Scarface (film, 1983)
Scarface
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| Titre québécois | Le Balafré |
|---|---|
| Titre original | Scarface |
| Réalisation | Brian De Palma |
| Scénario | Oliver Stone |
| Acteurs principaux | |
| Sociétés de production | Universal Pictures |
| Pays d’origine | |
| Genre | Action, drame, gangsters |
| Sortie | 1983 |
| Durée | 170 min |
Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution
Scarface est un film américain réalisé par Brian De Palma et sorti en 1983. Remake actualisé du Scarface de Howard Hawks sorti en 1932, il met en vedette Al Pacino dans le rôle de Tony Montana, petit gangster cubain émigré aux États-Unis qui va devenir au fil du temps l'un des plus grands trafiquants de drogue. Il partage l'affiche avec Michelle Pfeiffer, Steven Bauer, Mary Elizabeth Mastrantonio, Robert Loggia et F. Murray Abraham.
Initialement mal reçu par la critique en raison de sa violence et du langage grossier utilisé, Scarface a acquis depuis un bon accueil critique, devenant même un film culte.
Sommaire |
Synopsis [modifier]
Au début des années 1980, l'ascension violente d'un petit gangster cubain émigré aux États-Unis, qui va devenir l'un des plus grands trafiquants de drogue, avant de connaître une chute tout aussi brutale.
Résumé [modifier]
En 1980, lors de l'exode de Mariel, les États-Unis de Jimmy Carter offrent l'asile politique aux immigrés opposants au communisme que Fidel Castro expulse de Cuba après les avoir dépouillés, mais le chef d'État cubain en profite pour se débarrasser des prisonniers de droit commun, dont on estime qu'ils étaient 25 000 parmi les expulsés cubains.
Antonio « Tony » Montana (Al Pacino) et son ami, Manolo « Manny » Ribera (Steven Bauer), deux petits malfrats cubains issus de la rue, font partie des expulsés et profitent de cette chance pour migrer vers Miami dans l'espoir de faire fortune. À leur arrivée sur le sol américain, ils sont accueillis dans un camp de réfugiés ; Manny trouve le moyen, auprès d'un caïd de Miami, d'obtenir une carte verte américaine contre un contrat d'assassinat qu'ils honorent en exécutant un ressortissant communiste du camp.
Grâce à leur carte verte, ils trouvent un petit boulot dans une baraque à frites de Miami. Mais travailler pour quelques dollars ne correspond pas à l'idée que les deux amis se font du « rêve américain ». Omar Suarez, le bras droit d'un caïd de la pègre locale, leur propose alors 500 dollars pour décharger de la marijuana d'un bateau. Tony refuse, désirant beaucoup plus d'argent et de responsabilités. Il lui sera donc offert 5000 $ pour faire ses preuves lors d'un rendez-vous armé : acheter de la cocaïne à un revendeur qui essaie de les doubler. Mais les choses tournent mal et un compagnon de Tony se fait découper à la tronçonneuse. Tony et ses complices prennent cependant l'avantage grâce à leur sang-froid et leur insensibilité. Ils fuient avec l'argent et la drogue du dealer. Frank Lopez, le patron de Suarez, les recrute alors, intéressé surtout par Tony qu'il utilisera comme garde du corps pour protéger Omar durant des transactions avec un caïd de la drogue en Bolivie, Alejandro Sosa.
Tony apprend vite le métier de mafioso de la drogue : il monte en grade et devient l'homme de confiance des fournisseurs et des acheteurs, des policiers véreux, des banquiers blanchisseurs d'argent etc. Il a les dents beaucoup plus longues que ses collègues, il est mégalomane, ambitieux et d'une intelligence plus perverse. Il prend pour adage : The World is Yours (Le monde est à toi), mais plus il se montre ambitieux, plus la collaboration avec Frank Lopez est difficile, car ce dernier prend ombrage de ses initiatives.
Après que Frank Lopez l'a trahi, Tony décide de l'éliminer et de se lancer dans l'aventure de la cocaïne à son compte. Le succès lui sourit rapidement dans ce business pour lequel il est très doué. Il devient très vite riche, influent, tout-puissant patron dans son propre réseau de drogue qu'il gère comme un empire commercial mondial, avec des règlements de compte, des éliminations de rivaux exécutées avec une cruauté froide, sans états d'âme (comme elle s'impose dans ce business). Il épouse la femme qu'il avait rencontrée chez Frank Lopez, nommée Elvira (Michelle Pfeiffer). Il est arrivé au sommet de sa réussite et de son rêve mégalomane.
