs au but contre les Grecs). Le sélectionneur néerlandais, Louis van Gaal, tente un coup de poker une minute avant le coup de sifflet et change son gardien titulaire pour le gardien remplaçant Tim Krul, pour la séance de tirs au but. Ce changement s'avère payant car Krul sort deux tirs au but costaricains et qualifie son équipe pour leur seconde demi-finale d'affilée, malgré un comportement répréhensible (Krul déstabilisait les tireurs adverses au point de penalty alors que ceci est interdit). Le Costa Rica, passé très près de devenir la seconde nation ne provenant pas d'Europe ou d'Amérique du Sud à atteindre les demi-finales, ne réédite pas l'exploit de la Corée du Sud en 2002, mais quitte la compétition la tête haute.



Demi-finales[modifier | modifier le code]


Match 61
8 juillet 2014
17:00 heure locale
Brésil Drapeau : Brésil 1 - 7 Drapeau : Allemagne Allemagne Estádio Mineirão, Belo Horizonte
Arbitrage : Drapeau : Mexique Marco Rodriguez

Cette demi-finale est une reprise de la finale de coupe du monde 2002, où le Brésil s'était imposé pour son dernier sacre dans la compétition. Pour l'Allemagne, c'est la cinquième demi-finale d'affilée d'un tournoi majeur (coupe du monde et championnat d'Europe). La confrontation débute avec un Brésil compétitif qui presse une Allemagne ayant déjà montré des faiblesses défensives lors des deux tours précédents. Cependant, c'est la Mannschaft qui ouvre le score par Thomas Müller, qui inscrit là son cinquième but de la compétition. Dès lors, les hommes de Joachim Löw déroulent et, en l'espace de six minutes, portent le score à 5-0 grâce au doublé de Toni Kroos et aux réalisations de Sami Khedira et de Miroslav Klose. Ce dernier devient, avec ce but, le seul meilleur buteur de toute l'histoire de la coupe du monde avec 16 buts au total. Le Brésil n'a plus joué après l'ouverture du score et rentre aux vestiaires avec un déficit de cinq buts et sous les huées du public, certains spectateurs quittant même le stade. Pour la seconde période, l'entraîneur Luiz Felipe Scolari effectue deux changements et le pays hôte commence à attaquer la Nationalmannschaft et se procure deux occasions de but. Cependant, le remplaçant André Schürrle inscrit un sixième but quelques minutes après son entrée et enfonce le clou. L'Allemagne est dominatrice et ne laisse rien au Brésil, inscrivant même un septième but par le même André Schürrle, d'une magnifique reprise de volée terminant sous la transversale. Le Brésil sauve l'honneur par un but d'Oscar mais subit la plus grande défaite de son histoire[45] établissant le record du plus lourd score lors d'une demi-finale de coupe du monde. L'Allemagne, quant à elle, se qualifie pour sa huitième finale de coupe du monde, record absolu, devant le Brésil (7 finales[46]).


Match 62
9 juillet 2014
17:00 heure locale
Pays-Bas Drapeau : Pays-Bas 0 - 0
(2 - 4 t.a.b.)
Drapeau : Argentine Argentine Arena Corinthians, São Paulo
Arbitrage : Drapeau : Turquie Cüneyt Çakır

Cette demi-finale est un remake de la finale de la coupe du monde 1978, où l'Argentine, de Mario Kempes, s'était imposée face aux Pays-Bas de Johan Neeskens. Tout au long du temps réglementaire, les deux équipes n'ont rien tenté et seuls les Pays-Bas se sont montrés dangereux devant le but adverse dominant nettement lors des dernières minutes. Pendant le temps additionnel, les Oranje dominent l'Albicéleste mais ne se procurent que de rares occasions, toutes gâchées. La partie morose dure 120 minutes et s'en va aux tirs au but où, contrairement au quart de finale Pays-Bas – Costa Rica, Louis van Gaal ne change pas son gardien. L'équipe néerlandaise aura passé 240 minutes sans marquer de but entre son quart de finale et sa demi-finale. Jasper Cillessen n'arrête aucun tir sur quatre tandis que son homologue argentin Sergio Romero en détourne deux, ce qui permet à l'Argentine de l'emporter une nouvelle fois face à l'équipe orange et de se hisser en finale, retrouvant son adversaire récurrent allemand, qu'elle rencontre pour la troisième fois en finale d'une Coupe du monde (1986, victoire argentine 3-2, 1990, victoire allemande 1-0).



