Roberto Carlos da Silva

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Roberto Carlos
Roberto Carlos 2012.jpg
Situation actuelle
Équipe Drapeau : Turquie Sivasspor (entraîneur)
Biographie
Nom Roberto Carlos da Silva Rocha
Nationalité Drapeau du Brésil Brésil
Naissance (41 ans)
Lieu Garça
Taille 1,68 m (5 6)
Période pro. 1989-2012
Poste Arrière gauche
Pied fort Gauche
Parcours professionnel 1
Saisons Club M. (B.)
1989-1992 Drapeau : Brésil União São João 033 0(10)
1993-1995 Drapeau : Brésil SE Palmeiras 044 00(5)
1995-1996 Drapeau : Italie Inter Milan 030 00(5)
1996-2007 Drapeau : Espagne Real Madrid CF 527 0(73)
2007-2009 Drapeau : Turquie Fenerbahçe 065 00(6)
2009-2011 Drapeau : Brésil Corinthians 035 00(1)
2011-2012 Drapeau : Russie Anji Makhatchkala 036 00(6)
1989-2012 Total 770 (106)
Sélections en équipe nationale 2
Années Équipe M. (B.)
1992-2006 Drapeau : Brésil Brésil 125 0(11)
Équipes entraînées
Années Équipe Stats
2011-2012 Drapeau : Russie Anji Makhatchkala (entraîneur-joueur)
2012-2013 Drapeau : Russie Anji Makhatchkala (adjoint)
2013- Drapeau : Turquie Sivasspor
1 Compétitions officielles nationales et internationales.
2 Matchs officiels.
Dernière mise à jour : 07 Juin 2013

Roberto Carlos da Silva Rocha est un footballeur professionnel brésilien né le à Garça (Brésil), mesurant 1,68 m et pesant 70 kg.

Il est surtout connu pour la puissance de ses frappes et sa vitesse de pointe. Il est souvent désigné comme le successeur de Branco, latéral gauche et droit brésilien.

Biographie[modifier | modifier le code]

Ses débuts[modifier | modifier le code]

Roberto Carlos est issu d'une famille pauvre. Originaire de Los Caños de Meca , un quartier de São Paulo, le jeune Roberto intègre l’équipe première d'União São João dès l'âge de 14 ans, débute sous le maillot auriverde avec les moins de 16 ans, et à 18 ans s'impose dans l'équipe de Palmeiras tout en savourant sa première sélection avec la grande Seleçao.

Il se distingua très vite par ses montées ravageuses sur son couloir gauche, laissant toutefois de nombreuses brèches en défense...

Ce ne fut pas sans attirer la convoitise des grands d'Europe.

Le passage à l'Inter Milan[modifier | modifier le code]

En 1995, il franchit l’Atlantique et se retrouve dans le championnat italien, à l’Inter Milan. L’Europe découvre alors le phénomène Roberto Carlos. Sa vision de jeu, qualifiée d'ultra-offensive en tant qu'arrière gauche, paraît incompatible avec les plans de l’entraîneur. Malgré une saison pleine et agrémentée de 5 buts en championnat, l’Internazionale décide de vendre le joueur et le Real Madrid saisit l'opportunité. En effet son ancien entraîneur, Ottavio Bianchi, jugeait que Roberto Carlos lâchait un peu trop sa défense.

Les années madrilènes[modifier | modifier le code]

Un an plus tard, il incorpore l'effectif du Real Madrid, où il explose véritablement sur le plan mondial, devenant l'un des meilleurs défenseurs du championnat d'Espagne. Il est très connu pour ses montées rapides, comme en finale de la Ligue des champions 2002 face au Bayer Leverkusen, où il adresse un centre conclu par un superbe but de Zinédine Zidane . Les dirigeants madrilènes achèteront d'ailleurs des joueurs plus défensifs (Helguera, Makelele) pour se charger de compenser ses montées. Sa marque de fabrique est sans aucun doute sa frappe de balle surpuissante, grâce à laquelle il a marqué des buts mémorables, tant avec le Real qu'avec la Seleçao.

Sa trajectoire au Real est impressionnante. Dès sa première saison, il s'impose comme l'un des piliers de la défense madrilène. Il est alors considéré comme l'un des meilleurs défenseurs au monde, réputation qu'il confirmera avec la Seleçao. Autant au Real Madrid qu’en sélection brésilienne, il s’est affirmé comme l'un des meilleurs latéraux gauche du monde. En 11 ans passés au Real, il a été exemplaire : quasiment jamais blessé, toujours titulaire, en excellente forme, il a marqué les esprits des supporters.