Il commence à faire des erreurs dans ce monde qui ne pardonne pas, où l'on est vite remplacé. Il prend conscience que d'être arrivé au sommet de la mafia ne le rend pas aussi heureux qu'il l'avait espéré, qu'il n'est pas capable de rendre heureuses les personnes qu'il aime, à cause de son immoralité, sa méchanceté, sa perversion psychopathe, sa froideur, sa paranoïa et son avidité à tout contrôler. Sa sœur, sa mère, sa femme, ses amis, ses partenaires privilégiés finiront mentalement et affectivement détruits, drogués ou morts.
Socialement pris au piège par le monde dangereux au sommet duquel il se trouve, se droguant (avec sa propre marchandise) pour tenir le coup, Tony se détruit socialement, mentalement et intellectuellement. Il démontre néanmoins une certaine humanité quand il refuse de participer à un attentat à la voiture piégée visant un homme accompagné de sa femme et de ses deux enfants (les amis boliviens de Tony lui demandaient de participer à l'élimination de cet homme), car ce dernier s'apprêtait à prononcer devant l'ONU un discours virulent contre le crime organisé et la corruption et contre Tony en particulier. En refusant de prendre part à l'attentat, en assassinant le bras droit d'Alejandro Sosa, Tony signe son arrêt de mort, les commanditaires du meurtre lui déclarent une guerre, laquelle se terminera dans un bain de sang dans sa vaste demeure, lors de la scène finale du film.
Fiche technique [modifier]
- Titre original : Scarface
- Titre français : Scarface
- Titre québécois : Le Balafré[1]
- Réalisation : Brian de Palma
- Scénario : Oliver Stone, d'après le scénario de Scarface (film, 1932) écrit par Howard Hawks et Ben Hecht, adapté du roman d'Armitage Trail (en)
- Musique : Giorgio Moroder
- Directeur de la photographie : John A. Alonzo
- Montage : Gerald B. Greenberg [n 1] et David Ray
- Distribution des rôles : Alixe Gordin
- Direction artistique : Edward Richardson [n 2]
- Décorateur de plateau : Bruce Weintraub
- Consultant visuel : Ferdinando Scarfiotti
- Costumes : Patricia Norris
- Producteur : Martin Bregman
- Co-producteur : Peter Saphier
- Producteur exécutif : Louis A. Stroller
- Directeur de production : Raymond Hartwick
- Société de production : Universal Pictures
- Budget : 25 millions de dollarsUS[2]
- Format : Couleur – 35mm – 2.35:1 — Son 4-Track Stereo
- Langues : anglais, espagnol
- Pays d'origine :
États-Unis - Genre : Thriller, film de gangsters, drame, policier
- Durée : 170 minutes
- Dates de sortie en salles :
- Classement cinématographique:
Film interdit aux moins de 12 ans lors de sa sortie en salles
Distribution [modifier]
Source et légende : VF : Voix françaises[3]
- Al Pacino (VF : Sylvain Joubert) : Antonio « Tony » Montana
- Steven Bauer (VF : François Leccia) : Manolo « Manny » Ribera
- Michelle Pfeiffer (VF : Françoise Dorner) : Elvira Hancock
- Mary Elizabeth Mastrantonio (VF : Monique Thierry) : Gina Montana
- Robert Loggia (VF : Georges Atlas) : Frank Lopez
- F. Murray Abraham (VF : Jean-Pierre Moulin) : Omar Suarez
- Paul Shenar (VF : Sady Rebbot) : Alejandro Sosa
- Arnaldo Santana (VF : Claude Joseph) : Ernie
- Michael P. Moran (VF : Roger Lumont) : Nick "The Pig"
- Ángel Salazar : Chi Chi
- Mark Margolis : Alberto "The Shadow"
- Pepe Serna : Angel Fernandez
- Miriam Colon (VF : Tamila Mesbah) : Mama Montana
- Al Israel : Hector "The Toad"
- Harris Yulin (VF : Roger Crouzet) : Mel Bernstein
