Aliens, le retour

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Aliens, le retour

Description de cette image, également commentée ci-après

Statue d'une reine alien au London Film Museum.

Titre original Aliens
Réalisation James Cameron
Scénario James Cameron
David Giler
Walter Hill
Acteurs principaux
Sociétés de production Twentieth Century Fox
Brandywine Productions
SLM Production Group
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Genre Horreur
Science-fiction
Action
Thriller
Sortie 1986
Durée 131 minutes
148 minutes (director's cut)

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Aliens, le retour (Aliens) est un film américano-britannique de science-fiction horrifique réalisé par James Cameron, sorti en 1986. C'est la suite du film de 1979 Alien : Le Huitième Passager, ainsi que le deuxième volet de la saga Alien. Sigourney Weaver reprend son rôle de l'héroïne Ellen Ripley. Elle partage l'écran avec Michael Biehn, Bill Paxton, Lance Henriksen et Carrie Henn. Le film suit Ripley et un groupe de marines coloniaux expérimentés qui retournent vers la planète où la créature monstrueuse, l'Alien (désigné par le terme « xénomorphe »[1] pour la première fois dans ce film), a été découverte.

À sa sortie, Aliens est un succès commercial important, et reçoit des critiques presque unanimement positives. Le film est proposé pour sept Oscars et remporte ceux du meilleur montage son et des meilleurs effets visuels. Bien qu'elle n'ait pas remporté l'oscar de la meilleure actrice, la nomination de Sigourney Weaver pour son rôle dans Aliens est considérée comme une étape importante pour la légitimation des acteurs des genres de science-fiction et d'horreur, qui étaient jusqu'alors généralement boudés par l'académie. Outre les Oscars, Aliens domine largement les Saturn Awards, remportant huit prix au total.

À l'instar de son prédécesseur Alien, le film est aujourd'hui considéré comme un classique du genre. Il apparaît dans plusieurs listes de meilleurs films, et certaines citations sont désormais inscrites dans la conscience populaire.

Synopsis[modifier | modifier le code]

2179. Après avoir hiberné pendant 57 ans en biostase dans l'espace au sein d'une navette de sauvetage à la dérive, Ellen Ripley est retrouvée et rapatriée sur Terre avec son vaisseau. À peine est-elle mise au courant de sa situation que la compagnie Weyland-Yutani — son employeur — lui demande de justifier la perte du Nostromo, le vaisseau dont elle était un des officiers, et qu'elle a dû faire exploser suite aux événements du premier opus. Ripley raconte alors la lutte qu'elle a dû mener avec son équipage contre une entité extraterrestre agressive. Mais malgré toute sa conviction, personne ne la croit. La planète LV-426 sur laquelle l'équipage est entré en contact avec l'alien a été colonisée depuis plusieurs années et personne ne s'est jamais plaint de la présence d'un organisme hostile. En guise de sanction, Ripley voit sa licence de vol annulée, et n'ayant plus de famille depuis le décès de sa fille, se trouve contrainte de trouver un emploi de seconde zone pour survivre.

Peu de temps après, Carter Burke, l'avocat de la compagnie, accompagné de Gorman, un officier des marines coloniaux, la recontacte. Les liaisons avec LV-426 ont été mystérieusement interrompues et la compagnie veut envoyer sur place une section de 'marines' pour enquêter. La proposition de Burke inclut Ripley qui les accompagnerait en tant que consultante. Traumatisée par sa première expérience, Ripley refuse, mais elle accepte finalement lorsqu'elle se voit promettre que les aliens, s'ils sont découverts sur cette planète, ne seront pas conservés pour étude, mais détruits.

En route vers LV-426 à bord du vaisseau Sulaco, Ripley fait connaissance avec l'équipe de sauvetage. Commandés par l'inexpérimenté lieutenant Gorman, tous ces « gros bras » plus ou moins frimeurs sont persuadés qu'il s'agit d'une mission de routine. À deux exceptions près : le placide caporal Hicks et l'androïde Bishop qui lui rappelle sa confrontation avec l'androïde Ash sur le Nostromo.

Débarqués sur LV-426, les 'marines se déploient rapidement dans le complexe de la colonie et découvrent des traces de violents combats, mais pas de traces des colons à l'exception d'une petite fille, Newt, qui se cachait dans une galerie de maintenance depuis plusieurs semaines. Dans le laboratoire du complexe, l’équipe découvre également des facehuggers encore vivants, ce qui suggère que les colons ont eu affaire aux aliens, et ont tenté de les étudier. Finissant par les localiser au coeur de la base, près du processeur atmosphérique, les marines se rendent sur place et y découvrent un spectacle macabre.

Les murs de la base ont été recouverts de sécrétions organiques semblables à des cocons, et les colons y ont été enfermés avant d'être infestés par des facehuggers. Tentant de sauver une femme retenue dans le cocon, les marines assistent à l'éclosion d'un chestburster qu'ils tuent au lance-flammes. Mais bien vite, ce sont des dizaines d'aliens qui leur tombent dessus, et emportent la moitié d'entre eux dans un combat inégal. Devant l'inefficacité du lieutenant Gorman, rapidement dépassé par les événements, Ripley prend les commandes du véhicule de transport de troupes qui sert de QG mobile aux soldats, et fonce secourir les soldats de l'escouade survivants.

Une fois hors de danger, l'équipe décide, malgré les protestations de Burke, de retourner au Sulaco pour détruire le complexe avec une charge nucléaire. Mais alors que la navette de transport vient les chercher, un alien parvenu à s'y introduire tue les pilotes et fait s'écraser l'engin. Les survivants sont alors contraints de retourner dans le complexe et de s'y barricader, dans l'espoir de l'arrivée d'une équipe de secours.

