King Kong (film, 1933)

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King Kong

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Poster original (1933)

Titre original King Kong
Réalisation Merian C. Cooper
Ernest B. Schoedsack
Scénario James A. Creelman
Ruth Rose
d'après une idée de
Merian C. Cooper
Edgar Wallace
Acteurs principaux
Sociétés de production RKO Radio Pictures
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Fantastique
Sortie 1933
Durée 100 minutes

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

King Kong est un film fantastique américain en noir et blanc produit et réalisé par Merian C. Cooper et Ernest B. Schoedsack sur le scénario de James Ashmore Creelman et Ruth Rose d'après une idée de Merian C. Cooper et Edgar Wallace, mettant en scène Fay Wray dans le rôle d'une actrice engagée par le réalisateur Robert Armstrong et protégée par le marin Bruce Cabot. Produit et distribué par RKO Radio Pictures, ce film est sorti le 7 avril 1933 aux États-Unis, après une avant-première au Radio City Music Hall de New York, le 7 mars, remportant un énorme succès et lança le mythe de King Kong dans la culture populaire.

En 1991, King Kong est sélectionné pour Le National Film Registry, par le National Film Preservation Board, dans le but d'une conservation à la Bibliothèque du Congrès des États-Unis en raison de son « importance culturelle, historique ou esthétique ». King Kong connut deux reprises, une en 1976 et une autre en 2005.

En France, distribué par le Théâtre du temple, il est sorti le 29 septembre 1933.

Synopsis[modifier | modifier le code]

King Kong

Dans les années 1930, le réalisateur Carl Denham envisage de tourner un film sur la mystérieuse « Skull Island » (l'île du Crâne) après être entré en possession d'une carte mentionnant son existence au large de Sumatra. Après avoir embauché à New York une jeune femme au chômage, Ann Darrow, Denham embarque avec son équipe sur le navire SS Venture commandé par le capitaine Englehorn, qui fait route vers l'Océan Indien. Durant le voyage, Ann tombe amoureuse du second de l'équipage, Jack Driscoll.

Les explorateurs découvrent bientôt Skull Island, bout de terre peuplé d'animaux préhistoriques féroces. Après avoir interrompu une cérémonie indigène, l'équipe de Denham retourne à bord. Mais les autochtones enlèvent Ann sur le cargo pour la donner en sacrifice à leur Dieu Kong, un monstre gigantesque. Driscoll et les autres marins se lancent aussitôt sur ses traces.

Kong, qui s'avère être un gorille humanoïde géant, emporte Ann dans son repaire en haut de la plus haute montagne de l'île. Tandis que la moitié de ses compagnons trouvent la mort en traversant l'île infestée de dinosaures, Jack réussit à délivrer la jeune femme. Denham décide alors de capturer le gorille avec l'aide du capitaine Englehorn et de bombes de gaz soporifique. Ils capturent Kong et le ramènent vers la civilisation, à New York.

Enchaîné dans un théâtre comme une bête de foire, vendu au public comme la « Huitième Merveille du monde », King Kong s'échappe et part à la recherche de Ann en pleine ville. Traqué par l'armée, il trouve la jeune femme et l'emporte au sommet du plus haut gratte-ciel de la ville, l'Empire State Building. Pris au piège, il affronte bravement l'aviation militaire avant d'être mortellement blessé et de tomber de la tour pour s'écraser dans la rue. La Belle a tué la Bête.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Et, parmi les acteurs non-crédités :

Apparence[modifier | modifier le code]

Bien que simiesque en apparence, cette version de King Kong peut toutefois marcher debout de manière anthropomorphique et semble avoir une certaine intelligence. Ce fut un choix de l'animateur Willis O'Brien, magicien des effets spéciaux et de la stop-motion, qui voulait en faire un « homme-singe » plus qu'un véritable gorille. Dans le film, le personnage de Carl Denham décrit le monstre comme étant « ni Bête ni Homme » (« no Beast, no Man »). Sa taille varie durant le film : on peut l'estimer à 6 mètres dans l'île, un peu plus de 7 sur scène à New York et presque 20 en haut de l'Empire State Building. Ses origines restent un mystère.

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Autour du film[modifier | modifier le code]

  • Les pilotes des avions sont joués par Merian C. Cooper et Ernest B. Schoedsack, les réalisateurs du film. On peut y voir une certaine métaphore : les créateurs mettant à mort leur propre créature.
  • Le film ressortit plusieurs fois entre 1938 et 1956, avec parfois de nouvelles coupes. Ce n'est que depuis 1971 qu'on peut revoir un film presque complet (avec par exemple l'effeuillage de Fay Wray par la bête qui avait été coupé par la censure en 1938). Toutefois, au moins une scène reste invisible, celle où quatre marins sont dévorés vivants par une araignée géante. Cette scène jugée trop choquante avait été coupée par Merian C. Cooper après la première du film et on n'en a retrouvé que quelques bribes. Aussi, à l'occasion de l'édition en DVD du film en 2005, le réalisateur Peter Jackson et une équipe de spécialistes des effets spéciaux ont recréé la scène, incluse dans les bonus du DVD.
  • Plus de 90 % du film est fait à partir de trucages (animation image par image, surimpression, composition de plan...).
  • Le film a dépassé son budget de plus de 80 %.
  • La même année 1933, Ernest B. Schoedsack réalise une suite, Le Fils de King Kong (Son of Kong), où l'on découvre que King Kong avait laissé derrière lui un fils. Sortie trop vite, cette suite s'est soldée par un échec commercial.
  • Le film a donné lieu à deux remakes :
  • Le « grondement » de Kong est construit à partir du rugissement d'un tigre passé à l'envers au ralenti, reproduit quatre fois pour atteindre une durée de 30s et mixé avec un morceau d'aboiement de chien.
  • Ce film fait partie des nombreuses références de la chanson d'introduction du Rocky Horror Picture Show, Double feature.
  • Le film de Cooper et Schoedsack invente un mythe exclusivement cinématographique. En effet, King Kong ne provient pas d'une création littéraire malgré une forte inspiration de ses créateurs pour le roman Le Monde perdu de Arthur Conan Doyle (c'est ce roman d'aventures, situé sur les hauts plateaux andins, qui inspira l'imaginaire du long-métrage d'animation de Pixar Là-Haut en 2009).
  • Ce film fait partie de la Liste du BFI des 50 films à voir avant d'avoir 14 ans établie en 2005 par le British Film Institute.
  • King Kong serait le premier film pour lequel la musique a été imaginée spécialement.

Version colorisée[modifier | modifier le code]

En 1989, Ted Turner a fait coloriser King Kong pour la télévision. Cette version est sortie en VHS aux USA, et en DVD en Italie et Royaume-Uni.

Citations[modifier | modifier le code]

  • « Ce n'était pas les avions, mais la Belle qui a tué la Bête. »
  • « Je vous dis qu'il y a quelque chose derrière ce mur que l'homme blanc n'a jamais vu… »

Annexes[modifier | modifier le code]

Revue[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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