Brigitte Lahaie

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Brigitte Lahaie
Brigitte Lahaie au Salon du livre de Paris 2014
Brigitte Lahaie au Salon du livre de Paris 2014

Nom de naissance Brigitte Lucie Jeanine Vanmeerhaeghe
Surnom Brigitte Lahaye, Brigitte Simonin, Fanny, Brigitte Bordeaux, Brigette Lahaye, Brigitte Van Meerhaegue
Naissance 12 octobre 1955 (58 ans)
Tourcoing (France)
Nationalité Drapeau de la France France
Années d'activité depuis 1976
Nombre de films + de 116 films pornographiques & classiques[1]
Films notables Partie fine
Les Petites Écolières
Fascination
Les Prédateurs de la nuit
Henry et June
La Fiancée de Dracula
Calvaire
Yeux marron
Cheveux Brune (blonde)
Orientation Bisexuelle
IAFD Voir
AFDB Voir

Brigitte Lahaie, de son vrai nom Brigitte Lucie Jeanine Vanmeerhaegue, est une animatrice de radio et ancienne actrice française de films pornographiques née le 12 octobre 1955 à Tourcoing (Nord).

Elle fut l'une des premières stars du cinéma pornographique français, à l'époque de son « âge d’or » et de la libération sexuelle des années 1970 à 1980 durant laquelle des salles confidentielles passaient des films tournés en 35 mm. Blonde sculpturale, Brigitte Lahaie fut l’égérie de cette période. Vingt ans plus tard, elle continue à faire de régulières apparitions dans le cinéma dit « classique », ou sur des sujets érotiques dans des émissions de télévision[2], réussissant ainsi l'une des rares reconversions professionnelles parmi les anciennes actrices du cinéma X.

Biographie[modifier | modifier le code]

Actrice X[modifier | modifier le code]

Fille d'un employé de banque et d’une représentante de commerce, Brigitte Lahaie exerce le métier de vendeuse de chaussures avant de déménager à Paris à l’âge de dix-huit ans et de commencer à poser nue pour des magazines.

Elle commence sa carrière d'actrice pornographique à l'âge de vingt ans en 1976 et exerce ce métier jusqu'en 1980 ne tournant finalement que peu de films, une trentaine environ (sans compter les films érotiques), ce qui est peu comparé à la production des actrices actuelles.

Durant cette courte période, elle a travaillé avec les principaux réalisateurs du cinéma X de l'époque : Claude Mulot (Jouissances, 1976), Gérard Kikoïne (Parties fines, 1977), Burd Tranbaree (La Rabatteuse, 1978), José Bénazéraf (Bordel SS, 1978) et Francis Leroi (Je suis à prendre, 1978). Ces films ont été en majorité édités chez Alpha France et René Château Vidéo et réédités, pour certains, en DVD dans la collection « Les grands succès du cinéma X français » chez Blue One.

Elle exerçait sa profession à une époque où les réalisateurs savaient faire preuve d’inventivité et d'humour dans l’écriture de leurs scénarios, les scènes X elles-mêmes étant assez peu « anatomiques » et laissant place à une certaine mise en situation érotique. Ainsi, dans son dernier film, Les Petites Écolières de Claude Mulot (alias Frédéric Lansac) en 1980, elle joue le rôle d’une tenancière de maison close amenée à se reconvertir dans la direction d’un pensionnat pour jeunes filles. Bien entendu, l’éducation dispensée dans cet établissement porte sur des matières plus proches de la leçon de choses que du programme officiel de l’Éducation nationale.

Reconversion[modifier | modifier le code]

Avant même l'abandon de sa carrière dans le X, Brigitte Lahaie avait tenu des rôles dans des films non pornographiques, notamment des films fantastiques réalisés par Jean Rollin. C'est à l'occasion du tournage de Vibrations sexuelles, un film X, que le réalisateur remarque sa différence, son charisme[3]. Il lui confie donc un rôle dans Les Raisins de la mort, tourné fin 1977. Reine du porno hardcore, elle est, dans ce film, opposée à Marie-Georges Pascal qui fut une vedette du cinéma érotique « soft » au début de la décennie. Rollin lui donne ensuite l'opportunité d'être la protagoniste de Fascination aux côtés de Franca Maï et de La Nuit des traquées avec Catherine Greiner.

Amorçant une reconversion professionnelle dans le cinéma dit « classique » à l'orée des années 1980, on la voit apparaître dans de petits rôles, souvent créditée du nom de Brigitte Simonin : une strip-teaseuse dans I... comme Icare d'Henri Verneuil en 1979, « une fille sans culotte » dans Diva de Jean-Jacques Beineix en 1980, une infirmière aux côtés d'Alain Delon dans Pour la peau d'un flic en 1981, une femme sexy en vidéo dans Te marre pas ... c'est pour rire ! en 1982, et même une mère de famille dans N'oublie pas ton père au vestiaire avec Jean Lefebvre en 1982. Elle participe même à une pièce de l'émission grand public Au théâtre ce soir.