Match pour la troisième place[modifier | modifier le code]


Match 63
12 juillet 2014
17:00 heure locale
Brésil Drapeau : Brésil 0 - 3 Drapeau : Pays-Bas Pays-Bas Estádio Nacional, Brasília
Arbitrage : Drapeau : Algérie Djamel Haimoudi

Il a suffi d'une incursion d'Arjen Robben pour faire exploser la défense brésilienne et obtenir un penalty transformé par Robin van Persie (3e). Malgré une possession de balle brésilienne, les troupes de Louis van Gaal, parfaitement organisées en 3-5-2, maîtrisent leur sujet. Daley Blind fait le break à la 17e minute et Julio César n'évite pas le 3-0 dans le temps additionnel. Depuis le début de la compétition, les coéquipiers de Ron Vlaar ont été à la peine contre des équipes solides sur le plan défensif (Mexique, Costa Rica et Argentine)[réf. souhaitée] et ce n'est pas le cas de ce Brésil version 2014 qui n'a tout simplement pas été au niveau.

Finale[modifier | modifier le code]


Match 64
13 juillet 2014
16:00 heure locale
Allemagne Drapeau : Allemagne 1 - 0
a.p.
Drapeau : Argentine Argentine Stade Maracanã, Rio de Janeiro
Arbitrage : Drapeau : Italie Nicola Rizzoli


Statistiques, classements et buteurs[modifier | modifier le code]

Statistiques[modifier | modifier le code]

Les 32 équipes présentes disputent un total de 64 rencontres : 48 au premier tour et 16 dans la phase à élimination directe.

Nombre d'équipes par confédération et par tour[modifier | modifier le code]

Confédération Phase de groupes Huitièmes
de finale
Quarts
de finale
Demi-finales Finale (dont champion)
UEFA 13 6 4 2 1 (1)
CONMEBOL 6 5 3 2 1
CONCACAF 4 3 1 0 -
CAF 5 2 0 -
AFC 4 0 -
OFC 0 -
Total 32 16 8 4 2 (1)

Classement de la compétition[modifier | modifier le code]

Le classement complet des 32 équipes ayant participé au tournoi prend en compte, en plus du stade de la compétition atteint, le nombre total de points obtenus, puis la différence de buts et enfin le nombre de buts inscrits. Le nombre de points est calculé de la même manière que pour le premier tour, à savoir en attribuant 3 points pour un match gagné, 1 point pour un match nul et 0 point pour une défaite[47].

Classement de la Coupe du monde[48]
Place Nation Stade de la compétition
médaille d'or Drapeau : Allemagne Allemagne
Vainqueur
médaille d'argent Drapeau : Argentine Argentine
Finale
médaille de bronze Drapeau : Pays-Bas Pays-Bas
Demi-finale
4 Drapeau : Brésil Brésil
5 Drapeau de la Colombie Colombie
Quarts de finale
6 Drapeau de la Belgique Belgique
7 Drapeau de la France France
8 Drapeau du Costa Rica Costa Rica
9 Drapeau du Chili Chili
Huitièmes de finale
10 Drapeau du Mexique Mexique
11 Drapeau de la Suisse Suisse
12 Drapeau de l'Uruguay Uruguay
13 Drapeau de la Grèce Grèce
14 Drapeau de l'Algérie Algérie
15 Drapeau des États-Unis États-Unis
16 Drapeau du Nigeria Nigeria
Place Nation Stade de la compétition
17 Drapeau de l'Équateur Équateur
Premier tour
18 Drapeau du Portugal Portugal
19 Drapeau de la Croatie Croatie
20 Drapeau de la Bosnie-Herzégovine Bosnie-Herzégovine
21 Drapeau : Côte d'Ivoire Côte d'Ivoire
22 Drapeau de l'Italie Italie
23 Drapeau de l'Espagne Espagne
24 Drapeau de la Russie Russie
25 Drapeau du Ghana Ghana
26 Drapeau de l'Angleterre Angleterre
27 Drapeau de la Corée du Sud Corée du Sud
28 Drapeau de l'Iran Iran
29 Drapeau du Japon Japon
30 Drapeau de l'Australie Australie
31 Drapeau du Honduras Honduras
32 Drapeau du Cameroun Cameroun

Nombre de buts par tour[modifier | modifier le code]

