Vahid Halilhodžić

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Vahid Halilhodžić
Algérie - Arménie - 20140531 - Vahid Halilodzic 2.jpg
Vahid Halilhodžić en 2014, durant un match de la sélection algérienne.
Situation actuelle
Équipe Drapeau : Turquie Trabzonspor
Biographie
Nom Vahid Halilhodžić
Nationalité Drapeau : Bosnie-Herzégovine Bosnien
Drapeau : France Français
Nat. sportive Drapeau : République fédérative socialiste de Yougoslavie Yougoslave
Naissance 15 mai 1952 (62 ans)
Lieu Jablanica, Yougoslavie
Taille 1,82 m (6 0)
Période pro. 19711987
Poste Attaquant
Parcours junior
Saisons Club
Drapeau : République fédérative socialiste de Yougoslavie FK Velež Mostar
Parcours professionnel 1
Saisons Club M. (B.)
1971-1981 Drapeau : République fédérative socialiste de Yougoslavie FK Velež Mostar 387 (189)
1981-1986 Drapeau : France FC Nantes 185 0(96)
1986-1987 Drapeau : France Paris SG 41 0(24)
1971-1987 Total 710 (338)
Sélections en équipe nationale 2
Années Équipe M. (B.)
1976-1985 Drapeau : République fédérative socialiste de Yougoslavie Yougoslavie 015 00(8)
Équipes entraînées
Années Équipe Stats
1993-1994 Drapeau : France AS Beauvais 10v 19n 13d
1997-1998 Drapeau : Maroc Raja Casablanca 28v 14n 3d
1998-2002 Drapeau : France LOSC 79v 44n 36d
2002-2003 Drapeau : France Stade rennais 15v 10n 18d
2003-2005 Drapeau : France Paris SG 28v 21n 14d
2005-2006 Drapeau : Turquie Trabzonspor 12v 5n 9d
2006 Drapeau : Arabie saoudite Ittihad Djeddah 7v 1n 2d
2008-2010 Drapeau : Côte d'Ivoire Côte d’Ivoire 12v 9n 1d
2010-2011 Drapeau : Croatie Dinamo Zagreb 24v 4n 4d
2011-2014 Drapeau : Algérie Algérie 19v 5n 7d
2014- Drapeau : Turquie Trabzonspor 4v 6n 2d
1 Compétitions officielles nationales et internationales.
2 Matchs officiels.
Dernière mise à jour : 14 juillet 2014

Vahid Halilhodžić est un footballeur de nationalité bosnienne, devenu par la suite entraîneur. Il est né le 15 mai 1952[1] à Jablanica, en Yougoslavie, aujourd'hui en Bosnie-Herzégovine. Depuis 1995, il possède la nationalité française.

Formé au FK Velež Mostar, l'attaquant remporte avec ce club la Coupe de Yougoslavie en 1981. Il est transféré au FC Nantes, sacré champion de France en 1983. Halilhodžić est le meilleur buteur du championnat lors de cette saison ainsi qu'en 1985. Il termine sa carrière de joueur au Paris SG lors de la saison 1987.

Champion d'Europe en 1978 avec l' Équipe espoirs, il est appelé à quinze reprises et inscrit huit buts pour le compte de l'équipe nationale yougoslave, avec laquelle il dispute le championnat d'Europe 1976 et la Coupe du monde 1982.

