Scarface (film, 1983)

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Scarface

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Titre québécois Le Balafré
Titre original Scarface
Réalisation Brian De Palma
Scénario Oliver Stone
Acteurs principaux
Sociétés de production Universal Pictures
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Action, drame, gangsters
Sortie 1983
Durée 170 min

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Scarface est un film américain réalisé par Brian De Palma, sorti en 1983. Remake actualisé du Scarface de Howard Hawks sorti en 1932, il met en vedette Al Pacino dans le rôle de Tony Montana, petit gangster cubain émigré aux États-Unis qui va devenir au fil du temps l'un des plus grands trafiquants de drogue. Il partage l'affiche avec Michelle Pfeiffer, Steven Bauer, Mary Elizabeth Mastrantonio, Robert Loggia et F. Murray Abraham.

Initialement mal reçu par la critique en raison de sa violence et du langage grossier utilisé, Scarface a acquis depuis un bon accueil critique, devenant même un film culte dans le genre film de gangsters. Des critiques ont été faites de la part d'exilés cubains qui se voyaient décrits comme des trafiquants de drogue.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Au début des années 1980, l'ascension violente d'un petit gangster cubain émigré aux États-Unis, qui va devenir l'un des plus grands trafiquants de drogue, avant de connaître une chute tout aussi brutale.

Résumé[modifier | modifier le code]

En 1980, lors de l'exode de Mariel, les États-Unis de Jimmy Carter offrent l'asile politique aux immigrés opposants au communisme que Fidel Castro expulse de Cuba après les avoir dépouillés, mais le chef d'État cubain en profite pour se débarrasser des prisonniers de droit commun, dont on estime qu'ils étaient 25 000 parmi les expulsés cubains.

Antonio « Tony » Montana (Al Pacino) et son ami, Manolo « Manny » Ribera (Steven Bauer), deux petits malfrats cubains issus de la rue, font partie des expulsés et profitent de cette chance pour migrer vers Miami dans l'espoir de faire fortune. À leur arrivée sur le sol américain, ils sont accueillis dans un camp de réfugiés ; Manny trouve le moyen, auprès d'un caïd de Miami, d'obtenir une carte verte américaine contre un contrat d'assassinat qu'ils honorent en exécutant un ressortissant communiste du camp du nom de Rebenga.

Grâce à leur carte verte, ils trouvent un petit boulot dans une baraque à frites de Miami. Mais travailler pour quelques dollars ne correspond pas à l'idée que les deux amis se font du « rêve américain ». Omar Suarez, le bras droit d'un caïd de la pègre locale, leur propose alors 500 dollars pour décharger de la marijuana d'un bateau. Tony refuse, désirant obtenir beaucoup plus d'argent et de responsabilités. Il lui sera donc offert 5000 $ pour faire ses preuves lors d'un rendez-vous armé : acheter de la cocaïne à un revendeur soupçonné de vouloir les doubler. Mais les choses tournent mal, et un compagnon de Tony se fait découper à la tronçonneuse dans une baignoire. Tony et ses complices prennent cependant l'avantage grâce à leur sang-froid. Ils fuient avec l'argent et avec le stock de drogue du dealer. Frank Lopez, le patron de Suarez, les recrute alors, intéressé surtout par Tony, qu'il décide de recruter comme garde du corps pour protéger Omar durant ses transactions avec un baron de la drogue en Bolivie, Alejandro Sosa.

Tony apprend vite le métier de mafioso de la drogue : il monte en grade et devient l'homme de confiance des fournisseurs et des acheteurs, des policiers véreux, des banquiers blanchisseurs d'argent etc. Il a les dents beaucoup plus longues que ses collègues, il est mégalomane, ambitieux et d'une intelligence plus perverse. Il prend pour adage : The World is Yours (Le monde est à toi), mais plus il se montre ambitieux, plus la collaboration avec Frank Lopez est difficile, car ce dernier prend ombrage de ses initiatives.