En 10 ans de présence au sein du club merengue, l’infatigable Roberto Carlos va empiler 41 buts en Liga et 16 en Ligue des champions, dont de nombreux coups francs. Il y a surtout étoffé son palmarès avec, entre autres: trois C1 et autant de titres de Champion d’Espagne. Les années de présidence Florentino Pérez semblent avoir quelque peu terni sa bonne humeur légendaire au sein d'un vestiaire où Espagnols et Brésiliens se déchirent dans une ambiance de fin de cycle qui donne envie d’aller voir ailleurs. Mais à 33 ans, celui dont la famille a adopté l’Espagne aimerait surtout que le Real se remette sur de bons rails pour terminer sa carrière en beauté, alors qu’il a battu en janvier 2007 le record de matches en Liga pour un étranger détenu par Alfredo Di Stéfano. Malgré tout, à la suite sans doute de son erreur monumentale lors du match face au Bayern Munich le (contrôle manqué sur une passe peu appuyée, qui provoqua un contre immédiat du Bayern, qui s'acheva par un but de Roy Makaay, alors que le match avait commencé depuis seulement 10 secondes), Roberto Carlos a décidé de ne pas donner suite à son contrat au Real. Ainsi, à la fin de la saison 2006-2007, c'est-à-dire le 17 juin en Espagne, l'arrière-gauche s'est engagé avec le club turc de Fenerbahçe.

Avec 527 matchs officiels (pour 68 buts marqués) avec le Real Madrid, il est le joueur étranger ayant le plus honoré le maillot de l'équipe madrilène.

En avril 2008 , il est, suite a un sondage fait sur le site officiel du Real Madrid , élu 4e meilleur joueur de l'histoire du Real Madrid par les supporters du club merengue, derrière entre autres Zidane et Raùl .

Un retour au pays[modifier | modifier le code]

Le , Roberto Carlos décide de rentrer au pays et signe aux Corinthians, il quitte alors la Turquie et le Fenerbahçe. Son contrat commence le , et durera 2 ans. Il y retrouve Ronaldo, ancien coéquipier et autre vedette brésilienne.

La carrière russe[modifier | modifier le code]

En février 2011, son contrat avec le club brésilien est résilié et il signe dans la foulée en faveur du club russe de FK Anji Makhatchkala pour deux ans et 9 millions d'euros par saison[1].

Le , il devient entraîneur-joueur de l'Anji Makhatchkala suite au licenciement de son, dès lors, ex-entraîneur, Gadzhi Gadzhiyev.

Le , il met fin à sa carrière de footballeur[2].

Son style et ses caractéristiques[modifier | modifier le code]

Avec un centre de gravité plus bas que la moyenne, ajouté à un tour de cuisse de 58 cm, l'homme développe très tôt des qualités de vitesse et de percussion inédites à son poste, ainsi qu’une frappe de balle fulgurante.

Avec Roberto Carlos, un nouveau type de défenseur latéral apparaît : un défenseur rapide, puissant, capable de défendre comme d'attaquer, de descendre comme de monter en attaque. Après des années à tenter de contrer les montées du brésilien, les entraîneurs européens vont reprendre à leur compte cette vision du poste pour donner une nouvelle dimension à leur animation offensive. De jeunes joueurs brésiliens tels que Daniel Alves ou Douglas Maicon prendront exemple sur son style de jeu, et deviendront comme lui des défenseurs puissants, rapides et performants en attaque. Lors de la Coupe du monde 2002, le sélectionneur Luis Felipe Scolari mit un terme au contentieux en optant pour un 3-5-2 qui demandait moins de repli défensif à Carlos et Cafú, avec, à terme, un cinquième trophée pour le Brésil.

Roberto Carlos s'est inspiré de la technique de Branco, ancien international brésilien lui aussi et évoluant au même poste que Roberto Carlos, pour tirer les coups francs qui lui permet d'y appliquer le maximum de puissance. Cette technique consiste à faire des petits pas vers le ballon (cela demande beaucoup d'élan) pour accélérer et s'arrêter juste au moment où la frappe est décochée. Roberto Carlos a ainsi marqué un des buts les plus surprenants de l'histoire lors du Tournoi de France en 1997 face à l'équipe de France.

Actions d'anthologie[modifier | modifier le code]

  • Tournoi de France, 1997. La France, qui s’apprête à accueillir la Coupe du Monde, organise cette compétition amicale où elle croise le Brésil. Un coup franc est sifflé pour la seleçao et Roberto Carlos place son ballon, à plus de 30 mètres du but, légèrement décalé sur la droite. Après sa course d’élan si singulière, le canonnier brésilien décoche une frappe puissante de l’extérieur du pied gauche qui contourne le mur par la droite. Le ballon semble non cadré mais n’en finit plus de tourner et termine sa course dans les filets suite à un poteau rentrant sous les yeux d’un Fabien Barthez incrédule. Ce coup franc avait eu un tel retentissement[3] que de nombreux scientifiques s'étaient penchés sur cette courbe extraordinaire. Christophe Clanet et David Quéré de l'ESPCI ParisTech et l'École polytechnique ont établi l’équation du spiraloïde décrit par une sphère en rotation sur elle-même lancée dans un fluide. C’est une spirale dont la courbure augmente à mesure que la sphère se déplace[4].
  • CD Tenerife - Real Madrid. Suite à une action repoussée par les joueurs de Tenerife, un madrilène parvient tout de même, au gré d'un ballon flottant, à adresser une passe très profonde dans la course de Roberto Carlos. Le ballon court vers la sortie de but lorsque soudain, Roberto Carlos rattrape le ballon et exécute un modèle de centre-tir, de l'extérieur du pied gauche, qui alors que le ballon était presque au poteau de corner, part avec un léger effet rentrant pour s'engouffrer dans la lucarne opposée du gardien totalement stupéfait.
  • Corinthians - Portuguesa. Le 16 janvier 2011, Roberto Carlos effectue son premier match de l'année. Après un déboulé de 40 mètres, qu'il affectionne tant, sur l'aile gauche, il voit son centre-tir au premier poteau détourné en corner par le gardien. Alors que les joueurs se placent dans la surface, il s'aperçoit que le gardien adverse anticipe un centre dans le paquet. Il déclenche immédiatement une frappe à mi-hauteur, brossée de l'extérieur du pied, qui finit sa course dans le petit filet opposé. À presque 38 ans, Roberto Carlos, titulaire dans l'équipe vice-championne du Brésil, prouve encore une fois qu'il n'a rien perdu des qualités qui l'ont rendu célèbre.