Devenu entraîneur, Halilhodžić dirige tout d'abord le FK Velež Mostar, son club formateur. Après un passage à l'AS Beauvais, il rejoint le Raja de Casablanca qui remporte sous ses ordres la Coupe d'Afrique des clubs champions en 1997 et le titre de champion du Maroc en 1998. De retour en France, il entraîne le Lille OSC, le Stade rennais et le Paris SG, qui s'impose en finale de la Coupe de France en 2004. Halilhodžić est recruté par Trabzonspor, puis Ittihad Djeddah, avant d'être nommé sélectionneur de la Côte d'Ivoire, qu'il qualifie pour la Coupe du monde 2010. Il est sacré champion de Croatie en 2011 avec le Dinamo Zagreb. De 2011 à 2014, il est sélectionneur de l'Algérie, qui pour la 1re fois se qualifie pour les 8e de finale de la Coupe du monde.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Vahid Halilhodžić naît en 1952 à Jablanica, une ville de Bosnie-Herzégovine qui fait alors partie de la République fédérative populaire de Yougoslavie[a 1]. Son père Safet pratique le football en amateur dans le club de la ville, le FK Turbina Jablanica (hr), où s'initient Vahid Halilhodžić et deux de ses frères[b 1]. Il s'intéresse également à la musique rock et espère accéder à l'université pour devenir électrotechnicien[a 2]. À 14 ans, il intègre un lycée technique de Mostar. Il assiste à des rencontres du FK Velež Mostar, où évolue son frère Salem. Repéré à son tour par l'encadrement du Velež, Vahid Halilhodžić intègre le club et joue durant deux saisons dans l'équipe espoirs[a 1],[b 1].

Carrière de joueur[modifier | modifier le code]

Velež Mostar[modifier | modifier le code]

Au cours des années 1970, le Velež Mostar est un club populaire, qui pratique un football offensif. Il dispute le championnat de Yougoslavie, dominé par Hajduk Split et l'Étoile rouge de Belgrade[a 3]. Entre 1971 et 1981, Vahid Halilhodžić inscrit plus de 200 buts pour le Velež et devient l'un des meilleurs attaquants du pays[a 4],[b 1]. Il fait partie d'une équipe comptant plusieurs internationaux, dont Franjo Vladić, Boro Primorac et Blaž Slišković. Le Velež termine régulièrement dans les dix premiers et, sous la direction de l'entraîneur Sulejman Rebac, se classe 2e du championnat en 1973 et 1974. Leur bilan au plan européen est plus mitigé, même s'ils atteignent les quarts de finale de la coupe UEFA 1974-1975[a 3]. Au cours de la saison 1980-1981, Halilhodžić inscrit notamment un doublé en finale de la Coupe de Yougoslavie, remportée par le Velež Mostar sur le score de 3-2 face au FK Željezničar Sarajevo[a 4].

FC Nantes[modifier | modifier le code]

Conformément à la loi en vigueur à cette époque en Yougoslavie, l'attaquant ne peut s'expatrier avant d'avoir atteint l'âge de 28 ans[a 4]. En 1981, plusieurs clubs cherchent à le recruter, les allemands du VfB Stuttgart, les italiens du Torino et les anglais de Leeds United[a 5], mais il s'engage finalement avec le FC Nantes, qui enregistre le départ de son avant-centre Éric Pécout. Vahid Halilhodžić connaît un début de saison difficile et tarde à inscrire son premier but dans le championnat de France[a 6]. Au mois de septembre, l'attaquant yougoslave marque face aux belges du KSC Lokeren, qui disputent à Saupin un 32e de finale de coupe UEFA. Mais il est expulsé par l'arbitre et écope d'une suspension de quatre matches pour avoir bousculé un défenseur adverse, qui, selon Halilhodžić, lui a mordu le doigt[a 7]. Ne maîtrisant pas la langue française et se sentant isolé dans le groupe, il songe à quitter le club[a 8]. Alors qu'il se montre efficace avec l'équipe de Yougoslavie, qui dispute les éliminatoires de la coupe du monde 1982, il n'inscrit que trois buts avec Nantes jusqu'en octobre, avant de porter son total à sept en fin de saison[a 9].

En 1982, Jean Vincent part entraîner l'équipe nationale du Cameroun et est remplacé à Nantes par Jean-Claude Suaudeau, qui encourage Halilhodžić à rester[a 10]. Après chaque entraînement, l'attaquant s'impose des séances de travail supplémentaires, seul devant le but. Suaudeau, au cours de longues conversations, lui fait comprendre qu'il doit mieux s'intégrer au jeu collectif nantais[a 11]. En 1982-1983, Nantes est champion de France et finaliste de la coupe. Halilhodžić s'impose comme un joueur complet, à la fois créatif et efficace. Il est sacré meilleur buteur du championnat avec 27 réalisations. Il score à 19 reprises en 1983-1984 et obtient un 2e titre de meilleur buteur en 1984-1985 après avoir fait trembler 27 fois les filets. Lors de sa dernière saison au FCN, le bosnien inscrit 18 nouveaux buts[a 12].

