Villiers-sur-Tholon

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Villiers-sur-Tholon
La mairie
La mairie
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne
Département Yonne
Arrondissement Auxerre
Canton Charny
Intercommunalité Communauté de communes de l'Aillantais
Maire
Mandat
Alexis Chevigny
2014-2020
Code postal 89110
Code commune 89473
Démographie
Population
municipale
493 hab. (2012)
Densité 32 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 53′ 18″ N 3° 20′ 12″ E / 47.8883, 3.336747° 53′ 18″ Nord 3° 20′ 12″ Est / 47.8883, 3.3367
Altitude Min. 104 m – Max. 236 m
Superficie 15,50 km2
Localisation

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Villiers-sur-Tholon

Villiers-sur-Tholon est une commune française située dans le département de l'Yonne en région Bourgogne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Saint-Romain-le-Preux Volgré, Senan Rose des vents
La Ferté-Loupière N Laduz
O    Villiers-sur-Tholon    E
S
Aillant-sur-Tholon

Histoire[modifier | modifier le code]

Sous l'Ancien Régime, la paroisse était partagée entre deux seigneuries: une seigneurie religieuse, celle de l'abbaye de Saint-Germain d'Auxerre, et une seigneurie laïque, qui a appartenu successivement à la famille de Clermont-Gallerande, puis à la famille Gruin (des financiers proches de Nicolas Fouquet), enfin à la famille Halweyl.

Sous l'assemblée constituante, le pouvoir passe entre les mains des paysans (Jean Fouet est alors maire). Sous la Convention, retour des hommes de l'Ancien Régime (Henry Méry). À cette époque, un mauvais canular conduit le curé, Pierre Guy, à la guillotine (le 8 thermidor). Quelques semaines plus tard, un autre chef de file des catholiques du village, Georges Vincent est assassiné.

Sous l'Empire, le nouveau maire, Athanase Banse, parvient à réduire les tensions dans le village. Ce dernier échafaude de grands projets de restauration de l'église et du cimetière, de construction d'une école, d'une mairie et d'un presbytère. Mais le produit de la vente de la coupe de bois est qui devait financer ces travaux est confisqué par l'État.

Sous la Monarchie de Juillet, l'administration confisque à nouveau le produit de la coupe de bois destinée à l'achat d'une école, en dépit de la loi Guizot. François Leau, devenu maire, comprend qu'il est préférable d'endetter la commune pour construire enfin l'école. Il fait édifier également le presbytère et obtient même l'ouverture d'une école de filles, tenues par les religieuses de la Présentation de la Vierge. La commune lui doit aussi la construction de l'essentiel du réseau de chemins, particulièrement dense.

Le maire en place sous le Second Empire fait construire un lavoir et transférer le cimetière, mais incite les religieuses de l'école de filles à quitter le village.

Au début de la Troisième République, la commune met en place un réseau de distribution d'eau, grâce à l'intervention d'un enfant du pays, (César-Auguste) Paulin Méry, devenu député de Paris. La commune est dotée d'une gare sur la ligne Toucy-Joigny.[travail inédit ?]

Économie[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires depuis la Libération
Période Identité Étiquette Qualité
         
avant 2005 mars 2008 François Maquaire    
mars 2008 mars 2014 Patrice Maquaire[1]    
mars 2014   Alexis Chevigny    

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 493 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
583 651 653 714 748 769 776 805 813
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
827 852 853 852 815 816 838 764 726
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
660 645 636 537 519 465 433 389 373
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
384 350 329 334 347 354 419 440 473
2012 - - - - - - - -
493 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église XVe et XVIe siècle (portails) moulin vieux lavoir

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Plaque commémorative de la naissance de l'Abbé Deschamps
  • Abbé Deschamps, fondateur de l'AJA, club de football professionnel d'Auxerre, y est né le 1er avril 1868.
  • Paulin Méry, médecin, propagateur des rayons X, député de la Seine
  • Jean-Louis Aubaron, administrateur militaire de Metz. Né à Villiers-sur-Tholon le 31 octobre 1716.
  • Louis-Marie Delahaye de Cormenin, député de l'Yonne, constituant de 1848
  • Pierre-François Camus-Merville, dramaturge et romancier (1785 - 1853)(Archives Départementales de l'Yonne.4 E 474 D 1)
  • Jean-Michel Atlan, peintre

Environnement[modifier | modifier le code]

La commune inclut une ZNIEFF :

  • La ZNIEFF des étangs, prairies et forêts du Gâtinais sud oriental[4],[5] vise un habitat d'eaux douces stagnantes ; les autres habitats inclus dans la zone sont des eaux courantes, des prairies humides et mégaphorbiaies, et des bois.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Xavier François-Leclanché, Les gens de Villiers-sur-Tholon de 1650 à 1789, Perform Éditeur
  • Xavier François-Leclanché, Les Gens de Villiers-sur-Tholon de 1790 à 1830, Perform Éditeur
  • Xavier François-Leclanché, "Les Gens de Villiers-sur-Tholon de 1830 à 1871", Perform Editeur

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Conseil général de l’Yonne, Ma Commune, consulté le 3 janvier 2014.
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2012.
  4. ZNIEFF 260014900 - Étangs, prairies et forêts du Gâtinais sud oriental sur le site de l’INPN et sa carte sur le site de la DIREN.
  5. La ZNIEFF des étangs, prairies et forêts du Gâtinais sud oriental rassemble plusieurs sites de mêmes caractéristiques, et nombre de ces sites s'étendent sur des parties de plusieurs communes. Les communes concernées par cette ZNIEFF sont : Aillant-sur-Tholon, Béon, Charny, Chassy, Chevillon, Cudot, Dracy, La Ferté-Loupière, Grandchamp, Merry-la-Vallée, Les Ormes, Parly, Perreux, Précy-sur-Vrin, Prunoy, Saint-Aubin-Château-Neuf, Saint-Denis-sur-Ouanne, Saint-Martin-sur-Ocre, Saint-Romain-le-Preux, Senan, Sépeaux, Sommecaise, Toucy, Villefranche, Villiers-Saint-Benoît, Villiers-sur-Tholon et Volgré.