Terminator 2 : Le Jugement dernier

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Terminator 2 :
Le Jugement dernier

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Le Terminator T-800

Titre québécois Terminateur 2: Le jugement dernier
Titre original Terminator 2: Judgment Day
Réalisation James Cameron
Scénario James Cameron
William Wisher Jr.
Acteurs principaux
Sociétés de production Carolco Pictures
StudioCanal
Lightstorm Entertainment
Pacific Western
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Science-fiction
Sortie 1991
Durée 137 minutes

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Terminator 2 : Le Jugement dernier (Terminator 2: Judgment Day ou « T2 ») est un film américain de science-fiction réalisé par James Cameron, sorti en 1991. Il met en scène Arnold Schwarzenegger, Linda Hamilton, Robert Patrick et Edward Furlong dans les rôles principaux.

Suite du premier Terminator, sorti en 1984, Terminator 2 est un succès à la fois critique et au box-office, ayant une influence notable dans la culture populaire, en particulier chez les amateurs de films d'action et de science-fiction[1].

À sa sortie, le film a été salué, notamment par les amateurs d'effets spéciaux, car l’utilisation répétée de la technique du morphing (transition fluide d’une forme à une autre) était à l’époque une véritable révolution. Le film reçut plusieurs récompenses techniques, incluant quatre Oscars pour le maquillage, le mixage sonore, le son et les effets spéciaux.

Après de multiples problèmes en pré-production, notamment dans l'acquisition des droits de l'œuvre, Mario Kassar de Carolco Pictures parvint à obtenir les droits de la franchise au début des années 1990. Cela permit de terminer le scénario mis au point par l'équipe de production de Cameron. Les coûts de production atteignirent 102 millions de dollars, donnant à ce film le budget le plus élevé jamais alloué dans l'industrie cinématographique jusqu'alors.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Intrigue[modifier | modifier le code]

Au lendemain de l'holocauste nucléaire du 29 août 1997, les survivants humains entrent en résistance contre la dictature des « machines » (des robots intelligents), ce qui les mène à la victoire en 2029. L'ordinateur qui contrôle les machines, Skynet, avait envoyé un Terminator (un tueur cyborg) en 1984, afin d'éliminer Sarah Connor avant qu'elle n'ait mit au monde son fils, John Connor, appelé dans le futur à devenir le chef de la résistance humaine contre les machines. Ce plan n'ayant pas fonctionné, Skynet envoie de nouveau un tueur cybernétique, cette fois-ci en 1995, quelques années avant le début de la guerre atomique de 1997, pour cette fois-ci tenter d'éliminer directement John Connor, encore enfant à cette époque (13 ans).

Résumé détaillé[modifier | modifier le code]

Ce second film commence par un résumé en voix-off de Sarah Connor sur ses mésaventures survenues en 1984, vues à travers le premier film. Après le générique, entre en scène le premier Terminator du film, un modèle identique à celui qui avait été envoyé pour tuer Sarah Connor en 1984, et qui arrive en 1995 à Los Angeles, à la suite d'un voyage dans le temps. Arrivant nu comme un ver à proximité d'un bar d'autoroute fréquenté par des motards, le T-800 parvient, après une violente bagarre, à voler des vêtements, des armes et une moto à des clients.

Parallèlement, arrive du futur un autre personnage ; cependant on s'aperçoit très vite qu'il est lui aussi un Terminator, mais avec une apparence plus ordinaire que le T-800, plus « humaine » : un T-1000. Il s'approprie la voiture de patrouille d'un policier, attiré sur les lieux par les éclairs émis lors de son voyage dans le temps. Le T-1000 accède ensuite, grâce à l'ordinateur de bord du véhicule, à l'adresse de John Connor. Celui-ci vit, en 1995, avec Todd et Jannelle Voigt, ses parents adoptifs, dans la banlieue de LA. Jeune garçon n'ayant pas connu son père (Kyle Reese), John est critique envers sa mère Sarah, internée de force à l'hôpital psychiatrique de Pescadero, pour avoir tenté de faire sauter une usine d’ordinateurs. Très autonome et en rébellion face à ces tuteurs légaux, John vit de petits larcins, piratant avec un appareil électronique des distributeurs automatiques de billets pour se faire de l'argent de poche.