Jour 1 Jour 2 Jour 3 Sous-total Huitièmes Quarts Demies 3e place Finale Sous-total Total
Buts 49 45 42 136 18 5 8 3 1 35 171
Matchs 16 16 16 48 8 4 2 1 1 16 64
Moyenne 3,06 2,81 2,63 2,83 2,25 1,25 4,00 3,00 1,00 2,19 2,67

Nombre de matchs par résultat[modifier | modifier le code]

  • Phase de poules
    • Victoires = 39
    • Nuls = 9 (dont 5 matchs sans but)
  • Phase à élimination directe
    • Temps réglementaire = 8
    • Prolongation seule = 4
    • Tirs au but = 4

Résumé par équipe nationale[modifier | modifier le code]

Équipe Matchs Victoire Nul Défaite BP BC Diff. Yellow card.svg Red card.svg Class. FIFA
avant CDM
Class. FIFA
après CDM
Progression CDM
Drapeau de l'Allemagne Allemagne 7 6 1 0 18 4 +14 4 0 2 1 Vainqueur
Drapeau de l’Argentine Argentine 7 5 1 1 8 4 +4 5 0 5 2 Finale
Drapeau des Pays-Bas Pays-Bas 7 5 2 0 15 4 +11 9 0 15 3 Demi-finale
Drapeau du Brésil Brésil 7 3 2 2 11 14 -3 13 0 3 7 Demi-finale
Drapeau de la Colombie Colombie 5 4 0 1 12 4 +8 5 0 8 4 Quarts de finale
Drapeau de la Belgique Belgique 5 4 0 1 6 3 +3 5 1 11 5 Quarts de finale
Drapeau de la France France 5 3 1 1 10 3 +7 5 0 17 10 Quarts de finale
Drapeau du Costa Rica Costa Rica 5 2 3 0 5 2 +3 11 1 28 16 Quarts de finale
Drapeau du Chili Chili 4 2 1 1 6 4 +2 7 0 14 12 Huitièmes de finale
Drapeau du Mexique Mexique 4 2 1 1 5 3 +2 8 0 20 18 Huitièmes de finale
Drapeau de la Suisse Suisse 4 2 0 2 7 7 0 3 0 6 9 Huitièmes de finale
Drapeau de l'Uruguay Uruguay 4 2 0 2 4 6 -2 8 0 7 6 Huitièmes de finale
Drapeau de la Grèce Grèce 4 1 2 1 3 5 -2 8 1 12 13 Huitièmes de finale
Drapeau de l'Algérie Algérie 4 1 1 2 7 7 0 6 0 22 24 Huitièmes de finale
Drapeau des États-Unis États-Unis 4 1 1 2 5 6 -1 4 0 13 15 Huitièmes de finale
Drapeau du Nigeria Nigeria 4 1 1 2 3 5 -2 3 0 44 34 Huitièmes de finale
Drapeau de l'Équateur Équateur 3 1 1 1 3 3 0 5 1 26 21 Premier tour
Drapeau du Portugal Portugal 3 1 1 1 4 7 -3 2 1 4 11 Premier tour
Drapeau de la Croatie Croatie 3 1 0 2 6 6 0 4 1 18 17 Premier tour
Drapeau de la Bosnie-Herzégovine Bosnie-Herzégovine 3 1 0 2 4 4 0 3 0 21 19 Premier tour
Drapeau : Côte d'Ivoire Côte d'Ivoire 3 1 0 2 4 5 -1 7 0 23 25 Premier tour
Drapeau de l'Italie Italie 3 1 0 2 2 3 -1 3 1 9 14 Premier tour
Drapeau de l'Espagne Espagne 3 1 0 2 4 7 -3 3 0 1 8 Premier tour
Drapeau de la Russie Russie 3 0 2 1 2 3 -1 4 0 19 23 Premier tour
Drapeau du Ghana Ghana 3 0 1 2 4 6 -2 6 0 37 38 Premier tour
Drapeau de l'Angleterre Angleterre 3 0 1 2 2 4 -2 4 0 10 20 Premier tour
Drapeau de la Corée du Sud Corée du Sud 3 0 1 2 3 6 -3 6 0 57 56 Premier tour
Drapeau de l'Iran Iran 3 0 1 2 1 4 -3 4 0 43 49 Premier tour
Drapeau du Japon Japon 3 0 1 2 2 6 -4 4 0 46 45 Premier tour
Drapeau de l'Australie Australie 3 0 0 3 3 9 -6 6 0 62 76 Premier tour
Drapeau du Honduras Honduras 3 0 0 3 1 8 -7 7 1 33 40 Premier tour
Drapeau du Cameroun Cameroun 3 0 0 3 1 9 -8 4 1 56 53 Premier tour

Ballon d'or du meilleur joueur[modifier | modifier le code]

Le Ballon d'or Adidas est la récompense attribuée au meilleur joueur de la Coupe du monde 2014. Les deuxième et troisième joueurs reçoivent respectivement les Ballons d’Argent et de Bronze.