L'androïde Bishop leur explique alors qu'ils n'auront pas le temps d'attendre car le réacteur nucléaire du complexe est devenu instable à cause des combats, et qu'il menace d'exploser dans les prochaines heures. Volontaire pour aller jusqu'à l'émetteur radio de la base pour amener au complexe la seconde navette de transport du Sulaco, Bishop abandonne temporairement les autres membres de l'équipe qui bloquent alors toutes les issues en scellant les portes au chalumeau.

S'étant reposées quelques heures dans une cellule médicale du laboratoire, Ripley et Newt sont attaquées par deux facehuggers introduits par Burke qui souhaite ramener des spécimens sur Terre, et qui se trouve également être le responsable de l'infestation de la colonie après avoir ordonné à des colons de visiter le vaisseau contenant les oeufs.

Les survivants sont alors interrompus par une coupure de courant provoquée par les aliens. Repliés dans une pièce, les survivants luttent désespérément pour leur survie face aux créatures revenues en force. Burke profitant de la confusion pour s'échapper meurt bientôt tué par un alien. S’enfuyant par une gaine d'aération, les quelques survivants parviennent à semer les aliens au prix d'un suicide à l'explosif qui fait chuter Newt à travers un énorme ventilateur jusque dans les bas-fonds de la base. Ripley et le caporal Hicks la perdent de vue alors qu'ils tentent de la libérer, Newt se faisant enlever par un alien.

Hicks, blessé à l'acide par un alien, est ramené par Ripley jusqu'à la navette de transport que Bishop a réussi à faire atterrir, et Ripley repart lourdement armée jusqu'au nid des aliens pour sauver Newt à laquelle elle est désormais attachée. Au cœur du nid, Ripley rencontre pour la première fois une reine alien, créature gigantesque pondant des oeufs en continu et la menace de ses armes avant de finalement les déchaîner contre les oeufs. Furieuse, la reine alien se lance à leur poursuite.

Ripley et Newt atteignent in extremis la navette et sont transportées jusqu'au Sulaco avant que le complexe n'explose, mais elles n'ont pas le temps de souffler que la reine alien, qui s'était accrochée à la navette, détruit Bishop en le coupant en deux. S'équipant d'un robot de manutention — un exosquelette motorisé —, Ripley parvient, après une lutte acharnée, à se débarrasser de la reine alien en la jetant dans l'espace via le sas.

Enfin, Ripley et Newt placent le caporal Hicks et l’androïde Bishop, blessés, en biostase dans des capsules de sommeil individuelles, avant de s'y installer également, restant en hyper-sommeil durant leur retour sur Terre.

Cependant, on peut entendre à la fin du générique un bruit ressemblant à l'éclosion d'un œuf, ce qui laisse supposer qu'un œuf serait à bord du Sulaco.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Sauf mention contraire, cette fiche technique est établie à partir d'IMDb.

Distribution[modifier | modifier le code]

Production[modifier | modifier le code]

Développement[modifier | modifier le code]

James Cameron et Gale Anne Hurd tenant une affiche du film Aliens le retour en 1986.

Après le succès critique et commercial d'Alien (sorti en 1979), le producteur David Giler, qui deviendra le producteur exécutif d'Aliens, propose le projet d'une suite. Toutefois les dirigeants de la société de production 20th Century Fox y sont majoritairement opposés. Finalement, son projet est accepté lorsque la direction change d'équipe et qu'il propose que le film suive le modèle de Sans retour, auquel il a travaillé, et des Sept Mercenaires.

Pendant ce temps, en 1983, James Cameron avait fini l'écriture du scénario de son futur premier film à succès en tant que réalisateur, Terminator, et souhaitait tout comme sa collaboratrice (et futur épouse) Gale Anne Hurd qu'Arnold Schwarzenegger joue le rôle-titre. Toutefois, Schwarzenegger, étant réservé pour le tournage de Conan le Destructeur pour les neuf prochains mois, ceci libère l'emploi du temps de Cameron afin qu'il puisse s'adonner à d'autres projets. Giler, impressionné par le scénario de Cameron pour Terminator, lui demande d'écrire une suite pour Alien.

Cameron, grand admirateur du travail de Ridley Scott, soumet son brouillon de scénario à la Fox, qui approuve sa vision et lui promet la réalisation du film si son Terminator se révèle de qualité. Lorsque Terminator reçoit des critiques positives à sa sortie en 1984, Cameron est effectivement choisi comme réalisateur pour Aliens. Il raconte que la meilleure façon pour lui de respecter la vision de Ridley Scott était de ne pas faire un « remake » ou un clone d'Alien, mais une véritable suite avec sa propre vision originale, empruntant les éléments les plus intéressants, comme le cycle de vie des Aliens et le personnage de Ripley, tout en y greffant d'autres éléments propres à la science-fiction, notamment une armée futuriste[3].

Design[modifier | modifier le code]

Le AH-1 Cobra utilisé pendant la guerre du Viêt Nam a inspiré le design de la navette.

Pour le design, Hurd et Cameron embauchent les artistes conceptuels Syd Mead et Ron Cobb. Syd dessine initialement le vaisseau Sulaco avec un aspect sphérique, ce qui déplaît à Cameron qui trouve que ça rendrait le tournage du vaisseau difficile. Syd réimagine le design en fonction des recommandations de Cameron, en un vaisseau très allongé qui ressemble à un « lance-roquette qui transporte des trucs[Note 2] ». Les véhicules et équipements sont imaginés de façon à ce qu'ils aient un aspect industriel, contrairement à d'autres œuvres de science-fiction jusqu'alors, comme Star Trek. La navette et le tank APC dans le film sont inspirées de véhicules de la guerre du Viêt nam, encore très présente dans la conscience américaine. En effet, la navette mélange les aspects de l'avion de combat F-4 Phantom II et de l'hélicoptère AH-1 Cobra[4]. Les armes du film sont de véritables armes à balles à blanc, décorées pour leur donner un aspect futuriste. Les fusils « pulse rifles » sont des Thompson SMG modifiés, greffées de l'extrémité de fusils à pompe Franchi SPAS 12 afin de créer l'effet de lance-grenade incorporé au mitrailleur. Les « smart guns » de Vasquez et Drake sont des mitrailleuses allemandes MG 42 maniées par les acteurs grâce à un système de steadicam et décorées de parties de motocyclettes[5]. L'équipe récupère également un vieux tracteur de pushback d'avions, utilisé par la British Airways, pour le tank APC. Le véhicule pesant 75 tonnes, l'équipe doit alors retirer environ 35 tonnes de plomb, reconstruire l'intérieur et renforcer le plancher des scènes de tournage[4]. On donne aux acteurs interprétant les marines la liberté de personnaliser leurs armures et armes en fonction de leur rôle[6]

