Lambert Wilson

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Lambert Wilson
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Lambert Wilson en septembre 2015.

Naissance (57 ans)
Neuilly-sur-Seine, France
Nationalité Drapeau de France Français
Profession Acteur
Chanteur
Films notables voir filmographie.

Lambert Wilson, né le à Neuilly-sur-Seine, est un acteur français.

Il est le fils de Georges Wilson, acteur, metteur en scène et directeur du théâtre national de Chaillot. Révélé dans les années 1980, notamment par son rôle dans le film Rendez-vous d'André Téchiné, Lambert Wilson alterne depuis films grand public et production plus intimistes, et est également apparu dans des films américains. Il est aussi chanteur à l'occasion.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Fils de l'acteur et metteur en scène Georges Wilson, Lambert Wilson baigne dès son plus jeune âge dans le milieu théâtral. Il parle français, anglais, italien et espagnol.

Il a eu une enfance non pas difficile, mais ballotée, changeant d'école chaque année[1]. À chaque rentrée des classes, son angoisse était de se faire aimer, accepter, intégrer à la classe et aux autres élèves[1]. A contrario, il affirme : « J'ai du mal avec les groupes. [...] Je fuis les groupes. Ça me rappelle la cour de récré. J'allais toujours dans la direction opposée, car je voulais être un cas particulier »[1].

Formation et débuts[modifier | modifier le code]

À ses débuts, Lambert Wilson ne s'intéresse guère au théâtre français et ambitionne d'être « un acteur américain »[2]. Il suit une formation de comédien au Drama Centre London (en)[3], afin de tracer son chemin tout seul sans être un simple « fils de »[4], mais aussi pour perfectionner son anglais et poursuivre ainsi son rêve hollywoodien[2]. Outre le métier d'acteur, il apprend le chant et la musique[5].

Jeune comédien, il recherche la célébrité par tous les moyens : « je m’étais dit très tôt, il faut entrer dans le star system [...], monter dans les échelons pour avoir les meilleurs rôles [...], je me suis donné les moyens en montrant mon visage [...], ça me rassurait »[1].

Carrière[modifier | modifier le code]

Cinéma et télévision[modifier | modifier le code]

En 1977, Lambert Wilson débute au cinéma dans Julia, sous la direction de Fred Zinnemann. Deux ans plus tard, il tient son premier rôle dans un film français avec Le Gendarme et les Extra-terrestres, de Jean Girault, dans une scène restée culte face à Maurice Risch. Toujours motivé par son désir de travailler dans le cinéma américain, il obtient son premier grand rôle en 1982 dans Cinq jours, ce printemps-là (Five Days One Summer), réalisé par Fred Zinneman qui l'avait fait débuter à l'écran, et où il donne la réplique à Sean Connery. Le film est cependant un échec commercial, tout comme, l'année suivante, Sahara, dont il partage l'affiche avec Brooke Shields[2].

C'est finalement dans son pays natal que Lambert Wilson trouve durablement le succès : après une apparition dans La Boum 2, il tient en 1984 un rôle important dans La Femme publique d’Andrzej Żuławski. L'année suivante, il est très remarqué dans Rendez-vous, d'André Téchiné : son interprétation d'un personnage tourmenté lui vaut une nomination au César du meilleur acteur. Dans ses films suivants, il joue des personnages romantiques (Rouge Baiser) ou au contraire inquiétants (L'Homme aux yeux d'argent).

En 1987, il apparaît dans Chouans !, de Philippe de Broca, et enchaîne l'année suivante avec Les Possédés de Żuławski et avec El Dorado de Carlos Saura, puis avec La Vouivre, adapté et réalisé par son père Georges Wilson. Mais la carrière de Lambert Wilson est alors ralentie par une série d'échecs commerciaux. Poussé par ce qu'il considère après-coup comme une sorte de snobisme, l'acteur cherche à l'époque à apparaître dans des films de prestige. Mais le succès n'est pas au rendez-vous : ni Les Possédés, ni surtout El Dorado, ne trouvent leur public. Le Ventre de l'architecte, de Peter Greenaway, est salué par la critique mais ne touche qu'un public limité. Lambert Wilson lui-même estime par la suite qu'il est apparu dans les films ratés de grands réalisateurs[6].