- Dennis Holahan (VF : Marc Cassot) : Jerry (le banquier)
- Ted Beniades : Seidelbaum
- Michael Alldredge (VF : Jacques Deschamps) : George Sheffield
- Richard Belzer (VF : José Luccioni) : animateur du Babylon Club
- Paul Espel (VF : Serge Lhorca) : Luis
- John Brandon (VF : Henry Djanik) : Immigration Officer n°3
- Tony Perez (VF : Marc François) : Immigration Officer n°2
- Garnett Smith (VF : Pierre Fromont) : Immigration Officer n°1
- Loren Almaguer : Dr. Munoz
- Heather Benna : l'enfant de Gutierrez
- Sue Bowser[n 3] : Miriam
- Victor Campos : Ronnie Echevierra
- Robert Hammer Cannerday : Marielito
- Johnny Contardo : Miguel Echevierra
- Roberto Contreras : Rebenga
- Dante D'Andre : General Strasser
- Richard Delmonte : Fernando
- Wayne Doba : Octavio The Clown
- Ronald G. Joseph : le vendeur de voiture
- Mario Machado (VF : Jacques Thébault) : Interviewer
- Joe Marmo : Nacho 'El Gordo'
- Richard Mendez : le tueur de Gina
- Mike Moroff : le garde du corps de Gaspar
- Angela Nisi : l'enfant de Gutierrez
- Ilka Tanya Payan : Mrs. Gutierrez
- Barbra Perez : Marta
- Geno Silva : The Skull
- Robert Vandenberg : Gaspar Gomez
- Gregg Henry : Charles Goodson
- Lana Clarkson : La fille du "Babylon Club"
- Luis Guzmán : un tueur
Production [modifier]
Développement [modifier]
Le Scarface de Brian de Palma est une reprise du film éponyme de 1932, qui relate l'histoire d'un immigré bâtissant à Chicago un empire sur le trafic d'alcool pendant la Prohibition. Brian de Palma a réactualisé l'histoire en changeant l'origine du héros et les trafics auxquels il est lié. Antonio Montana, en référence à Joe Montana, un joueur de football américain dont Oliver Stone est un fan[4], se fait néanmoins appeler « Tony » comme le héros de 1932, d'origine italienne. Le film de 1932 décrit de manière indirecte Al Capone, qui était autrefois surnommé « Scarface ».
À l'époque où il écrivit le film, Oliver Stone luttait contre une dépendance à l'héroïne[5].
Sidney Lumet était pressenti pour réaliser le film : c'est lui qui suggéra l'idée des personnages cubains et l'exode de Mariel dans l'histoire [5] mais se désista finalement en raison du ton très violent du projet[n 4], il est donc remplacé par Brian De Palma qui quitte pour l'occasion le film Flashdance[4] après avoir aimé le script de Scarface[5].
Casting [modifier]
Pour incarner Tony Montana, après que Robert De Niro, pressenti, refusa[5], le rôle est confié à Al Pacino.
John Travolta était pressenti pour incarner Manny Ribera[5], mais le rôle fut finalement confié à Steven Bauer, alors relativement inconnu à l'époque : les producteurs étaient convaincus qu'il était bon pour le rôle, avis fondé sur une audition frappante, ainsi que sur ses origines cubaines[6].
Le rôle principal féminin, celui d'Elvira Hancock, fut offert à Rosanna Arquette, Jennifer Jason Leigh, Melanie Griffith, Kim Basinger, Kathleen Turner et Jodie Foster, mais toutes ont décliné[5]. Brooke Shields se vit également offrir ce rôle, mais sa mère a refusé[5]. D'autres actrices – Geena Davis, Carrie Fisher, Kelly McGillis et Sharon Stone – ont auditionné pour incarner Elvira[5]. Kay Lenz et Kristy McNichol auraient voulu l'incarner, mais Brian de Palma refusa[5]. Le choix se porta sur la jeune actrice Michelle Pfeiffer, qui venait d'obtenir des commentaires favorables pour sa prestation dans Grease 2, malgré l'échec critique et commercial du film.