L'équipe choisit une centrale électrique abandonnée à Acton, banlieue de Londres, pour tourner les scènes à l'intérieur du réacteur nucléaire, car la centrale offre des couloirs grillagés et rouillés qui correspondent à la vision industrielle et sale souhaitée[4].

En ce qui concerne le design des créatures, les créateurs souhaitent respecter le design d'origine de H. R. Giger pour le premier film (ils ne réclament toutefois pas son aide), en y apportant quelques modifications. Le chestburster du film est d'aspect moins « larvaire » que celui dans Alien, il possède notamment des bras lui servant à s'arracher du torse de sa victime. Le plus grand changement de design est celui des aliens adultes. Dans le premier film l'alien possède un crâne lisse et translucide, alors qu'ici Cameron préfère une texture plus rugueuse. Les corps des costumes d'aliens sont peints avec des couleurs relativement lumineuses, ce qui les fait ressembler à des costumes de squelettes, toutefois sous un éclairage adéquat ceci donne l'impression de reliefs plus réalistes[7]. Cameron créé le design de la reine Alien, qui était la seule créature sans précédent dans l'art de Giger, ainsi que celui de l'exosquelette motorisé que Ripley utilise pour la combattre à la fin du film[8].

Casting[modifier | modifier le code]

James Cameron est très intéressé par le personnage féminin fort d'Ellen Ripley, et il envoie son scénario à Sigourney Weaver qui tourne alors en France, afin qu'elle reprenne son rôle de l’héroïne principale. Celle-ci est étonnée de n'avoir pas été mise au courant par la production d'une suite (dont le scénario est terminé et le projet déjà lancé), qui de plus fait de Ripley le personnage central, bien plus que dans l'original. D'abord réservée quant au scénariste-réalisateur jeune et inconnu, elle change rapidement d'avis après une rencontre avec Cameron. Weaver apprécie l'approche recherchée par Cameron et sa compréhension du caractère de Ripley, toutefois elle apporte des modifications mineures sur la manière dont son personnage devrait réagir dans certaines situations du film. Après une négociation difficile avec le studio Fox, qui va jusqu'à demander à ce que Cameron réécrive le scénario sans inclure Ripley, Weaver obtient finalement le cachet qu'elle désire[3], environ 1 000 000 US$, ce qui représente un salaire conséquent pour l'époque[9].

Le film devant être tourné en Angleterre, l'équipe de casting doit chercher des acteurs américains résidant dans le pays, ou des acteurs capables de jouer des militaires américains agressifs. Ils font alors passer environ 3000 personnes en entretiens. Ils choisissent Jenette Goldstein, qui jouait au théâtre à Londres, dans le rôle de la marine dure Vasquez, un rôle que Cameron avait considéré comme masculine avant de trouver plus intéressant de le faire féminin. Mark Rolston, jeune acteur américain qui vit en Angleterre depuis ses 17 ans, est choisi pour interpréter Drake[6].

Une actrice pour interpréter la petite fille Newt s'avère difficile à trouver. Des castings sont menés dans les écoles où ils cherchent une fille possédant un semblant d'accent américain. Les directeurs de casting notent que beaucoup des enfants avec une expérience d'actrice ont joué dans des publicités, et ont donc le réflexe inapproprié de sourire en récitant leurs lignes. Carrie Henn, fille d'un militaire américain et d'une mère anglaise, et sans expérience d'actrice, est finalement choisie. Son frère Christopher Henn est choisi pour jouer le frère de Newt dans une scène coupée du film, mais présente dans le director's cut[6]. Hurd et Cameron sont alors préoccupés quant au possible trauma psychologique que pourrait souffrir Henn, qui a 8 et 9 ans au moment du tournage, en participant à un film d'horreur de ce calibre, et ont de longues conversations avec elle et ses parents. Henn leur assure qu'elle comprend que c'est du théâtre[10].

Après plusieurs semaines de recherche, Cameron et Hurd décident de faire venir des acteurs américains avec qui ils avaient déjà travaillé pour remplir les rôles restants. Lance Henriksen est choisi pour interpréter l'androïde Bishop et Bill Paxton pour Hudson. Al Matthews obtient le rôle du sergent Apone, et utilise son expérience militaire pour son rôle. Les acteurs interprétant les marines suivent tout de même un véritable entrainement militaire avec des professionnels, pour préparer aux rôles et renforcer leur unité et camaraderie. Ils sont également requis de lire le roman de science-fiction Étoiles, garde-à-vous ! (titre original : Starship Troopers) de Heinlein. Le hasard fait que Weaver, Paul Reiser dans le rôle de Burke, et William Hope dans le rôle du lieutenant Gorman rejoignent le tournage après, ce qui établit une distance entre eux et la troupe jouant les marines, ce qui est pertinent vis-à-vis du scénario du film[6]. Michael Biehn, qui avait déjà travaillé avec Cameron et Hurd dans Terminator, est engagé une semaine après le début du tournage pour rapidement remplacer James Remar dans le rôle du caporal Hicks et il s'intègre au groupe sans préparation[11].