Paris Saint-Germain[modifier | modifier le code]

Maintenant âgé de 34 ans, Vahid Halilhodžić envisage de retourner en Bosnie et de consacrer plus de temps à sa famille, notamment son père invalide. Mais Francis Borelli, le président du champion en titre, le Paris Saint-Germain, est à la recherche d'un attaquant. En mai 1986, il convainc le joueur de rejoindre le club de la capitale[a 13]. En août, Halilhodžić perd sa mère et se rend en Bosnie auprès de sa famille[a 14]. Marqué par cette perte et craignant de pénaliser l'équipe, il demande en cours de saison à ce que son contrat soit résilié[a 15]. Il met un terme à sa carrière de joueur. En mai 1987, il regagne la Bosnie avec sa femme et ses enfants[a 16].

Équipe nationale[modifier | modifier le code]

Entre 1976 et 1985, l'attaquant est sélectionné à 15 reprises et inscrit 8 buts pour le compte de l'équipe de Yougoslavie. Il est retenu par le sélectionneur Ante Mladinić à l'occasion du championnat d'Europe de football 1976. Remplaçant durant le tournoi, il entre en jeu au cours du match pour la 3e place opposant la Yougoslavie aux Pays-Bas, qui s'imposent 3-2[a 3]. Halilhodžić est titularisé pour la première fois en octobre 1978[a 17]. La même année, il est choisi pour renforcer l'équipe espoirs, comme l'autorise le règlement du championnat d'Europe des moins de 21 ans. La Yougoslavie s'impose en finale contre la République démocratique allemande. Halilhodžić marque l'unique but de la finale aller, disputée en Allemagne. Lors du match retour, qui se termine sur le score de 4-4, il inscrit un triplé en l'espace d'une mi-temps[b 2].

Halilhodžić ne parvient pas à s'imposer comme titulaire indiscutable à la pointe de l'attaque yougoslave[b 3]. Il dispute les éliminatoires de la coupe du monde 1982 avec l'équipe nationale, mais se retrouve une nouvelle fois sur le banc des remplaçants durant la compétition. Il entre en jeu lors de deux rencontres du premier tour, suppléant Nikola Jovanović (en)[a 9]. L'équipe ne parvient pas à se qualifier pour le second tour. Par la suite, Halilhodžić décrit ce tournoi comme « [son] pire moment en sélection »[a 10].

En tant qu'entraîneur[modifier | modifier le code]

Période de transition[modifier | modifier le code]

Vahid Halilhodžić en 2008.

Vahid Halilhodžić retourne en Bosnie en 1987 afin d'être au chevet de son père invalide, qui meurt peu après. Il ouvre plusieurs commerces, dont à bar, à Mostar. En 1989, il entre à l'université afin d'obtenir son diplôme d'entraîneur[a 18]. En 1990, il devient directeur sportif du Velež Mostar, son « équipe de cœur », mais le pays est bientôt déchiré par les guerres de Yougoslavie[a 18],[b 4]. Après avoir envoyé sa famille se réfugier en France, il échappe lui-même à la mort[b 1],[b 4].

AS Beauvais et Raja Casablanca[modifier | modifier le code]

En 1993, il est sollicité par l'AS Beauvais et regagne la France. Halilhodžić parvient à maintenir les isariens en 2e division. Il démissionne pourtant au bout d'une saison, trouvant que le club « manque d'ambition »[b 4].

Vahid Halilhodžić connaît une période de trois ans de chômage, durant laquelle il suit une série de stages et visite différents clubs afin d'observer les méthodes d'entraîneurs comme Marcello Lippi et Fabio Capello[b 5]. Sur les conseils d'Henri Michel, sélectionneur de l'équipe du Maroc et ancien coéquipier du bosnien au FC Nantes, Halilhodžić part entraîner le Raja Casablanca. Sous sa direction, le RCA décroche la Ligue des champions de la CAF en 1997. L'année suivante, ils remportent le championnat du Maroc en concédant une seule défaite[a 19],[b 4].