Après que Frank Lopez l'a trahi, Tony décide de l'éliminer et de se lancer dans l'aventure de la cocaïne à son compte. Le succès lui sourit rapidement dans ce business pour lequel il est très doué. Il devient très vite riche, influent, tout-puissant patron dans son propre réseau de drogue qu'il gère comme un empire commercial mondial, avec des règlements de compte, des éliminations de rivaux exécutées avec une cruauté froide, sans états d'âme (comme elle s'impose dans ce business). Il épouse la femme qu'il avait rencontrée chez Frank Lopez, nommée Elvira (Michelle Pfeiffer). Il est arrivé au sommet de sa réussite et de son rêve mégalomane.

Il commence à faire des erreurs dans ce monde qui ne pardonne pas, où l'on est vite remplacé. Il prend conscience que d'être arrivé au sommet de la mafia ne le rend pas aussi heureux qu'il l'avait espéré, qu'il n'est pas capable de rendre heureuses les personnes qu'il aime, à cause de son immoralité, de sa méchanceté, de sa perversion de psychopathe, de son insensibilité, de sa paranoïa et de son besoin de tout contrôler. Sa sœur, sa mère, sa femme, ses amis, tous ses proches, quand ils ne sont pas morts, finissent détruits, mentalement et affectivement.

Socialement pris au piège par le monde dangereux au sommet duquel il se trouve, se droguant (avec sa propre marchandise) pour tenir le coup, Tony se détruit socialement, mentalement et intellectuellement. Il démontre néanmoins une certaine humanité quand il refuse de participer à un attentat à la voiture piégée visant un homme accompagné de sa femme et de ses deux enfants (les amis boliviens de Tony lui demandaient de participer à l'élimination de cet homme), car ce dernier s'apprêtait à prononcer devant l'ONU un discours virulent contre le crime organisé et la corruption et contre Tony en particulier. En refusant de prendre part à l'attentat, en assassinant le bras droit d'Alejandro Sosa, Tony signe son arrêt de mort, les commanditaires du meurtre lui déclarent la guerre, ce qui aboutit à un bain de sang dans sa vaste demeure, lors de la scène finale du film.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Le réalisateur du film, Brian De Palma (en 2011 au Festival de Deauville.
Al Pacino (ici en 2004), interprète de Tony Montana, personnage principal du film.

Distribution[modifier | modifier le code]

Source et légende : version française (VF) sur Allodoublage[4]

Production[modifier | modifier le code]

Développement[modifier | modifier le code]

Oliver Stone (en 1986), scénariste de Scarface.

Le Scarface de Brian de Palma est un remake du film éponyme de 1932, qui relate l'histoire d'un immigré bâtissant à Chicago un empire sur le trafic d'alcool pendant la Prohibition. L'histoire est réactualisée en changeant l'origine du héros et les trafics auxquels il est lié. Antonio Montana, en référence à Joe Montana, un joueur de football américain dont Oliver Stone est un fan[5], se fait néanmoins appeler « Tony » comme le héros de 1932, d'origine italienne. Le film de 1932 décrit de manière indirecte Al Capone, qui était autrefois surnommé « Scarface ».

À l'époque où il écrivit le film, Oliver Stone luttait contre une dépendance à l'héroïne[6].

Sidney Lumet était pressenti pour réaliser le film : c'est lui qui suggéra l'idée des personnages cubains et l'exode de Mariel dans l'histoire[6] mais se désista finalement en raison du ton très violent du projet[n 4], il est donc remplacé par Brian De Palma qui quitte pour l'occasion le film Flashdance[5] après avoir aimé le script de Scarface[6].

Casting[modifier | modifier le code]

Après le refus de Robert De Niro, le rôle de Tony Montana est confié à Al Pacino[6].