Pour cette coupe du monde, aucun gardien de but n’a été proposé au prix, Manuel Neuer se contentant du classement annexe « Gant d'or », contrairement à un autre gardien allemand, Oliver Kahn, ballon d'or de la coupe du monde 2002, devant Ronaldo.

Les 10 nommés sont[49] :

Classement du Ballon d'or[50]
Place Joueur
médaille d'or Drapeau : Argentine Lionel Messi
médaille d'argent Drapeau : Allemagne Thomas Müller
médaille de bronze Drapeau : Pays-Bas Arjen Robben

Soulier d'or du meilleur buteur[modifier | modifier le code]

Le Soulier d'or est attribué au meilleur buteur de la compétition. Deux joueurs ou plus à égalité à la fin de la compétition sont départagés au nombre des passes décisives et s’ils sont toujours ex æquo, c’est le joueur ayant passé le moins de temps sur le terrain qui reçoit la récompense[51]. La colonne « pénalties » indique les pénalties transformés pendant le temps réglementaire ou durant les prolongations, les tirs au but ne sont pas comptabilisés dans ce tableau. Le trophée représente une chaussure de football de couleur dorée.

Classement du Soulier d'or[52]
Place Joueur Buts marqués Passes déc. Matches joués Minutes jouées Pénalties
médaille d'or Drapeau de la Colombie James Rodríguez 6 2 5 399 1
médaille d'argent Drapeau de l'Allemagne Thomas Müller 5 3 6 562 1
médaille de bronze Drapeau du Brésil Neymar 4 1 5 457 1
4 Drapeau de l’Argentine Lionel Messi 4 1 6 573 0
5 Drapeau des Pays-Bas Robin van Persie 4 0 6 548 1
6 Drapeau de la France Karim Benzema 3 2 5 450 1
7 Drapeau des Pays-Bas Arjen Robben 3 1 6 600 0
8 Drapeau de l'Allemagne André Schürrle 3 0 5 155 0
9 Drapeau de l'Équateur Enner Valencia 3 0 3 270 0
10 Drapeau de la Suisse Xherdan Shaqiri 3 0 4 387 0

Équipes-types[modifier | modifier le code]

La FIFA en elle-même n’a pas donné d’équipe-type pour la compétition mais toutefois, deux équipes-types ont été publiées sur le site de la FIFA :

  • Castrol, sponsor de la Coupe du monde, a dévoilé son équipe ;
  • il était également possible de voter pour la Dream Team sur le site de la FIFA.

Seuls Mats Hummels, Toni Kroos, James Rodríguez et Thomas Müller font partie de ces deux équipes-types et en même temps étaient nommés parmi les dix prétendants au prix du meilleur joueur (Ballon d’Or). Lionel Messi, désigné meilleur joueur de la compétition (Ballon d’Or), ne fait pas partie du Top 11 de Castrol et Javier Mascherano, un des dix prétendants à ce même Ballon d’Or ne fait partie d’aucune des deux équipes-types. Inversement deux joueurs présents dans les deux équipes-types (Manuel Neuer et Thiago Silva) n’ont pas été nommés dans les dix joueurs pouvant prétendre au Ballon d’Or du meilleur joueur.

Top 11[modifier | modifier le code]

Castrol, sponsor officiel de la Coupe du monde, a déterminé une équipe de onze joueurs (appelée Castrol Index Top 11) avec le gardien, les quatre défenseurs, les quatre milieux de terrain et les deux attaquants les mieux classés dans un classement constitué à partir de statistiques de jeu (tacle, passe, appel…) recueillies tout au long de la Coupe du monde.

