Embryon

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Un embryon (du grec ancien ἔμϐρυον / émbruon) est un organisme en développement depuis la première division de l'œuf ou zygote jusqu'au stade où les principaux organes sont formés.

L'embryologie est l'étude de la croissance d'un organisme durant toute la gestation, c'est-à-dire à la fois pendant la période embryonnaire et la période fœtale.

La tératologie est l'étude des malformations et des anomalies congénitales.

Chez l'humain[modifier | modifier le code]

Développement[modifier | modifier le code]

Article détaillé : embryogenèse humaine.
Embryon humain de cinq semaines (grossesse tubaire) ; on note la tête en haut avec l'ébauche des yeux ; les bras et les jambes sont à l'état de bourgeons.
Embryon humain d'environ six semaines.

Chez l'être humain, le stade embryonnaire dure huit semaines[1] (soit dix semaines d'aménorrhée). Cette période aboutit à la formation du fœtus. Au-delà et jusqu'au terme de la grossesse, on parle de fœtus.

Lors de la fécondation se forme un zygote (ou cellule-œuf), issu de l'union de deux gamètes : un ovocyte de la mère, et d'un spermatozoïde du père. Chacune apporte, sous la forme de chromosomes, une part d'information génétique. L'ensemble du matériel génétique humain ainsi réuni sera reproduit lors des divisions successives de l'œuf, par le processus de mitose. Lors de sa première semaine, l'embryon est nourri par des sécrétions des glandes utérines stimulées par la progestérone produite par le corps jaune de l'ovaire.

Au septième jour du développement, c'est la nidation : l'œuf s'implante dans l'endomètre.

Statut juridique[modifier | modifier le code]

Recherche[modifier | modifier le code]

Le Parlement français a définitivement adopté mardi 16 juillet 2013, par un vote des députés, le texte autorisant la recherche sur l’embryon et les cellules souches, soutenu par le gouvernement de Jean-Marc Ayrault[2].

Chez les métazoaires[modifier | modifier le code]

Le développement de l'embryon de la plupart des animaux multicellulaires, ou métazoaires, comprend successivement :

  • le clivage ou la segmentation qui correspond aux premières mitoses de l'embryon.
  • la gastrulation qui met en place les deux (ectoderme, endoderme) ou trois (+ mésoderme) feuillets embryonnaires qui vont former les tissus et organes caractéristiques de l'espèce. L'organisation de l'embryon est souvent bouleversée au cours de ce processus qui implique de nombreuses migrations cellulaires.
  • la neurulation et l'organogénèse au cours desquels le système nerveux et les organes se forment à partir des feuillets.

Les embryons des métazoaires peuvent respirer soit par diffusion directe à travers le tégument (exemple : embryons d'amphibiens), soit à l'aide d'une annexe embryonnaire qui joue le rôle de « poumon » ou de « branchie » transitoire (embryons d'amniotes, pour la plupart des mammifères c'est le placenta qui assure ce rôle).

Les embryons des métazoaires peuvent se nourrir à partir des réserves contenues dans leurs cellules et déposés initialement dans l'ovocyte par leur mère (embryons d'arthropodes, d'amphibiens), ou se nourrissent à l'aide d'annexes embryonnaires (embryons d'amniotes, pour la plupart des mammifères c'est le placenta qui assure ce rôle).

Chez les plantes[modifier | modifier le code]

Embryon de Fusain d'Europe (en jaune).

En botanique, l'embryon est l'ensemble de cellules issues de la division de l'œuf jusqu'au stade de la plantule, organisme maintenu en vie latente, pendant un temps variable, au sein de la graine et qui comprend quatre parties : la gemmule, la tigelle, le(s) cotylédon(s) et la radicule.

Polyembryonie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Polyembryonie.

La polyembryonie se définit par la formation d'au moins deux embryons viables à partir d'une seule cellule-œuf. Elle correspond chez les humains à la formation de jumeaux monozygotes (« vrais » jumeaux).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Rosine Chandebois, L'embryon cet inconnu,  éd. L'Âge d'Homme, 2004, 163 p. (suivi de : Michel Lefeuvre, La réflexion d'un philosophe, p. 165 à 174)
  • Pierre-Olivier Arduin, La bioéthique et l'embryon,  éd. de l'Emmanuel, 2007 (ISBN 978-2353890170)
  • Armand Tandeau de Marsac, Regard intérieur sur l'embryon,  éd. Arsis, 2007

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Cours d'embryologie en ligne à l'usage des étudiants et étudiantes en médecine. Universités de Fribourg, Lausanne et Berne, sous l'égide du Campus Virtuel Suisse.
  2. « Eric Brunet: "Le Parlement adopte le texte autorisant la recherche sur l’embryon humain" », la-croix.com,‎ 16 juillet 2013 (consulté le 17 juillet 2013)