John Travolta était pressenti pour incarner Manny Ribera[6], mais le rôle est finalement confié à Steven Bauer, alors relativement inconnu à l'époque : les producteurs étaient convaincus qu'il était bon pour le rôle, avis fondé sur une audition frappante, ainsi que sur ses origines cubaines[7].

Le rôle principal féminin, celui d'Elvira Hancock, est proposé à Rosanna Arquette, Jennifer Jason Leigh, Melanie Griffith, Kim Basinger, Kathleen Turner et Jodie Foster, mais toutes le déclinent[6]. Brooke Shields se voit également offrir ce rôle, mais sa mère refuse[6]. D'autres actrices – Geena Davis, Carrie Fisher, Kelly McGillis et Sharon Stone – ont auditionné pour incarner Elvira[6]. Kay Lenz et Kristy McNichol auraient voulu l'incarner, mais Brian De Palma était contre[6]. Le choix se porte donc sur la jeune actrice Michelle Pfeiffer, qui venait d'obtenir des commentaires favorables pour sa prestation dans Grease 2, malgré l'échec critique et commercial du film.

Au départ, Brian De Palma refuse d'auditionner Michelle Pfeiffer après l'avoir vu dans Grease 2, mais le producteur le pousse à lui laisser sa chance[8]. Bien qu'intimidée par Al Pacino durant la répétition d'une scène[8], elle obtient le rôle. Al Pacino et Michelle Pfeiffer se retrouveront en 1991 pour le drame sentimental Frankie et Johnny.

Le producteur Martin Bregman révèle dans son livre Scarface Nation que Glenn Close étaient le premier choix pour le rôle d'Elvira, mais il n'était pas satisfait car il pensait qu'elle serait seulement « la moitié d'une pute »[6].

Bien que certain des personnages – principaux ou secondaires – aient des origines cubaines, seul Steven Bauer est né à Cuba, tandis qu'Angel Salazar (en) (Chi-Chi) est cubano-américain[6].

Tournage[modifier | modifier le code]

L'action du film devait se dérouler à Chicago, comme dans l'original, mais l'équipe n'a pas pu le faire pour des raisons de moyens, la transposition situe l'action du film à Miami[5]. Pourtant ce choix ne fait pas l'unanimité, notamment au sein de l'Office du Tourisme, craignant qu'il n'offre à la ville une réputation de haut lieu de la criminalité cubaine, faisant ainsi fuir les touristes[5].

Le tournage de Scarface, débuté le 29 novembre 1982 et terminé près de huit mois plus tard, le 15 juillet 1983[2], s'est déroulé à Miami[9], mais également à Miami Beach, notamment au 728 Ocean Drive, là où est tourné la scène de la tronçonneuse à l'hôtel[9], à Atlantis Condo, sur Brickell Avenue (en), pour la scène de la piscine de la maison de Frank Lopez[9], à South Beach, quartier de Miami Beach et au Fontainebleau Miami Beach et s'est étendue à Los Angeles, Montecito et Torrance (la scène de la maison de la mère de Tony Montana) (Californie)[9] et à New York[9].

Une partie du film est tournée aux Universal Studios, à Universal City, en Californie[9].

Steven Spielberg est venu donner un coup de main à son ami Brian De Palma pour la réalisation de la scène finale[5].

Musique[modifier | modifier le code]

La musique du film est composée par Giorgio Moroder et publiée par MCA Records en 1983. L'album sera réédité à grande échelle en 2003.

