Louis Nicollin

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Louis Nicollin

Description de cette image, également commentée ci-après

Louis Nicollin lors des tirages au sort de la Coupe de France 1978-1979 (à gauche au micro).

Naissance (70 ans)
Valence, France
Nationalité Drapeau de la France France
Profession Président du Groupe Nicollin
Président du Montpellier Hérault Sport Club

Louis Nicollin né le à Valence (Drôme), est un entrepreneur français dirigeant du groupe Nicollin, ensemble d'entreprises de nettoyage urbain, de ramassage et de retraitement des déchets ménagers et industriels.

Figure montpelliéraine, il est également le président du Montpellier Hérault Sport Club de football depuis 1974.

Biographie[modifier | modifier le code]

Chef d'entreprise et dirigeant sportif[modifier | modifier le code]

Dans sa jeunesse, il travaille dans l'entreprise familiale de collecte de déchets. Il en prend la direction en 1977 et développe son activité principalement à Montpellier, avant d'essaimer en France et dans les départements d'Outre-mer. Deux agences du groupe opèrent en Belgique et au Maroc.

En 1974, il devient président du club de football amateur Montpellier Paillade Sport Club, qui joue alors en division d'honneur. Sous son impulsion, et l'appui du maire de la ville Georges Frêche, devenu son ami[1], le club se développe et retrouve en huit ans la première division. Il prend le nom de Montpellier Hérault Sport Club (MHSC) en 1989 et Nicollin en devient l'unique actionnaire. Sous sa direction, le MHSC a notamment remporté le championnat de France D2 en 1987, une coupe de France en 1990, et la Ligue 1 en 2012.

Louis Nicollin n'investit pas seulement dans le football, mais aussi dans d'autres sports. Dans le rugby, le groupe Nicollin a été le principal sponsor de l'Association sportive de Béziers Hérault de 1999 à 2009. Puis en 2009, à travers sa holding à son nom, Louis Nicollin entre dans le capital du Montpellier Hérault Rugby Club[2]. En 2000, il achète le Paris Basket Racing et en 2002 le Paris Handball, à la tête desquels il place des hommes de confiance, comme Gilbert Varlot et Jean-Claude Lemoult[3]. Il est aussi président de la Fédération française de joute et sauvetage nautique (FFJSN).

Ses responsabilités et son image dans le monde du sport permettent à Louis Nicollin d'accroître sa notoriété auprès des élus locaux, ce qui l'aide à remporter de nombreux nouveaux marchés publics de collectes de déchets pour le Groupe Nicollin[3].

Il est membre du Club des Cinquante, fraternelle de Fidélité et travail, loge maçonnique de Montpellier, affiliée au Grand Orient de France[4]. Il est classé 311e fortune française[5].

En tant que grand passionné, il détient une des plus grandes collections de maillots de football de près de 4 500 pièces, parmi lesquels certains ont appartenu à des légendes du football[6].

Il est marié à Colette, avec qui il a deux fils Olivier (42 ans) et Laurent (39 ans)[7], qui ont tous deux des fonctions au sein de l'entreprise et du club.

Caractère[modifier | modifier le code]

Louis Nicollin est connu dans le monde du football français comme étant une personne « volcanique », célèbre pour ses dérapages verbaux et certaines expressions outrancières.

« On a fait mieux que Michel Sardou au Zénith. 18 000 spectateurs pour une ville qui n'aime pas le football, pour un président qui est un peu con, pour un entraîneur qui achète les matchs, pour un directeur sportif qui est nîmois... »[8].

Le , il qualifie Benoît Pedretti, capitaine de l'AJ Auxerre (contre qui Montpellier s'est incliné quelques minutes auparavant), de « petite tarlouze », et profère contre lui des menaces sur le traitement qui lui sera accordé lors du match retour[9]. Le lendemain, le Collectif contre l'homophobie (CCH) demande à la Ligue de football professionnel (LFP) des sanctions contre Louis Nicollin qui s'excuse le surlendemain[10]. Par la suite, le Conseil national de l'éthique condamne Louis Nicollin à quatre mois d'interdiction de toute fonction officielle, dont deux avec sursis, jugeant ses propos « discriminatoires et menaçants ».