Au départ, De Palma refusa d'auditionner Pfeiffer après l'avoir vu dans Grease 2, mais le producteur l'a poussé à lui laisser sa chance[7]. Bien qu'elle fût intimidée par Al Pacino durant la répétition d'une scène[7], elle obtint le rôle. Pacino et Pfeiffer se retrouveront en 1991 pour le drame sentimental Frankie et Johnny.
Le producteur Martin Bregman a révélé dans son livre « Scarface Nation » que Glenn Close fut le premier choix pour le rôle d'Elvira, mais il n'était pas satisfait car il pensait qu'elle serait seulement « la moitié d'une pute[5]».
Bien que certain des personnages – principaux ou secondaires – aient des origines cubaines, seul Steven Bauer est né à Cuba, tandis qu'Angel Salazar (Chi-Chi) est cubano-américain, qui furent consultés par les autres acteurs et le réalisateur pour obtenir des conseils sur les attitudes et la culture des Cubains[5].
Tournage [modifier]
L'action du film devait se dérouler à Chicago, comme dans l'original, mais l'équipe n'a pas pu le faire pour des raisons de moyens, la transposition situe l'action du film à Miami[4]. Pourtant ce choix ne fait pas l'unanimité, notamment au sein de l'Office du Tourisme, craignant qu'il n'offre à la ville une réputation de haut lieu de la criminalité cubaine, faisant ainsi fuir les touristes[4].
Le tournage de Scarface, débuté le 29 novembre 1982 et terminé près de huit mois plus tard, le 15 juillet 1983[2], s'est déroulé à Miami[8], mais également à Miami Beach, notamment au 728 Ocean Drive, à où est tourné la scène de la tronçonneuse à l'hôtel[8], à Atlantis Condo, sur Brickell Avenue (en), pour la scène de la piscine de la maison de Frank Lopez[8], à South Beach, quartier de Miami Beach et au Fontainebleau Miami Beach (en) et s'est étendue à Los Angeles, Montecito et Torrance (la scène de la maison de la mère de Tony Montana) (Californie)[8] et à New York[8].
Une partie du film fut tourné aux Universal Studios, à Universal City, en Californie[8].
Steven Spielberg est venu donner un coup de main à son ami Brian De Palma pour la réalisation de la scène finale[4].
Sortie [modifier]
Le film a échappé de peu à être « classé X » (interdit aux moins de 18 ans) aux États-Unis. De Palma se mobilisa et finit par obtenir un « R » (interdit au moins de 17 ans non accompagnés). Car la scène de la tronçonneuse fut jugée trop violente.
Réception [modifier]
Accueil critique [modifier]
Lors de sa présentation en avant-première à New York, le 1er décembre 1983, Scarface rencontra des réactions mitigés. Al Pacino et Steven Bauer étaient présents et ont été rejoints entre autres par Burt et Diane Lane, Melanie Griffith, Raquel Welch, Joan Collins, accompagnée de son petit ami Peter Holm et Eddie Murphy[9]. Selon DVD TV: Much More Movie, diffusé sur AMC, Cher l'a adoré, Lucille Ball, qui est venue en famille, quant à elle, l'a détesté en raison du langage et de la violence, tandis que Dustin Hoffman dit s'être endormi. Les auteurs Kurt Vonnegut et John Irving auraient quittés la salle de dégoût à cause de la scène de la tronçonneuse. Au milieu du film, Martin Scorsese se tourna vers Bauer et lui dit « Les gars, vous êtes superbes, mais il faut vous préparer parce qu'ils vont le détester à Hollywood[10]. »
Initialement, Scarface a rencontré des commentaires négatifs de la part des critiques et a attisé la controverse en raison du langage et de la violence employés dans le long-métrage. Sur le DVD édition collector, le producteur Martin Bregman déclarait que seul Vincent Canby, du New York Times l'avait très bien accueilli. Cependant, Roger Ebert, du Chicago Sun-Times lui attribua une note de 4 étoiles sur 4 en 1983 et l'a ajouté, quelques années plus tard, dans sa liste des grands films[11].
Au fil des années, la réaction des critiques de cinéma a évolué, changeant leurs commentaires négatifs en positifs, voir favorables. Le site Rotten Tomatoes lui attribue 89 % d'avis favorables, sur la base de 55 commentaires et une note moyenne de 7.6⁄10[12], tandis que le site Metacritic lui attribue le score de 65⁄100, sur la base de 9 commentaires[13].