Liste des titres
  1. Scarface (Push It to the Limit) - Paul Engemann - (Musique : Giorgio Moroder / Paroles : Pete Bellotte (en))
  2. Rush Rush - Debbie Harry - (Musique : Giorgio Moroder / Paroles : Debbie Harry)
  3. Turn Out the Light - Amy Holland (en) - (Musique : Giorgio Moroder / Paroles : Pete Bellotte (en))
  4. Vamos a Bailar - Maria Conchita Alonso - (Musique : Giorgio Moroder / Paroles : Maria Conchita Alonso)
  5. Tony's Theme - Giorgio Moroder - (Musique et Paroles : Giorgio Moroder)
  6. She's on Fire - Amy Holland (en) - (Musique : Giorgio Moroder / Paroles : Pete Bellotte (en))
  7. Shake It Up - Elizabeth Daily - (Musique : Giorgio Moroder / Paroles : Giorgio Moroder et Arthur Barrow)
  8. Dance Dance Dance - Beth Anderson (en) - (Musique : Giorgio Moroder / Paroles : Giorgio Moroder et Arthur Barrow)
  9. I'm Hot Tonight - Elizabeth Daily - (Musique : Giorgio Moroder / Paroles : Giorgio Moroder et Arthur Barrow)
  10. Gina's and Elvira's Theme - Giorgio Moroder et Helen St. John (en) (Musique : Giorgio Moroder)

Sortie[modifier | modifier le code]

Le film a échappé de peu à être « classé X » (interdit aux moins de 18 ans) aux États-Unis car la scène de la tronçonneuse fut jugée trop violente. De Palma se mobilisa et finit par obtenir un « R » (interdit au moins de 17 ans non accompagnés).

Accueil critique[modifier | modifier le code]

Lors de sa présentation en avant-première à New York, le 1er décembre 1983, Scarface rencontra des réactions mitigées. Al Pacino et Steven Bauer étaient présents et ont été rejoints entre autres par Burt et Diane Lane, Melanie Griffith, Raquel Welch, Joan Collins, accompagnée de son petit ami Peter Holm et Eddie Murphy[11]. Selon DVD TV: Much More Movie, diffusé sur AMC, Cher l'a adoré, Lucille Ball, qui est venue en famille, quant à elle, l'a détesté en raison du langage et de la violence, tandis que Dustin Hoffman dit s'être endormi. Les auteurs Kurt Vonnegut et John Irving auraient quitté la salle de dégoût à cause de la scène de la tronçonneuse. Au milieu du film, Martin Scorsese se tourna vers Bauer et lui dit « Les gars, vous êtes superbes, mais il faut vous préparer parce qu'ils vont le détester à Hollywood[12]. »

Initialement, Scarface a rencontré des commentaires négatifs de la part des critiques et a attisé la controverse en raison du langage et de la violence employés dans le long-métrage. Sur le DVD édition collector, le producteur Martin Bregman déclarait que seul Vincent Canby (en), du New York Times l'avait très bien accueilli. Cependant, Roger Ebert, du Chicago Sun-Times lui attribua une note de 4 étoiles sur 4 en 1983 et l'a ajouté, quelques années plus tard, dans sa liste des grands films[13].

Au fil des années, la réaction des critiques de cinéma a évolué, changeant leurs commentaires négatifs en positifs, voire favorables. Le site Rotten Tomatoes lui attribue 89 % d'avis favorables, sur la base de 55 commentaires et une note moyenne de 7.6/10[14], tandis que le site Metacritic lui attribue le score de 65/100, sur la base de 9 commentaires[15].

Le film est classé à la 129e position du Top 250 des meilleurs films de tous les temps du site Internet Movie Database, avec une note moyenne de 8.2/10[16].

Box-office[modifier | modifier le code]

Lors de son premier week-end d'exploitation en salles aux États-Unis, le film, sorti dans une combinaison de 996 salles, débute à la seconde place du box-office avec 4 597 536 $ de recettes, se classant derrière Le Retour de l'inspecteur Harry, sorti le même jour[17]. Scarface garde la deuxième position pour sa première semaine d'exploitation avec un total de 6 758 000 $[18] avec la même combinaison de salles, qui passera a plus de 1000 salles à diffuser le film durant les deux semaines suivantes, qui totalise un cumul de 17 632 000 $[18]. Resté dix semaines dans les dix premiers au box-office depuis sa sortie, le film engrange durant sa huitième semaine avec 34 702 000 $[18], dépassant ainsi son budget de 25 millions [2], finissant son exploitation avec 44 668 798 $[19]. Lors de sa reprise en salles sur le territoire américain, pour le vingtième anniversaire, Scarface ressort de façon limitée et reste à l'affiche durant deux semaines avec 739 905 $ de recettes[20]. Les recettes au box-office américain sont d'un total de 45 408 703 $[21], comprenant la sortie initiale et la ressortie.

