François-Xavier de Saxe

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François-Xavier de Saxe
Portrait de Xavier de Saxe
Portrait de Xavier de Saxe
Fonctions
Régent de Saxe

(4 ans 9 mois et 14 jours)
Prédécesseur Frédéric IV
Successeur Frédéric-Auguste Ier

(38 ans 1 mois et 6 jours)
Duc de Saxe et de Lituanie

(75 ans 9 mois et 27 jours)
Comte de Lusace

(33 ans 6 mois et 18 jours)
Biographie
Dynastie Maison de Wettin
Nom de naissance Franz-Xaver de Saxe
Date de naissance
Lieu de naissance Dresde (Saxe)
Date de décès (à 75 ans)
Lieu de décès Zabeltitz (Saxe)
Sépulture Église Notre-Dame de Dresde
Père Auguste III de Pologne
Mère Marie-Josèphe d'Autriche
Fratrie Frédéric de Saxe
Joseph de Saxe
Frédéric IV de Saxe
Marie-Amélie de Saxe
Marguerite de Saxe
Marie-Anne de Saxe
Marie-Josèphe de Saxe
Charles-Christian de Saxe
Christine de Saxe
Marie-Élisabeth de Saxe
Albert de Saxe
Clément de Saxe
Cunégonde de Saxe
Christelle de Saxe
Conjoint Claire de Spinucci
Enfant(s) Claire de Saxe
Ludwig de Saxe
Josef de Saxe
Elisabeth de Preissac
Maria-Anna d'Oriolo
Béatrix de Corleto
Kunegunde Montoro
Christine d'Arsoli
Cécile de Saxe
Religion Catholicisme Romain
Résidence Palais Saxon
Château de Chaumot
Château de Pont-le-Roi
Palais Farnèse
Palais de Zabeltitz

François-Xavier de Saxe

François-Xavier Louis Auguste Albert Bennon de Saxe et Pologne, duc de Saxe et de Lituanie, comte de Lusace, (en allemand Franz Xaver Ludwig August Albrecht Benno von Sachsen und Polen und Lausitz (25 août 1730 à Dresde, 21 juin 1806 à Zabeltitz), fils de Frédéric-Auguste II de Saxe, roi de Pologne et de l'archiduchesse Marie-Josèphe d'Autriche, fut de 1763 à 1768, régent de l'électorat de Saxe pour son neveu Frédéric-Auguste III de Saxe après avoir été nommé le 12 août 1758 lieutenant général et maréchal des armées du roi Louis XV de France. Frère de la Dauphine Marie-Josèphe de Saxe, il était donc également oncle des rois Louis XVI, Louis XVIII et Charles X de France, des rois Charles IV d'Espagne et Ferdinand IV de Naples, de l’impératrice Marie-Louise, épouse de l’Empereur Léopold II et du roi Frédéric-Auguste Ier de Saxe pendant la minorité duquel il fut régent. Ses frères Albert, beau-frère de la reine Marie-Antoinette, fut gouverneur des Pays-Bas autrichiens et Clément-Wenceslas, prince-archevêque-électeur de Trèves.

Xavier de Saxe enfant vers 1730

L'enfance solitaire[modifier | modifier le code]

François Xavier Louis Auguste Albert Bennon, prince de Saxe, naquit à Dresde le 25 août 1730. Il était le second fils et le quatrième des onze enfants d'Auguste III de Saxe, électeur de Saxe, et roi de Pologne, et de l'archiduchesse Marie-Josèphe d'Autriche. Selon son futur aide de camp le général de Martange, Xavier fut moins chéri de ses parents que ses frères et sœurs, reçut la mauvaise éducation du précepteur de Bellegarde, puis eut ensuite pour société " des chevaux, des chiens et des valets". Cette enfance et cette adolescence au grand palais saxon de Varsovie, qui rappellent celles de Louis XIII, auraient conféré à Xavier de Saxe un caractère timide, des manières gauches et un goût de la vie privée excessif pour son rang, "trop d'amour pour le particulier" d'après Martange, d'une "nature frivole" d'après le duc de Choiseul.Gallica

Faute de s'être vu rejeter ses avances faites à la princesse Adélaïde de France, Xavier se voit imposé par son père de répondre au nom de la famille royale de Saxe en audience publique le 7 janvier 1747, au compliment des ambassadeurs de Louis XV demandant officiellement la main de Marie-Josèphe de Saxe, sa sœur, pour le dauphin Louis Ferdinand de France.Gallica

