Cowboy Bebop

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Cowboy Bebop

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Logo-titre de Cowboy Bebop

カウボーイビバップ
(Kaubōi Bibappu)
Genre Science-fiction noire, aventure, western spaghetti, space opera, planet opera, action, drame, comédie noire, crime
Thèmes Chasseurs de prime, terraformation, vaisseaux spatiaux
Anime japonais
Réalisateur
Scénariste
Studio d’animation Sunrise
Licence Drapeau du Japon Bandai Visual
Drapeau de la France Dybex
Chaîne Drapeau du Japon TV Tokyo
1re diffusion 3 avril 199823 avril 1999
Épisodes 26
Manga
Scénariste Hajime Yatate
Dessinateur Yutaka Nanten
Éditeur Drapeau du Japon Kadokawa Shoten
Drapeau de la France Pika Édition
Prépublication Drapeau du Japon Monthly Asuka
Sortie initiale avril 1999avril 2000
Volumes 3

Autre

Cowboy Bebop (カウボーイビバップ, Kaubōi Bibappu?) est une série télévisée d'animation japonaise créée en 1998 par Sunrise et réalisée par Shin'ichirō Watanabe, qui fut adaptée en long métrage et en manga. Elle suit les aventures d'un groupe de chasseurs de primes voyageant dans un vaisseau spatial, le Bebop, en 2071.

Cowboy Bebop fut un succès commercial au Japon et dans le monde entier, y compris en Amérique, en Europe et dans certaines régions d'Asie. Sony Pictures a diffusé le film Cowboy Bebop au cinéma sous le nom de Cowboy Bebop: Knockin' on Heaven's Door, suivi par une sortie DVD. La série fut diffusée en France sur Game One, Canal+ et NT1 aux États-Unis sur Cartoon Network et Adult Swim et sur Animax au Japon, en Asie de l'Est, en Asie du Sud-Est, en Asie du Sud, en Amérique latine et dans plusieurs autres pays. Deux séries de manga Cowboy Bebop ont été créées, fondées sur la série télévisée, ainsi que des jeux vidéo sur PlayStation et sur PlayStation 2.

Cowboy Bebop est fortement influencé par la culture américaine, en particulier par le mouvement jazz bebop des années 1940, 1950 et 1960. La plupart des scènes d'action, des batailles spatiales aux combats d'arts martiaux, sont synchronisées avec la musique. La musique est le point commun à de nombreux éléments de la série. Les épisodes sont appelés sessions (en référence aux musiciens jouant une « jam session ») et leurs titres sont tirés de noms d'albums ou de chansons (par exemple Sympathy for the Devil) ou font référence à un style de musique (par exemple Jupiter Jazz) qui influencera tout l'épisode.

Histoire[modifier | modifier le code]

Prologue[modifier | modifier le code]

Synopsis[modifier | modifier le code]

En 2071, l'équipage du vaisseau spatial Bebop voyage dans le système solaire à la recherche de primes. Dans l'argot de l'époque, ces chasseurs de primes sont appelés « cowboys ». La plupart des épisodes tournent autour d'une prime ; cependant, le centre de l'histoire concerne le passé de chaque personnage et d'anciens évènements plus généraux, qui se connectent au fur et à mesure que la série progresse.

La première histoire est celle de Spike Spiegel, ancien membre d'une organisation criminelle, les Dragons Rouges, qui est hanté par un triangle amoureux qu'il a connu avec son ancien coéquipier aux Dragons Rouges, Vicious, et une mystérieuse femme nommée Julia.

La seconde histoire tourne autour de Faye Valentine, une joueuse endettée et amnésique réveillée d'un sommeil cryogénique, dont le passé est un mystère.

Les autres personnages ont aussi un passé à explorer : Jet Black, un ancien officier de l'agence de police interplanétaire ISSP et propriétaire du vaisseau (le Bebop), Edward, une jeune hacker surdouée et hyperactive, et Ein, un « chien data » échappé d'un laboratoire, possédant une intelligence supérieure mais se comportant la plupart du temps comme un chien normal.

Personnages[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Personnages de Cowboy Bebop.

