Goffredo Parise

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Goffredo Parise (Vicence, 8 décembre 1929 - Trévise, 31 août 1986) est un romancier, dramaturge, scénariste et journaliste italien.

Biographie[modifier | modifier le code]

Goffredo Parise passe une enfance difficile et solitaire auprès de sa mère Ida Wanda Bartoli, jusqu'à ce qu'elle se marie en 1937 avec Osvaldo Parise, directeur du « Giornale di Vicenza », avec qui l'enfant nouera une solide relation affective. À 15 ans, il entre dans la Résistance vicentine. Délaissant les études, il écrit pour des quotidiens qui l'ouvrent à l'écriture critique puis narrative.

En 1951, il écrit son premier roman, L'Enfant mort et les comètes, une sorte d'autobiographie marquée de réalisme magique. Mais c'est surtout avec Odeur de Sainteté (1954), récit des tentations d'un prêtre traduit dans de nombreux pays, que l'écrivain se fera connaître. Avec Il padrone, il sera lauréat du prix Viareggio en 1965. En 1969, il recevra le prix Campiello avec Il crematorio di Vienna, puis le prix Strega 1982, avec Sillabario II .

Il vécut essentiellement à Milan, puis à Rome. En tant que journaliste, il voyagea souvent en Afrique et en Extrême-Orient, matière à des reportages remarqués sur la Chine, le Vietnam, le Japon, le Biafra et le Chili.

Il collabora enfin à de nombreux films, en qualité de scénariste.

À partir de 1980, il sera sujet à de fréquentes dialyses, qui le contraindront à rentrer vivre en Vénétie, où il mourra en 1986.

Il fut l'ami proche de nombreux écrivains italiens, dont Carlo Emilio Gadda, Giovanni Comisso et Guido Piovene.

À Paris, le Centre Georges Pompidou lui a consacré une grande exposition en 1989[1].

Bibliographie (en français)[modifier | modifier le code]

Certains titres sont actuellement épuisés. Vérifier la disponibilité.

  • L’Enfant mort et les comètes (Il ragazzo morto e le comete, 1951), roman, L’Arpenteur/Gallimard, 1989.
  • Le Diable se peigne (La grande vacanza, 1953), roman, Stock, 1969.
  • Odeur de sainteté (Il prete bello, 1954), roman, Gallimard/Du monde entier, 1956.
  • Les Fiançailles (Il Du monde entier, 1956), Gallimard/Du monde entier, 1959.
  • Luxurieux point ne seras... (Atti impuri, 1959), roman, Gallimard/Du monde entier, 1961.
  • Le Patron (Il padrone, 1965), roman, Stock, 1966.
  • L’Absolu naturel (L'assoluto naturale, 1967), dialogue, Éditions des Femmes, 1990.
  • Guerres politiques (Guerre politiche. Vietnam, Biafra, Laos, Cile, 1976) L’Arpenteur/Gallimard, 1994.
  • Abécédaire (Sillabario I, 1972 ; Sillabario II, 1982), L’Arpenteur/Gallimard, 1989.
  • La Colline des sept-vents, suivi de Se faire un chez soi et de Tout passe (extrait de Il crematorio di Vienna, 1969 et des Opere, [1989]), L’inventaire, 1999, bilingue.
  • Arsenic (Arsenico, 1986), nouvelle, Climats, 1989.
  • Le Grand nègre avait un seul disque. Croquis (extrait des Opere II, [1989]), Alfil, 1994.
  • Odeur d’Amérique (Odore d’America, [1990]), essai, L’Arpenteur/Gallimard, 1994.
  • L’Odeur du sang (L’odore del sangue, [1997]), roman, Albin Michel, 1997.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Catalogue de l’exposition Parise. Éditions du Centre Georges Pompidou, 1989.

Bibliographie critique[modifier | modifier le code]

  • Collectif: Les Illuminations d’un écrivain. Influences et recréations dans l’œuvre de Geoffredo Parise, colloque organisé en collaboration avec l'Istituto Italiano di Cultura de Paris et le Musée des Beaux-Arts de Caen, Université de Caen, M.R.S.H., mai 1999. Actes publiés sous la direction de Paolo Grossi, Presses Universitaires de Caen, 2000.