Les Lumières de la ville

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Les Lumières de la ville

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Charlie Chaplin et Virginia Cherrill

Titre original City Lights
Réalisation Charlie Chaplin
Scénario Charlie Chaplin
Acteurs principaux
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Sortie 1931
Durée 87 min.

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Les Lumières de la ville (City Lights) est une comédie dramatique américaine réalisée par Charles Chaplin, sortie le .

Histoire[modifier | modifier le code]

Une foule est réunie sur une grande avenue du centre ville pour l'inauguration d'une statue monumentale dédiée à la paix et à la prospérité. Le maire, une citoyenne d'honneur, le sculpteur, se succèdent à la tribune, chacun allant de son discours de circonstance. Puis le voile se lève découvrant la statue au milieu de laquelle, parmi les poses hiératiques de personnages graves et solennels, un vagabond dort paisiblement. Après avoir été chassé par les officiels trouvant choquante sa présence, il rencontre une jeune fleuriste aveugle. Celle-ci est persuadée qu'il est extrêmement riche car, pour pouvoir traverser la rue encombrée, Charlie a dû se faufiler dans une voiture, et la jeune fille a entendu la porte en claquer. Il n'ose pas la détromper, ni lui demander sa monnaie. A la nuit tombée, Charlot sauve de la noyade un homme que sa femme a quitté. Celui-ci l'invite dans son opulente demeure, et va jusqu'à lui offrir sa Rolls. Malheureusement, une fois les dernières vapeurs d'alcool évaporées, le riche ami ne se souvient pas de Charlot. La jeune fleuriste tombe alors malade et sa grand-mère reçoit une lettre la mettant en demeure de payer le loyer sous peine d'expulsion. Charlot va donc s'essayer à différents métiers (ramasseur de crottin, boxeur) pour tenter de rassembler la somme. En vain. Une nuit, alors que son riche ami, ivre, l'a reconnu et lui a donné mille dollars pour sa protégée, Charlot, poursuivi par la police qui le prend pour un voleur, parvient néanmoins à faire parvenir l'argent à sa destinataire. Arrêté, Charlot passe en prison plusieurs mois pendant lesquels la jeune femme se fait opérer de sa cécité grâce au pactole reçu, et travaille dans une boutique de fleurs. À sa sortie de prison, le vagabond passe par hasard devant l'échoppe et reconnaît la jeune fille. Celle-ci se moque gentiment de lui et lui propose une fleur et une pièce. Lorsque leurs mains se touchent, elle comprend alors sa cruelle méprise et alors qu'il lui demande si elle peut voir maintenant, elle lui répond que, oui, maintenant elle voit...

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Tournage[modifier | modifier le code]

La production du film s'étale sur trois ans, dont 534 jours de tournage. La scène au cours de laquelle la fleuriste aveugle prend le vagabond pour un homme riche a notamment nécessité rien de moins qu'un record de 342 prises, pour ne trouver sa version définitive qu'au dernier jour de tournage. La richesse n'étant pas a priori un état perceptible par d'autres sens que la vue, Chaplin a en effet dû déployer tous les ressorts de son talent de metteur en scène pour imaginer un concours de circonstances suffisamment crédible.

La scène de l'élévateur devant le magasin d'antiquité a été préférée au montage à une autre scène au cours de laquelle le vagabond joue avec un morceau de bois coincé dans une grille d'aération sans parvenir à l'y glisser. La foule curieuse s'amasse bientôt autour de lui et un employé derrière sa vitrine, très docte, lui explique par gestes, la méthode la plus rationnelle pour faire tomber le bout de bois.

Toute la séquence de boxe est inspirée du court métrage Charlot boxeur. L'attente dans le vestiaire durant laquelle le vagabond prend conscience de la violence des combats en voyant revenir les perdants inanimés et le combat lui-même, lorsqu'il tire parti de tous les moyens qui sont mis à sa disposition (l'arbitre, les cordes...) pour éviter les coups de son adversaire, figurent déjà dans ce précédent film de Chaplin. La séquence est néanmoins enrichie de nouveaux gags ainsi que d'une intrigue et d'une mise en scène plus soignées.

Analyse[modifier | modifier le code]

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Les Lumières de la ville est au même titre que les Temps modernes un long adieu que Charlie Chaplin fait au cinéma muet. Ces deux films sonores, sans dialogue, précèdent son premier film parlant, Le Dictateur.

La sauvegarde de la pantomime s'accompagne d'un refus de la technologie du parlant. L’intérêt visuel et gesticulant du personnage doit l’emporter sur une mobilité plus restreinte due à la parole qui positionne davantage dans l’immobilisme.

Chaplin désire également conserver la suprématie du mouvement pur, l’apport de la voix risquant de démasquer dans le personnage une seconde nature.

Distinction[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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