Philippe Geluck

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Philippe Geluck

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Philippe Geluck à l'édition 2010 de la foire du livre de Bruxelles.

Naissance 7 mai 1954 (60 ans)
Drapeau : Belgique Bruxelles, Belgique
Nationalité Drapeau : Belgique Belge
Profession
Distinctions

Compléments

Site officiel : http://www.geluck.com/

Philippe Geluck[1] est un artiste belge né à Bruxelles le 7 mai 1954. Il est surtout connu pour être l'auteur de la série de bande dessinée Le Chat. Il participe également à plusieurs émissions télévisées en tant que chroniqueur, notamment en collaboration avec Laurent Ruquier.

Parcours[modifier | modifier le code]

Son père, Didier Geluck (dessinateur de presse puis, de par son militantisme communiste, distributeur de films des pays de l’Est à partir des années 1960) et son frère Jean-Christophe (né en 1947, il deviendra graphiste) l’initient dès son enfance à Sempé, Tomi Ungerer, Saul Steinberg, Chaval, Siné et Reiser ainsi qu'à la revue Bizarre et le journal Hara-Kiri. Sa mère Lucile, qui a fait des études de chant classique au Conservatoire et a rencontré son futur mari dans une troupe de théâtre amateur, est la première femme du royaume à pratiquer la méthode de l’accouchement sans douleur en le mettant au monde[2].

En 1969, il dessine avec son frère un journal affiché dans les toilettes de la maison. Un jour, un laveur de vitres qui travaille à la maison, découvre ce dessin humoristique et en parle à son ami Bob De Groot, rédacteur en chef de L’Œuf, journal humoristique. Philippe Geluck y case ses premiers dessins[2].

En 1972, il s’inscrit à l’Insas, école qui lui permet de monter sur les planches du Théâtre national de Belgique en 1975. Il y joue Roméo et Juliette, L'Opéra de quat'sous ou encore Faust. Parallèlement en 1976, il monte avec d'autres comédiens de formation le Théâtre Hypocrite, un cousin du Splendid[3]. En 1982, il crée seul en scène Un certain plume de Henri Michaux et rencontre le succès.

Le 10 décembre 1976, sur le tournage d’un court-métrage, il rencontre Dany, scripte, sa future épouse qui lui donnera un fils, Antoine, né en 1983, et une fille, Lila, née en 1985[2].

À partir de 1978, il devient animateur d'émissions humoristiques au ton mordant à la RTBF : Lollipop (avec Malvira), L'esprit de famille, L'empire des médias ou encore Les imbuvables et Un peu de tout avec les comédiens du Magic Land Théâtre[4].

En 1982, il fait la publicité de l'attraction "Sirocco" de Walibi Belgique.

Le 22 mars 1983, sur commande du grand quotidien belge francophone, Le Soir, il crée Le Chat, personnage de bande dessinée qui le rendra célèbre.

Depuis sa première publication dans Le Soir, son succès n'a cessé de grandir et a largement dépassé les frontières de son pays natal, puis de la francophonie.

Parallèlement à sa carrière de dessinateur, Philippe Geluck poursuit sa carrière en radio et télévision à la RTBF dans les émissions de Jacques Mercier. Entre 1988 et 1999, il fait partie de l'équipe du Jeu des dictionnaires et de La Semaine infernale.

En 1991, il obtient le Prix de l'émission télévisée la plus drôle à la Rose d'Or de Montreux, pour Un peu de tout.

Il devient à partir de 1992 chroniqueur dans plusieurs émissions radiophoniques et télévisées françaises, notamment Vivement dimanche prochain (2000-2005 ; 2008), avec Michel Drucker, On va s'gêner (1999-2012), On a tout essayé (2000-2007), L'Émission pour tous (2014)[5], Les Grosses Têtes (depuis 2014) avec Laurent Ruquier[4].

Il contribue aussi régulièrement à l'hebdomadaire satirique Siné Hebdo créé par son ami le dessinateur Siné[6].

Le 11 octobre 2008, la Place du Chat, où trône une statue de ce dernier, est inaugurée à Hotton. La ville lui décerne alors le titre de Citoyen d’honneur.

Six jours plus tard, dans le cadre du journal du soir d'Europe 1, il a présenté ses excuses pour une plaisanterie qu'il avait faite le 15 octobre dans Découvertes, l'émission que Michel Drucker anime sur cette même antenne. Alors qu'un vétérinaire expliquait que le chat que nous connaissons actuellement en Europe est en fait « le chat africain qui est monté avec les souris pendant le Moyen Âge », Philippe Geluck lança : « À l'époque, Charles Martel a essayé d'arrêter les souris à Poitiers, mais il n'y est pas arrivé. »

Le 29 avril 2009, l'école primaire autonome de l’État de la rue des Frontaliers à Herseaux, Belgique, a été baptisée école Philippe Geluck ; à cette occasion fut dévoilée une fresque originale. L'artiste a participé à cette cérémonie.