À l'étranger, le film totalise 20 476 000 $ [19], résultat décevant par rapport à celui engrangé sur le territoire américain, mais permettant à Scarface de faire un excellent score au box-office mondial avec 65 884 703 $, cumul des résultats américains et internationales[19].

En France, le film totalise 770 544 entrées durant son exploitation[22], dont 219 819 entrées à Paris[23], ce qui ne constitue pas un énorme triomphe par rapport aux États-Unis, mais va acquérir au fil des années le statut de « film culte »[24] grâce au succès du film dans le marché vidéo.

Distinctions[modifier | modifier le code]

Source : Internet Movie Database[25]

Nominations[modifier | modifier le code]

Postérité[modifier | modifier le code]

Scarface est classé dixième meilleur film de gangsters dans le AFI's 10 Top 10, classement de dix films américains dans dix classements de genres cinématographiques différents dévoilé par l'American Film Institute en juin 2008[26]. La ligne de dialogue « Say hello to my little friend »[n 5], dite par Tony Montana (Al Pacino) au début de la scène finale de la fusillade est classé à la 61e place du AFI's 100 Years... 100 Movie Quotes, liste des 100 meilleures répliques du cinéma américain.

Entertainment Weekly l'a classé à la huitième place des « 50 meilleurs films culte »[27] et Empire l'a classé à la 284e place des « 500 meilleurs films de tous les temps »[28]

En 2010, VH1 le classe à la cinquième place des 100 plus grands films de tous les temps. Scarface est l'un des premiers films à faire l'usage fréquent du juron « fuck » utilisé 207 fois ; le chiffre dans le nom du groupe Blink-182 désigne le nombre de fois où c'est Al Pacino qui le prononce[29].

Dans la culture populaire[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

La fin du film Taxi 4 (2007) parodie la fusillade concluant Scarface. Dans cette scène, le criminel belge Albert Vandenbossche ouvre le feu dans son manoir sur les forces de l'ordre depuis le premier étage (surplombant également un bassin) avant que le commissaire Gibert, qui a consommé à son insu de la cocaïne, ne tire sur tout le monde.

Télévision[modifier | modifier le code]

Dans l'épisode Nouveaux labos de la série télévisée américaine Breaking Bad (saison 5, épisode 3), le personnage de Walter White regarde la fin du film avec son fils Walter Jr. Un clin d'oeil au film est également présent dans l'épisode Comme un chien enragé (saison 5, épisode 12) : Saul Goodman porte un costume blanc et rouge similaire à celui de Tony Montana et, regardant dans un miroir une blessure sur son visage, demande si celle-ci va laisser une cicatrice. Le créateur de la série avait par ailleurs cité le film dans une métaphore pour expliquer l'évolution du personnage principal : « Prendre Mr. Chips et le transformer en Scarface ». A noter également que deux acteurs de la série ont participé au film : Mark Margolis et Steven Bauer.

Jeux vidéo[modifier | modifier le code]

Dans Grand Theft Auto III (2001), la station de radio Flashback FM ne comprend que des chansons de la bande originale du film, dont le morceau Scarface (Push It to the Limit). De plus, certains passants reprennent certaines citations du film, comme « Say hello to my little friend ». L'acteur Robert Loggia, incarnant Frank Lopez dans le film, donne également sa voix au personnage de Ray Machowski[30].