La carrière militaire[modifier | modifier le code]

Xavier de Saxe lieutenant-général en 1758

Neuf ans plus tard commençait la guerre de Sept Ans, dans laquelle la Saxe se trouvait impliquée au côté de la France, et Xavier demanda à son père l'autorisation d'aller combattre contre la Prusse. Auguste III la lui accorde en 1756, et lui confia en 1758 le commandement du futur corps saxon "soldé" par le roi de France. Début juin un appartement lui est préparé pour une nuit au rez-de-chaussez du Palais des Tuileries à Paris, où il reçoit le titre de comte de Lusace contre tout problèmes de protocole. Louis XV reçoit Xavier le 14 juin au grand château de Versailles, lui donnant "beaucoup de marques de considération et d'amitié".Gallica

Xavier repart le lendemain pour l'armée du Bas Rhin. Le 30 septembre, il devenait lieutenant général des armées du roi de France[1], avant de se distinguer aux victoires de la bataille de Lutzelberg remportée par le prince Charles de Rohan-Soubise le 10 octobre, de la bataille de Bergen le 3 avril 1759, et de la bataille de Minden le 1er août, et s'y comporta si bien que le maréchal de Broglie lui fit donner en 1760 le commandement d'une de ses réserves, composée pour l'essentiel de 10.000 saxons déserteurs de l'armée prussienne, qui les avait capturés en 1756 et incorporés malgré eux. C'est à la tête de ce corps qu'il participa au siège de Cassel le 9 août 1760. Après sa défaite à la guerre de Sept Ans, le Royaume de Saxe devait multiplier ses ressources minières pour pouvoir faire face au paiement de l’indemnité de guerre imposée par la Prusse.Gallica

Le régent[modifier | modifier le code]

Xavier régent (dernier sur la droite) et la famille royale de Saxe en 1763

La guerre finissait à peine quand Auguste III mourut, le 5 octobre 1763, Frédéric-Christian de Saxe son fils aîné, devint prince électeur de Saxe, mais mourut le 17 décembre, laissant la principauté à son fils de 13 ans Frédéric-Auguste de Saxe. Xavier de Saxe devenait régent[2], avec le titre de prince administrateur. Il eut le bon sens de partager sa fonction avec sa belle-sœur la princesse électrice Marie-Antoinette de Bavière, et gouverna la saxe pendant cinq ans, redressant les finances et réorganisant l'administration.Gallica

École des mines de Freiberg fondée par Xavier régent

Sur proposition des conseillers Friedrich-Wilhelm von Oppel (1720−1767), Carl-Wilhelm et Friedrich Anton von Heynitz, Xavier de Saxe créa en 1765 l’École des mines de Freiberg (Kurfürstlich-Sächsische Bergakademie zu Freiberg), qui est la plus ancienne école d'ingénieurs d'Allemagne. En effet après sa défaite à la Guerre de Sept Ans, le Royaume de Saxe devait multiplier ses ressources minières pour pouvoir faire face au paiement de l’indemnité de guerre imposée par la Prusse.Gallica

Suite au pacte conclu le 11 avril 1764, il se voit obliger de résigner formellement ses fonctions de façon anticipée en novembre 1768, après la cérémonie somptueuse donnée le 4 septembre au château de Pillnitz pour le renouvellement de l'Ordre militaire de Saint-Henri, et la fin de ses fonctions en Saxe au bénéfice de Stanislas-Auguste Poniatovski : il ne sera jamais roi de Pologne.Gallica

Le mariage morganatique[modifier | modifier le code]

Claire de Spinucci par Domenico Cardelli, 1787

Son rôle pendant cinq ans ne pouvait désormais que faire de l'ombre à un prince électeur de dix-huit ans. Les réformes plus ou moins pertinentes qu'il avait réalisées lui avaient créé un certain nombre d'ennemis. Xavier de Saxe n'était pas non plus dans les meilleurs termes avec sa belle-sœur Marie-Antoinette de Bavière, avant de commettre l'erreur irréparable d'un mariage morganatique secret. C'est au début de son administration qu'il avait remarqué dans l'entourage de sa belle-sœur une demoiselle italienne de 23 ans, Claire de Spinucci, cantatrice et "dame de la clef" de la duchesse, dont la beauté surpassait de beaucoup la noblesse. D'après le ministre de France, l'électrice avait d'abord vigoureusement commandé à la jeune italienne de céder à la passion de son soupirant, sans y être encore parvenue au début de 1765. Elle parvint finalement à ses fins en sorte que Xavier l'avait épousée secrètement le 9 mars. Bientôt naissait deux jumeaux le 27 mars 1766, Claire de Saxe qui mourut peu après, et Ludwig, Josef avait vu le jour le 23 août 1767, et Elisabeth le 22 octobre 1768. A la cour de Dresde, le scandale était immense et irrémédiable : Xavier sentit qu'il lui fallu quitter quitter la capitale.Gallica

