Trabzon

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Trabzon
Pays
drapeau de la Turquie
     Turquie
Situation géographique
Code 61
Maire Mehmet Volkan Canalioğlu (2004, CHP)
Préfet (vali) Nuri OKUTAN (2007)

Trabzon ou Trapézonte (anciennement nommée Trébizonde ; dans l'antiquité, en grec Τραπεζους, Trapezous, du mot grec trapeza, « la table », rappelant la forme de la montagne proche de la ville) est une ville de Turquie, préfecture de la province du même nom, située au bord de la mer Noire. D'abord capitale de l'Empire grec de Trébizonde, elle devient après sa conquête par les Turcs, la capitale du sancak (sous-préfecture en turc) du Lazistan. La ville possède une culture assez différente du reste de la Turquie grâce à son histoire riche en royaumes et empires aux populations différentes.

Sommaire

[modifier] Géographie

Un rond-point de Trabzon
Un rond-point de Trabzon

La ville est située entre la rive sud-est de la mer Noire et les flans des ces chaines pontiques(et d ailleur les constructions sur ces reliefs procurent aux habitants de formidables vues!!), dans la province homonyme de 4 685 m2

[modifier] Topographie

La région est principalement constituée de plateaux et de collines traversés par de nombreuses rivières se jetant dans la mer Noire.

[modifier] Climat

Le climat de la région est typique de celui qui règne sur le pourtour de la mer Noire. Les précipitation sont bien réparties tout au long de l'année. Les températures maximales moyennes sont de 27°C en juillet et de 5°C en janvier. La température de la mer varie quant à elle entre 10°C et 20°C.

[modifier] Histoire

Trabzon est fondée au Ve siècle av. J.-C. par des colons originaires de Milet, peut-être par des colons de Sinope, (Sinop en turc) vers - 700. C'est aux environs de cette ville que Xénophon et ses Dix Mille aperçoivent la mer pour la première fois suite à leur retraite de l'empire perse. La cité connaît tour à tour des périodes romaine et byzantine. Après la prise de Constantinople par les Croisés en 1204, Alexis Comnène s'enfuit avec la famille impériale à Trabzon et fonde une dynastie de princes qui régnera sur la ville et sa région. Ainsi Trabzon devient capitale de l’Empire byzantin, renommé Empire grec de Trébizonde. Vaincue en 1461 par le sultan ottoman Mehmed II le Conquérant, la ville connaît désormais la domination des Ottomans, avant de voir naître le sultan Soliman le Magnifique.

Quartier historique
Quartier historique

Jusqu'au début de la Première Guerre mondiale, la ville est très majoritairement habitée par les Grecs. Entre 1894 et 1896, une partie des 30 000 Arméniens de la ville fut décimée durant les massacres hamidiens[1].

Au début du XXe siècle, la majorité des populations chrétiennes de la ville ont été déportées ou exterminées par le gouvernement Jeunes-Turcs. En 1915, débute sous ordre du ministre de l'Intérieur turc Talaat Pacha la politique d'extermination des Arméniens de l'Empire ottoman. Le génocide arménien fera plus d'un million de morts dans toute la Turquie et plusieurs milliers dans la ville de Trabzon.

Entre 1916 et 1923, Enver Pacha, alors ministre de la défense, veut « résoudre le problème grec… de la même façon qu’il pensait avoir résolu le problème arménien[2] ». Le génocide des Grecs du Pont fera entre 350 000 et 360 000 morts. Les survivants se réfugieront en Russie impériale et les rares Grecs restés sur place seront expulsés vers la Grèce suite à la signature du traité de Lausanne.

Selon certaines études, il y aurait encore de nos jours près de 300 000 hellénophones de religion musulmane dans la région (voir l'article Pontiques), ainsi que de nombreuses populations caucasiennes (Lazes, Géorgiens et Circassiens), ayant été chassées du Caucase par la Russie tsariste.

La ville est connue pour être un berceau d'idées politiques ultra-nationalistes turques[3]. Le prêtre catholique italien Andrea Santoro y a été assassiné le 5 février 2006. La famille d'Ogün Samast, l'assassin, en janvier 2007, du journaliste turc d'origine arménienne Hrant Dink est originaire de Trabzon[3].

[modifier] Jumelage

[modifier] Notes et références de l'article

  1. Hundreds killed at Trebizond; Soldiers joined the mob in looting and in firing on Armenians, New York Times, 18 octobre 1895
  2. Ferguson, Niall. The War of the World: Twentieth-Century Conflict and the Descent of the West. New York: Penguin Press, 2006 p. 180 ISBN 1-5942-0100-5
  3. ab Turkey's nationalist hotbed 1er mars 2007, reportage de Sarah Rainsford, correspondante à la BBC.

[modifier] Voir aussi

[modifier] Articles connexes

[modifier] Liens et documents externes