Le 15 mai 2010, à la suite de la qualification de son club pour le 3e tour de qualification de la Ligue Europa, il exulte au micro de Canal+ « La place du con n'est pas pour nous, elle est pour M. Triaud et M. de Tavernost (dirigeants des Girondins de Bordeaux, club champion la saison précédente), et ça, ça me fait rire »[11].

Le 30 décembre 2011, déclare au journal L'Équipe à propos de Carlo Ancelotti, nouvel entraîneur du Paris-Saint-Germain « Je préfère Courbis à Ancelotti ! [...] Les grands entraîneurs sont ceux qui gagnent des titres avec des demi-bons. Avec Courbis, on est montés en Ligue 1 avec des demi-mongoliens »[12].

Le 17 avril 2012, à peine un mois après qu'il a reçu le prix Pierre Guénin pour son engagement contre l'homophobie, il perd ce prix et sa récompense de 2 000 euros à la suite d'une injure homophobe prononcée sur RMC[13].

Le 15 avril 2012, il déclare à TF1 qu'il se ferait une crête « à la Jérémy Ménez » si son club finissait premier. Il tiendra promesse : le lendemain du sacre de Montpellier à la tête de la Ligue 1, il arbore une crête aux couleurs du club héraultais, orange et bleue[14]. Le 22 mai 2012, le journal L'Équipe lui consacre alors sa une avec sa crête en évoquant « La Saint-Nicollin ».

Personnage médiatique[modifier | modifier le code]

Louis Nicollin sur le podium du Tour de France 2013.

Au fil du temps, Louis Nicollin devient une personnalité médiatique incontournable et un habitué des émissions radios et télés, les journalistes appréciant tout particulièrement sa verve et son franc-parler. Le 29 juin 2013, notamment, à l'occasion de son soixante-dixième anniversaire, L'Équipe tourne un reportage télévisé intitulé Jour J avec Nicollin[15]. diffusé sur la chaîne L'Équipe 21. Le dessinateur David Buonomo, alias Dadou, d'autre part, lui consacre deux BD intitulées Nicollin, une vie de foot (décembre 2011) et Nicollin, poubelle la vie (décembre 2012)[16].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Nicollin, une vie de foot, Dadou, Éditions Pat à pan, bande dessinée publiée en décembre 2011
  • Nicollin, poubelle la vie, Dadou, Éditions Pat à pan, bande dessinée publiée en décembre 2012

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Louis Nicollin, un président hors-norme », sur http://www.francesoir.fr/,‎ 19 mai 2012
  2. « Montpellier accueille les Nicollin », sur lefigaro.fr,‎ 19 mars 2009
  3. a et b « Louis Nicollin, le sport et le business », sur http://www.lagazettedemontpellier.fr/,‎ 19 décembre 2011
  4. « Le Marigot du pouvoir », de Jacques Molérant, Nouvel Observateur du 12 décembre 2002.
  5. Classement du magazine Challenges en 2011
  6. www.youtube.com/watch?&v=hwVOr0qlQzo
  7. Farid Zouaoui, « Montpellier : Louis Nicollin, un sacré « Loulou » », sur leparisien.fr,‎ 20 mai 2012
  8. Olivier De Los Bueis, « J'en ai gros sur la patate », sur foot365.fr,‎ 26 mai 2007
  9. « Alors comme ça, Loulou Nicollin, Pedretti est une tarlouze ? », sur http://www.coupfranc.fr/,‎ 1er novembre 2009
  10. « La "petite tarlouze" de Nicollin provoque la polémique », sur Nouvelobs.com,‎ 1er novembre 2009
  11. Nicolas Rouyer, « Dans la gueule de "Loulou" », sur http://www.europe1.fr,‎ 22 avril 2011
  12. « Quand Nicollin dézingue le PSG et Ancelotti... », sur footmercato.net,‎ 30 décembre 2011
  13. « Louis Nicollin perd le prix Pierre Guenin après son injure homophobe en direct-site=http://www.tetu.com/ »
  14. « Nicollin a tenu sa promesse », sur http://www.eurosport.fr/,‎ 21 mai 2012
  15. « Jour J avec Nicollin », sur video.lequipe.fr.,‎ 30 juin 2013
  16. « BD de Dadou:après Nicollin une vie de foot voici Nicollin, Poubelle la vie Nicollin », sur www.midilibre.fr.,‎ 2 décembre 2012