Isao Tomita

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Isao Tomita (冨田 勲, Tomita Isao?)

Naissance
Tōkyō, Japon
Activité principale compositeur de musique électronique
Influences Wendy Carlos
Site officiel (en) Site officiel

Isao Tomita (冨田 勲, Tomita Isao?), né le à Tōkyō est un compositeur de musique électronique renommé.

Biographie[modifier | modifier le code]

Tomita est né à Tōkyō et passe une partie de son enfance en Chine avec son père. Plus tard, après être retourné au Japon, il prend des cours particuliers d’orchestration et de composition musicale pendant ses études d’Histoire de l’art à l'Université Keiō (Tōkyō). Il fut diplômé en 1955 et devint compositeur à temps complet pour la télévision, le cinéma et le théâtre.

Il composa le thème de la musique pour l’équipe de gymnastique japonaise durant les Jeux Olympiques d’été de Sydney, en 1956. Durant les années 1960, il concentre ses recherches sur la musique électronique après avoir écouté des albums de Wendy Carlos (à l'époque Walter Carlos) qui y jouait de la musique classique grâce à un synthétiseur modulaire Moog.

Isao fait alors l’acquisition d’un synthétiseur du même type : un Moog IIIp et démarre la création de son propre studio d'enregistrement. Il commence par retravailler certains morceaux de Claude Debussy, pour sortir en 1974 son album « Snowflakes are Dancing (en) », un énorme succès dans le monde qui lui permet d’acquérir le statut d’interprète virtuose aux yeux du public (sa version de l’Arabesque no 1 fut d'ailleurs utilisée comme générique par la chaîne de télévision française FR3).

La même année il compose la musique du film japonais « Last Days of Planet Earth ».

Il continua à produire d’autres albums, dont les plus célèbres sont de nouveaux arrangements de morceaux de musique classique, comme L'Oiseau de feu d’Igor Stravinski, Les Tableaux d'une exposition de Modeste Moussorgski ou Les Planètes de Gustav Holst.

Tomita donna à partir de ce moment de nombreux concerts en extérieur sous le concept « Nuage Sonore », dans celui-ci les enceintes retransmettant la musique qu’il joue se trouvent au-dessus du public, donnant l’image d’un « nuage de sons », d'un paysage sonore où le spectateur contemple la musique qu'il entend.

Il donne un grand concert en 1984 « Mind of the Universe » pendant le festival de musique contemporaine Ars Electronica de Linz, en Autriche. Lui et ses instruments étaient suspendus dans une pyramide de verre au-dessus de 80 000 spectateurs.

Deux ans plus tard c’est pour le centenaire de la statue de la Liberté qu’il remonte sur scène à New York pour un show grandiose. Il joue également à Sydney au cours de cette période.

Durant les années 1990, il compose une symphonie intitulée « The Tale of Genji » inspirée du conte japonais éponyme Le Dit du Genji (, Genji monogatari?) du onzième siècle qui est l'une des principales inspirations de l'art japonais, surtout dans le théâtre classique (le livre 9 titré Aoi (葵, あおい) est même depuis le treizième siècle la pièce de très loin la plus jouée dans le théâtre Nô) et dans la peinture traditionnelle (le style dit "Gengi-e"). Cette oeuvre littéraire classique presque millénaire est si populaire encore aujourd'hui au Japon qu'elle est même la source de nombreux mangas (bandes dessinées au style japonais). Il faut dire que dans sa version originale complète elle compte pas moins de 54 livres... En 1998, à la longue liste des compositeurs qui se sont succédé pendant 900 ans Tomita ajoutait son nom en signant là une grande oeuvre d'un nouveau genre, suite de 9 mouvements pour orchestre symphonique occidental (agrémenté de quelques très discrets synthétiseurs) et orchestre traditionnel japonais (contenant shinobue, ryuteki, biwa, shō, hichiriki, et koto) accompagné de la voix de Mari Uehara (également joueuse de Biwa), célèbre cantatrice de théâtre Nô. Qualifié parfois à tort d'opéra, cette oeuvre d'Isao Tomita n'est nullement un opéra car la voix n'est présente que de façon très discrète et très brève (à chaque fois seulement quelques secondes) et dans seulement quatre des neuf mouvements. L'album fut enregistré en public le 22 novembre 1998 au NHK Hall (Tokyo) pour le "Millenium de la Culture". L'oeuvre, qui respecte totalement les principes de l'art symphonique japonais, fut rejouée par la suite par plusieurs orchestres symphoniques à travers le monde, notamment à Los Angeles et Londres.

Discographie[modifier | modifier le code]

  • Jungle Taitai Symphonic Poem (1966)
  • Switched-On Rock (Electric Samurai) (1972)
  • Snowflakes are Dancing (1974)
  • Pictures at an Exhibition (1975)
  • Firebird Suite (1975)
  • The Planets (1976)
  • Sound Creature (1977)
  • Kosmos (1978)
  • Bermuda Triangle (1979)
  • Greatest Hits (1979)
  • Daphnis et Chloé - Bolero (1980)
  • Greatest Hits Volume 2 (1981)
  • Grand Canyon Suite (1982)
  • Dawn Chorus - Canon of the Three Stars (1984)
  • Best of Tomita (1984)
  • Space Walk (Impressions Of An Astronaut) (1984)
  • Mind of the Universe - Live at Linz (1985)
  • Back to the Earth - Live in New York (1988)
  • Misty Kid of Wind (1989)
  • Storm from the East (1992)
  • Hansel und Gretel (VHS, LD) (1993)
  • School (1993)
  • First Emperor (musical supervisor) (1994)
  • Shin Nihon Kikou (1994)
  • Nasca Fantasy (1994)
  • Bach Fantasy (1996)
  • Jungle Emperor Leo (1997)
  • Gakko I-III (1998)
  • Tale of Genji (live) (1999)
  • 21 seiki e no densetsushi Shigeo Nagashima (2000)
  • Tale of Genji Symphonic Fantasy (studio) (2000)
  • Sennen no Koi - Hikaru Genji Monogatari (2001)
  • Tokyo Disney Sea Aquasphere Theme Music (2002)
  • The Planets 2003 (2003)
  • Tomita on NHK (compilation) (2003)
  • Twilight Samaurai (2003)
  • Kakushi ken oni no Tsume (2004)
  • Black Jack: Futari no kuroi isha (2005)

Liens externes[modifier | modifier le code]