Dans le même temps, elle continue à apparaître dans quelques films érotiques, dont Joy & Joan de Jacques Saurel en 1985 et Le Diable rose de Pierre B. Reinhard (avec Roger Carel et Pierre Doris) en 1987, et dans quelques films de genre : L'Exécutrice de Michel Caputo en 1986 dans lequel elle tient le rôle titre d'une femme-flic. Elle joue ensuite dans deux films de Max Pécas (Brigade des mœurs en 1985, On se calme et on boit frais à Saint-Tropez en 1987). L'année suivante, elle tourne sous la direction de Jess Franco dans Les Prédateurs de la nuit puis Dark Mission : les fleurs du mal (aux côtés de Christopher Lee). En 1990, elle tient de nouveau un petit rôle de prostituée dans Henry et June de Philip Kaufman, l'un des premiers films d'Uma Thurman. Puis, on la revoit dans Illusions Fatales en 1993 de Patrick Malakian avec Elise Tielrooy, Les Deux Orphelines vampires de Jean Rollin en 1997 et La dame pipi en 2000 de Jacques Richard tiré d'une nouvelle de Roland Topor. Elle retrouve ensuite Jean Rollin avec le film La fiancée de Dracula en 2002. Elle apparait également en 2005 au cinéma dans le film Calvaire de Fabrice Du Welz.

Si l'actrice est une des rares vedettes du porno qui soit parvenue à sortir du «ghetto du X », elle est restée pour l'essentiel confinée dans le cinéma bis et n'a fait que de petites apparitions dans des films « grand public ». Elle s'impose en tous cas comme une actrice-fétiche de Jean Rollin avec qui elle a travaillé à sept reprises.

Faisant feu de tout bois au terme de sa carrière d'actrice X, elle se fait remarquer par sa participation à l'émission radio, Les Grosses Têtes, diffusée sur RTL en France.

Elle essaye aussi de percer dans la chanson avec le titre Caresse tendresse qui ne rencontre aucun succès commercial, ni même d'estime.

Elle s'est également essayée à la littérature avec une autobiographie intitulée Moi, la scandaleuse, ce qui lui permit d'être invitée a l'émission Apostrophes de Bernard Pivot le 27 mars 1987 et a écrit deux romans à l'eau de rose publiés chez J'ai lu : La femme modèle (1991), qui raconte l'histoire d'une femme mariée entreprenant de poser nue, et Le sens de la vie (1994). On lui doit aussi quelques essais sur la sexualité : Les chemins du mieux aimer (J'ai Lu, 1999), D'amour et de sexe (Marabout, 2004), etc. En 2007 parait Parlez-nous d'amour en collaboration avec le Père Patrice Gourrier et proposant deux regards sur le couple, le désir et la sexualité.

Nouvelle carrière[modifier | modifier le code]

À la fin des années 1990, elle anime quelques émissions sur des chaînes du câble français. Ces émissions sont le plus souvent centrées sur la sexualité. On la voit notamment sur la chaîne XXL spécialisée dans la pornographie.

C'est à la radio qu'elle retrouve un statut de vedette en tant que présentatrice sur l'antenne de RMC. Depuis 2001, la star y anime Lahaie, l'Amour et Vous, une quotidienne, de 14 heures à 16 heures qui traite des relations amoureuses et sexuelles, rediffusée à minuit.

Durant l'été 2012, elle commente les épreuves d'équitation des JO de Londres pour RMC[4].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Elle a été la compagne de l'éditeur René Chateau dans les années 1980[5].

Filmographie[modifier | modifier le code]

Films « classiques »[modifier | modifier le code]

Films pornographiques et érotiques[modifier | modifier le code]

Vidéos[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Documentaires[modifier | modifier le code]

  • 1999 : Eurotika ! : Vampires and Virgins: The Films of Jean Rollin : elle-même

Bibliographie[modifier | modifier le code]

De Brigitte Lahaie[modifier | modifier le code]

Sur Brigitte Lahaie[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

  • 2014 : XRCO Hall of Fame[6]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Imdb
  2. Elle anime depuis plusieurs années une émission radio sur RMC, antenne ouverte avec les auditeurs sur des questions de sexualité.
  3. Interview de Jean Rollin sur shockingimages
  4. Brigitte Lahaie commentera les épreuves d'équitation des JO sur RMC, L'Express, 20 juillet 2012.
  5. Les jours obscurs de Gérard Lebovici, Les Inrockuptibles
  6. [1] 2014 business.avn.com

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]