LOSC et Stade rennais[modifier | modifier le code]

Après avoir vécu éloigné de sa famille durant un an, Halilhodžić choisit de rentrer en France. Bernard Lecomte, le président du LOSC, qui évolue alors en 2de division, prend contact avec lui[a 19]. Il entraîne les lillois à partir de septembre 1998. L'équipe remporte le championnat de D2 1999-2000 et accède ainsi à la Ligue 1. Troisièmes à l'issue de leur première saison, ils se qualifient pour l'édition 2001-2002 de la Ligue des champions[b 6]. Après leur élimination durant la 1re phase de groupes, les nordistes sont repêchés en coupe UEFA et éliminés en 8e de finale par le Borussia Dortmund. Lille termine 5e du championnat. Estimant que le club manque de moyens, l'entraîneur annonce son départ 15 jours avant la fin de la saison[a 20].

En octobre 2002, Halilhodžić remplace Philippe Bergeroo, limogé par le Stade rennais après dix journées de championnat, alors que les « Rouges et Noirs » occupent la dernière place[b 7]. Il pense démissionner en constatant l'état physique et psychologique dans lequel se trouvent les joueurs, mais parvient à reprendre en main son effectif. Il n'hésite pas à exclure du groupe ceux qui ne respectent pas la discipline qu'il tente d'instaurer[b 6],[b 7]. Sous sa conduite, l'équipe marque 21 points lors des 12 rencontres suivantes et remonte à la 15e place au mois de janvier 2003[b 7]. En fin de saison, le Stade rennais parvient de justesse à éviter la descente en seconde division[b 6].

Paris Saint-Germain[modifier | modifier le code]

Le technicien est recruté en mai 2003 par Francis Graille, président-délégué du Paris Saint-Germain et ancien dirigeant du LOSC[b 6],[b 8]. Après le départ de son joueur vedette Ronaldinho, le club de la capitale recrute l'attaquant portugais Pedro Miguel Pauleta. Les parisiens renouent avec le succès en terminant 2e du championnat et en remportant la Coupe de France, leur premier titre depuis 1998[b 9]. Après cette 1re saison réussie, des cadres quittent le PSG, dont Gabriel Heinze et Frédéric Déhu. Le club perd également Fabrice Fiorèse, qui rejoint l'Olympique de Marseille en août 2004 après avoir dénoncé l'autoritarisme de l'entraîneur. Halilhodžić considère ce départ comme une trahison[b 8],[b 9]. Durant la première moitié de la saison 2004-2005, le Paris Saint-Germain subit une série de mauvais résultats. En décembre, il pointe à la 12e place du championnat après avoir récolté en moyenne 1,2 point par match[b 10]. Les relations d'Halilhodžić avec la presse se dégradent. Subissant la pression des médias, il se sent victime d'« acharnement »[b 8],[b 10]. Il regrette également le nombre d'avertissements reçus par ses joueurs en championnat. En novembre, durant un match opposant le PSG et l'OL, il est exclu après avoir refusé de rejoindre sa zone technique comme le lui demandait l'arbitre. La commission de discipline de la Ligue lui inflige deux mois de suspension[b 9]. Halilhodžić est limogé en février 2005, cinq jours avant un match de coupe de France face aux Girondins de Bordeaux[b 9].

Trabzonspor et Al Ittihad[modifier | modifier le code]

D'octobre 2005 à juin 2006, Halilhodžić entraîne le club turc de Trabzonspor qu'il mène à la 4e place du championnat turc, derrière le Besiktas Istanbul, Galatasaray et Fenerbahçe. Il qualifie ainsi une nouvelle fois un club en Coupe d'Europe. Cependant il décide de quitter le pays car il souhaite par dessus tout retrouver un poste en France. Cinq mois après avoir débarqué en Arabie saoudite, l'ancien entraîneur du LOSC et du PSG a été remercié par le club d'Al-Ittihad Djeddah. La défaite de ses troupes en Coupe arabe ajoutée à des difficultés d'adaptation scella le sort du technicien bosnien en terre saoudienne.