Le seigneur champenois[modifier | modifier le code]

Il séjourna un temps à Munich, puis dans son palais de Zabeltitz, et partit finalement visiter la suisse et toute l'Italie avec son épouse et quelques officiers, laissant en Saxe ses enfants. Il songea à s'établir à Rome, mais ses conseillers lui firent valoir le peu d'assistance et d'estime qu'il recevrait dans un pays qui "a été en tous temps l'écueil des héros et le tombeau de leur gloire", alors qu'en France, bien que le Dauphin fût mort en 1765 et sa sœur la Dauphine en 1767, il bénéficiait de la considération due à l'oncle du nouveau Dauphin et futur Louis XVI de France, et au lieutenant général des armées du roi.Gallica

Le 22 octobre 1771 il acheta de Marie-Madeleine Delpech de nombreuses seigneuries champenoises dont Villeneuve-sur-Yonne, le château de Chaumot, le château de Mardelin, le petit château Frileux, diverses maisons, auberges, étangs, bois et terres. C'est au château de Chaumot qu'il logea son épouse et sa cour composée de "120 personnes et 60 chevaux", et où il fit entreprendre des travaux de rénovation par les architectes Bouclier et Jacques-Guillaume Legrand, la construction d'une aile, d'un petit théâtre et d'un monument d'ornement du parc aux initiales du prince de Saxe, et la collection de milliers de manuscrits dont l'abbé jésuite Augustin de Barruel, futur précepteur de jeunes princes de Saxe à Chaumot, fit l'inventaire dès juillet 1774 (aujourd'hui conservés à la Bibliothèque Mazarine)[3].Gallica

Les princesses Béatrix et Kunegunde de Saxe y naquirent et y furent baptisée dans la chapelle Marie-Madeleine du château, dont le tableau du retable fut offert par Xavier à l'église Notre-Dame de l'assomption de Villeneuve-sur-Yonne. Le médecin chirurgien Seyffert, médecin au château de Versailles et futur médecin personnel de Xavier de Saxe au château de Chaumot, sauve la princesse de Lamballe d'une grave maladie, se gagnant ainsi la protection de Marie-Antoinette d'Autriche et une très grande réputation ; on viendra même de Paris à Villeneuve-sur-Yonne pour se faire guérir par lui. Xavier avait alors pour amis locaux le futur député de Villeneuve-le-Roi, Menu de Chomorceau, le cardinal de Bernis, et le duc de Mortemart à qui il payait la seigneurie de Préaux. Le prince de Saxe possédait également deux hôtels particuliers parisiens dont l'un, l'hôtel de Saxe, voisin de l'actuel Palais de l'Elysée, a été rasé le 9 juillet 1851 pour percer la rue de l'Elysée.Gallica

Xavier de Saxe et sa propriété du château de Chaumot, 1772

En 1774 il assista à l'agonie du roi Louis XV de France puis au sacre de son neveu Louis XVI de France. Il acheta en 1775 le château de Pont-le-Roi en Champagne où il entreprit des travaux de rénovation, tout en conservant ses premières terres françaises comme propriétés de rapport. Ne cessant d'en faire un véritable palais royal, Xavier de Saxe y débuta la collection de porcelaines de Meissen en Saxe et de flûtes traversières avec lesquelles il joua parfois. Le roi Louis XVI fera reconnaître en France en 1777 la validité du mariage morganatique et la légitimité des enfants qui sont naturalisés français. Le titre de comtesse de Lusace (ou von Lausitz) sera conféré à l'épouse morganatique de Xavier ainsi qu'à ses enfants. Après diverses cures dans de thermes pyrénéennes, il quitte la France pour Rome début janvier 1791, abandonnant absolument tout ses biens que la première République française confisquera en 1792.Gallica

