Tanlay

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Tanlay
Tanlay
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Yonne
Arrondissement Avallon
Intercommunalité Communauté de communes Le Tonnerrois en Bourgogne
Maire
Mandat
Éric Delprat
2020-2026
Code postal 89430
Code commune 89407
Démographie
Population
municipale
967 hab. (2018 en diminution de 8,95 % par rapport à 2013)
Densité 25 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 50′ 50″ nord, 4° 05′ 15″ est
Altitude Min. 140 m
Max. 278 m
Superficie 38,66 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Tonnerre
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton du Tonnerrois
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Tanlay est une commune française, située dans le département de l'Yonne, en région Bourgogne-Franche-Comté. Elle compte 967 habitants selon le dernier recensement de 2018.

Tanlay est célèbre pour son château de style Renaissance.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Tanlay est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Tonnerre, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 38 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[4],[5].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (53,2 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (53,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (44,8 %), terres arables (44,5 %), zones agricoles hétérogènes (7 %), zones urbanisées (1,9 %), prairies (1,7 %)[6].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[7].

Histoire[modifier | modifier le code]

L'amiral de Coligny y séjourne en 1568 pendant une trêve des guerres de Religion, à proximité du prince de Condé, à Noyers. Il doit en fuir pour échapper aux armées de Catherine de Médicis[8].

Les communes de Saint-Vinnemer et de Commissey ont été rattachées à Tanlay en 1973 ; celle de Saint-Vinnemer porta provisoirement, au cours de la Révolution française, le nom de Vinnemer-l'Armançon[9].

Économie[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
         
2020   Eric DELPRAT[10]    

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[11]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[12].

En 2018, la commune comptait 967 habitants[Note 3], en diminution de 8,95 % par rapport à 2013 (Yonne : −1,17 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
633690679688756779743712802
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
692665636583568548563551578
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
556566566515535483487463510
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
4725931 1901 1951 1051 1721 1461 1231 039
2018 - - - - - - - -
967--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Tous les étés, le Centre d'art de l'Yonne organise une grande exposition dans les communs du château.

  • Chapelle Saint-Émiliand [près du château].
  • Église Saint-Pierre et Saint-Paul (Saint-Vinnemer).
  • Église Saint-Remy (Commissey).
  • Église Saint-Sylvestre.
  • Golf de Tanlay.
  • Maison de retraite Saint-Joseph.
  • Plaine des allemands.

Environnement[modifier | modifier le code]

La commune partage avec Baon l'un des derniers marais alcalins de l'ouest de la Bourgogne. Ce marais est visé par le site d'intérêt communautaire (SIC) du « Marais alcalin et prairies humides de Baon »[16], un site Natura 2000 selon la directive Habitat d'une surface totale de 21 ha. Ce SIC s'étire en longueur dans le fond de la vallée au long du ru de Baon, à partir de 365 m en aval du lavoir à l'ouest de Baon (sur la D356), jusqu'à sa confluence plus en aval avec le ruisseau de Mélissay au pont de la Demi-Lune 250 m après l'ancien moulin du May, sur la commune de Tanlay. Sa largeur varie de 30 m (rétrécissement vers le moulin du May) à 215 m pour inclure une source le long de la D56.

La zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) continentale de type 1 du « Marais de Baon, vau d'Arvau et allée de Tanlay »[17] couvre 675,81 ha, uniquement sur Tanlay. Elle inclut elle aussi le ru de Baon et la continuation du marais alcalin, à partir de l'entrée du ru sur la commune jusqu'à la rencontre du ru avec la ligne électrique à très haute tension au sud-est de la commune. Sont compris tous les coteaux du ru sur ce parcours, y compris ceux des vallons adventifs. La zone inclut également le ruisseau de Mélissay depuis la fontaine du Rocher près de l'ancienne abbaye de Quincy (aussi incluse ainsi que l'ancien moulin de Quincy) jusqu'à sa confluence avec le ru de Baon. Cet ensemble comprend l'allée de Tilleuls de Tanlay et sa faune remarquable, la combe boisée du Vau d'Arvau, et des friches calcaires au sud et au nord de cet endroit. Le sud de cette ZNIEFF inclut de plus l'essentiel de la forêt communale de Saint-Vinnemer, plateau et coteau.

Ces deux zones, par leur habitat particulier, abritent des espèces végétales et animales rares et menacées en Bourgogne[16],[17]. Elles sont toutes deux incluses dans les 30 001,77 ha la ZNIEFF continentale de type 2 du « Massif calcaire du Tonnerrois oriental et Armançon »[18] qui couvre un total de 30 001,77 hectares sur 44 communes[16].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Le port de Tanlay sur le canal de Bourgogne.
L'ancienne commune de Saint-Vinnemer est désormais rattachée à Tanlay.

Saint-Vinnemer est le berceau de la famille Beau dont la souche est François Beau (+1684), marchand à Saint Vinnemer :

  • Branche aînée issue de Jean Beau (1740-1797), propriétaire à Nesle, conseiller général de la Côte-d'Or. Une branche a été autorisée au XXe siècle à relever le nom « de Kerguern ».
  • Branche cadette issue d'Antoine Beau (1756-1794) marchand de vins à Paris :
- Branche à Paris issue d'Antoine-Alexis Beau (1819-1885) fondateur avec Charles de Baecque de la banque de Baecque-Beau. Une branche a été autorisée au XXe siècle à relever le nom « de Loménie » dont est issu Emmanuel Beau de Loménie (1896-1974), auteur de l'ouvrage Les Responsabilités des dynasties bourgeoises.
- Branche à Thubeuf (Orne) issue de Ferdinand Beau (1790-1862), conseiller municipal de Paris, négociant en laines et draperies. Son fils Amédée Beau (1820-1909), notaire à Paris, est député de l'Orne, conseiller général et maire de Tubœuf. Ses descendants dirigent aujourd'hui la société Guyenne et Gascogne.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Pierre et Éliane Beau, Notice sur la famille Beau, chronique d'une famille bourgeoise, 2000.
  • Alain Beau, Si la banque de Baecque-Beau vous était contée, 1987.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 5 avril 2021).
  2. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 5 avril 2021).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 5 avril 2021).
  4. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Tonnerre », sur insee.fr (consulté le 5 avril 2021).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 5 avril 2021).
  6. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 17 mai 2021)
  7. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 17 mai 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  8. Pierre Miquel, Les Guerres de Religion, Paris, Fayard, , 596 p. (ISBN 978-2-21300-826-4, OCLC 299354152, lire en ligne)., p 265
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale - Saint-Vinnemer », sur ehess.fr, École des hautes études en sciences sociales (consulté le 28 novembre 2012).
  10. https://www.lyonne.fr/tanlay-89430/actualites/dans-le-tonnerrois-de-nombreux-maires-ont-ete-installes-cette-semaine_13794299/
  11. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  12. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  15. « Ancienne abbaye cistercienne de Quincy, a Commissey », notice no PA00113894, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  16. a b et c « Marais alcalin et prairies humides de Baon » - FR2600996. Fiche et cartographie ZNIEFF Natura 2000.
  17. a et b « Marais de Baon, vau d'Arvau et allée de Tanlay » - 260014963. Fiche et cartographie ZNIEFF Natura 2000.
  18. « Massif calcaire du Tonnerrois oriental et Armançon » - 260014961. Fiche et cartographie ZNIEFF Natura 2000.