Équipe de Côte d'Ivoire[modifier | modifier le code]

Vahid Halilhodžić en 2008, avec le président ivoirien Laurent Gbagbo.

En mai 2008, Vahid Halilhodžić devient sélectionneur de l'équipe nationale de Côte d'Ivoire en remplacement d'Uli Stielike[b 11]. Il leur permet de se qualifier pour la coupe d'Afrique des nations 2010 en Angola, ainsi que pour la coupe du monde 2010, grâce à un parcours sans fautes (cinq victoires et un nul) durant les éliminatoires. La sélection reste invaincue durant 23 rencontres disputées sur une période de deux ans, mais s'incline en quarts de finale de la CAN 2010 devant l'Algérie, qui remporte le match 3-2 après prolongations[b 3],[b 12].

En février 2010, quelques mois avant le début de la coupe du monde, le président de la fédération ivoirienne Jacques Anouma annonce le limogeage du sélectionneur[b 13],[b 14]. Halilhodžić, qui dit avoir appris la nouvelle par l'intermédiaire d'un simple fax[b 13], songe brièvement à abandonner le football. Après sa mauvaise expérience, il affirme qu'il n'entraînera plus d'équipe africaine[b 3].

Dinamo Zagreb[modifier | modifier le code]

En août 2010, il signe un contrat de deux ans et demi avec le club croate du Dinamo Zagreb. Il succède à Velimir Zajec, renvoyé alors que les « Bleus » occupent la 6e place au bout de quatre journées de championnat. Halilhodžić permet au Dinamo de devenir champion de Croatie pour la 6e saison consécutive. Sous sa direction, l'équipe concède une seule défaite en championnat. Malgré ces bons résultats, il se brouille avec le président Zdravko Mamić (en) et quitte le club en mai 2011[b 5],[b 15].

Équipe d'Algérie[modifier | modifier le code]

Vahid Halilhodžić et l'équipe d'Algérie durant la CAN 2013.

Après le départ d'Abdelhak Benchikha, la Fédération algérienne de football est à la recherche d'un nouveau sélectionneur pour son équipe nationale, en difficulté dans le groupe D des qualifications pour la coupe d'Afrique des nations 2012. En juin 2011, elle engage Vahid Halilhodžić, qui signe un contrat de trois ans et prend ses fonctions le mois suivant[b 16]. L'équipe d'Algérie prend part à l'édition 2013 du tournoi continental, mais est éliminée au premier tour, après s'être inclinée face à la Tunisie et au Togo[b 17]. Lors du 3e match, elle obtient un nul 2-2 contre la Côte d'Ivoire. Malgré la déception des supporters algériens, la FAF décide de maintenir le technicien bosnien à son poste[b 12].

En novembre 2013, les « Fennecs » obtiennent leur billet pour la coupe du monde 2014 en battant le Burkina Faso lors du 3e tour des éliminatoires. Halilhodžić, qui fond en larmes à l'issue de la rencontre, s'apprête à disputer son premier « mondial » en tant que sélectionneur[b 12]. La fédération lui propose de renouveler son contrat, qui expire en juillet 2014, mais il s'y refuse, préférant prendre sa décision à l'issue du tournoi[b 18]. Il emmène au Brésil un groupe jeune et est critiqué par le public algérien. Lors du premier match, il opte pour une tactique ultra défensive face à la Belgique. Malgré l'ouverture du score de Sofiane Feghouli sur penalty, l'Algérie s'incline 2-1. Une victoire sur le score de 4-2 face à la Corée du Sud, et un nul 1-1 contre la Russie, leurs permettent d'atteindre les 8e de finale. Les « Fennecs » contiennent l'équipe d'Allemagne durant 90 minutes, avant que celle-ci ne prenne l'avantage en prolongations. L'Algérie, qui a réduit le score à la dernière minute, s'incline 2-1 et est éliminée[b 19].