Le T-1000, ayant revêtu l'apparence d'un policier, rend visite aux parents adoptifs de John, mais apprend que celui-ci est sorti. Il parvient à le repérer dans une salle d'arcade d'un centre commercial. Tout proche de l'attraper, le T-1000 est stoppé net par l'arrivée in extremis du T-800, qui protège John. Ce dernier (ne connaissant aucun des deux protagonistes) s'enfuit alors à motocyclette durant le combat. Après s'être débarrassé du T-800, le T-1000 reprend en chasse John au volant d'un tracteur de semi-remorque et tente de le tuer en lui roulant dessus, rejoint peu après par le T-800 au guidon de sa Harley-Davidson. Après une course-poursuite entre les véhicules, le T-800 parvient à rattraper John, et le sauve de nouveau de l'assaut du T-1000, ce dernier voyant son véhicule exploser contre un pont qui barrait le passage.

Emmené en sûreté non loin, John, interloqué, se rend compte que ce Terminator (le reconnaissant comme tel) ne veut pas le tuer. En effet, le T-800 lui explique que c'est lui-même, le John Connor de 2029, qui l'a envoyé en ici en 1995, le reprogrammant dans le but de protéger la « version » de John Connor de 1995 contre un Terminator plus sophistiqué, envoyé par Skynet. Cet autre Terminator, lui dit-il, est constitué d'un « poly-alliage mimétique » (un « métal liquide »), qui lui permet d’imiter toute formes d’armes blanches (les couteaux principalement). Cependant, le T-1000 ne peut pas imiter des armes à feu, leurs mécanismes étant trop compliqués, il ne sait pas les faire.
John appelle chez ses parents adoptifs pour les prévenir du danger qu'ils courent, mais, au téléphone, il est alerté par le ton étrange de Janelle, anormalement gentille. Après l'intervention du T-800, qui change sa voix pour celle de John, le Terminator lui certifie que ses « parents adoptifs sont morts », tués par le T-1000 qui tend un piège à John pour l'attirer chez lui. C'est alors que John ordonne au Terminator de l'aider à aller à l'hôpital psychiatrique où se trouve sa mère pour la délivrer, malgré le danger, le T-800 lui disant que le T-1000 peut avoir eu la même idée (« Ce n'est pas une mission prioritaire, le T-1000 pourrait faire une copie de Sarah Connor et attendre que tu prennes contact avec elle », lui dit le T-800). C'est d’ailleurs ce qui se passe, le T-1000 arrivant sur les lieux un peu avant eux.

De son côté, Sarah, internée en chambre fermée à Pescadero, tente depuis six mois de voir son fils, mais le docteur Silberman (le psychologue du 1er film), qui dirige l’établissement, juge son comportement trop dangereux. Profitant d'une erreur d'un des surveillants de l’hôpital, Sarah parvient à sortir de sa chambre et se saisit de Silberman, l'utilisant comme otage pour s'enfuir, le service de sécurité de l’hôpital à ses trousses. Arrivée à un ascenseur, elle se retrouve alors nez à nez avec le T-800, qui en sort à sa grande stupeur. Prise de panique, Sarah s'enfuit en hurlant, mais John la rattrape et la rassure sur les intentions du robot, celui-ci disant à Sarah : « Viens avec moi si tu veux vivre », la phrase que Kyle Reese lui avait dite en 1984, dans la boîte Tech Noir, lors de l'affrontement avec le tout premier Terminator. Sur ces entrefaites, le T-1000 surgit en face d'eux dans le couloir, traversant une porte grillagée comme par magie. Les trois fugitifs s'enfuient en voiture, le T-800 couvrant John et Sarah dans leur fuite, malgré le T-1000 qui manque de peu de tuer John.