Le film est classé à la 129e position du Top 250 des meilleurs films de tous les temps du site Internet Movie Database, avec une note moyenne de 8.2⁄10[14].
Box-office [modifier]
Lors de son premier week-end d'exploitation en salles aux États-Unis, le film, sorti dans une combinaison de 996 salles, débute à la seconde place du box-office avec 4 597 536 $ de recettes, se classant derrière Le Retour de l'inspecteur Harry, sorti le même jour[15]. Scarface garde la deuxième position pour sa première semaine d'exploitation avec un total de 6 758 000 $[16] avec la même combinaison de salles, qui passera a plus de 1000 salles à diffuser le film durant les deux semaines suivantes, qui totalise un cumul de 17 632 000 $[16]. Resté dix semaines dans les dix premiers au box-office depuis sa sortie, le film engrange durant sa huitième semaine avec 34 702 000 $[16], dépassant ainsi son budget de 25 millions [2], finissant son exploitation avec 44 668 798 $[17]. Lors de sa reprise en salles sur le territoire américain, pour le vingtième anniversaire, Scarface ressort de façon limitée et reste à l'affiche durant deux semaines avec 739 905 $ de recettes[18]. Les recettes au box-office américain sont d'un total de 45 408 703 $[19], comprenant la sortie initiale et la ressortie.
À l'étranger, le film totalise 20 476 000 $ [17], résultat décevant par rapport à celui engrangé sur le territoire américain, mais permettant à Scarface de faire un excellent score au box-office mondial avec 65 884 703 $, cumul des résultats américains et internationales[17].
En France, le film totalise 770 544 entrées durant son exploitation[20], dont 219 819 entrées à Paris[21], ce qui ne constitue pas un énorme triomphe par rapport aux États-Unis, mais va acquérir au fil des années le statut de « film culte » grâce au succès du film dans le marché vidéo.
Héritage [modifier]
Scarface est classé dixième meilleur film de gangsters dans le AFI's 10 Top 10, classement de dix films américains dans dix classements de genres cinématographiques différents dévoilé par l'American Film Institute en juin 2008[22]. La ligne de dialogue « Say hello to my little friend »[n 5], dite par Tony Montana (Al Pacino) au début de la scène finale de la fusillade est classé à la 61e place du AFI's 100 Years... 100 Movie Quotes, liste des 100 meilleures répliques du cinéma américain.
Entertainment Weekly l'a classé à la huitième place des « 50 meilleurs films culte »[23] et Empire l'a classé à la 284e place des « 500 meilleurs films de tous les temps »[24]
En 2010, VH1 le classe à la cinquième place des 100 plus grands films de tous les temps. Scarface est l'un des premiers films à faire l'usage fréquent du juron « fuck » utilisé 207 fois.
Musique [modifier]
Scarface
| Sortie | 1983 2003 (réédition) |
|---|---|
| Langue | anglais |
| Genre | Dance, Hi-NRG, |
| Compositeur | Giorgio Moroder |
| Label | MCA |
| Critique |
Bande originale [modifier]
La bande originale a été composée par Giorgio Moroder et publiée par MCA Records en 1983. L'album sera réédité à grande échelle en 2003.
- Scarface (Push It to the Limit) - Paul Engemann - (Musique : Giorgio Moroder / Paroles : Pete Bellotte)
- Rush Rush - Debbie Harry - (Musique : Giorgio Moroder / Paroles : Debbie Harry)
- Turn Out the Light - Amy Holland - (Musique : Giorgio Moroder / Paroles : Pete Bellotte)
- Vamos a Bailar - Maria Conchita Alonso - (Musique : Giorgio Moroder / Paroles : Maria Conchita Alonso)
- Tony's Theme - Giorgio Moroder - (Musique et Paroles : Giorgio Moroder)
- She's on Fire - Amy Holland - (Musique : Giorgio Moroder / Paroles : Pete Bellotte)
- Shake It Up - Elizabeth Daily - (Musique : Giorgio Moroder / Paroles : Giorgio Moroder et Arthur Barrow)
- Dance Dance Dance - Beth Anderson - (Musique : Giorgio Moroder / Paroles : Giorgio Moroder et Arthur Barrow)
- I'm Hot Tonight - Elizabeth Daily - (Musique : Giorgio Moroder / Paroles : Giorgio Moroder et Arthur Barrow)
- Gina's and Elvira's Theme - Giorgio Moroder et Helen St. John (Musique : Giorgio Moroder)
Music Inspired by Scarface [modifier]
En 2003, le label Def Jam publie la compilation Music Inspired by Scarface qui regroupent des chansons dans lesquelles des rappeurs parlent notamment de leur passion du film, de son influence sur leurs carrières, ...
