Tanlay

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Tanlay
La mairie
La mairie
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Yonne
Arrondissement Avallon
Canton Tonnerrois
Intercommunalité CC Le Tonnerrois en Bourgogne
Maire
Mandat
Jean-Pierre Bouilhac
2014-2020
Code postal 89430
Code commune 89407
Démographie
Population
municipale
1 039 hab. (2014)
Densité 27 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 50′ 50″ nord, 4° 05′ 15″ est
Altitude Min. 140 m – Max. 278 m
Superficie 38,66 km2
Localisation

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Tanlay est une commune française de 1 039 habitants (2014), située dans le département de l'Yonne en région Bourgogne-Franche-Comté.

Tanlay est célèbre pour son chateau de style Renaissance.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Saint-Martin-sur-Armançon Thorey Rugny Rose des vents
N Baon
Pimelles
O    Tanlay    E
S
Tonnerre Vireaux, Lézinnes Argentenay, Ancy-le-Libre

Histoire[modifier | modifier le code]

L’amiral de Coligny y séjourne en 1568 pendant une trêve des guerres de religion, à proximité du prince de Condé, à Noyers. Il doit en fuir pour échapper aux armées de Catherine de Médicis[1].

Les communes de Saint-Vinnemer et de Commissey ont été rattachées à Tanlay en 1973 ; celle de Saint-Vinnemer porta provisoirement, au cours de la Révolution française, le nom de Vinnemer-l'Armançon[2].

Économie[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
         
2008 2014 Jean-Pierre Bouilhac[3] UMP Conseiller général

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[5],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 039 habitants, en diminution de -7,48 % par rapport à 2009 (Yonne : -0,46 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
633 690 679 688 756 779 743 712 802
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
692 665 636 583 568 548 563 551 578
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
556 566 566 515 535 483 487 463 510
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
472 593 1 190 1 195 1 105 1 172 1 146 1 123 1 039
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Château de Tanlay et Abbaye de Quincy.

Tous les étés, le Centre d'art de l'Yonne organise une grande exposition dans les communs du château.

  • Chapelle Saint-Émiliand [près du château]
  • Église Saint-Pierre et Saint-Paul (Saint-Vinnemer)
  • Église Saint-Remy (Commissey)
  • Église Saint-Sylvestre

Environnement[modifier | modifier le code]

La commune partage avec Baon l'un des derniers marais alcalins de l'ouest de la Bourgogne. Ce marais est visé par le site d'intérêt communautaire (SIC) du « Marais alcalin et prairies humides de Baon »[9], un site Natura 2000 selon la directive Habitat d'une surface totale de 21 ha. Ce SIC s'étire en longueur dans le fond de la vallée au long du ru de Baon, à partir de 365 m en aval du lavoir à l'ouest de Baon (sur la D356), jusqu'à sa confluence plus en aval avec le ruisseau de Mélissay au pont de la Demi-Lune 250 m après l'ancien moulin du May, sur la commune de Tanlay. Sa largeur varie de 30 m (rétrécissement vers le moulin du May) à 215 m pour inclure une source le long de la D56.

La zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) continentale de type 1 du « Marais de Baon, vau d'Arvau et allée de Tanlay »[10] couvre 675,81 ha, uniquement sur Tanlay. Elle inclut elle aussi le ru de Baon et la continuation du marais alcalin, à partir de l'entrée du ru sur la commune jusqu'à la rencontre du ru avec la ligne électrique à très haute tension au sud-est de la commune. Sont compris tous les coteaux du ru sur ce parcours, y compris ceux des vallons adventifs. La zone inclut également le ruisseau de Mélissay depuis la fontaine du Rocher près de l'ancienne abbaye de Quincy (aussi incluse ainsi que l'ancien moulin de Quincy) jusqu'à sa confluence avec le ru de Baon. Cet ensemble comprend l'allée de Tilleuls de Tanlay et sa faune remarquable, la combe boisée du Vau d'Arvau, et des friches calcaires au sud et au nord de cet endroit. Le sud de cette ZNIEFF inclut de plus l'essentiel de la forêt communale de Saint-Vinnemer, plateau et coteau.

Ces deux zones, par leur habitat particulier, abritent des espèces végétales et animales rares et menacées en Bourgogne[9],[10]. Elles sont toutes deux incluses dans les 30 001,77 ha la ZNIEFF continentale de type 2 du « Massif calcaire du Tonnerrois oriental et Armançon »[11] qui couvre un total de 30 001,77 hectares sur 44 communes[9].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Le port de Tanlay sur le canal de Bourgogne.
L'ancienne commune de Saint-Vinnemer est désormais rattachée à Tanlay.

Saint-Vinnemer est le berceau de la famille Beau dont la souche est François Beau (+1684), marchand à Saint Vinnemer :

  • Branche aînée issue de Jean Beau (1740-1797), propriétaire à Nesle, conseiller général de la Côte-d'Or. Une branche a été autorisés au XXe siècle à relever le nom "de Kerguern".
  • Branche cadette issue d'Antoine Beau (1756-1794) marchand de vins à Paris :
- Branche à Paris issue d'Antoine-Alexis Beau (1819-1885) fondateur avec Charles de Baecque de la banque de Baecque-Beau. Une branche a été autorisée au XXe siècle à relever le nom "de Loménie" dont est issu Emmanuel Beau de Loménie (1896-1974), auteur de l'ouvrage Les Responsabilités des dynasties bourgeoises.
- Branche à Thubeuf (Orne) issue de Ferdinand Beau (1790-1862), conseiller municipal de Paris, négociant en laines et draperies. Son fils Amédée Beau (1820-1909), notaire à Paris, est député de l'Orne, conseiller général et maire de Tubœuf. Ses descendants dirigent aujourd'hui la société Guyenne et Gascogne.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Pierre et Éliane Beau, Notice sur la famille Beau, chronique d'une famille bourgeoise, 2000.
  • Alain Beau, Si la banque de Baecque-Beau vous était contée, 1987.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Pierre Miquel, Les Guerres de Religion, Paris, Club France Loisirs, 1980 (ISBN 2-7242-0785-8), p 265
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale - Saint-Vinnemer », sur EHESS, École des hautes études en sciences sociales (consulté le 28 novembre 2012)
  3. Conseil général de l’Yonne, Ma Commune, consulté le 3 janvier 2014.
  4. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  8. « Ancienne abbaye cistercienne de Quincy, a Commissey », notice no PA00113894, base Mérimée, ministère français de la Culture
  9. a, b et c « Marais alcalin et prairies humides de Baon » - FR2600996. Fiche et cartographie ZNIEFF Natura 2000.
  10. a et b « Marais de Baon, vau d'Arvau et allée de Tanlay » - 260014963. Fiche et cartographie ZNIEFF Natura 2000.
  11. « Massif calcaire du Tonnerrois oriental et Armançon » - 260014961. Fiche et cartographie ZNIEFF Natura 2000.