Se réfugiant dans une station essence désaffectée pour la nuit, ils repartent le lendemain pour le Mexique, voir un ami de Sarah, Enrique, qui pourra les réapprovisionner en armement. En chemin, Sarah questionne le T-800 sur les causes de la guerre de 1997 et sur l’entreprise Cyberdyne Systems, l'inventeur de la puce électronique qui équipe tous les robots Terminator et les ordinateurs du futur réseau de défense Skynet. Elle apprend alors que c'est Skynet, qui, devenu autonome, déclenchera de lui-même en 1997 la guerre atomique contre la Russie, car, comme le lui certifie le T-800 : « Skynet sait que la contre-attaque russe détruira tous ses ennemis dans ce pays [aux États-Unis] ». Sarah apprend également que la personne directement responsable du projet chez Cyberdyne Systems est un certain Miles Bennett Dyson.

Endosquelette du Terminator T-800 muni d'une arme.

Arrivés au Mexique, les fuyards s'équipent en armes et munitions et font le point sur la situation. Sarah s'endort alors, et rêve du Jugement dernier. Faisant un cauchemar apocalyptique, elle se réveille en sursaut, terrifiée. Regardant alors avec intensité une inscription qu'elle avait gravé sur la table en bois sur laquelle elle s'était assoupie, qui dit : « NO FATE » (« PAS DE DESTIN »), elle se lève et, déterminée, part au volant de sa voiture, Enrique indiquant aux deux autres qu'ils la retrouveront plus tard à la frontière, comme prévu. Regardant l'inscription sur la table, John et le T-800 comprennent vite qu'elle est partie à la recherche de Dyson pour l'éliminer, Sarah le croyant responsable du déclenchement de la guerre. Ils partent alors à sa recherche afin de l'empêcher de tuer un innocent. Ils la retrouvent chez Dyson où Sarah, en pleurs, est devant l'homme qu'elle a tenté d’abattre, l'ayant blessé à l'épaule mais ne pouvant aller jusqu'au bout de son acte. John parvient à la calmer, en lui promettant de trouver une solution. Le Terminator explique alors à Dyson ce pourquoi ils sont ici. En retour, Dyson les informe sur Cyberdyne et leur indique que tout son travail est basé sur les restes broyés du Terminator retrouvés en 1984 dans l'usine Cyberdyne, notamment une « micro plaquette » (le processeur du précédent T-800) et un bras métallique. Comprenant qu'il faut a tout prix détruire ces objets pour éviter la guerre, Dyson accepte d'emmener le groupe chez Cyberdine, mais aussi de détruire tous les fichiers et les archives sur le projet qu’il conservait chez lui.

Usant d'un stratagème pour entrer chez Cyberdyne de nuit, le groupe neutralise le veilleur de nuit et s'introduit dans les laboratoires. Ils ne remarquent pas cependant un second gardien de sécurité, qui libère son collègue et donne l'alerte. Ce dernier appelle des renforts de police, ayant reconnu l'homme qui a attaqué le commissariat en 1984, et Sarah Connor, l'évadée de hôpital psychiatrique. Très vite, le groupe se retrouve encerclé dans le bâtiment par des dizaines de voitures de police, avec une unité du SWAT de Los Angeles dépêchée sur les lieux.
Ayant récupéré la micro-puce et le bras robotisé du Terminator de 1984, le groupe place des explosifs radiocommandés dans le laboratoire, et se prépare à s'enfuir. Mais les évènements tournent mal : Dyson se fait tuer par l'équipe du SWAT qui a pris d'assaut le bâtiment ; avant de mourir, il parvient à déclencher les charges explosives, qui détruisent entièrement le laboratoire. Les trois autres parviennent à s’échapper, le T-800 semant le chaos grâce à un minigun GE Mini-134[2], un lance-grenades M79[2] et un lance-grenades fumigène Hawk MM1 (en)[2]. Ils s'emparent alors du fourgon du SWAT, et se sauvent sur l’autoroute, le T-1000 à leur trousses à bord d'un hélicoptère de la police volé.