Carrière[modifier | modifier le code]

En club[modifier | modifier le code]

Saison Club Pays Championnat Coupes continentales
Division Matchs Buts Cartons Type Matchs Buts
Carton jaune Carton rouge
1991 - 1991 União São João Drapeau du Brésil Brésil Série A - -  ?  ? - - -
1992 - 1992 União São João Drapeau du Brésil Brésil Série A - - 0 0 - - -
1993 - 1993 SE Palmeiras Drapeau du Brésil Brésil Série A 20 1  ?  ? - - -
1994 - 1994 SE Palmeiras Drapeau du Brésil Brésil Série A 24 2  ?  ? - - -
1995 - 1995 SE Palmeiras Drapeau du Brésil Brésil Série A 23 3  ?  ? - - -
1995 - 1996 Inter Milan Drapeau de l'Italie Italie Série A 30 5  ?  ? C3 2 1
1996 - 1997 Real Madrid Drapeau de l'Espagne Espagne Division 1 37 4  ?  ? - - -
1997 - 1998 Real Madrid Drapeau de l'Espagne Espagne Division 1 35 4  ?  ? C1 9 2
1998 - 1999 Real Madrid Drapeau de l'Espagne Espagne Division 1 35 5  ?  ? C1 8 0
1999 - 2000 Real Madrid Drapeau de l'Espagne Espagne Division 1 35 4  ?  ? C1 17 4
2000 - 2001 Real Madrid Drapeau de l'Espagne Espagne Division 1 36 5  ?  ? C1 11 4
2001 - 2002 Real Madrid Drapeau de l'Espagne Espagne Division 1 31 3  ?  ? C1 12 1
2002 - 2003 Real Madrid Drapeau de l'Espagne Espagne Division 1 37 5  ?  ? C1 15 1
2003 - 2004 Real Madrid Drapeau de l'Espagne Espagne Division 1 32 6  ?  ? C1 8 2
2004 - 2005 Real Madrid Drapeau de l'Espagne Espagne Division 1 34 3  ?  ? C1 10 1
2005 - 2006 Real Madrid Drapeau de l'Espagne Espagne Division 1 35 5 8 1 C1 7 0
2006 - 2007 Real Madrid Drapeau de l'Espagne Espagne Division 1 23 3  ?  ? C1 8 0
2007 - 2008 Fenerbahçe Drapeau de la Turquie Turquie Turkcell Süper Lig 26 2 4 0 C1 9 0
2008 - 2009 Fenerbahçe Drapeau de la Turquie Turquie Turkcell Süper Lig 40 6 6 0 C1 10 1
2009 - déc. 2009 Fenerbahçe Drapeau de la Turquie Turquie Turkcell Süper Lig 11 0  ?  ? C3 8 1
Jan. 2010 - 2010 Corinthians Drapeau du Brésil Brésil Série A 35 1  ?  ? CL 8 0
Fév. 2011 - 2012 FK Anji Makhatchkala Drapeau de la Russie Russie Premier-Liga 25 4  ?  ? - - -

Buts en sélection[modifier | modifier le code]

En équipe nationale[modifier | modifier le code]

Palmarès[modifier | modifier le code]

En club[modifier | modifier le code]

Drapeau : Brésil Palmeiras
Drapeau : Espagne Real Madrid
Drapeau : Turquie Fenerbahçe

En équipe nationale[modifier | modifier le code]

11 buts en 125 sélections

Distinctions personnelles[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Roberto Carlos touche le jackpot en Russie
  2. « Roberto Carlos, la fin d'une légende », sur www.chronofoot.com (consulté le 20 août 2012)
  3. (en) Greatest free-kick 'was no fluke' say physicists, Victoria Gill sur le site BBC News du 2 septembre 2010.
  4. (en) The spinning ball spiral, Guillaume Dupeux, Anne Le Goff, David Quéré et Christophe Clanet, New Journal of Physics (2010), vol. 12:093004.
  5. (en) FIFA DREAM TEAM: Maradona voted top player sur The Indian Express, 19 juin 2002

Liens externes[modifier | modifier le code]

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