L’univers de Cowboy Bebop[modifier | modifier le code]

Accident de la Gate[modifier | modifier le code]

En l'an 2021, une série de portails de forme circulaire permettant des voyages en hyperespace commencèrent à être construit à travers le système solaire et rendit possible les voyages interplanétaires rapides. Cependant, les savants qui l'avaient élaboré ignoraient que le réseau de ces « Gates » était dangereusement instable. L'instabilité s'aggrava jusqu'à ce qu'une Gate près de la Terre explose en 2022, libérant une vague d'énergie assez puissante pour fendre un morceau de la Lune. Dans un désastre cataclysmique connu sous le nom de « l'accident de la Gate », des débris de la Lune dévastée s'écrasèrent sur la Terre, détruisant la plupart de sa surface. Ce fut une véritable catastrophe ; près de 4,7 milliards de personnes y perdirent la vie. En 2071, les météorites continuent de s'écraser quotidiennement en tout point de la planète, modifiant sans cesse la topographie de la Terre.

Colonisation de l'espace[modifier | modifier le code]

Les débris n'ayant jamais cessé de pleuvoir, la plupart des Terriens restants vivent à présent sous terre. Bien qu'un nombre considérable de personnes ne soit pas parti, surement par faute de moyens, une part importante des terriens a quitté la planète après l'accident de la Gate, et les humains se sont dispersés dans le système solaire, vivant dans des colonies sur Vénus, Mars, quelques astéroïdes habitables, les lunes de Saturne, les lunes galiléennes de Jupiter, et sur des stations spatiales. La population totale du système solaire en 2071 est de seulement 1,5 milliard d'humains.

Mars est la planète la plus colonisée, elle est de loin le principal centre de l'activité économique du système solaire. De nombreux cratères de Mars ont été transformés et aménagés en métropoles prospères possédant chacune une atmosphère respirable propre. L'air est emprisonnée dans la métropole. Ces villes sont principalement constituées de hauts gratte-ciels et de vaste parcs, ainsi que des points d'eau permettant aux vaisseaux spatiaux d'amerrir. Le tout rappelant des métropoles japonaises tel Tokyo.

Vénus fut colonisée grâce à l'oxygène fourni par des plantes à oxygène flottant dans l'atmosphère ; ce processus n'est cependant pas parfait car les spores de ces plantes provoquent, chez certaines personnes, des allergies plus ou moins graves. Si elle n'est pas traitée, la maladie peut provoquer la cécité ou la mort, et le traitement approprié est excessivement coûteux.

Certaines lunes de Jupiter, comme Callisto, Io, Europa et Ganymède, furent également colonisées avec plus ou moins de succès. Callisto est une lune morne, froide et inhospitalière (avec la ville de Blue Crow, exclusivement peuplée d'humains de sexe masculin), alors que la surface d'Io est un vaste désert volcanique à l'atmosphère toxique. Ganymède est, quant à elle, presque uniquement constituée d'un océan et est connue pour son industrie de la pêche, elle est peuplée de 8 millions d'habitants, et en 2071 une grave crise économique la frappe.

Titan, la plus grande lune de Saturne, est un désert stérile où s'est déroulée une guerre dans les années 2060 (certains vétérans ont survécu à la Deuxième Guerre de Titan de 2068 tels que Vicious, Glen et Vincent Volaju). Un Pénitencier du Système Solaire a été établi à Pluton et certains astéroïdes ont été colonisés pour leurs minéraux et d'autres ressources naturelles.

Criminalité[modifier | modifier le code]

Suite à l'explosion de la Gate, le système de primes en vigueur lors de la Conquête de l'Ouest fut restauré par le gouvernement, devenu instable et fragile, afin de réduire le taux de criminalité toujours croissant. Les chasseurs de primes sont encouragés à capturer les criminels et à les remettre aux autorités (vivants et indemnes) en échange d'une récompense. Parallèlement, les organisations criminelles gagnent de l'influence dans le système solaire, grâce à la corruption, aux meurtres, à l'extorsion, au trafic de drogue (comme le Red Eye), au blanchiment d'argent et d'autres délits. Le Woolong est la monnaie universelle. Les billets sont devenus plus rares et l'utilisation de cartes monétaires et les transactions numériques sont devenues la norme.