Après une course-poursuite émaillée d'échanges de coups de feu, les fuyards parviennent à détruire l’hélicoptère du T-1000, mais celui-ci en change pour un camion citerne transportant de l'azote liquide. En difficulté, et ayant du changer eux-aussi leur véhicule accidenté pour une camionnette poussive, le groupe mené par le T-800 se dirige vers une fonderie qui se trouve non loin. Le T-800 parvient à faire renverser le camion-citerne du T-1000 devant l’entrée de la fonderie, ce dernier se retrouvant aspergé d'azote liquide, ce qui le congèle quasi instantanément. Le T-800 en profite et lui tire dessus, le pulvérisant en plusieurs centaines de fragments. Mais, les « éclats » du T-1000 réagissent à la chaleur d'une cuve de métal en fusion toute proche, fondent et se rassemblent bientôt en une flaque de métal liquide, qui commence à reconstituer le T-1000.
Profitant de ce répit, les trois rescapés s'enfuient à travers la fonderie. Cependant, le T-1000 les rattrape et tend un piège à John en prenant l'apparence de Sarah ; il l'attire sur une plate-forme proche d'une cuve de métal en fusion. Mais, grâce à l'intervention surprise du T-800, qui lui tire dessus au lance-grenades, le T-1000 est projeté dans la cuve et détruit. Par la suite, John y jette le bras et la micro-plaquette trouvée à Cyberdyne. Pourtant, tout n'est pas terminé, car, comme le leur dit le T-800, « Il reste une micro-plaquette de plus », la sienne. Celui-ci se sacrifie donc, se faisant descendre dans la cuve en fusion par Sarah, au grand désespoir de John. Le film se termine ainsi, avec en fond sonore la voix de Sarah, disant que, enfin, elle peut entrevoir un avenir possible, car, dit-elle : « Si une machine, le Terminator, peut comprendre la valeur de la vie humaine, peut-être le pouvons-nous aussi… ».

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Production[modifier | modifier le code]

Développement[modifier | modifier le code]

Pre-production[modifier | modifier le code]

Un budget gigantesque[modifier | modifier le code]

Les coûts de production pour ce film atteignirent 102 millions de dollars[3], donnant à ce film le budget le plus élevé jamais alloué dans l'industrie cinématographique jusqu'alors.

Ce budget de plus de 100 millions de dollars, soit environ trois fois le budget moyen d'un film pour l'époque, était pratiquement remboursé avant la sortie du film. Les droits de retranscription mondiaux furent cédés pour la somme de 65 millions de dollars, les droits vidéos pour 10 millions de dollars et les droits télévisuels pour 7 millions de dollars.

Le salaire d'Arnold Schwarzenegger pour son rôle du T-800 était entre 12 et 15 millions de dollars. Linda Hamilton reçut 1 million pour reprendre son rôle de Sarah Connor.

Distribution[modifier | modifier le code]

Michael Biehn a joué des scènes pour ce film en interprétant son personnage, Kyle Reese, mais ces scènes ont été coupées au montage original par James Cameron. On retrouve cependant une scène où il apparaît, dans la version longue.

On retrouve le Docteur Silberman Earl Boen qui était chargé dans le premier volet d'interroger Kyle Reese venu du futur pendant sa garde à vue et qui prend maintenant en charge Sarah Connor dans l'hôpital psychiatrique de Pescadero. On le retrouvera d'ailleurs aussi dans Terminator 3, faisant de Earl Boen, le seul acteur récurrent sur toute la trilogie, avec Arnold Schwarzenegger.

On peut voir James Cameron apparaître en personne dans une scène au début du film. En effet, lorsque le T-800 (Arnold Schwarzenegger) est dans le bar et qu'il se bat contre les motards, celui qui tient une queue de billard et se décourage face au Terminator, n'est autre que Cameron[note 1].

Tournage[modifier | modifier le code]

Le tournage du film se déroule du 9 octobre 1990 jusqu'au 4 avril 1991[4].

James Cameron a voulu des effets spéciaux à la hauteur de son ambition : il a fait donc appel à trois sociétés différentes pour les réaliser : Fantasy II Films Effets pour les séquences de guerre, 4-Ward pour l'explosion nucléaire et le métal fondu, enfin Industrial Light and Magic (ILM), la compagnie de George Lucas, pour l'animation du T-1000 et les graphismes par ordinateur. Stan Winston exécutait les effets spéciaux pratiques sur le terrain.