L'exil du prince[modifier | modifier le code]

Palais de Xavier à Zabeltitz en Saxe

Claire de Spinucci se réfugia dans sa maison natale de Fermo avec ses filles et six domestiques, et le prince Xavier de Saxe à Rome avec son fils le chevalier de Saxe, protégé par le pape Pie VI qui l'hébergea au Palais Farnèse avec les princes exilés dont les princesses Victoire et Adélaïde de France. Le prince Xavier avait acheté le 1er mars 1789 le régiment de Conflans hussards dont il devint colonel, et renomma régiment de Saxe hussards. Le 4 mai 1792, Xavier fit émigrer à Rome la quasi-totalité de son régiment à la suite de ses officiers qu'il dirige au sein de l'Armée des princes émigrés, et incorpore dans la Légion de Kellermann, à l’exception de son 4e escadron resté fidèle à la première République française. Le 28 mai 1792, réformé, son 4e escadron et 88 hommes revenaient en France.

Appointé du 4e régiment de hussards de Xavier de Saxe, 1791

Claire de Spinucci décédera d'une très fragile santé à Porto San Giorgio près de Fermo. Xavier chargea le célèbre sculpteur Domenico Cardelli d'exécuter le monument funéraire de sa femme, toujours visible dans l'église métropolitaine de Fermo et portant le portrait en profil de marbre de la défunte. Les bustes de François-Xavier et de Claire signé du même sculpteur sont conservés au Palais des prieurs de Fermo ainsi qu'au musée de Cuypershuis à Ruremonde (Pays-Bas).

Après avoir marié ses filles à la grande noblesse italienne, Xavier quitta définitivement l'Italie pour Dresde en avril 1796, après le mariage de sa fille Christine Sabine de Saxe avec Don Camillo Massimiliano Massimo, prince di Arsoli, de qui naîtra le futur cardinal Francesco Saverio Massimo.

Le 15 octobre 1793, le marquis Raffaele Riario-Sforza de Corleto, fils aîné du marquis Nicolò Riario-Sforza de Corleto, épousa la princesse Béatrix de Saxe à la seigneurie familiale de Montepeloso à Irsina. Xavier de Saxe et Claire de Spinucci, ayant le soupçon que Raffaele soit impopulaire avec le roi Ferdinand Ier (roi des Deux-Siciles), parce qu'il était soupçonné d'infidélité, ne sont jamais allés à Montepeloso. Raffaele , son épouse Béatrix et leur fille Giovanna se rendait pour noël 1797 à Dresde pour rencontrer Xavier. Raffaele y décéda subitement le 24 décembre 1797[1].

Giovanna Rirario-Sforza de Corleto

Giovanni Riario-Sforza de Corleto, frère de Raffaele, dans la qualité du second fils et en vertu de la volonté de Raffaele, dictée avant sa mort, et nommé héritier de la maison de Corleto et seigneur de Montepeloso. Cette volonté a été jugée nulle par procès parce que dictée rapidement parmi les disjoncteurs de la mort et annoncée sans la solennité du rite. Le 28 Octobre 1799, Beatrice de Saxe est nommée vicaire général et son frère Joseph de Saxe, chevalier de l'Ordre de Malte et de Saxe, devient son avocat par procuration de Ferdinand Ier (roi des Deux-Siciles) pour défendre Béatrix sa fille Giovanna comme étant les héritières légitimes de feu Raffaele[2].

Le 28 Février 1800, le chevalier Joseph de Saxe rédigea un mémorial destiné à Ferdinand Ier (roi des Deux-Siciles), y exposant toutes les raisons visant à faire valoir les droits de sa sœur et de sa nièce, usurpés par Giovanni Riario-Sforza, alors détenu à la prison de Naples, car étant soupçonné de faire partie de la noblesse qui soutint la Campagne napoléonienne d'Italie (1799-1800)[3].

En 1802, Nikolaï Grigorievitch Chtcherbatov proféra des insultes envers le chevalier de Saxe, ce dernier séjournait alors en Russie, le chevalier de Saxe demanda réparation, au cours du duel qui se déroula à Teplice, le prince Chtcherbaotv tua le dernier fils vivant de Xavier[4].

