Ticket t+

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Le ticket t+ est le plus simple des titres de transport en Île-de-France. Créé par une délibération du conseil d'administration du Stif du 6 juin 2007, il remplace l'ancien ticket t, qui ne permettait pas la correspondance entre les diverses lignes de bus. Le ticket t+ est le nom officiel du ticket de métro parisien.

Il est vendu au prix de 1,70 € à l'unité (prix inchangé par rapport au prix applicable au 1er juillet 2010) et de 13,70 € en carnet de 10 tickets plein tarif (depuis le 1er janvier 2014)[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

De 1973 à 2003[modifier | modifier le code]

Un ticket jaune type u-u

C'est en 1973 que le ticket métro de couleur jaune citron et à piste magnétique fait sont apparition, avec la mise en place progressive des dispositifs de contrôles automatiques (tourniquets ou portillons d'accès), remplaçant les poinçonneurs. Il pouvait être émis par la SNCF ou la RATP ainsi que par des buralistes dépositaires.

Depuis 1992, le ticket de métro porte la mention Section Urbaine (à la place de u-u auparavant).

Le ticket émis par la SNCF était de couleur jaune jusqu’à l'apparition du « ticket t » en 2003 où, dans le cadre de la simplification des tarifs, il devient mauve[2]. Celui émis par la RATP était également jaune jusqu'en mars 1992, avant de devenir vert afin d'accompagner le changement d'identité visuelle de la RATP.

Il permettait d'effectuer un trajet en bus, métro ou en RER dans Paris. Sa validité était de deux heures. Les seuls correspondances possibles étaient les correspondances ferrées (métro - métro ; métro - RER ; RER - métro ou RER - RER dans Paris). En revanche, il ne permettait pas la correspondance entre deux lignes de bus ni entre un bus et une ligne ferroviaire (tramway, métro ou RER).

Le ticket Section Urbaine était valable également dans les bus RATP en banlieue où les lignes étaient découpées en sections. En fonction de la distance, l'usage de plusieurs tickets pouvait être nécessaire. Sauf sur certaines lignes, le sectionnement a été supprimé sur le réseau RATP le 1er septembre 1999[3]. Ce ticket n'était cependant pas valable dans les autobus du réseau Optile, présents pour l'essentiel dans la grande couronne parisienne. Les entreprises exploitant ces lignes délivraient leurs propres titres de transport.

2003-2007 : le ticket t[modifier | modifier le code]

Un ticket t

Le ticket t fit son apparition au 1er janvier 2003. Dans le cadre de la simplification des tarifs, les tickets t, qu'ils soient émis par la SNCF ou la RATP sont mauves, remplaçant le vert des ticket RATP et le jaune des tickets SNCF.

Il est le premier billet émis spécifiquement sous la bannière du Syndicat des transports d'Île-de-France, et il succède aux billets émis par chacun des transporteurs franciliens[4].

Il permettait d'effectuer un trajet en bus, métro ou en RER (uniquement dans Paris pour ce dernier), avec éventuellement des correspondances entre deux ou plusieurs lignes ferroviaires pendant une durée de deux heures. En revanche, il ne permettait pas la correspondance entre deux lignes de bus ni entre un bus et une ligne ferroviaire (tramway, métro ou RER).

Le ticket t est également valable dans les autobus du réseau Optile, présents pour l'essentiel dans la grande couronne parisienne.

Depuis 2007 : le ticket t+[modifier | modifier le code]

Un ticket t+

Le ticket t+ permet d'effectuer un trajet en bus, métro, tramway, RER et Transilien (uniquement dans Paris pour ces deux derniers).

L'apport de ce nouveau ticket par rapport à son prédécesseur réside dans la possibilité d'effectuer une ou plusieurs correspondances (passage d'une ligne à une autre) sur le réseau de surface (bus et/ou tramway) pendant h 30 entre la première et dernière validation. Les aller-retour sur la même ligne de bus ainsi que les interruptions de trajet pour reprendre un autre bus de la même ligne ne sont pas possibles avec le même ticket t+.

Il ne permet pas en revanche d'utiliser une correspondance entre métro - bus, métro - tram, RER - bus, RER - tram[5] ni entre une ligne de métro et le funiculaire de Montmartre[6]. Il n'est pas non plus valide pour certaines lignes de bus à tarification spéciale (dessertes aéroportuaires notamment). Le ticket t+ est également valable dans les autobus du réseau Optile, présents pour l'essentiel dans la grande couronne parisienne[7].

Utilisation sur le réseau de bus Noctilien[modifier | modifier le code]

Les bus du réseau Noctilien sont accessibles avec le ticket t+ selon une tarification spécifique fondée sur les zones de validité des forfaits « carte orange »/« carte Intégrale ».

Pour les trajets de banlieue à banlieue via Paris, le nombre de tickets à composter dans un bus est égal au nombre de zones traversées, mais sans les compter deux fois. Exemple : de Mairie de Saint-Ouen (zone 2) à Gare de Bourg-la-Reine (zone 3) par la ligne N14, on traverse les zones 2, 1, 2, 3, soit 3 zones ; il faut donc composter 3 tickets t+.

Pour les autres trajets, il faut un ticket pour les deux premières zones traversées, puis un autre ticket par zone parcourue. Exemple : de Juvisy-sur-Orge (zone 4) à Gare de Lyon (zone 1) par la ligne N31, on traverse les zones 4, 3, 2, 1 ; il faut donc 3 tickets t+.

Tout changement de bus Noctilien implique un nouveau paiement car le ticket t+ ne permet pas d'assurer la correspondance entre bus Noctilien.