Technologie[modifier | modifier le code]

Dans l'univers de Cowboy Bebop, la technologie a quelque peu évolué afin de s'adapter à la vie au XXIe siècle dans le système solaire. Avec la généralisation des voyages hyperspatiaux entre les Gates, de nombreux vaisseaux spatiaux furent créés. La plupart sont des vaisseaux monoplaces dont le cockpit peut s'éjecter et naviguer indépendamment. Le système de navigation de la plupart de ces vaisseaux est connu sous le nom de « Machine Operation Navigation of Outer Space » ou plus simplement « MONO ». Certaines innovations médicales, telles que les organes artificiels et les sommeils cryogéniques, ont été maîtrisées et sont à présent utilisées fréquemment. Le divertissement à domicile appelé « Alpha Catch » fournit une interface intelligente pour capturer ou projeter des images, des jeux et des films. Les jeux à réalité virtuelle sont devenus courants et l'ancien matériel, par exemple les vidéocassettes (VHS ou beta), est relégué au statut d'antiquité. Enfin, Internet, autrefois connu sous le nom de World Wide Web (WWW), a évolué pour devenir le Solar System Web (SSW).

Monnaie[modifier | modifier le code]

La monnaie universelle utilisée par les humains du système solaire est le woolong (traduit par « uron » en français). Il est habituellement débité d'un compte à l'autre à l'aide d'appareils électroniques portatifs qui peuvent se relier à des guichets automatiques bancaires et entre eux, et gardé très rarement sous la forme de monnaie fiduciaire. Bien que ça n'ait jamais été dévoilé explicitement, un woolong équivaut à un yen japonais moderne (0,007143 euro environ).

Le symbole du woolong est ₩, qui est identique au symbole du won coréen

À noter que le woolong est aussi une manière d'orthographier oolong (comme le thé). On ne sait pas si cela a un rapport avec la monnaie fictive.

Drogues[modifier | modifier le code]

Le Red Eye est une drogue fictive, elle s'injecte à l'aide d'un aérosol directement dans l'œil de l'utilisateur et lui permet d'avoir pendant un laps de temps plus ou moins long des réflexes décuplés et une perception du temps plus lente. Beaucoup pensent que la drogue améliore la connexion entre les yeux et le cerveau (les informations provenant de l'environnement sont alors si rapides que tout bouge plus lentement) au point d'éviter des coups ou même des balles. Le Red Eye semble être le produit le plus vendu des organisations criminelles du système solaire. Comme beaucoup de drogues réelles, une utilisation intense et prolongée peut entraîner de nombreux effets néfastes pour l'utilisateur.

Le Red Eye fut développé par un institut militaire inconnu afin de l'utiliser sur les soldats. L'ISSP (Inter Solar Systems Police) le considère comme une substance très dangereuse. Le Red Eye rend son utilisateur très dépendant, et ses effets secondaires sont des tremblements et des vomissements. Jet Black, un ancien détective de l'ISSP, connaît de nombreux officiers, dont un qui lui fournit quelques informations, qui ont pu utiliser ou revendre des doses de Red Eye.

Une version du Red Eye connue sous le nom de Bloody Eye est mentionné dans le premier épisode, et est apparemment une version améliorée (plus pure et plus puissante).

Durant les flashbacks qui se passent dans l'appartement de Julia, un flacon de Red Eye et son aérosol peuvent être vu à côté d'une fenêtre.

Analyse de l’œuvre[modifier | modifier le code]

Influences[modifier | modifier le code]

Les influences de Cowboy Bebop sont nombreuses et variées.