Castrol Index Top 11[53]
Gardiens Défenseurs Milieux Attaquants

Drapeau de l'Allemagne Manuel Neuer

Drapeau de l’Argentine Marcos Rojo
Drapeau de l'Allemagne Mats Hummels
Drapeau du Brésil Thiago Silva
Drapeau des Pays-Bas Stefan de Vrij

Drapeau du Brésil Oscar
Drapeau de l'Allemagne Toni Kroos
Drapeau de l'Allemagne Philipp Lahm
Drapeau de la Colombie James Rodríguez

Drapeau des Pays-Bas Arjen Robben
Drapeau de l'Allemagne Thomas Müller

Dream Team[modifier | modifier le code]

À l’issue d’un vote en ligne ouvert à tous, une équipe appelée Dream Team a été donnée quelques jours après la fin de la compétition.

Dream Team[54]
Gardiens Défenseurs Milieux Attaquants Entraîneur

Drapeau de l'Allemagne Manuel Neuer

Drapeau du Brésil David Luiz
Drapeau de l'Allemagne Mats Hummels
Drapeau du Brésil Marcelo
Drapeau du Brésil Thiago Silva

Drapeau de l’Argentine Ángel Di María
Drapeau de la Colombie James Rodríguez
Drapeau de l'Allemagne Toni Kroos

Drapeau de l’Argentine Lionel Messi
Drapeau de l'Allemagne Thomas Müller
Drapeau du Brésil Neymar

Drapeau de l'Allemagne Joachim Löw

Récompenses annexes[modifier | modifier le code]

Prix annexes[55]
Prix Lauréat
Meilleur gardien Drapeau de l'Allemagne Manuel Neuer
Meilleur jeune joueur Drapeau de la France Paul Pogba
Prix du fair-play Drapeau de la Colombie Colombie

Le premier but contre l’Uruguay de James Rodríguez (amorti de la poitrine enchaîné avec une reprise de volée de 18 m qui retombe sous la transversale) a été élu par 80 % des quatre millions de votants comme le plus beau but du tournoi devant la tête plongeant lobée de Robin van Persie et devant la balle piquée après un crochet encore de James Rodríguez.

But du tournoi[56]
Classement But et buteur
1 1er but contre l’Uruguay de Drapeau de la Colombie James Rodríguez
2 1er but contre l’Espagne de Drapeau des Pays-Bas Robin van Persie
3 But contre le Japon de Drapeau de la Colombie James Rodríguez

Exclusions[modifier | modifier le code]

Le joueur uruguayen Luis Suárez a été exclu du Mondial après avoir mordu le joueur italien Giorgio Chiellini et condamné à neuf matches et quatre mois de suspension de toute activité liée au football, il a été contraint de quitter ses coéquipiers de l’équipe d’Uruguay le 26 juin. En effet, la FIFA n’a pas autorisé l’attaquant de Liverpool à rester parmi ses partenaires à l’entraînement et a été banni de tous les stades de football de la planète pour la durée de la sanction[57]. Aucun joueur ne pouvait être appelé pour le remplacer.

Le même jour, les deux joueurs du Ghana Kevin-Prince Boateng et Sulley Muntari ont été exclus du mondial par leur fédération à la suite d'altercations avec des membres de leur encadrement[58].

Controverses sur l'arbitrage[modifier | modifier le code]

Aspects socio-économiques de la Coupe du monde[modifier | modifier le code]

Médias[modifier | modifier le code]

En France[modifier | modifier le code]

Retransmission des matchs par TF1, parvis de l'Hôtel de Ville de Paris.

TF1 a dépensé 130 millions d'euros pour acheter l'intégralité des 64 matchs de la compétition. Ne souhaitant diffuser que les 28 meilleures affiches, elle a rétrocédé les droits de l'intégralité des matches, dont 36 en exclusivité, à la chaîne payante beIN Sports pour 50 millions d'euros et espère entre 43 et 55 millions d'euros de retombées publicitaires en fonction du parcours de l’équipe de France[59]. La commercialisation des écrans pub de TF1 va de 6 000 euros bruts (avant négociation) pour des matchs de poule sans la France (100 000 euros avec la France) et 357 600 euros les 30 secondes de spot publicitaire (« golden spot » entre l'hymne national et le début de la finale[60]) pour la finale à laquelle accéderait la France[61].

Le Logo de la World Cup est apparu en moyenne une fois par minute (de façon aléatoire) lors de la retransmission du 1er match d'ouverture sur TF1[réf. nécessaire]. TF1 fait payer le spot à la mi-temps durant les premiers matchs France-Honduras ou encore Suisse-France 185 000 euros les 30 secondes, 165 000 euros (42 000 euros sans la France) en huitième de finale, 175 000 euros (67 000 euros sans la France) en quart de finale, 215 000 euros en demi-finale[61].