Les références au film sont plus nombreuses dans Grand Theft Auto: Vice City (2002), dont ce dernier ressemble d'ailleurs beaucoup au niveau du scénario. Les deux histoires se déroulent d'ailleurs à la même époque (les années 1980) et au même endroit. Vice City étant une parodie de la ville de Miami. Le manoir de Diaz dans le jeu ressemble à s'y méprendre au manoir de Tony Montana, en particulier le bureau où les caméras montrent clairement le bassin du manoir du long métrage avec le globe The World is Yours, alors que ce bassin n'apparaît nulle part dans le jeu ; au rez-de-chaussée, le salon comporte une tapisserie avec des palmiers semblable à celle du bureau de Frank Lopez. De plus, les initiales de Tommy Vercetti, le personnage principal de Vice City apparaissent sur les fauteuils comme celles de Tony Montana dans Scarface. On peut retrouver la réplique de l'appartement (appelé Appartement 3C) dans lequel se déroule le massacre au début du film, notamment la salle de bain éclaboussée de sang dans laquelle se trouve une tronçonneuse. On peut aussi remarquer la ressemblance quasi parfaite entre la rue où se trouve le premier point de sauvegarde du jeu et celle de l'hôtel où Tony effectue son premier deal. La discothèque du Malibu Club ressemble à celle du Babylon. Par ailleurs, outre la chemise hawaïenne, le joueur peut débloquer au cours du jeu une tenue appelée Mr. Vercetti, semblable à celle que porte Tony Montana à la fin du film. Enfin, la mission finale du jeu présente une fusillade dans le manoir du protagoniste semblable à celle concluant le long métrage[30].

Dans le jeu Red Dead Redemption (2010), le personnage du capitaine Vincente de Santa est une parodie de Tony Montana, aussi bien dans son apparence que dans son attitude.

Musique[modifier | modifier le code]

En 2003, le label Def Jam publie la compilation Music Inspired by Scarface qui regroupent des chansons dans lesquelles des rappeurs parlent notamment de leur passion du film, de son influence sur leurs carrières...

Par ailleurs, de nombreux rappeurs français comme Stomy Bugsy, Ärsenik, IAM, Rohff et Fonky Family font souvent référence à Scarface et utilisent parfois des répliques du film ou des samples de la bande originale.

Le rappeur américain Rick Ross a repris un sample de « Push it to the limit » pour son premier album Port of Miami.

Produits dérivés[modifier | modifier le code]

Jeu vidéo[modifier | modifier le code]

Le jeu vidéo Scarface: The World is Yours est sorti en octobre 2006 sur consoles de jeux vidéo. Il repose sur une histoire alternative où Tony aurait échappé à la mort en abattant le tueur qui lui donnait le coup de grâce. Le joueur doit alors aider Tony à reconquérir Miami.

Bande dessinée[modifier | modifier le code]

La maison d'édition Indeez Urban Éditions[31], spécialisée dans la BD traitant des cultures urbaines et du hip hop, a lancé le 13 novembre 2008 la commercialisation de la BD du film culte, intitulée Scarface : marqué à vie[n 6]. Suite du film Scarface, par John Layman et Dave Crosland, la BD raconte le retour de Tony Montana aux affaires. Scarface sera prêt à tout pour retrouver tout ce qu'il a perdu...

Projet de suite / remake[modifier | modifier le code]

En 2010, l'idée d'un Scarface 2 avait été évoquée par Oliver Stone[32].