Au cours de son mandat, le sélectionneur apporte plus de discipline à la sélection algérienne. L'effectif est renouvelé par la retraite de cadres comme Nadir Belhadj, Karim Matmour et Antar Yahia. Il en écarte d'autres, dont Karim Ziani et Rafik Djebbour, au profit de jeunes joueurs[b 19],[b 20]. Halilhodžić entretient des rapports tendus avec la presse, qui discute ses choix et le montant de son salaire[b 21]. Il essaie d'isoler son équipe et s'adresse en priorité aux médias étrangers[b 22]. Le sélectionneur fait évoluer les « Fennecs » de manière plus offensive. Il travaille avec la fédération et son président Mohamed Raouraoua, qui investit dans les déplacements et les stages de préparation pour faire progresser l'équipe nationale[b 19]. À son retour du Brésil, l'entraîneur bosnien est acclamé par la presse et le public algérien. Il reçoit également le soutien du président Bouteflika, qui lui demande de rester en poste[b 21]. Halilhodžić, qui se dit attiré par de « nouveaux challenges sportifs », confirme néanmoins son départ[b 23].

Retour à Trabzonspor[modifier | modifier le code]

En juillet 2014, le club turc de Trabzonspor annonce le retour du technicien franco-bosnien[b 24]. Il est attendu en Turquie le 14 juillet afin de signer son contrat[b 25].

Méthodes[modifier | modifier le code]

Vahid Halilhodžić avec la sélection ivoirienne.

Les méthodes de Vahid Halilhodžić mettent en avant des valeurs telles que la rigueur professionnelle et le dévouement. Au début des années 2000, il acquiert une réputation d'entraîneur « tyrannique »[b 6],[b 8]. En France, il est caricaturé par l'émission satirique Les Guignols de l'info, qui surnomme sa marionnette « Coach Vahid »[b 8],[b 26].

Vie personnelle[modifier | modifier le code]

Vahid Halilhodžić est bosniaque de religion musulmane. Son épouse est croate et sa belle-mère serbe[a 18]. Son père a travaillé dans une entreprise de taille de granit de Jablanica[b 1]. Appelé sous les drapeaux en 1979, Halilhodžić est opéré d'une épaule[a 21]. Durant l'opération, une allergie au produit anesthésique provoque un arrêt cardiaque de plusieurs minutes et il doit être réanimé[a 22].

Durant la guerre de Bosnie-Herzégovine, qui éclate en 1992, Vahid Halilhodžić se blesse accidentellement avec une arme à feu qui lui a été confiée, alors que des affrontements ont lieu aux alentours de sa propriété. Par la suite, il perd la plupart de ses biens, dont sa maison[b 8],[b 27]. Naturalisé français en 1995, il est nommé chevalier de l'Ordre national de la Légion d'honneur en 2004[b 1],[b 28]. En juillet 2004, à l'occasion de l'inauguration du nouveau pont de Mostar, reconstruit sous l’égide de l'UNESCO, il est invité par la délégation française et accompagne le ministre des Affaires étrangères Michel Barnier[b 29].

Au cours des années 2000, Halilhodžić soutient financièrement le club de handball de Mostar, champion de Bosnie en 2002, ainsi que son ancien club, le FK Velež Mostar, qui évolue alors en 2e division[b 29].

Carrière de joueur[modifier | modifier le code]

En club[modifier | modifier le code]

En sélection[modifier | modifier le code]

  • 1976 - 1985 : 8 buts en 15 sélections avec la Yougoslavie.

Carrière d'entraîneur[modifier | modifier le code]

Palmarès[modifier | modifier le code]

En tant que joueur[modifier | modifier le code]

Velež Mostar
FC Nantes
Yougoslavie espoirs

Récompenses individuelles[modifier | modifier le code]

  • Élu meilleur joueur du championnat d'Europe des nations espoirs en 1978 avec la Yougoslavie espoirs
  • Meilleur buteur du championnat de France en 1983 (27 buts) et 1985 (28 buts) avec le FC Nantes

En tant qu'entraîneur[modifier | modifier le code]

Raja de Casablanca
Lille OSC
Paris SG
Dinamo Zagreb

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Ouvrages[modifier | modifier le code]