Bilan financier[modifier | modifier le code]

La Coupe du monde qui génère 90 % des revenus de la FIFA devrait lui apporter 4,9 milliards d’euros de recettes (4,2 milliards lors de la coupe du monde en 2010)[62]. Elles proviennent pour environ 60% des droits de retransmission des matches (radio, Internet et surtout télévision) et 40% de la vente des droits marketing et du licencing[63]. Le comité d’organisation local se réserve quant à lui la perception directe des ressources issues de la billetterie, des sponsors nationaux et reçoit une subvention de la FIFA[64].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Media.information de la FIFA
  2. « Le Brésil confirme sa candidature, la Colombie se retire », sur fifa.com,‎ 13 avril 2007 (consulté le 21 octobre 2013).
  3. La candidature de la Bolivie écartée
  4. Soutien à la Bolivie
  5. « Menace de boycott de la Copa America » (consulté le 2013-03-30)
  6. Menace de boycott de la Coupe du monde 2010
  7. Tous les stades pour la Coupe du monde Brésil 2014
  8. Logo Coupe du monde Brésil 2014
  9. « En route vers Brésil 2014 », sur fifa.com,‎ 8 juillet 2010
  10. « Le logo de la Coupe du monde 2014 », sur sport.ca.msn.com,‎ 21 août 2013
  11. (pt) « Fifa registra tatu-bola como mascote da Copa de 2014 e fará anúncio domingo », sur estadao.com.br,‎ 11 septembre 2012 (consulté le 26 novembre 2012) : « De acordo com a ONG, o Tolypeutes tricinctus é a espécie de tatu mais ameaçada de extinção no Brasil. »
  12. « Sortie de la Chanson Officielle et liste des titres de l'Album Officiel », sur fr.FIFA.com,‎ 8 avril 2014
  13. « L'Hymne Officiel interprété par Santana, Wyclef, Avicii et Alexandre Pires », sur fr.FIFA.com,‎ 28 mars 2014
  14. « Victoire de Elijah King dans la compétition SuperSong », sur fr.FIFA.com,‎ 10 février 2014
  15. (en) « World Cup money pot increased to $576m », sur reuters.com,‎ 5 décembre 2013 (consulté le 9 juin 2014)
  16. Le HuffPost avec AFP, « Coupe du Monde 2014 : le ballon officiel « Brazuca » a été dévoilé », sur huffingtonpost.fr,‎ 4 décembre 2013 (consulté le 6 décembre 2013)
  17. « Brazuca, ballon officiel de la Coupe du Monde FIFA 2014 », sur fr.FIFA.com,‎ 4 décembre 2013
  18. a et b Comment fonctionne la technologie qui a confirmé le but du Honduras contre son camp, Le Monde.fr avec AFP, 16 juin 2014
  19. Playing in the Heat, Fifa.com, 29 juin 2014
  20. Coupe du monde de football au Brésil : cooling break, meteo-paris.com, 13 juin 2014
  21. Julien Absalon, « Le Mondial des billets approche », sur football.fr,‎ 19 juillet 2013
  22. « Mondial 2014, entre 70 € et 750 € la place », sur RTBF,‎ 19 juillet 2013
  23. Christophe Palierse, « Un nouveau record de recettes pour la Fifa », sur Les Échos,‎ 10 juin 2014
  24. (en) Conférence de presse sur la billetterie pour Brésil 2014, Conférence de presse avec le directeur général du Comité organisateur local Ricardo Trade, le Directeur du marketing de la FIFA Thierry Weil, le Secrétaire délégué aux sports du Brésil Luis Fernandes et le double champion du monde Cafu, diffusée en direct sur FIFA.com, 19 juillet 2013.
  25. (en) « Host Cities for Brazil 2014 to be announced in May », FIFA.com, FIFA,‎ 12 mars 2009 (lire en ligne)
  26. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k et l (en) « FIFA World Cup Brochure », sur FIFA.com (consulté le 9 juin 2014)
  27. (en) FIFA Fan Fest locations confirmed, sur FIFA.com, 25 avril 2014
  28. Nicolas Bourcier, « La contestation sociale enflamme le Brésil », Le Monde,‎ 18 juin 2013 (ISSN 0395-2037)