En septembre 2011, Universal Pictures a lancé l'idée de refaire Scarface en utilisant le film de 1983 et celui de 1932[33]. En mars 2014, il est révélé que le réalisateur chilien Pablo Larraín serait en négociation pour réaliser un nouveau film Scarface, qui raconterait les péripéties d'un truand mexicain aux États-Unis[34].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Crédité Jerry Greenberg au générique.
  2. Crédité Ed Richardson au générique
  3. Créditée Dawnell Bowers au générique
  4. Gangsters, les plus grands chefs-d'œuvre en DVD no 1(page 4 du fascicule)
  5. « Dis bonjour à mon ami ! » dans la version française.
  6. Édition Collector en français tirée à 2 000 exemplaires, 124 pages (ISBN 2-9532-9600-X)

Références[modifier | modifier le code]

  1. Titres et dates de sortie - Internet Movie Database
  2. a, b et c (en) Scarface (film, 1983) sur l’Internet Movie Database
  3. (en) Dates de sortie sur l’Internet Movie Database
  4. Fiche de doublage de « Scarface ».
  5. a, b, c, d et e Secrets de tournage - AlloCiné
  6. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j et k (en) Scarface (film, 1983) sur l’Internet Movie Database
  7. (en) « Biographie de Steven Bauer », sur IMDb.com (consulté le 7 mars 2012).
  8. a et b (en) « Michelle Pfeiffer Biography », Talk Talk, Tiscali UK Limited trading (consulté le October 23, 2008)
  9. a, b, c, d, e et f (en) Scarface (film, 1983) sur l’Internet Movie Database
  10. (en) Critique - Allmusic
  11. (en) « Wireimage Listings: Scarface Premiere: Dec 1, 1983 », Wireimage,‎ December 1, 1983 (consulté le 20 juillet 2007)
  12. (en) « Scarred for Life », The Palm Beach Post,‎ October 11, 2003 (consulté le 20 juillet 2007)
  13. (en) Roger Ebert, « Review of Scarface », Chicago Sun-Times,‎ December 9, 1983 (consulté le 2 janvier 2007)
  14. « (en) « Scarface » », sur Rotten Tomatoes.com (consulté le 18 juillet 2012).
  15. « (en) « Scarface » », sur Metacritic.com (consulté le 18 juillet 2012).
  16. http://www.imdb.com/chart/top?tt0086250
  17. (en) « Box-office du week-end du 9 au 11 décembre 1983 », sur Box Office Mojo.com (consulté le 7 mars 2012).
  18. a, b et c (en) « Box-office par semaine de « Scarface » », sur Box Office Mojo.com (consulté le 7 mars 2012).
  19. a, b et c (en) « Scarface », sur Box Office Mojo.com (consulté le 7 mars 2012).
  20. (en) « Scarface » (re-sortie), sur Box Office Mojo.com (consulté le 7 mars 2012).
  21. http://boxofficemojo.com/movies/?page=releases&id=scarface.htm
  22. (fr) « Scarface », sur Jp's Box-office.com (consulté le 7 mars 2011).
  23. http://cinema.encyclopedie.films.bifi.fr/index.php?pk=31646
  24. http://leboxofficepourlesnuls.com/2012/02/14/box-office-retablissons-quelques-verites-2eme-partie/
  25. (en) Distinctions sur l’Internet Movie Database
  26. (en) « AFI's 10 Top 10 », American Film Institute,‎ 17 juin 2008 (consulté le 16 août 2008)
  27. (en) « The Top 50 Cult Films », Entertainment Weekly,‎ 23 mai 2003
  28. (en) « Empire's 500 Greatest Movies of All Time », Empire Magazine,‎ 2 déc. 2011 (lire en ligne)
  29. http://www.urbandictionary.com/define.php?term=182
  30. a et b (en) Cliff O'Neill, « Grand Theft Auto: Scarface », sur SinjinSolves.com,‎ consulté le 24 juillet 2014
  31. Site de Indeez
  32. Oliver Stone intéressé par Scarface 2 ? - Excessif.com
  33. « http://onparledefilms.ca/2011/09/22/universal-aimerait-faire-une-nouvelle-version-de-scarface/ » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?)
  34. « Un remake de Scarface par le réalisateur de No ? », sur AlloCiné,‎ 26 mars 2014 (consulté le 8 août 2014).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]