Dès le 5 mars 2009, en duo avec Jacques Mercier il présente sur la RTBF un micro-programme de 90 secondes : Monsieur Dictionnaire, l'explication ludique d'un mot ou d'une expression.

En septembre 2009, il participe à un spectacle de Jacques Mercier[7].

Il est fait Commandeur de l'ordre de la Couronne par Albert II en 2009, et obtient la même année le Globe de cristal de la meilleure BD.

En 2010, Philippe Geluck fait son entrée dans le Petit Larousse (édition 2011). En avril 2013 il est interviewé par Julien Wzorek dans son émission rencontre en Nord[8].

Il est Chevalier des Arts et Lettres en France depuis 2003 et commandeur dans l'Ordre de la Couronne en Belgique depuis 2009[4].

Œuvre[modifier | modifier le code]

  • Les Métiers oubliés, coll. « Les Poquettes volantes » nº 45, éd. Daily-Bul, La Louvière, 1974.

Opuscule illustrant divers métiers tels que « tendeur d'oreille » ou « boucheur de coins » ! On y trouve déjà ce fin trait noir tremblé, caractéristique de l'auteur.

Le Chat[modifier | modifier le code]

Le Chat, apparu pour la première fois sous forme de strips en noir et blanc dans le journal Le Soir, connut sa première histoire pleine page — toujours en noir et blanc — dans la revue belge Pour vous, puis évolua une dernière fois avec la collaboration à la revue (À suivre) en passant à la couleur.

Pour la liste des albums, voir la page Le Chat.

Il crée le chat pour la première fois lors de la création des faire part de son mariage, en dessinant le chat et la femme du chat [9].

Encyclopédies universelles[modifier | modifier le code]

  • Un peu de tout, Casterman, 1992
  • Made in Belgium, Casterman, 1994
  • Le petit Roger, Casterman, 1998
  • Made in Belgium (Encyclopédie Tome4), Casterman, 2007

Docteur G[modifier | modifier le code]

  • Le docteur G. répond à vos questions, Casterman, 1990
  • Le docteur G. fait le point, Casterman, 1996
  • Cher docteur G., Casterman, 2002

Le fils du chat[modifier | modifier le code]

Il s'agit d'une collaboration avec Serge Dehaes
  • Le portrait de papa, Casterman
  • Le soleil, Casterman
  • Rikiki, Casterman
  • Monsieur Casterman, Casterman
  • Mon papa Noël, Casterman
  • Les vacances, Casterman
  • La surprise du chef, Casterman
  • Papa j'ai peur !, Casterman
  • 24 décembre, Casterman

Les Aventures de Scott Leblanc[modifier | modifier le code]

Scénario et dialogues : Philippe Geluck ; Dessin : Devig ; Couleurs : Camille Paganotto

  • Alerte sur Fangataufa, Casterman, 2009
  • Menace sur Apollo, Casterman, 2010
  • Terreur sur Saïgon, Casterman, 2014

Autres livres[modifier | modifier le code]

  • Oh toi le belge, ta gueule !, Casterman, 2006
  • Geluck se lâche, Casterman, 2009
  • Geluck enfonce le clou, Casterman, 2011
  • Peut-on rire de tout ?, Éditions JC Lattès, 2013 (ISBN 978-2709-636490)

Émission de télévision[modifier | modifier le code]

Une émission de télévision intitulée La minute du Chat passe à partir de 2011 du lundi au vendredi tous les soirs sur La Une (RTBF) et sur France 2. On y trouve des versions animées des gags de Geluck, parfois en 3D, ou même en marionnette.

Prix et distinctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Son prénom est bien « Philippe » et non « Philip » comme il est parfois orthographié, à tort — voir son site officiel.
  2. a, b et c Laurence Durieu, « Philippe Geluck », sur VSD,‎ 6 janvier 2009
  3. Théâtre pour la jeunesse n°3, Éditions Lansman,‎ 2001, p. 7
  4. a, b et c Jean-Paul Billo, « L’esprit félin de Philippe Geluck », sur France Bleu,‎ 7 novembre 2012
  5. Claire Lavarenne, « Laurent Ruquier recrute Steevy Boulay, Annie Lemoine et Isabelle Motrot » sur Télé 2 Semaines, 15 décembre 2013
  6. Rémy, « Philippe Geluck bientôt dans "Siné Hebdo" », sur labandearuquier.com, roné,‎ 2008 (consulté le 27 juillet 2009)
  7. [1]
  8. Julien Wzorek, « Rencontre en Nord avec Philippe Geluck le 22 avril 2013 », sur www.francebleu.fr,‎ 2013 (consulté le 30/10/2013)
  9. Jean-Michel Djian, « Interview de Philippe Geluck sur France Culture le 10/12/2013 », sur www.franceculture.fr,‎ 2013 (consulté le 10/12/2013)
  10. Christian Missia Dio, « Philippe Geluck Grand Prix Saint-Michel 2013 », actuabd.com,‎ 2013 (consulté le 9 septembre 2013)

Lien externe[modifier | modifier le code]

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