Laura (film, 1944)

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Laura

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Dans la bande-annonce du film

Titre original Laura
Réalisation Otto Preminger
Scénario Jay Dratler
Samuel Hoffenstein
Elizabeth Reinhardt
Vera Caspary (roman)
Acteurs principaux
Sociétés de production Twentieth Century Fox
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Sortie 1944
Durée 88 minutes (1 h 28)

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Laura est un film américain réalisé par Otto Preminger sorti en 1944.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Le film s'ouvre sur la phrase : « I shall never forget the week-end Laura died » (« Je n'oublierai jamais le week-end où Laura est morte »). Laura, qui travaillait dans la publicité, a été découverte abattue d'une décharge de chevrotine en plein visage dans le hall de son appartement. Le lieutenant McPherson enquête auprès de ses proches, principalement Waldo Lydecker, un journaliste et critique à la plume acide, qui a fait de Laura une femme du monde, et Shelby, un Adonis sans le sou qu'elle devait épouser. Au fil de ses recherches, où il apprend à la connaître, au travers des témoignages, de la lecture de ses lettres et de son journal intime, et subjugué par un tableau qui la représente, l'inspecteur tombe sous le charme de la défunte Laura.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Et, parmi les acteurs non-crédités :

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Commentaire[modifier | modifier le code]

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Laura est un des films noirs les plus marquants. Il est difficile d'analyser ses originalités et qualités sans en dévoiler ses surprises et son charme. On s'en tiendra néanmoins à pouvoir sans grand risque affirmer que rarement une telle osmose s'est faite entre un sujet, l'originalité de sa construction, l'équilibre des personnages et la qualité de leur interprétation, servis par les procédés et le travail de la mise en scène et un thème musical devenu un standard du jazz.

Autour du film[modifier | modifier le code]

Production[modifier | modifier le code]

Zanuck, initialement opposé au projet, imposa à Preminger de retourner la fin, qui s'avéra meilleure que l'initiale, plus dramatique et est celle connue de nos jours. Si elle ne change pas foncièrement le déroulement final (l'assassin est bien toujours le même), elle resserre le dénouement dans un même lieu (l'appartement de Laura) et insuffle une meilleure dimension narrative (focalisation sur la pendule, chronique radio de Lydecker) et tragique.

La réalisation du film fut d'abord confiée à Rouben Mamoulian, sous la production de Preminger. Mais les désaccords entre les deux hommes furent rapidement tels que Preminger renvoya Mamoulian, fit appel à un nouveau directeur de la photographie débutant, Joseph LaShelle (qui réalisa un coup de maître) et reprit le tournage à zéro.

Casting[modifier | modifier le code]

Le rôle de Laura fut d'abord proposé à Jennifer Jones qui le refusa, puis à Hedy Lamarr, qui déclara par la suite qu'elle aurait accepté si on lui avait présenté la partition au lieu du scénario.

Clifton Webb jugé trop maniéré et désuet, fut d'abord refusé par Darryl F. Zanuck, patron de la Fox. Preminger insista et obtint gain de cause, permettant à Webb de tourner son premier film depuis l'avènement du parlant, et d'être nommé aux Oscars.

Bandes sonores[modifier | modifier le code]

Le thème musical devait être initialement Sophisticated Lady de Duke Ellington. C'est une lettre de rupture de son épouse qui inspira à David Raksin, la mélodie lancinante, thème musical du film.

Citations[modifier | modifier le code]

« Pour ce qui est de ma performance personnelle dans ce film, je n’ai jamais eu le sentiment de faire beaucoup mieux qu’une prestation réussie. Je suis contente que le public continue de m’identifier à Laura plutôt que de ne pas m’identifier du tout. L’hommage va, je crois, au personnage – cette Laura, créature de rêve – plus qu’à mon éventuel talent d’actrice. Je ne dis pas cela par modestie. Nul d’entre nous, qui fut impliqué dans ce film, ne lui prêta à l’époque la moindre chance d’accéder au rang de classique du mystère, voire de survivre à une génération »

— Gene Tierney, citée dans Gene Tierney et Mickey Herskowitz, Mademoiselle, vous devriez faire du cinéma…, Ramsay « Poche Cinéma », 2006.

Récompenses[modifier | modifier le code]

  • Oscars 1945 : Meilleure photographie pour Joseph LaShelle. Par ailleurs, nominations pour le meilleur acteur de second rôle (Clifton Webb), la meilleure réalisation (Otto Preminger), le meilleur scénario et le meilleur décor intérieur noir et blanc.

Suites et remakes[modifier | modifier le code]

Le film a connu deux remakes à la télévision : le premier en 1955 comme élément de la série The Twentieth Century-Fox Hour, réalisé par John Brahm, avec George Sanders dans le rôle de Lydecker ; le deuxième en 1962 pour la télévision allemande, réalisé par Franz Josef Wild. L'intrigue d'un homme qui tombe amoureux d'un personnage qu'il n'a pas connu et sur lequel il enquête a inspiré également le film français Poupoupidou (2011).

Liens externes[modifier | modifier le code]