Music Inspired by Scarface
| Sortie | 16 septembre 2003 |
|---|---|
| Langue | anglais |
| Genre | Rap, Gangsta rap |
| Format | CD |
| Compositeur | DJ Premier, Dr. Dre & DJ Yella, RZA, Swizz Beatz, Bink, ... |
| Label | Def Jam |
- "Introduccion
- Mobb Deep feat. Nas - "It's Mine"
- Cam'ron - "Yeo"
- "Don't Get High On Your Own Supply (interlude)
- The Notorious B.I.G. - "Ten Crack Commandments"
- Scarface - "Mr. Scarface"
- Jay-Z - "Streets Is Watching"
- "The Deal" (interlude)
- N.W.A. - "Dope Man"
- "You Wanna Go To War?" (interlude )
- Raekwon feat. Ghostface Killah - "Criminology"
- Joe Budden - "Pusha Man"
- Melle Mel - "White Lines (Don't Do It)"
- "Balls And My Word" (interlude)
- The Lox feat. Lil' Kim & DMX - "Money, Power, Respect"
- Ice Cube - "A Bird In The Hand"
- "Junkie" (interlude)
- Styles P. - "Good Times"
- Jay-Z feat. Beanie Sigel, Memphis Bleek & Freeway - "1-900-Hustler"
- "The Set Up" (interlude)
- Shyne feat. Barrington Levy - "Bad Boyz"
- The Diplomats - "Dipset Anthem"
- Mobb Deep - "G.O.D. Pt. III"
Par ailleurs, de nombreux rappeurs français comme Stomy Bugsy, Ärsenik, IAM, Rohff et Fonky Family font souvent référence à Scarface et utilisent parfois des répliques du film ou des samples de la bande originale.
Le rappeur américain Rick Ross a repris un sample de « Push it to the limit » pour son premier album Port of Miami.
Projet de suite [modifier]
En 2010, l'idée d'un Scarface 2 avait été évoquée par Oliver Stone[26].
En septembre 2011, Universal Pictures a lancé l'idée de refaire Scarface en utilisant le film de 1983 et celui de 1932[27].
Jeux vidéo [modifier]
- Le jeu vidéo Scarface: The World is Yours est sorti en octobre 2006 sur consoles de jeux vidéo. Il repose sur une histoire alternative où Tony aurait échappé à la mort en abattant le tueur qui lui donnait le coup de grâce. Le joueur doit alors aider Tony à reconquérir Miami.
- Le jeu vidéo Vice City, de la saga Grand Theft Auto, reprend énormément d'éléments du film (bande originale - déjà reprise dans Grand Theft Auto 3 – dont le morceau Scarface (Push It to the Limit), décors, costumes, armes) à qui il ressemble d'ailleurs beaucoup au niveau du scénario. Le manoir de Diaz dans le jeu ressemble à s'y méprendre au manoir de Tony Montana, en particulier le bureau où les caméras montrent clairement le bassin du manoir de Tony avec le globe The World is Yours, alors que ce bassin n'apparaît nulle part dans le jeu. De plus, les initiales de Tommy Vercetti, le personnage principal de Vice City apparaissent sur les fauteuils comme celles de Tony Montana dans Scarface. On peut retrouver la réplique de l'appartement dans lequel se déroule le massacre au début du film, notamment la salle de bain éclaboussée de sang dans laquelle se trouve une tronçonneuse. On peut aussi remarquer la ressemblance quasi-parfaite entre la rue où se trouve le premier point de sauvegarde du jeu et celle de l'hôtel où Tony effectue son premier deal.