  • Le scénario de base (les humains tentent de construire des portails hyperspatiaux, qui, suite a une erreur de manipulation, dévastent la Terre et forcent sa population à conquérir l'espace) est assez semblable à celui de la saga Hyperion, de Dan Simmons, les « portails distrans » y tenant le rôle des « gates ». On retrouve également des références thématiques au Cycle de Fondation d'Isaac Asimov, notamment à travers le nom du personnage mis à prix dans le premier épisode, Asimov Solensan.
  • Cowboy Bebop est fortement influencé par la culture chinoise : des Dragons Rouges (dragon chinois) aux techniques d'arts martiaux et de la philosophie de Spike (Jeet Kune Do), en passant par les nombreuses Chinatown présentes sur Mars et sur d'autres planètes.
  • Cowboy Bebop s'inspire aussi de la culture américaine : par le cinéma, y compris les films d'horreur, les films noirs et les westerns, et par la musique jazz comme celle des boîtes de nuit de Harlem dans les années 1940. Les auteurs s'y réfèrent en tant que Space Jazz - par opposition au Space Opera, bien qu'il existe de nombreuses similitudes entre les deux genres - probablement pour son côté plus léger, car il y a plus d'humour que dans le Space Opera.
  • Cowboy Bebop est marqué par Bruce Lee, sa philosophie de combat et par ses films d'arts martiaux. Le style de combat de Spike, le Jeet Kune Do, est directement inspiré de Bruce Lee. Ainsi, le nom de la prime dans le second épisode se nomme Abdul Hakim, inspiré du film de Bruce Lee Le Jeu de la mort dans lequel jouait Kareem Abdul-Jabbar dans le rôle d’Hakim. À deux reprises, Spike mentionne Enter the Dragon et La Fureur du dragon, deux autres films de Lee. De plus, lorsqu'il apprend à Rocco Bonnaro à se battre dans Waltz for Venus, il récite sa philosophie composée presque exclusivement de citations de Bruce Lee. Dans l'avant dernier épisode (The Real Folk Blues Part. 1) à l'extérieur de l'hôpital où Jet est soigné, un poster de Bruce Lee est accroché.
  • D'après les auteurs, le personnage de Spike provient en grande partie de l'acteur japonais Yusaku Matsuda dans la série télévisée et dans les films Tantei Monogatari. C'est de Matsuda que Spike a hérité de sa coupe de cheveux unique et de son physique.
  • Comme le suggère le titre de la série, les westerns sont une influence majeure de Cowboy Bebop. Comme dans la plupart des westerns, les personnages principaux sont nomades et indépendants avec une morale personnelle, l'arme de choix de la plupart des scènes dramatiques est le pistolet, et les épisodes tournent souvent autour des codes d'honneur et de la notion de moralité. Ces influences sont encore plus explicites dans la ressemblance entre Spike et l'Homme sans nom, un cowboy chasseur de primes joué par Clint Eastwood dans la trilogie du dollar de Sergio Leone, une émission dans la série intitulée Big Shot qui présente les primes du jour et dont les présentateurs sont déguisés en cowboy et un des antagonistes les plus drôles de la série, Cowboy Andy, un cowboy/chasseur de primes très naïf et vantard qui contraste avec le cowboy antihéros plus sombre qu'est Spike.
  • Selon les notes du designer des vaisseaux de la série, Kimitoshi Yamane, le vaisseau MONO de Spike, le Sword Fish II, a été inspiré des bombardiers-torpilleurs britanniques durant la Seconde Guerre mondiale, les Fairey Swordfish. Un Fairey Swordfish fait même un caméo dans le film Cowboy Bebop, et un dialogue fait référence au naufrage du Bismarck (les Fairey Swordfish furent cruciaux dans le naufrage du Bismarck). Une rumeur de fan suppose que le Sword Fish II est basé sur l'Espadon (Swordfish en anglais), un avion expérimental dans la série de Edgar P. Jacobs, Blake et Mortimer, bien que les créateurs ne l'ont pas confirmé.
  • De nombreux épisodes de Cowboy Bebop font des clins d'œil à des films, tel que 2001, l'odyssée de l'espace, The Crow, Alien - Le huitième passager, Star Trek, Moonraker, Dirty Harry,Convoi de sam Peckinpah, "Local Hero", des films de Wong Kar-wai, de John Woo et de blaxploitation.
  • Des allusions à d'autres œuvres sont souvent faites pour laisser entendre certains thèmes plus sombres. Dans l'épisode 25, Jet fait référence au classique d'Ernest Hemingway, The Snows of Kilimanjaro. Spike cite le conte japonais Hyakuman-kai Ikita Neko (« Le Chat qui vivait un million de fois ») dans l'épisode final afin d'expliquer sa vie, bien qu'il avoue détester l'histoire parce qu'il déteste les chats.
  • De nombreuses sessions puisent leurs titres sur les classiques de la musique comme Hard Luck Woman, Bohemian Rhapsody, Sympathy for the Devil et Wild Horses
  • L'épisode 20 Pierrot le fou rend hommage au film du même nom de Jean-Luc Godard avec Jean-Paul Belmondo datant de 1965. Dans cet épisode, Spike a affaire à un tueur psychopathe.
  • Cet épisode rend également hommage au morceau On the run de l'album The Dark Side of the Moon des Pink Floyd. La musique lors des séquences racontant l'origine du tueur est une reprise dudit morceau, de même que le rire de Pierrot.
  • Le personnage de Jet Black tire son nom du batteur du groupe britannique The Stranglers or, le premier titre de leur troisième album (black and white), sorti en 1978, se nomme « Tank », tout comme le générique d'ouverture de l'anime.