Tournage[modifier | modifier le code]

Le tournage débute en fin 1985 à Pinewood Studios en Angleterre, et est marqué par des tensions entre l'équipe américaine et l'équipe anglaise, attribuées à un « clash culturel ». Notamment, Cameron vire le premier chef-opérateur anglais dont le travail ne correspondait pas à sa vision. Il éclairait trop les scènes par rapport aux goûts de Cameron, et il estimait que Cameron ne le laissait pas faire correctement son travail. De plus, l'équipe anglaise est admirative du travail de Ridley Scott pour Alien, et ne voit pas d'un bon œil qu'un jeune cinéaste canadien aidé d'une équipe américaine reprenne sa création. L'équipe anglaise travaille également de manière « traditionnelle », relativement décontractée, interrompant le travail pour des pauses thé régulières, ou prenant de longs déjeuners, ce qui contraste avec Cameron qui est un réalisateur dynamique et très exigeant soumis à de fortes contraintes budgétaires. Lorsque Cameron et Hurd licencient le premier assistant, l'équipe anglaise va jusqu'à les menacer d'une grève[11].

Pendant le tournage, il y a quelques accidents mineurs. Notamment lorsque le personnage Drake tire un lance-flammes vers le tank APC où se trouvent les autres marines ; les acteurs respirent le gaz toxique du décor en plastique brûlé, et suffoquent pendant quelques instants. Le tank APC, difficile à manier, provoque également plusieurs incidents sans causer de blessures graves aux membres de l'équipe[5]. Pour le tournage des scènes dans la centrale électrique abandonnée, l'équipe doit nettoyer l'amiante, prendre des mesures de la toxicité de l'air et même distribuer des médicaments[4].

Sur le plateau de tournage, Sigourney Weaver est surprise par l'omniprésence d'armes à feu, bien que le scénario qu'elle avait lu ne le cachât pas. Cette situation provoque chez elle un cas de conscience, puisqu'elle est très progressiste, et milite contre le port d'armes aux États-Unis. Cameron l'a fait s’entraîner dans un stand de tir pour qu'elle se sente plus à l'aise avec leur maniement. Weaver aurait tout de même utilisé son aversion pour les armes à feu pour son interprétation, estimant que Ripley n'est pas une guerrière qui éprouve du plaisir à utiliser une arme, ce qui la distingue des marines[5].

Les dernières scènes filmées sont celles où Ripley secourt Newt, ainsi les deux actrices, Weaver et la jeune fille Henn, sont les seules restantes pendant les derniers mois du tournage. Elles se surnomment alors les « orphelines » et développent une forte complicité. Henn considère Weaver comme une mère de substitution alors que sa famille ne peut venir la voir que pendant les week-ends. Selon Weaver, cette scène était physiquement l'une des plus difficiles de sa carrière puisque pendant plusieurs mois de tournage elle devait porter à la fois Henn et des armes très lourdes, dans un froid glacial. Ainsi pour certaines coupures, Weaver portait un mannequin léger de Henn[10].

Effets spéciaux[modifier | modifier le code]

Pour les effets spéciaux, Cameron et son équipe utilisent plusieurs techniques permettant d'éviter de dépasser le budget ou d'utiliser l'image numérique, comme la perspective forcée avec des maquettes miniatures, l'utilisation de miroirs, de câbles, du stop motion, de projection arrière. Ils filment notamment des maquettes de vaisseaux au ralenti pour ensuite accélérer la bande ce qui permet de rendre leurs mouvements réalistes[12]. Aussi, l'explosion thermonucléaire vue de l'espace à la fin du film est essentiellement une ampoule recouverte de coton[9].

Cameron et Hurd embauchent Robert et Dennis Skotak pour les effets spéciaux, étant donné qu'ils avaient déjà travaillé avec eux dans des films de Roger Corman. Ils restaurent d'abord le modèle miniature du vaisseau extraterrestre du premier film Alien afin de le photographier et d'utiliser les images dans des séquences du film. Ils font ensuite construire à Pinewood Studios une miniature à 1/5e du complexe colonial, où les bâtiments font entre 5 à 8 pieds de haut et 30 à 40 de longueur. L'arrière-plan du complexe, le ciel nuageux et sombre de la planète, est en fait une peinture qui entoure le modèle. Ils récupèrent des débris brûlés et rouillés d'autres productions du studio afin de les utiliser comme des débris pour décorer le complexe[12].

La maquette du vaisseau Sulaco fait 6 pieds de longueur, et est construite pour n'être vue que d'un seul côté. La navette est également construite en miniature, à 7 pieds de longueur (taille à 1/12e), le véhicule terrestre qui en ressort est alors une maquette télécommandée de très petite taille. En plus du véhicule taille réelle, une autre maquette plus grande que la première est utilisée dans d'autres séquences en gros plan. Pour la séquence où la navette s'écrase, ils utilisent des maquettes descendant sur des câbles jusqu'au sol équipé d'explosifs. Cette séquence est filmée quatre fois au ralenti. Elle est ensuite utilisée en projection arrière afin que les acteurs puissent jouer la scène où ils réagissent à l'explosion de la navette qui se déroule à l'arrière-plan[12].

La scène où la reine alien pond des œufs s'avère particulièrement difficile à filmer. Pour la tourner, les créateurs fabriquent un modèle 1/4 du nid et de la créature et utilisent des câbles et marionnettistes (cachés derrière des miroirs) pour animer la ponte, et des bouilloires situées sous la maquette pour créer les effets de fumée. Des marionnettistes et des câbles sont également utilisés pour animer en temps réel des séquences où la maquette de la reine marche, et son combat avec l'exosquelette motorisé[12]. Une reine taille réelle de 14 pieds est fabriquée, à l'époque l'un des plus grands animatroniques créés pour un film. Elle est suspendue par une grue, ses bras conduits par deux marionnettistes situés à l'intérieur du mannequin, son corps et sa tête contrôlés par des presses hydrauliques, et son visage par des câbles. Jusqu'à seize marionnettistes sont nécessaires pour la contrôler. L'exosquelette motorisé en taille réelle est également suspendu par des câbles et contrôlé par Weaver avec l'aide d'un marionnettiste situé à l'intérieur de la machine[8].