Les effets spéciaux coûtèrent 53 millions de dollars, soit plus de la moitié du budget global. Ils furent considérés comme une révolution à l'époque. Le tournage en extérieur pour la scène chez Cyberdyne Systems Corporation a été filmée dans des bureaux à l'angle de Gateway Boulevard et Bayside Parkway à Fremont en Californie.

Sur les quinze minutes totales où le T-1000 se transforme et montre ses capacités, seules six minutes furent accomplies à partir de programmation sur ordinateurs. Les neuf autres minutes furent réalisées à la caméra, avec des marionnettes perfectionnées et des effets de prosthétique créés par les studios de Stan Winston, qui avaient aussi la responsabilité des effets du squelette en métal du T-800.

Malgré les effets spéciaux novateurs du film, James Cameron eut recours à des effets spéciaux dits « naturels », en l'occurrence l’utilisation de jumeaux :

  • Don et Dan Stanton jouèrent le rôle du gardien de l’hôpital psychiatrique (celui qui meurt près de la machine à café).
  • La propre sœur jumelle de Linda Hamilton, Leslie Hamilton, apparaît à plusieurs reprises dans Terminator 2 (le seul film dans lequel elle jouera). Elle joue le rôle du T-1000 quand celui-ci se transforme en Sarah Connor pour tuer John Connor, et celui de Sarah Connor dans la fameuse scène du rêve (explosion atomique).
Leslie est également dans le reflet du miroir lorsque Sarah Connor accède au CPU du Terminator, dans la version longue du film. Les deux sœurs jumelles sont l'une en face de l'autre, séparées par un miroir fictif (en réalité, ne figure que le contour du miroir et non la glace) et répètent les mêmes gestes, ce qui permet à la caméra de se déplacer sans que son reflet ne soit visible dans la glace factice.

Bande originale du film[modifier | modifier le code]

Terminator 2: Judgment Day
(Original Motion Picture Soundtrack)

Bande originale par Brad Fiedel
Sortie 1er juillet 1991
Durée 53:01
Genre Musique de film
Producteur Brad Fiedel, Robert Townson
Label Varèse Sarabande
Critique

Allmusic 2,5/5 étoiles
Filmtracks 4/5 étoiles (Deluxe)

La musique du film fut composée par Brad Fiedel, déjà à l'œuvre pour le premier Terminator.

Le générique de fin est signé du groupe de Hard-Rock américain Guns N' Roses avec You Could Be Mine tiré de l'album Use Your Illusion II ; à l'époque ils sont à leur apogée aux États-Unis, tous les comparent à Led Zeppelin et Aerosmith ; You Could Be Mine devient en France un des tubes les plus importants en 1991[5].

Terminator 2: Judgment Day (Bande-Son Originale du film)
No Titre Durée
1. Main Title from "Terminator 2" 1:56
2. Sarah on the Run 2:31
3. Escape from the Hospital (And T-1000) 4:34
4. Desert Suite 3:25
5. Sarah's Dream (Nuclear Nightmare) 1:49
6. Attack on Dyson (Sarah's Solution) 4:07
7. Our Gang Goes to Cyberdyne 3:11
8. "Trust Me" 1:38
9. John & Dyson into Vault 0:41
10. SWAT Team Attack 3:22
11. "I'll Be Back" 3:58
12. Helicopter Chase 2:27
13. Tanker Chase 1:42
14. "Hasta La Vista, Baby" (T-1000 Freezes) 3:02
15. Into the Steel Mill 1:25
16. Cameron's Inferno 2:37
17. Terminator Impaled 2:05
18. Terminator Revives 2:14
19. T-1000 Terminated 1:41
20. "It's Over" ("Good-bye") 4:36

Adaptation à la télévision[modifier | modifier le code]

Une série télévisée intitulée Terminator : Les Chroniques de Sarah Connor, se déroulant chronologiquement après Terminator 2 mais ne tenant pas compte des événements de Terminator 3 (il s'agit d'un reboot), a été diffusée à partir de janvier 2008 aux États-Unis et à partir de janvier 2009 en France.