  29. Florence Thomazeau, « Le football brésilien au centre de toutes les tensions », France24,‎ 20 juin 2013 (lire en ligne)
  30. (pt) Pedro Simon, « Uma tarefa para a compreensão democrática », Jornal do Brasil,‎ 18 juin 2013 (lire en ligne)
  31. a et b Jérôme Latta, « Au Brésil, le social plus fort que le football », sur http://latta.blog.lemonde.fr, Une balle dans le pied,‎ 20 juin 2013 (consulté le 20 juin 2013)
  32. « Brésil: le roi Pelé s'attire les foudres des manifestants », RFI,‎ 20 juin 2013 (lire en ligne)
  33. Lamia Oualalou, « Le Brésil est-il prêt pour la Coupe du monde de football ? », Le Figaro, 12 mai 2014, page 17.
  34. Au Brésil, la Fifa fait la loi pendant le Mondial.
  35. (en) [PDF] Open list of prospective referees & assistant referees for the 2014 FIFA World Cup, sur FIFA.com
  36. (en) [PDF] Referees & Assistant referees for the 2014 FIFA World Cup, sur FIFA.com
  37. PA, « Un arbitre expulsé », sur SoFoot.com,‎ 21 juin 2014 (consulté le 21 juin 2014)
  38. 10e pour la FIFA qui fait de l’équipe russe, l’héritière des statistiques de l’équipe de l’Union soviétique (Russie sur FIFA.com).
  39. (fr) [PDF]Règlement - Coupe du monde de la FIFA 2014, sur FIFA.com
  40. « Processus du tirage au sort du 6 décembre 2013 », sur fifa.com,‎ 4 décembre 2013 (consulté le 4 décembre 2013)
  41. « Classement mondial de la FIFA du 17 octobre 2013 », sur fifa.com,‎ 17 octobre 2013 (consulté le 20 novembre 2013)
  42. Classement FIFA au 5 juin 2014
  43. a, b et c "Un record au premier tour Huffington Post, consulté le 28/06/2014
  44. James Rodriguez (Colombie) élu meilleur joueur de la phase de poules
  45. Avec la défaite 6 à 0 face à l’Uruguay le 18 septembre 1920.
  46. En considérant comme telle le match face à l’Uruguay en 1950 qui n’était pas proprement dit une finale
  47. « Allemagne 2006 : le classement définitif », sur fifa.com,‎ 12 juillet 2006 (consulté le 30 avril 2009)
  48. FIFA p.101
  49. « Mondial : Neymar et quatre Allemands parmi les dix nominés pour le titre de meilleur joueur », leparisien.fr, 11 juillet 2014.
  50. Ballon d’Or sur le site de la FIFA
  51. Règlement d'attribution du Soulier d'Or.
  52. « Le soulier d'or », sur fr.fifa.com, FIFA
  53. Castrol Index Top 11
  54. La Dream Team
  55. « Prix », sur fr.fifa.com, FIFA
  56. « La volée de Rodriguez élue But du Tournoi », sur fr.fifa.com, FIFA
  57. Communiqué qui annonce l'exclusion de Luis Suárez
  58. Alexandre Haghdoust, « Brésil 2014 : le Ghana exclut deux joueurs avant le match contre le Portugal », sur lemonde.fr,‎ 26 juin 2014 (consulté le 2 juillet 2014)
  59. « Coupe du monde 2014 : TF1 espère entre 43 et 55 millions de recettes publicitaires », sur Ozap,‎ 12 juin 2014
  60. 280 000 euros pour le spot diffusé au cours de la mi-temps avec la France, 155 000 euros sans elle
  61. a et b Caroline Sallé, « Mondial de foot : de 6000 à 357.600 euros le spot de publicité sur TF1 », sur Le Figaro,‎ 4 février 2014
  62. Christophe Palierse, « Le Mondial, la  «  cash machine  » de la Fifa », sur Les Échos,‎ 5 décembre 2013
  63. Questions-réponses rapport financier 2013 pour le Congrès 2014, document du 64e congrès de la FIFA, 10 et 11 juin 2013 à São Paulo
  64. Malik Touzri, « Ça coûte combien une Coupe du Monde de football ? », sur parissportifs.com,‎ 19 novembre 2013

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • (fr) Site officiel de la FIFA
  • (en) (es) (pt) Site officiel du Gouvernement fédéral brésilien sur la Coupe du monde de football 2014