Des animatroniques sont également utilisés pour le mouvement des facehuggers pendant la scène où Ripley et Newt se retrouvent enfermées avec deux de ces créatures. Les créateurs fabriquent une demi-douzaine de facehuggers aux fonctions différentes. Certains ont des doigts robotisés opérés par 6 ou 7 marionnettistes. Lorsque Ripley lutte contre un facehugger qui essaye d'atteindre son visage, en vérité les fils électriques de la marionnette sont dissimulés le long de la manche de Sigourney Weaver jusqu'aux marionnettistes qui opèrent le mouvement de la bestiole. Le facehugger qui court est opéré grâce à un système complexe : la marionnette est tirée par un câble sur le sol, ce qui fait tourner la roue située en dessous de la marionnette et active le mouvement des doigts. Pour tourner cette scène, Cameron emploie également des techniques de stop-motion et d'action inversée[7].

Les aliens adultes sont interprétés par des cascadeurs costumés. Cameron souhaite que les costumes soient simplifiés par rapport au premier film, afin de faciliter la mobilité des cascadeurs. Des séquences où les aliens rampent sur le plafond sont filmées à l'envers, et lors de sauts ou de mouvement verticaux, l'utilisation de câbles est préférée. Des mannequins taille réelle sont également fabriqués pour les aliens qui doivent exploser sous les coups de feu ou être écrasés par des véhicules. Ces mannequins sont également placés dans des positions contorsionnées pour imiter un aspect insectoïde[7].

Bande originale[modifier | modifier le code]

Aliens:
Original Motion Picture Soundtrack

Bande originale par James Horner
Sortie 25 octobre 1987
Durée 39:57
Genre Classique
Label Varèse Sarabande
Critique

Allmusic 2,5 étoiles[13]
Filmtracks 3 étoiles[14] (Original)

Bandes originales de Alien

Aliens - Original Motion Picture Soundtrack, composé par James Horner, est la bande originale distribué par Varèse Sarabande, du film américain de science-fiction réalisé par James Cameron, Aliens, le retour, sortis en 1986.

Liste des pistes édition 1987

Toute la musique est composée par James Horner.

No Titre Durée
1. Main Title 5:10
2. Going After Newt 3:08
3. Sub-Level 3 6:11
4. Ripley's Rescue 3:13
5. Atmosphere Station 3:05
6. Futile Escape 8:13
7. Dark Discovery 2:00
8. Bishop's Countdown 2:47
9. Resolution and Hyperspace 6:10
39:57

Aliens:
Original Motion Picture Soundtrack (DeLuxe Edition)

Bande originale par James Horner
Sortie 1er mai 2001
Durée 75:44
Genre Classique
Label Varèse Sarabande
Critique

Allmusic 2,5 étoiles[13]
Filmtracks 4 étoiles[14] (Deluxe)

Liste des pistes 2001 (DeLuxe Édition)

Toute la musique est composée par James Horner.

No Titre Durée
1. Main Title 5:13
2. Bad Dreams 1:22
3. Dark Discovery/Newt's Horror 2:07
4. LV-426 2:03
5. Combat Drop 3:29
6. The Complex 1:34
7. Atmosphere Station 3:11
8. Med. Lab. 2:04
9. Newt 1:14
10. Sub-Level 3 6:36
11. Ripley's Rescue 3:19
12. FaceHuggers 4:24
13. Futile Escape 8:28
14. Newt Is Taken 2:04
15. Going After Newt 3:18
16. The Queen 1:45
17. Bishop's Countdown 2:50
18. Queen to Bishop 2:31
19. Resolution and Hyperspace 6:27
Bonus tracks
20. Bad Dreams (alternate) 1:23
21. Ripley's Rescue (percussion only) 3:20
22. LV-426 (alternate edit – Film version) 1:13
23. Combat Drop (percussion only) 3:24
24. Hyperspace (alternate ending) 2:08
1:15:28
Autour de l'album

La bande originale d'Aliens était composée par James Horner. Lorsque Horner devait commencer à écrire la bande son, Cameron n'avait pas encore terminé le tournage, rendant toute tentative impossible. Six semaines avant la sortie prévue du film, Horner n'avait pas commencé, son calendrier de travail était donc très serré. Il a composé la musique de la séquence finale du film, celle où Ripley combat la reine, en dernier. Toutefois Cameron a ensuite changé le montage de cette scène obligeant Horner à recommencer, créant ainsi des tensions entre eux. Il a finalement terminé le travail in extremis avant la sortie du film. Malgré ces difficultés, la musique de la séquence finale fut très favorablement reçue, jusqu'à devenir une des premières musiques de film à succès puisqu'elle a été réutilisée dans d'autres films et bandes annonces depuis. Après cette expérience pénible, Cameron et Horner n'ont plus travaillé ensemble pour plus d'une décennie, jusqu'à ce que Cameron l'embauche pour écrire la musique de son film à succès Titanic (1997)[15].

Thèmes et inspirations[modifier | modifier le code]

Certains aspects du film sont implicitement inspirées de la guerre du Viêt Nam, encore à l'époque du tournage très inscrite dans la conscience américaine. En effet, les marines coloniaux du film arrivent très confiants en leur victoire dans un monde méconnu, et se retrouvent confrontés à des ennemis qui, malgré leur infériorité technologique, leur imposent des défaites difficiles grâce à leur détermination brute. L'idée de marines à la fois durs et indisciplinés, qui décorent leurs équipements militaires, est également tirée de l'image classique des soldats américains de la guerre du Viêt Nam. L'aspect industriel des équipements, et l'attitude de « camionneurs » des marines correspondaient aussi à l'image populaire de l'armée. Par extension, Aliens était l'un des premiers films de science-fiction qui ne s'attachait pas à vêtir ses personnages de costumes futuristes caricaturaux de science-fiction « à la Star Wars », préférant un design sale et rude, ce qui a aidé à donner un aspect réaliste et a éventuellement inspiré dans ce sens de futures œuvres du genre[9].