- Dans le jeu Red Dead Redemption le personnage du capitaine Vincente de Santa est une parodie de Tony Montana, aussi bien dans son apparence que dans son attitude.
Bande dessinée [modifier]
La maison d'édition Indeez Urban Éditions[28], spécialisée dans la BD traitant des cultures urbaines et du hip hop, a lancé le 13 novembre 2008 la commercialisation de la BD du film culte, intitulée Scarface : marqué à vie[n 6]. Suite du film Scarface, par John Layman et Dave Crosland, la BD raconte le retour de Tony Montana aux affaires. Scarface sera prêt à tout pour retrouver tout ce qu'il a perdu...
Notes et références [modifier]
Notes [modifier]
- Crédité Jerry Greenberg au générique.
- Crédité Ed Richardson au générique
- Créditée Dawnell Bowers au générique
- Gangsters, les plus grands chefs d'œuvres en DVD n°1(page 4 du fascicule)
- « Dis bonjour à mon ami ! » dans la version française.
- Édition Collector en français tirée à 2 000 exemplaires, 124 pages (ISBN 2-9532-9600-X)
Références [modifier]
- Titres et dates de sortie - Internet Movie Database
- (en) Scarface (film, 1983) sur l’Internet Movie Database
- (fr) Fiche de doublage de « Scarface ».
- Secrets de tournage - AlloCiné
- (en) Scarface (film, 1983) sur l’Internet Movie Database
- (en) Biographie de Steven Bauer, sur IMDb.com. Consulté le 7 mars 2012.
- (en) Michelle Pfeiffer Biography, Talk Talk, Tiscali UK Limited trading. Consulté le October 23, 2008
- (en) Scarface (film, 1983) sur l’Internet Movie Database
- (en) Wireimage Listings: Scarface Premiere: Dec 1, 1983, Wireimage, December 1, 1983. Consulté le 2007-07-20
- (en) Scarred for Life, The Palm Beach Post, October 11, 2003. Consulté le 2007-07-20
- (en) Roger Ebert, « Review of Scarface », Chicago Sun-Times, December 9, 1983. Consulté le 2007-01-02
- (en) « Scarface », sur Rotten Tomatoes.com. Consulté le 18 juillet 2012.
- (en) « Scarface », sur Metacritic.com. Consulté le 18 juillet 2012.
- http://www.imdb.com/chart/top?tt0086250
- (en) Box-office du week-end du 9 au 11 décembre 1983, sur Box Office Mojo.com. Consulté le 7 mars 2012.
- (en) Box-office par semaine de « Scarface », sur Box Office Mojo.com. Consulté le 7 mars 2012.
- (en) « Scarface », sur Box Office Mojo.com. Consulté le 7 mars 2012.
- (en) « Scarface » (re-sortie), sur Box Office Mojo.com. Consulté le 7 mars 2012.
- http://boxofficemojo.com/movies/?page=releases&id=scarface.htm
- (fr) « Scarface », sur Jp's Box-office.com. Consulté le 7 mars 2011.
- http://cinema.encyclopedie.films.bifi.fr/index.php?pk=31646
- (en) AFI's 10 Top 10, American Film Institute, 17 juin 2008. Consulté le 16 août 2008
- (en) « The Top 50 Cult Films », Entertainment Weekly, 23 mai 2003
- (en) « Empire's 500 Greatest Movies of All Time », Empire Magazine, 2 déc. 2011 [texte intégral (page consultée le 2 déc. 2011)]
- (en) Critique - Allmusic
- Oliver Stone intéressé par Scarface 2 ? - Excessif.com
- Universal aimerait faire une nouvelle version de Scarface - On parle de films
- Site de Indeez
Voir aussi [modifier]
Liens externes [modifier]
- Film américain sorti en 1983
- Film d'action américain
- Film d'Universal Pictures
- Film de gangsters
- Film dramatique
- Film nommé aux Golden Globes
- Film réalisé par Brian De Palma
- Film se déroulant à Miami
- Film se déroulant à New York
- Film se déroulant en Bolivie
- Film tourné en Californie
- Film tourné en Floride
- Film tourné à Miami
- Film tourné à New York
- Mafia au cinéma
- Psychotrope au cinéma
- Remake américain de film américain
- Personnage de fiction défiguré