Longévité et renommée[modifier | modifier le code]

En 1998, Cowboy Bebop a reçu le prix de la meilleure série télévisée d'animation à l'Animation Kōbe.

En septembre 2006, le magazine d'origine japonaise Newtype USA a réalisé un sondage afin d'établir les « 25 meilleures animes de tous les temps » ; Cowboy Bebop est arrivée deuxième dans un classement incluant Mobile Suit Gundam et Neon Genesis Evangelion[1].

Des années après sa création, la série est toujours diffusée sur la programmation Adult Swim de Cartoon Network.

Anime[modifier | modifier le code]

Au Japon, la série Cowboy Bebop a failli ne pas être diffusée à la télévision à cause de sa violence. Elle fut envoyée la première fois à TV Tokyo, l'un des principaux distributeurs d'anime au Japon. Cependant, à l'époque, en 1995, il y eut une controverse sur la sexualité et la violence dans les animes à cause d'Evangelion. Dans un premier temps, seuls les épisodes 2, 3, 7 à 15 et 18 ont été diffusés, du 3 avril au 19 juin 1998, sur TV Tokyo. Certains téléspectateurs ont blâmé le choix de TV Tokyo et l'épisode XX aurait été réalisé en signe de protestation (voir la liste des épisodes). Plus tard cette même année, la série fut diffusée entièrement du 23 octobre au 23 avril 1999 sur la chaîne satellite WOWOW. La série entière fut diffusée au Japon par la chaîne d'anime, Animax, qui l'a aussi diffusée sur ses chaînes en Asie du Sud Est, Asie du Sud, Asie de l'Est, Amérique Latine et dans d'autres régions. Cowboy Bebop fut assez populaire pour permettre la réalisation d'un long métrage, Cowboy Bebop: Knockin' on Heaven's Door (Cowboy Bebop: Tengoku no Tobira), diffusé au Japon en 2001 et aux États-Unis sous le nom de Cowboy Bebop: The Movie en 2003.

En 2001, Cowboy Bebop fut le premier anime à être diffusé dans la programmation Adult Swim de Cartoon Network aux États-Unis. Il eut un succès tel qu'il continua à être diffusé jusqu'à aujourd'hui. Ce succès ouvrit la voie à de nombreux anime matures, comme Inu-Yasha, Lupin III, Trigun, Blue Gender, Fullmetal Alchemist, FLCL, Witch Hunter Robin, Samurai Champloo, Wolf's Rain', que les Japonais ont d'abord trouvé infâmes.

  • En France, Cowboy Bebop fut diffusé lors de l'été 2000 sur Canal+.
  • En Israël, Cowboy Bebop fut diffusé durant les années 2001-2002 sur la programmation de nuit de Bip.
  • Au Royaume-Uni, Cowboy Bebop fut diffusé en 2003 et fut l'une des séries les plus appréciées sur la chaîne de dessins animés pour adultes, CNX.
  • En Allemagne, Cowboy Bebop fut diffusé durant les années 2003-2004 sur MTV.
  • En Espagne, Cowboy Bebop fut diffusé lors de l'été 2006 sur l'émission de nuit Cuatroesfera de Cuatro.
  • Au Canada, Cowboy Bebop est finalement programmé pour faire ses débuts sur la jeune chaîne pour adultes Razer le 27 décembre 2006.
  • En Pologne, Cowboy Bebop fut diffusé plusieurs fois sur Hyper et TVP Kultura.

Bandai a édité un jeu vidéo Cowboy Bebop du genre shoot them up au Japon sur PlayStation en 1998. Un autre jeu est sorti sur PlayStation 2 au Japon, et la version anglaise destinée à l'Amérique du Nord était prévue pour le premier trimestre 2006 ; cependant, en juin 2006, sa sortie fut annulée[2].

En 2005, sept ans après sa première diffusion au Japon, Cowboy Bebop fut finalement licencié et diffusé sur le marché européen par Beez, une filiale de Bandai Entertainment.

Le 16 mai 2007, Dybex sort pour la France un coffret DVD collector limité à 5 000 exemplaires reprenant toute la série accompagnée de bonus exclusifs[3].

En 2008, une adaptation en film live action est attendu et sera produit par Erwin Stoff (Matrix) pour les studios FOX.