En 1989, Lambert Wilson interprète le rôle de l'Abbé Pierre dans Hiver 54, l'abbé Pierre. Cette interprétation saluée par la profession lui vaut le Prix Jean-Gabin, qui récompense les espoirs du cinéma français et est à nouveau nommé aux César. Il racontera par la suite que, bien que méfiant vis-à-vis des dogmes religieux (« Les religions créent les guerres. La foi engendre de l’amour »), il s'est fait baptiser pendant le tournage du film par l'Abbé Pierre, dont il aimait « toutes les valeurs »[4].

Malgré le succès d'estime que lui vaut cette prestation, il est moins présent à l'écran dans la première moitié des années 1990. Plusieurs de ses films passent inaperçus, notamment L'Instinct de l'ange, de Richard Dembo, qui subit un échec cinglant. Lambert Wilson passe alors trois ans sans tourner. Il se souvient par la suite avoir été considéré comme ce que les Américains appellent un « box-office poison », c'est-à-dire un acteur dont la présence à l'écran garantit l'échec commercial[6].

Lambert Wilson au festival de Cannes 1996.

Pendant cette période, Lambert Wilson se produit au théâtre, et enregistre un album de chansons. Il revient à l'écran en tenant des rôles secondaires dans des productions prestigieuses, comme le film historique en costumes Jefferson à Paris (1995) de James Ivory. C'est en jouant sur des registres légers qu'il retrouve les faveurs du public, notamment grâce au film musical On connaît la chanson (1997) d'Alain Resnais, puis à la comédie Jet Set (2000) de Fabien Onteniente. Les succès populaires de ces films lui valent de revenir au premier plan.

Il est également employé à nouveau par le cinéma américain : il est le « Mérovingien » dans Matrix Reloaded (2002) et Matrix revolution (id.), puis apparaît aux génériques de Prisonniers du temps (2002) et Catwoman (2004), réalisé par son compatriote Pitof. En France, il continue d'apparaître dans des films grand public, tels les comédies L'Anniversaire ou Palais royal !, tous deux sortis en 2005. Il ne dédaigne cependant pas les expériences plus atypiques et, en 2006, joue dans le film de science-fiction Dante 01 de Marc Caro.

En 2010, Lambert Wilson interprète le personnage principal du film Des hommes et des dieux, succès critique et public pour lequel il est à nouveau nommé au César du meilleur acteur.

En 2012, on le voit dans le film d'aventure comique Sur la piste du Marsupilami, réalisé par Alain Chabat. Il tient ensuite d'autres rôles importants au cinéma, alternant comédies et films dramatiques, ainsi que films d'auteur et grosses productions.

Lambert Wilson a aussi tourné pour la télévision, notamment en 2004 dans le téléfilm Colette, une femme libre, réalisé par Nadine Trintignant.

Théâtre[modifier | modifier le code]

Lambert Wilson en octobre 2008.

La carrière théâtrale de Lambert Wilson est riche : Ashes d'Harold Pinter en 1998, L'Amour de l'Amour, La Machine Infernale, La Célestine, Eurydice, Ruy Blas. Il s'est mis en scène dans Les Caprices de Marianne en 1994 et dans Bérénice, avec Kristin Scott Thomas, en 2002.

En 2010, il est sur la scène du Théâtre du Châtelet dans la comédie musicale de Stephen Sondheim A Little Night Music.

Chansons et poésies[modifier | modifier le code]

Lambert Wilson est aussi chanteur et a enregistré quelques disques (Musicals en 1989 et Démons et merveilles en 1997) et interprèté la chanson La Chambre.

Le , il sort un nouvel album intitulé Loin, dans un registre totalement différent de ses précédentes interprétations dont il a écrit un des textes. Le compositeur en est Jean-Philippe Bernaux, mais l'album inclut aussi deux compositions de Jean-Jacques Sage, également le producteur de l'artiste, et une de Christophe Mali (Tryo). Les auteurs qui ont travaillé sur ce projet sont Boris Bergman, Philippe Latger, Marc Esteve et Marie Nimier.