Autour du film[modifier | modifier le code]

  • Au début du film, le T-800 cache son fusil dans une boîte contenant des roses rouges pour entrer dans le centre commercial : il s'agit d'une référence au groupe de rock Guns N' Roses (dont la chanson You Could Be Mine figure sur la BO du film) et dont le symbole est un pistolet enlacé de roses rouges[6] ;
  • Dans le film humoristique Hot Shots! 2 sorti en 1993, Saddam Hussein est congelé puis détruit en morceau ; sous la chaleur du feu d'une cheminée, il se liquéfie et se reconstitue. Il s'agit d'un clin d’œil à la fin du T-1000.

Version longue[modifier | modifier le code]

En 1993, le film ressort en laserdisc et VHS dans une édition spéciale Director's cut, avec 17 minutes de scènes supplémentaires. En France, cette version longue n'existe qu'en version sous-titrée[8].

Dans les nombreuses modifications de cette édition spéciale, on peut relever :

  • Une scène où le personnel médical de l'hôpital psychiatrique brutalise Sarah pour la forcer à avaler ses médicaments ;
  • Une scène où le T-1000 vole une voiture de police ;
  • Une scène où le T-1000 tue le chien de John, baptisé « Max » et comprend qu'il a été dupé par le T-800 qui a pris la voix de John ;
  • Une scène où le T-1000 est dans la chambre de John à la recherche d'indices pour le retrouver ;
  • Une scène ou le T-800 demande à John et Sarah de le réinitialiser en ôtant temporairement la puce électronique de son crâne. Sarah, n'ayant pas confiance en lui, décide de détruire la puce avec un marteau, mais John s'interpose et parvient à la faire changer d'avis ;
  • Une scène dans laquelle John demande au Terminator d'apprendre à sourire ;
  • Une scène de dialogue entre Dyson et sa femme où il lui parle de ses recherches scientifiques ;
  • Plus de dialogues entre le T-800 et John lorsqu'ils sont dans le stock d'armes souterrain dans le désert ;
  • Un dialogue supplémentaire entre le T-800 et John, ainsi que des plans rajoutés de Sarah avant qu'elle ne tente d'abattre Dyson ;
  • Une scène à Cyberdyne, où Dyson détruit le modèle révolutionnaire de sa puce ;
  • Plusieurs plans où le T-1000 est victime de curieux effets secondaires après avoir été congelé par l'azote liquide ;
  • Une fin alternative montrant Sarah et John, 30 ans après le 29 août 1997 dans un square de jeux pour enfants situé près du Capitole (Washington-D.C.). John est désormais sénateur et père d'une petite fille. Sarah enregistre un message sur cassette audio et explique que John essaie désormais de changer le monde à sa manière.

Clins d’œil du film au premier Terminator[modifier | modifier le code]

Plusieurs plans ou scènes « clins d'œil » ont été tirés du premier Terminator, notamment :