Série télévisée[modifier | modifier le code]

Fiche technique[modifier | modifier le code]

La série fut créée par « Hajime Yatate », un pseudonyme collectif pour les membres de l'équipe de Sunrise, le studio d'animation qui a aussi développé Mobile Suit Gundam, The Big O, Outlaw Star et Vision d'Escaflowne. Cowboy Bebop fut réalisé par Shin'ichirō Watanabe, aussi réalisateur de Macross Plus, Samurai Champloo et des deux courts métrages Une Histoire de détective et L'Histoire du Kid pour Animatrix et de l'animé représentant la genèse de O-Ren Ishii dans le Kill Bill Volume 1 de Quentin Tarantino. La musique de Cowboy Bebop fut entièrement composée par Yoko Kanno, aussi compositrice de Earth Girl Arjuna, Macross Plus, Vision d'Escaflowne, Ghost in the Shell: Stand Alone Complex et Wolf's Rain.

Liste des épisodes[modifier | modifier le code]

Musique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : The Seatbelts.

Un des éléments les plus notables de Cowboy Bebop est sa musique, généralement composée par Yoko Kanno et son groupe, The Seatbelts. Il ne serait pas exagéré de dire que la musique jazz/blues définit la série aussi bien que les personnages, l'histoire ou l'animation.

Yoko Kanno et The Seatbelts ont fait équipe avec Tim Jensen pour les paroles des chansons :

Cowboy Bebop fut élu par IGN en 2006 l'anime ayant la meilleure bande originale de tous les temps[4].

  • Générique de début :
  1. Tank! par The Seatbelts (épisodes 1 à 26)
  • Générique de fin :
  1. The Real Folk Blues par The Seatbelts avec Mai Yamane (épisodes 1 à 12, 14 à 25)
  2. Space Lion par The Seatbelts (épisode 13)
  3. BLUE par The Seatbelts avec Mai Yamane (épisode 26)

Doublage[modifier | modifier le code]

La série en version française est publiée par l'éditeur Dybex.

Personnage Voix japonaise Voix française
Spike Spiegel Kōichi Yamadera Yann Pichon
Jet Black Unshō Ishizuka Philippe Roullier
Faye Valentine Megumi Hayashibara Bérangère Jean
Ed Aoi Tada Patricia Legrand
Vicious Norio Wakamoto Jacques Albaret
Julia Gara Takashima Suzanne Sindberg

Produits dérivés[modifier | modifier le code]

CD[modifier | modifier le code]

  • Cowboy Bebop
  • No Disc
  • Blue
  • Vitaminless'
  • Cowgirl Ed
  • Best of : TANK! The! Best!
  • Box Set : CD box set - une compilation de morceaux des quatre premiers albums, et plusieurs morceaux non enregistrés précédemment ou live ainsi que des dialogues (en japonais).
  • Remixes : Music for Freelance se déroule dans l'univers de la série et serait extrait d'une radio pirate, Radio Free Mars. Cet album comprend de nombreux remixes des morceaux de The Seatbelts extraits des quatre premiers albums, remixés par des DJs américains et britanniques populaires.

Publications[modifier | modifier le code]

Les deux mangas ont été édités au Japon par Kadokawa shoten, prépubliés au Japon par Asuka Fantasy DX et édités en France par Pika Édition.

Cowboy Bebop[modifier | modifier le code]

Cette série développe des histoires ponctuelles se déroulant en parallèle à l'anime, mettant à jour de nouveaux personnages du passé de nos protagonistes et les emmenant dans de nouvelles chasses à prime

Cowboy Bebop Shooting Star[modifier | modifier le code]

La parution ayant débuté avant l'anime, on constatera que le character design est légèrement différent. De même, l'histoire ne suit pas celle de l'anime. Si elles se recoupent parfois, elles sont souvent distantes et se contredisent ponctuellement.

Jeux vidéo[modifier | modifier le code]

Deux adaptations vidéoludiques ont vu le jour, toutes deux éditées par Bandai. La première (Cowboy Bebop: Tsuitou no yakyoku), à destination de la console PSone, est sortie en 2001 et seulement au Japon. Cowboy Bebop: Tsuioku no serenade est la seconde adaptation. Elle a été développée par Banpresto, et est sortie le 25 août 2005 au Japon pour PlayStation 2.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]