Autres sources[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e et f A.H., « Voyage aux sources du personnage Halilhodžić », Le Parisien,‎ 2 décembre 2004
  2. « 1978 : Chapeau Halilhodžić ! », UEFA,‎ 2008
  3. a, b et c (en) Maher Mezahi, « World Cup 2014: No-nonsense Vahid Halilhodzic out to repay Algerian supporters for rare show of support », The Daily Telegraph,‎ 25 mars 2014
  4. a, b, c et d Grégoire Pourtier, « Vahid Halilhodzic met Lille à ses pieds », Libération,‎ 6 septembre 2000
  5. a et b (en) Sasa Ibrulj, « Vahid Halilhodzic looks for redemption at Africa Cup of Nations », The Guardian,‎ 24 janvier 2013
  6. a, b, c, d et e David Revault d'Allonnes, « Costard cravache », Libération,‎ 2 août 2003
  7. a, b et c Frédéric Potet, « À Rennes, la méthode Halilhodzic confirme son efficacité », Le Monde,‎ 23 janvier 2003
  8. a, b, c, d, e et f « Vahid Halilhodzic, l'intransigeance jusqu'à l'excès », Le Nouvel Observateur,‎ 9 février 2005
  9. a, b, c et d Stéphane Guérard, « Coach Vahid au ban du PSG », L'Humanité,‎ 10 février 2005
  10. a et b Grégory Schneider, « Le PSG d'Halilhodzic a la parano pour credo », Libération,‎ 7 décembre 2004
  11. Joachim Tiégna, « Les débuts éléphantesques d’Halilhodzic », Sport-ivoire.ci,‎ 21 juillet 2008
  12. a, b et c « Halilhodzic : passion, poigne et revanche », AFP,‎ 26 mai 2014
  13. a et b Cécile Soler, « Coach Vahid évincé », Sport24.com,‎ 2 mars 2010
  14. (en) « Vahid Halilhodzic is sacked as coach of Ivory Coast », BBC Sport,‎ 28 février 2010
  15. (hr) « Halilhodžić: Mamić se okomio na moju majku, a to ne opraštam », HINA,‎ 7 mai 2011
  16. M. Guemil, « Le Franco-Bosniaque Vahid Halilhodzic à la tête des Verts », La Tribune,‎ 18 juin 2011
  17. « CAN 2013 : Vahid Halilhodzic, au coeur de l'échec de l'équipe d'Algérie », La Voix du Nord,‎ 27 janvier 2013
  18. Farid Achache, « Mondial 2014 : un coach Vahid pour les Fennecs d'Algérie », RFI,‎ 11 juin 2014
  19. a, b et c Alexis Billebault, « Mondial 2014 : Vahid Halilhodzic, le coach qui a changé l'Algérie », Jeune Afrique,‎ 2 juillet 2014
  20. Nabil Djellit, « CAN - Algérie : Halilhodzic continue son ménage », France Football,‎ 19 décembre 2012
  21. a et b « Mondial: "Zid ya Vahid", l'Algérie réclame le maintien d'Halilhodzic », AFP,‎ 3 juillet 2014
  22. Sébastien Pommier, « Coupe du monde: l'éclatante revanche de "Coach Wahid" avec l'Algérie », L'Express,‎ 23 juin 2014
  23. Farid Achache, « Algérie : Vahid Halilhodzic tire sa révérence », RFI,‎ 7 juillet 2014
  24. (en) « Halilhodzic takes over at Trabzonspor », Reuters,‎ 12 juillet 2014
  25. A.Bi., « Vahid Halilhodzic signe lundi avec Trabzonspor (D1 turque) », L'Équipe,‎ 13 juillet 2014
  26. M.L.C., « Halilhodzic n'amuse plus les Guignols », Le Parisien,‎ 17 février 2004
  27. K.N., « En Bosnie, au temps de la guerre », Le Parisien,‎ 6 juin 2003
  28. « La Légion d'honneur pour Vahid », Le Parisien,‎ 15 juillet 2004
  29. a et b A.H., « Un mécène qui reste populaire », Le Parisien,‎ 2 décembre 2004

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  1. « 51 bougies pour « Coach Vahid » », sur http://www.leparisien.fr,‎ 16.05.2003 (consulté en 16.09.2014)