L'inspiration du colonialisme européen est également présent, notamment de compagnies historiques comme les compagnies néérlandaises et anglaises des Indes orientales. En effet, il s'agissait de compagnies commerciales privées qui travaillaient dans les colonies, mais qui, en cas de résistance autochtone, se voyaient secourues par les armées nationales de leurs états qui avaient tout intérêt à ce que ces compagnies prospèrent économiquement. Dans le même sens, Aliens présente la compagnie « malfaisante » Weyland-Yutani assistée par l'armée nationale dans ses colonies. La compagnie ne commande pas directement l'armée, mais elle la conseille dans l'objectif de la mission, et l'armée assure la protection et le sauvetage de ses acquis. James Cameron avoue qu'à l'époque de l'écriture du scénario, il ne connaissait rien du fonctionnement de grandes corporations, et se basait alors sur des préjugés classiques. Toutefois il rajoute avec humour que depuis, avec son expérience, il estime que sa vision naïve était très proche de la réalité[9].

Un autre thème important est celui de l'amour maternel, incarné par l'héroïne Ripley vis-à-vis de Newt. Ripley représente une femme forte aux idées progressistes, soucieuse du sauvetage des colons. Lorsqu'elle découvre que la jeune fille Newt est la seule survivante, elle la prend sous son aile et la protège jusqu'au bout, jusqu'à mettre sa propre vie en péril. Ce thème est renforcé par le fait que Ripley a perdu sa propre fille qui avait l'âge de Newt, elle transfère alors son désir de maternité sur cette autre enfant. Dans une scène coupée du début du film, mais présente dans la version longue, Ripley apprend que sa fille est morte de vieillesse alors que Ripley dérivait en biostase pendant 57 ans dans l'espace. Cette scène devait établir dès le départ la souffrance et le manque de Ripley, mais a été coupée du film à cause de contraintes de longueur, ce qui a fortement déplu à l'actrice Sigourney Weaver qui selon ses dires a basé toute sa performance sur cette tragédie[9].

Réception[modifier | modifier le code]

Box-office[modifier | modifier le code]

Avec un budget d'environ 18 500 000 US$, Aliens, le retour fut un succès commercial en salles. Il a réalisé 131 060 248 US$ au box-office mondial, dont 65 % aux États-Unis et au Canada (85 160 248 US$) et 35 % à l'étranger (45 900 000 US$)[16]. Le film est sorti en Amérique du Nord le 18 juillet 1986 et était numéro 1 au box-office dans son premier week-end, distribué dans 1 437 salles et remportant 10 052 042 US$. Il est resté à la première place pendant quatre semaines consécutives[17]. Aliens a rapporté 7 012 907 US$ en France (1 720 593 entrées[18]) et 271 368 US$ en Belgique, où il est sorti le 8 octobre 1986[19].

Box-office en US$ par pays[19]
Pays Box-office Pays Box-office Pays Box-office Pays Box-office
Afrique (sauf nord) 680 951 Drapeau de l'Allemagne Allemagne 4 666 844 Amérique centrale 225 432 Drapeau de l’Argentine Argentine 472 866
Drapeau de l'Australie Australie 3 118 350 Drapeau de l'Autriche Autriche 139 530 Drapeau de la Belgique Belgique 271 368 Drapeau de la Bolivie Bolivie 25 563
Drapeau du Brésil Brésil 3 676 920 Drapeau du Chili Chili 145 776 Drapeau de la Colombie Colombie 254 344 Drapeau du Danemark Danemark 153 466
Drapeau de l'Égypte Égypte 27 507 Drapeau de l'Espagne Espagne 674 261 Drapeau des États-Unis États-Unis et Drapeau du Canada Canada 85 160 248 Drapeau de la Finlande Finlande 65 054
Drapeau de la France France 7 012 907 Drapeau de la Grèce Grèce et Drapeau de Chypre Chypre 72 692 Drapeau de Hong Kong Hong Kong 1 665 181 Drapeau de l'Inde Inde 58 668
Drapeau d’Israël Israël 180 809 Drapeau de l'Italie Italie 505 378 Drapeau du Japon Japon 9 302 337 Drapeau du Liban Liban 3 869
Drapeau de la Malaisie Malaisie 225 286 Drapeau du Mexique Mexique 300 044 Drapeau de la Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande 192 398 Drapeau de la Norvège Norvège 127 323
Drapeau des Pays-Bas Pays-Bas 322 381 Drapeau du Pérou Pérou 89 023 Drapeau des Philippines Philippines 179 815 Drapeau de Porto Rico Porto Rico 293 256
Drapeau du Portugal Portugal 165 294 Roumanie Roumanie 78 471 Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni 6 636 712 Drapeau de la Russie Russie et Ukraine Ukraine 184 514
Drapeau de Singapour Singapour 624 561 Drapeau de la Suède Suède 1 070 417 Drapeau de la République de Chine Taïwan 1 006 223 Drapeau de Thaïlande Thaïlande 178 600
Drapeau de l'Uruguay Uruguay 95 898 Drapeau du Venezuela Venezuela 563 720 TOTAL 131 060 248

Accueil critique[modifier | modifier le code]

Le film a reçu un accueil critique extrêmement positif. Aujourd'hui, le site Rotten Tomatoes recense 98 % de critiques favorables, avec un score moyen de 8,9/10, sur la base de 59 critiques collectées[20]. Sur le site Metacritic, il obtient un score de 87/100, sur la base de 9 critiques collectées[21].