Ticket sans correspondance[modifier | modifier le code]

Contrairement à ses prédécesseurs, le ticket t+ n'est pas vendu à bord des bus. Il est cependant possible d'acheter à la place, au prix de 2,00 euros[1] un ticket de dépannage, nommé « ticket d'accès à bord ». Celui-ci est valable pour un seul trajet, uniquement dans le bus dans lequel il a été acheté, et ne permet aucune correspondance. Il doit être validé aussitôt après son achat.

Évolution des prix des trajets[modifier | modifier le code]

Le prix d'un trajet dépend de deux composantes : le prix du billet lui-même, mais également du trajet qu'il permet d'effectuer.

La première composante, le prix du billet, évolue chaque année. Ainsi, le carnet de 10 billets plein tarif, coûtait (les pourcentages indiquent la variation par rapport à l'année précédente) :

Soixante-dix pour cent des tickets t+ sont vendus en carnet de 10 titres de transport, avec une réduction tarifaire : au 1er janvier 2014, le ticket à l'unité coûte 1,70 € alors que le carnet de 10 tickets est vendu au prix de 13,70 €.

La seconde composante a aussi évolué de par différentes réformes du système tarifaire. Globalement, ces réformes, sans conséquences en ce qui concerne le métro, ont rendu les voyages en bus ou tramway moins onéreux :

  • Avant 1999, les lignes de bus étaient « sectionnées ». Un long trajet nécessitait alors plusieurs billets[22]. Par exemple, il fallait trois tickets pour effectuer le trajet entre la basilique de Saint-Denis et la préfecture de Bobigny avec le tramway de la ligne T1.
  • En 1999, face à ces prix jugés dissuasifs, le STIF abandonne le système de « sectionnement » des lignes de bus.
  • En 2007, la création du ticket t+ rend moins onéreux un trajet effectué en bus avec une correspondance, ce qui est souvent le cas en banlieue.
  • À compter du 1er janvier 2009, la liste des lignes à tarification spéciale où s'appliquent des paliers tarifaires (système de « sectionnement ») est réduite à 15 lignes (au lieu de 29)[23],[24].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Grégoire Thonnat, Petite histoire du ticket de métro parisien, éd. SW Télémaque,‎ 2010

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Vianavigo.com - Titres et tarifs. Consulté le 20 janvier 2014
  2. Petite histoire du ticket de métro, sur histoireduticketdemetro.blogspot.fr. Document consulté le 23 septembre 2013.
  3. Optile : les sections pénalisent (financièrement) les usagers, article du 3 août 2005, sur metro-pole.net, consulté le 23 septembre 2013.
  4. « Décision N°7521 du Conseil d'administration du Stif », sur le site du Stif,‎ 23 juillet 2002 (consulté le 1er juillet 2008)
  5. Ticket t+ : Modalités d'utilisation, sur ratp.fr. Consulté le 14 janvier 2013.
  6. selon décision n° 2007/463 du 28 juin 2007 relative aux conditions générales de vente et d'utilisation du ticket t+ du directeur général du syndicat des transports d'Île-de-France (STIF), annexe, paragraphe 2.2, dernier alinéa
  7. 20 minutes - C'est votre nouveau ticket de métro
  8. « Décision N°7224 du Conseil d'administration du Stif », sur le site du Stif,‎ 19 juin 2001 (consulté le 1er juillet 2008)
  9. « Décision N°7465 du Conseil d'administration du Stif », sur le site du Stif,‎ 19 juin 2002 (consulté le 1er juillet 2008)
  10. « Décision N°7745 du Conseil d'administration du Stif », sur le site du Stif,‎ 11 juillet 2003 (consulté le 1er juillet 2008)
  11. « Décision N°7983 du Conseil d'administration du Stif », sur le site du Stif,‎ 18 juin 2004 (consulté le 1er juillet 2008)
  12. « Décision N°8408 du Conseil d'administration du Stif », sur le site du Stif,‎ 17 juin 2005 (consulté le 1er juillet 2008)
  13. « Décision N°2006/0554 du Conseil d'administration du Stif », sur le site du Stif,‎ 21 juin 2006 (consulté le 1er juillet 2008)
  14. « Décision N°2007/0353 du Conseil d'administration du Stif », sur le site du Stif,‎ 6 juin 2007 (consulté le 1er juillet 2008)
  15. « Décision N°2008/0344 du Conseil d'administration du Stif », sur le site du Stif,‎ 29 mai 2008 (consulté le 1er juillet 2008)
  16. [PDF] « Tarifs des transports publics 2008/2009 », sur le site du Stif,‎ juin 2008 (consulté le 1er juillet 2008)
  17. Tarifs applicables au 01/07/2009 sur le site de la RATP, consulté le1er juillet 2009
  18. STIF - Conseil du 2 juin 2010 - Évolutions tarifaires (au 1er juillet 2010)
  19. STIF - Conseil du 1er juin 2011 - Évolutions tarifaires (au 1er juillet 2011)
  20. STIF - Conseil du 7 décembre 2011 - Budget 2012
  21. STIF - Hausse des tarifs pour 2013
  22. « Le sectionnement tarifaire des lignes de bus : OPTILE fait de la résistance », Site MétroPole,‎ 3 août 2005 (consulté le 1er juillet 2008)
  23. Délibération no 2008/0745 du 2 octobre 2008 du conseil du Syndicat des transports d'Île-de-France, consultée le 17 mars 2009
  24. Article « Le ticket t+ en donne encore plus » du 24 décembre 2008 sur le site « métro-pole.net », consulté le 17 mars 2009