  • Lorsque le T-800 est éjecté à travers la vitre du magasin de vêtement par le T-1000, il se fait propulser de la même façon par Kyle Reese dans la boite de nuit Tech Noir ;
  • La phrase « Viens avec moi si tu veux vivre » adressée à Sarah Connor à l'hôpital psychiatrique fait écho à celle prononcée par Kyle Reese dans la boite de nuit lors de leur première rencontre. La phrase est traduite un peu différemment dans la version française du premier film : « Suis-moi si tu ne veux pas mourir. » ;
  • La phrase « Sors de là ! » adressée par le T-1000 (alors qu'il a sa vraie apparence d'homme de métal) au pilote de l'hélicoptère fait aussi écho au « Descends ! » du T-800 du premier film (alors qu'on voit de plus en plus son squelette de métal) à l'attention du jeune chauffeur de camion ;
  • Lorsque le T-1000 pointe Sarah avec son doigt d'acier pointu dans la fonderie, le jeu de regard et la mise en scène font penser à la scène finale de « T1 » lorsque le robot veut l'agripper avec son bras pour l'étrangler juste avant de se faire compresser ;
  • Quand Sarah est filmée dans l'asile psychiatrique, elle a la même réaction que celle de Kyle Reese dans le commissariat du premier film ;
  • Lorsque le T-1000 est sur le point d'achever le T-800, ce dernier rampe au sol avec un seul bras, de la même manière que dans la fin du premier film ;
  • La fonderie comporte le même genre de décor que l'usine dans laquelle se termine le premier film, des escaliers en fer, des plates-formes, etc ;
  • Le T-800 a un accident avec le camion blindé juste après avoir neutralisé l'hélicoptère du T-1000 qui les poursuivait, de la même manière que Sarah, dans le premier film, a un accident avec le pick-up juste après avoir renversé le Terminator qui les poursuivait sur une moto ;
  • Un camion-jouet en plastique est écrasé par la voiture du T-800 au début du premier film, en gros plan, juste avant qu'il ne tue la première Sarah Connor de la liste de l'annuaire. C'est ce même modèle de camion qui sera utilisé par le T-1000 dans le deuxième film lorsqu'il poursuit John Connor qui s'enfuit sur sa moto cross.
  • Quand les trois protagonistes descendent de l'ascenseur après l'explosion chez Cyberdyne, ils sont attaqués à coups de bombes lacrymogènes par la police. Le T-800 part alors seul mettre hors d'état de nuire les forces de l'ordre dans le hall de l'immeuble en prononçant cette phrase à l'attention de John et Sarah : "I'll be back." Il revient comme promis en faisant entrer un véhicule dans le hall de l'immeuble. Ceci fait écho à l'attaque du commissariat dans le premier volet de la trilogie.

Invraisemblances du film[modifier | modifier le code]

  • John Connor étant né le 28 février 1985, comme cela est affiché sur l'ordinateur de la voiture du policier assassiné par le T-1000 au début du film, a donc 10 ans. Le film se déroule donc dans le courant de l'année 1995. Pourtant, le film soutient que John Connor est âgé de 13 ans, il en a d'ailleurs le comportement et le physique ;
  • Quand le Terminator parle à Sarah de Miles Bennett Dyson, il explique que « dans trois ans » Skynet devient une entité consciente et lance l'attaque contre l’humanité. Or, étant en 1995, cette attaque devrait se dérouler en 1998. Encore une fois, le film soutient que le jugement dernier est prévu pour le 29 août 1997.

Réception[modifier | modifier le code]

Box-office[modifier | modifier le code]

Pays Box-office Nbre de semaines Classement TLT[note 2]
Box-office mondial 519 843 345 $ ? sem. 41e
Box-office Drapeau des États-Unis États-Unis/Drapeau du Canada Canada 204 843 345 $ ? sem. 68e
Box-office Drapeau de la France France 6 118 250 entrées ? sem. 2e
Box-office Paris au 23 octobre 1991 402 166 entrées 1 semaine 32e

(1re semaine)

Récompenses[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes
  1. expliqué dans le DVD spécial édition de Terminator 2
  2. « Tous les temps » - All Time
Références
  1. [PDF] « The Visual Effects Society Unveils “50 Most Influential Visual Effects Films of All Time” », sur le site web.archive.org
  2. a, b et c « Weapons from the Terminator movies », sur le site terminatorfiles.com.
  3. a et b « Box Office Mojo Terminator 2: Judgment Day », sur le site boxofficemojo.com.
  4. Fiche de Terminator 2 Judgment Day (1991), sur le site bfi.org.uk.
  5. (fr) « Guns N' Roses - You Could Be Mine », sur Les Charts (consulté le 16 janvier 2013).
  6. (en) « Did You Ever Notice The Guns N Roses In-Joke In 'Terminator 2'? », sur Huffingtonpost,‎ 22 août 2013 (consulté le 31/08/2014)
  7. « Les films cultes en chiffre », sur le site justcinema.net - 8 août 2013.
  8. « Silence, on coupe ! », sur le site www.allocine.fr - 17 décembre 2007.

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]