Compte-tenu du décès en 1802 du chevalier Joseph de Saxe, Béatrix Saxe n'eut plus d'avocat, et le procès finit en 1803, avec gain des deux partis. Libéré de la prison de Naples, Giovanni Riario-Sforza s'accorda à Béatrix de marier son fils Raffaele à sa fille Giovanna, tout deux étant cousins germains. Le mariage ainsi établi, l'harmonie revint dans la famille Riario-Sforza, avant le décès de Raffaele. Giovanna épousera peu après le feld-maréchal autrichien Laval Nugent de Westmeath[4].

Napoléon Ier radie Xavier de Saxe de la liste des émigrés, et lui restitue tout ses biens non vendus, dont le château de Chaumot, par une amnistie de 1802. Épuisé par l'âge, Xavier quitte Dresde pour se retirer définitivement dans son palais de Zabeltitz où il aménage le parc en un jardin anglais, avant de s'éteindre le 21 juin 1806, à l'âge de 75 ans.

Famille et patrimoine[modifier | modifier le code]

Figurine en porcelaine, 1772, Manufacture de Meissen.

Le 9 mars 1765 à Dresde, il contracta un mariage morganatique avec la comtesse Claire Spinucci (née le 3 août 1741 à Fermo, fille du comte Giuseppe Spinucci et de la comtesse Béatrice Spinucci. Mariée, la comtesse Claire Spinucci fut titrée comtesse de Lusace (Claire von Lausitz). Ce mariage n'a jamais été reconnu par la maison royale de Saxe, mais il fut légitimé par Louis XVI. De ce mariage naquirent 9 enfants tous titrés comtes ou comtesses de Lusace (von der Lausitz) :

  • Claire Marie Auguste Béatrice de Saxe (27/3/1766 Dresde - 18/11/1766 Dresde)
  • Louis Rupert Joseph Xavier ou Ludwig von der Lausitz (1766-1782), dit l'abbé de Saxe, clerc du diocèse de Troyes.
  • Josef ou Joseph Xavier Charles Raphaël Philippe Bénit (1767-1802), dit le Chevalier de Saxe, fait chevalier de l'Ordre de Malte en mars 1782, tué en duel par le prince Nikolaï Grigorievitch Chtcherbatov à Teplice[5].
  • Elisabeth Anne Ursule Cordule Xavière de Saxe (1768-1844), dite Mademoiselle de Saxe, mariée à Henri de Preissac, duc d'Esclignac (1763-1837). Leur fils Charles-Philippe épousera la nièce de Talleyrand, Georgine.
  • Maria Anna ou Anne Violante Catherine Marthe Xavière de Saxe (1770-1845), mariée à Don Paluzzo Altieri, prince di Oriolo (1760-1834).
  • Béatrix ou Beatrice Marie Françoise Brigide de Saxe, née à Chaumot (1772-1806), mariée à Don Raffaele Riario-Sforza, marquis di Corleto (1767-1797).
  • Kunegunde ou Cunégonde Anne Hélène Marie Joséphe de Saxe, née à Chaumot (1774-1828), mariée à Don Giovanni, marquis Patrizi Naro Montoro (1775-1818).
  • Christine Sabine de Saxe (1775-1837), mariée à Don Camillo Massimiliano Massimo, prince di Arsoli (1770-1840). Son fils était le Cardinal Francesco Saverio Massimo (de 1806 à 1848).
  • Cécile de Saxe (17/12/1779 Pont-sur-Seine - 24/6/1781 Pont-sur-Seine).

L'héritier officiel du prince était le baron Camillo Freiherr de Seebach, représentant le gouvernement saxon, auquel les « épaves » de la fortune du prince ont été restituées. Cependant, le baron chimiste Louis Jacques Thénard avait acheté, par actes 1830 puis des 13 février et 16 août 1831 un ensemble de lots issus de la vente le 29 avril 1809 du domaine du château de Chaumot par les filles de Xavier de Saxe, lots rachetés le 4 février 1818 par le banquier Casimir Pierre Périer en société avec les négociants Claude Barry et Nicolas Joseph Cornisset-Després. Le baron Thénard se bâtit un manoir à Chaumot avec les ruines du château. Le domaine de Chaumot alimente aujourd'hui la fondation philanthropique du Syndicat Intercommunal du Legs-Thénard. La correspondance, les journaux de campagne et l'administration de Xavier de Saxe (60 000 lettres et documents) sont aujourd'hui conservés aux archives départementales de l'Aube et de l'Yonne, et les "6747 livres" de sa bibliothèque à la Bibliothèque Mazarine.