Le critique Roger Ebert lui donne une note de 3,5 sur 4 et écrit à la sortie du film en 1986 dans le Chicago Sun-Times : « Je n'ai jamais vu un film qui maintient un tel niveau d'intensité pour aussi longtemps ; c'est comme une sorte de manège de carnaval qui ne s'arrête jamais[Note 3] »[22]. La réception positive du film lui a permis de faire la couverture du Time magazine du 28 juillet 1986. L'auteur de l'article, Richard Schickel, considère qu'Aliens est meilleur que le premier, notamment grâce à l'introduction de la petite fille Newt, ce qui permet d'ajouter une dimension émotionnelle à Ripley[23]. Dave Kehr du Chicago Reader considère également qu'il est meilleur que l'original[24]. Walter Goodman du New York Times est moins enthousiaste mais il encense les effets spéciaux et commente que le film est « un peu moins innovant que son prédécesseur […] mais il rattrape en technique ce qu'il manque en originalité[Note 4] »[25]. En janvier 1987, le Time a élu Aliens parmi les meilleurs films de 1986[26].

Les critiques sont restées positives au fil des années. Dans une critique de 2000, le critique web James Berardinelli donne au film un score de 4 sur 4 et note que « pour les fans de la saga Alien, Aliens représentait un formidable triomphe, surpassant les attentes des plus fidèles optimistes[Note 5] »[27].

Chez les spectateurs, le film est toujours très apprécié. Sur le site web IMDB, Aliens est présent dans le top 250 des films les mieux notés par les utilisateurs, à la 64e place et avec un score moyen de 8,4/10[28]. Sur AlloCiné, il obtient un score moyen des notes des spectateurs de 5/5[29].

En 2003, l'American Film Institute a élu Ellen Ripley, telle qu'elle apparaît dans Aliens, le 8e meilleur héros de l'histoire du cinéma américain[30]. La citation d'Ellen Ripley à la fin d'Aliens, « get away from her, you bitch! » (VF : « ne la touche pas, sale pute ! ») a été proposée en 2005 pour la liste AFI des 100 meilleures citations de films américains, mais elle n'a pas été élue[31]. Aliens a également été proposé en 2001 pour la liste des 100 meilleurs thrillers[32]. En 2007, le magazine Entertainment Weekly l'a élu deuxième meilleur film d'action de tous les temps[33]. Parallèlement, le site web IGN l'a élu troisième meilleur film d'action[34], onzième meilleur film de science-fiction[35] et quatrième meilleure suite[36].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Année Cérémonie ou récompense Prix Lauréat(es)
1986
Oscars du cinéma[37] Meilleur montage son Don Sharpe
Meilleurs effets visuels Robert Skotak, Stan Winston, John Richardson et Suzanne Benson
BAFTA Awards[38] Meilleurs effets visuels Robert Skotak, Brian Johnson, John Richardson et Stan Winston
Saturn Awards[39] Meilleur film de science-fiction
Meilleure actrice Sigourney Weaver
Meilleur acteur dans un second rôle Bill Paxton
Meilleure actrice dans un second rôle Jenette Goldstein
Meilleur jeune acteur Carrie Henn
Meilleure réalisation James Cameron
Meilleur scénario
Meilleurs effets visuels Stan Winston
1987
Golden Reel Awards[40] Meilleur montage son Don Sharpe
Prix Hugo[41] Meilleur film
Kinema Junpō Awards[42] Meilleur film étranger (choix des lecteurs)

Nominations[modifier | modifier le code]

Année Cérémonie ou récompense Prix Lauréat(es)
1986
Oscars du cinéma[37] Meilleure actrice Sigourney Weaver
Meilleurs décors Peter Lamont et Crispian Sallis
Meilleur montage Ray Lovejoy
Meilleure musique de film James Horner
Meilleur mixage de son Graham V. Hartstone, Nicolas le Messurier, Michael A. Carter et Roy Charman
BAFTA Awards[38] Meilleur son Don Sharpe, Roy Charman et Graham V. Hartstone
Meilleurs décors Peter Lamont
Saturn Awards[39] Meilleur acteur Michael Biehn
Meilleurs costumes Emma Porteous
Meilleur maquillage Peter Robb-King
Young Artist Awards[43] Meilleure jeune actrice dans un second rôle Carrie Henn
1987
Golden Globes[44] Meilleure actrice Sigourney Weaver
Nippon Akademī-shō[45] Meilleur film étranger
Artios Awards[46] Meilleur casting pour un film dramatique Mike Fenton, Jane Feinberg et Judy Taylor

Note et référence[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Le R signifie que les mineurs (17 ans ou moins) doivent être accompagnés pour pouvoir assister à la projection du film.
  2. Citation originale : « rocket gun that carries stuff ».
  3. Citation originale : « I have never seen a movie that maintains such a pitch of intensity for so long; it's like being on some kind of hair-raising carnival ride that never stops ».
  4. Citation originale : « It's a touch less innovative than its predecessor […] but it makes up in technique what it lacks in novelty ».
  5. Citation originale : « For fans of the Alien series, Aliens represented an unqualified triumph, exceeding the expectations of the most optimistic faithful ».