Il enregistre également la lecture de poésies et de grands textes de la littérature (Musset, Proust…).

Le 12 février 2016, il sort un album hommage au chanteur Yves Montand afin de commémorer les 25 ans de la disparition de l'artiste. Les arrangements musicaux de cet album qui s'appelle Wilson chante Montand ont été réalisés par Bruno Fontaine. Parmi les 17 titres de l'album il y a Mais qu'est-ce que j'ai ? qui a été composée par Henri Betti sur des paroles d'Édith Piaf en 1947. L'album devrait servir de base à la création d'un spectacle où Lambert Wilson pourra exprimer tous ses talents de chanteur et de danseur.

En juin 2016, il est présent aux Chorégies d’Orange et interprète à cette occasion Syracuse d’Henri Salvador (dont il propose une version symphonique dans son album Wilson chante Montand), mais également La Chanson de Lara, du Docteur Jivago, en duo avec le ténor lyrique Florian Laconi[5].

Maître de cérémonie[modifier | modifier le code]

Engagements[modifier | modifier le code]

Lambert Wilson a participé à une campagne publicitaire à la radio en faveur de la Fondation Abbé-Pierre[9]. En 2009, il écrit la préface du livre de Loïc Le Goff sur le Mouvement Emmaüs Compagnons de l'abbé Pierre, publié aux éditions Bayard[10].

En 2013, il est invité par l'ONU dans le cadre de la mission de la Minustah dans le soutien que l'acteur veut apporter à Haïti, notamment dans le projet immense de reforestation, Haïti étant dans un état de déforestation dramatique, à peine 2% du territoire haïtien étant encore boisé[11].

Depuis 2015, il est l'ambassadeur officiel de l'association « Les Toiles Enchantées », association qui apporte le cinéma dans les hôpitaux pour les enfants malades et dans les centres spécialisés pour les adolescents handicapés.

Filmographie[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Court-métrages[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Théâtre[modifier | modifier le code]

Comédien[modifier | modifier le code]

Metteur en scène[modifier | modifier le code]

Doublage[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Films d'animation[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Voix off[modifier | modifier le code]

Livres audio[modifier | modifier le code]

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Lambert Wilson prête sa voix pour les éditions Thélème[réf. souhaitée] :

Discographie[modifier | modifier le code]

Participation[modifier | modifier le code]

Distinctions et récompenses[modifier | modifier le code]

Lambert Wilson au festival de Cannes 2015.

Distinctions[modifier | modifier le code]

Récompense[modifier | modifier le code]

Nominations[modifier | modifier le code]

Césars[modifier | modifier le code]

Nuit des Molières[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d « Lambert Wilson : "les comédies ne me font souvent pas rire quand je les lis" » ; Philippe Vandel, émission Tout et son contraire sur www.franceinfo.fr - 29 avril 2014.
  2. a, b et c Worldly Actor Finds Method in a Monastery, The New York Times, 18 février 2011
  3. Fiche de Lambert Wilson sur iMDB.com (consulté le 2 mai 2016).
  4. a et b Mille et une vies, Le Journal du dimanche, 2 mai 2010
  5. a et b « Lambert Wilson chante Syracuse en direct d’Orange », Isabelle Mermin, Le Figaro.fr (consulté le 20 juin 2016).
  6. a et b Lambert Wilson & Hervé Pons, Entretiens, 2009, pages 102-106
  7. http://www.allocine.fr/article/fichearticle_gen_carticle=18618943.html
  8. http://www.lepoint.fr/cinema/lambert-wilson-presentera-le-67e-festival-de-cannes-03-04-2014-1808927_35.php
  9. Spot entendu le sur France Inter, à 12h59
  10. Loïc Le Goff, (préf. Lambert Wilson) Compagnons de l'Abbé Pierre, Éditions Bayard, Paris, 2009, (ISBN 2-227-47875-6)
  11. Lambert Wilson à Haïti
  12. Lambert Wilson entre au musée Grévin, Le Figaro, 11 mai 2012.

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]