Une cloche de l'Église Saint-Louis de Chaumot et trois cloches de l'Église Saint-Martin de Pont-sur-Seine avaient été baptisées en son honneur de son vivant. Au centre d'une zone pavillonnaire, l'avenue du château de Chaumot porte aujourd'hui son nom.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Figure Blasonnement
Blason Marie-Josèphe de Saxe.svg écartelé au 1) et 4 de gueules à l'aigle d'argent, becquée, membrée, languée, liée et couronnée d'or au 2) et 3) de gueules au chevalier d'argent ornée d'or tenant un bouclier d'azur chargé d'une croix patriarcale d'or; sur le tout fascé de sable et d'or au crancelin de sinople mis en bande[6].

Sources[modifier | modifier le code]

  • Recherches et conservation des ouvrages de la bibliothèque du prince Xavier de Saxe à la Bibliothèque Mazarine (Paris)[7]
  • Recherches et conservation des archives de Xavier de Saxe, aux Archives Départementales de l'Aube (Troyes)[8]
  • Colloques et travaux universitaires actuels :
  1. D'Allemagne en Champagne : Xavier de Saxe (1730-1806), seigneur de Pont-sur-Seine, actes du colloque, 6 et 7 octobre 2006, textes réunis par Jean-Luc Liez, Troyes, Communauté de l'agglomération troyenne (CAT) et Archives de l'Aube, 2008. Programme
  2. Colloque à Chemnitz en juillet 2008 et exposition au Schlossbergmuseum de Chemnitz à l'automne 2009. Catalogue de l'exposition : Die Gesellschaft des Fürsten. Prinz Xaver von Sachsen und seine Zeit. Programme
  3. Exposition à l'Université de Reims Champagne-Ardenne (Bibliothèque universitaire Robert de Sorbon), du 31 mars au 14 juin 2010 : Sur les traces de Xavier de Saxe (1730-1806) : un prince européen en Champagne[9]
  • Consulter la correspondance de Xavier de Saxe sur Gallica
  • Fonds Xavier de Saxe sur le site des Archives de l'Aube
  • Les Châteaux de France, par Victor Petit, 1845
  • Nouvelle biographie générale depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours, de Hoefer (Jean Chrétien Ferdinand), Firmin-Didot, 1862[10]
  • Notes sur le legs des archives Delpech par M. de Rochetulon aux archives départementales du Puy-de-Dôme, par Marcellin Boudet, 1881.
  • Les hussards. Les vieux régiments. 1692-1792, par le capitaine H. Choppin, Berger-Levrault & Cie éditeur
  • Augustin de Barruel : un jésuite face aux jacobins francs-maçons, 1741-1820, par Michel Riquet, Paris, éditions Beauchesne, 1989 * (ISBN 9782701011974)
  • Le château de Chaumot au temps de Xavier de Saxe: un domaine rural en villeneuvien au crépuscule de l'Ancien régime, par Mathieu Couty, Amis du Vieux Villeneuve, 1996
  • L’église Saint-Louis de Chaumot, par Jean-Luc Dauphin, les Amis du vieux Villeneuve, 1996
  • Les terrasses de Chaumot, Cardascia, les Amis du Vieux Villeneuve, 2002
  • Le château de Chaumot à la veille de la Révolution française", par Patricia Colfort, 2006
  • Laval, Graf Nugent von Westmeath. In Meyers Konversations-Lexikon. 5. Auflage, 1896.
  • Nugent, Laval Graf von. In ADB. Band 24. Duncker & Humblodt, Leipzig 1875-1912. Online: [5]
  • Nugent-Westmeath, Laval Graf. In Constantin von Wurzbach, Biographisches Lexikon des Kaiserthums Oesterreich. 20. Band. Wien 1869. Online: [6]
  • Guillaume de Bertier de Sauvigny, Metternich, Fayard,‎ (ISBN 2-213-60267-0)
  • Les querelles du domaine de Montepeloso, article de presse par lariformaagrariadel1950|adirsinaeltricentrilucani, irsinalabasilicataelariformaagrarianelxxsecolo.wordpress.com, 20 septembre 2012 [7]
  • Le savant et les chenilles : Chaumot 1838-1839, par Jim Serre Djouhri, Amis du Vieux Villeneuve, 2014

Liens externes[modifier | modifier le code]

Portraits

Notes et références[modifier | modifier le code]