Références[modifier | modifier le code]

  1. litt. « forme étrangère », il est utilisé par Carter Burke pour indiquer que le but de la mission est la recherche d'une créature non répertoriée ; ce terme est parfois pris à tort pour le nom de l'espèce
  2. À suivre…, Édition Le Manuscrit, (ISBN 2748158792), page 71
  3. a et b Gale Anne Hurd, James Cameron, Sigourney Weaver, Jenette Goldstein, Mark Rolston. 57 ans plus tard, l'histoire continue [Alien Quadrilogy Special Edition DVD]. 20th Century Fox.
  4. a, b, c et d Gale Anne Hurd, Syd Mead, Ron Cobb, Peter Lamont. Construire des mondes meilleurs : du concept à la réalisation [Alien Quadrilogy DVD]. 20th Century Fox.
  5. a, b et c John Richardson, Simon Atherton, Paul Weston, Sigourney Weaver, Bill Paxton.... Le risque est toujours présent : armes et action [Alien Quadrilogy DVD]. 20th Century Fox.
  6. a, b, c et d Gale Anne Hurd, Sigourney Weaver, Jenette Goldstein, Carrie Henn, Lance Henriksen, Bill Paxton.... Préparation pour la bataille : Casting [Alien Quadrilogy Special Edition DVD]. 20th Century Fox.
  7. a, b et c Stan Winston, James Cameron, Alec Gillis, Tom Woodruff Jr…. La traque : la créature [Alien Quadrilogy DVD]. 20th Century Fox.
  8. a et b John Rosengrant, Stan Winston, Richard Landon, Tom woodruff Jr, Shane Mahan, Pat McClung, Joss Williams, John Richardson.... La belle et la garce : l'affrontement [Alien Quadrilogy DVD]. 20th Century Fox.
  9. a, b, c, d et e  Commentaires audio de l'équipe sur la version longue [Alien Quadrilogy DVD]. 20th Century Fox.
  10. a et b Sigourney Weaver, Gale Anne Hurd, Carrie et Christopher Henn, Peter Robb-King. Deux orphelines : Sigourney Weaver et Carrie Henn [Alien Quadrilogy DVD]. 20th Century Fox.
  11. a et b Gale Anne Hurd, Michael Biehn. Cette fois, c'est la guerre : Pinewood Studios, 1985 [Alien Quadrilogy Special Edition DVD]. 20th Century Fox.
  12. a, b, c et d Gale Anne Hurd, Robert et Dennis Skotak, Pat McClung, John Richardson, Peter Lamont, James Cameron. Le pouvoir des effets spéciaux : effets spéciaux [Alien Quadrilogy DVD]. 20th Century Fox.
  13. a et b (en) « Aliens Original Soundtrack », Allmusic (consulté le 4 janvier 2012)
  14. a et b (en) « Aliens Original Soundtrack », Filmtracks (consulté le 27 novembre 2012)
  15. (en) Gale Anne Hurd, James Horner, Graham Hartstone, James Cameron. Le compte à rebours : musique, montage et son [Alien Quadrilogy DVD]. 20th Century Fox.
  16. (en)« Box-Office d'Aliens, le retour », sur boxofficemojo.com (consulté le 1 janvier 2012)
  17. (en)« Box-Office domestique par week-end d'Aliens, le retour », sur boxofficemojo.com (consulté le 1 janvier 2012)
  18. « 'Aliens, le retour », sur jpbox-office.com (consulté le 10 juin 2012)
  19. a et b (en)« Box-Office international d'Aliens, le retour », sur boxofficemojo.com (consulté le 1 janvier 2012)
  20. (en)« Aliens », sur Rotten Tomatoes (consulté le 16 avril 2014)
  21. (en) « Aliens », sur Metacritic (consulté le 1 janvier 2012)
  22. (en)« Aliens », sur le site de Roger Ebert (consulté le 1 janvier 2012)
  23. (en)« Aliens », sur Turner Classic Movies (consulté le 3 janvier 2012)
  24. (en)« Aliens », sur Chicago Reader (consulté le 3 janvier 2012)
  25. (en)« Movie Review: Aliens (1986) - Film: Sigourney Weaver in 'Aliens' », sur The New York Times (consulté le 3 janvier 2012)
  26. (en)« Cinema: Best of '86 », sur Time (consulté le 5 janvier 2012)
  27. (en)« Review: Aliens », sur reelviews.net (consulté le 3 janvier 2012)
  28. (en)« Top 250 », sur IMDB (consulté le 3 janvier 2012)
  29. « Critiques spectateurs pour le film Aliens le retour », sur Allociné (consulté le 16 avril 2014)
  30. (en)« AFI's 100 years... 100 heroes & vilains », sur American Film Institute (consulté le 5 janvier 2012)
  31. (en)« 400 nominated movie quotes », sur American Film Institute (consulté le 5 janvier 2012)
  32. (en)« America's most heart-pounding movies », sur American Film Institute (consulté le 5 janvier 2012)
  33. (en)« The 25 greatest action films ever! », sur Entertainment Weekly (consulté le 5 janvier 2012)
  34. (en)« The Top 25 Action Films of All-Time », sur IGN (consulté le 5 janvier 2012)
  35. (en)« The Top 25 Sci-Fi Movies of All Time », sur IGN (consulté le 5 janvier 2012)
  36. (en)« Top 10 Kick-Ass Sequels », sur IGN (consulté le 5 janvier 2012)
  37. a et b (en) « 59th Oscars Ceremony », sur Academy of Motion Picture Arts and Sciences (consulté le 2 janvier 2012)
  38. a et b (en) « BAFTA Awards 1986 », British Academy of Film and Television Arts (consulté le 2 janvier 2012)
  39. a et b (en) « Past Saturn Awards Winners », Académie des films de science-fiction, fantastique et horreur (consulté le 2 janvier 2012)
  40. (en) « 1987 Golden Reel Awards », sur IMDB (consulté en 2 janvier)
  41. (en) « 1987 Hugo Awards », sur thehugoawards.org (consulté en 2 janvier)
  42. (en) « 1987 Awards of the Japanese Academy », sur IMDB (consulté en 2 janvier)
  43. (en)« 8th Young Artists Awards », sur youngartistawards.org (consulté le 2 janvier 2012)
  44. (en) « 44th Annual Golden Globes », sur Hollywood Foreign Press Association (consulté le 2 janvier 2012)
  45. (en)« 1987 Awards of the Japanese Academy », sur IMDB (consulté le 2 janvier 2012)
  46. (en)« Casting Society of America - Artios Awards 1987 », sur IMDB (consulté le 2 janvier 2012)

Liens externes[modifier | modifier le code]