Paron (Yonne)

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Paron
Paron (Yonne)
La mairie.
Blason de Paron
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Yonne
Arrondissement Sens
Canton Sens-2
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Grand Sénonais
Maire
Mandat
Bernard Chatoux
2014-2020
Code postal 89100
Code commune 89287
Démographie
Population
municipale
4 866 hab. (2016 en augmentation de 9,55 % par rapport à 2011)
Densité 463 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 11′ 36″ nord, 3° 15′ 36″ est
Altitude Min. 62 m
Max. 179 m
Superficie 10,51 km2
Localisation

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Liens
Site web www.paron.fr

Paron est une commune française située dans le département de l'Yonne (89) en région Bourgogne-Franche-Comté. Elle appartient au canton de Sens-Ouest et à l'arrondissement de Sens. La ville fait partie de la Communauté d'agglomération du Grand Sénonais. Sa superficie est de 10,6 km2. Elle se situe géographiquement à une altitude de 80 mètres environ.

Ses habitants sont appelés les Paronnais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Paron est une commune de la rive gauche de l’Yonne. La partie est se situe dans la vallée de l’Yonne alors que la partie ouest s’étend en bordure du plateau du Gâtinais. Son territoire s'étend sur une superficie de 1 051 ha et son altitude va de 62 m à 179 m[1].

Administrativement, elle fait partie de la Communauté d'agglomération du Grand Sénonais, dont elle est la troisième commune, s'agissant de la population, après Sens et Villeneuve-sur-Yonne. Située au nord de la région Bourgogne-Franche-Comté et du département de l'Yonne, elle est limitrophe à l'ouest de la ville de Sens, chef-lieu de l'arrondissement, avec laquelle elle ne forme qu'une seule agglomération[2].

Communes limitrophes de Paron
Nailly Saint-Martin-du-Tertre
Villeroy Paron Sens
Subligny Collemiers Gron

Espaces protégés[modifier | modifier le code]

Sur les falaises crayeuses séparant les parties hautes et basses, des pelouses sèches, thermophiles, sont classées parmi les sites Natura 2000[3]. Ce site fait aussi partie de la zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) des coteaux de Paron à Saint-Martin-du-Tertre[4] où pousse notamment le lin français (Linum leonii), espèce endémique française, très rare[5]. D'anciennes carrières abritent plusieurs espèces de chauves-souris.

La roselière de Paron est une zone marécageuse au bord de l'Yonne, lieu d'habitats pour une faune et une flore de milieux aquatiques, répertoriée comme ZNIEFF[6].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Transports urbains[modifier | modifier le code]

Quatre lignes de transports en commun du réseau Intercom du Grand Sénonais[7] desservent Paron :

  • Ligne 1 : Sens (Centre commercial sud) ↔ Paron (Mairie) ;
  • Ligne 5 : Sens( Zone industrielle) ↔ Saint-Martin-du-Tertre (Louise Michel) ;
  • Ligne 6 : Paron (Collège) ↔ Gron (Les Épenards) ;
  • Ligne 7 : Sens Garibaldi ↔ Courtois-sur-Yonne (Les Bordes).

Voies routières[modifier | modifier le code]

Paron se situe au point de rencontre de deux voies romaines : Sens à Gien et Auxerre à Sens[8].

L'ancienne route impériale Nancy-Orléans, devenue la route nationale 60 puis la D 660, traverse la commune d'est en ouest. Paron est aussi sur l'itinéraire Sens-Nemours (D 81). Des routes permettent de rejoindre Villeneuve-sur-Yonne et Auxerre vers le sud et Pont-sur-Yonne vers le nord.

Borne située à l'intersection des routes Nancy-Orléans et Sens-Nemours à Paron.

L’accès à l'autoroute A19 est distant de 7 km. Cette autoroute permet d'aller à Paris, Lyon, Orléans ou Troyes.

Voies ferrées[modifier | modifier le code]

La ligne Paris-Dijon-Lyon (ex PLM) passe sur la commune de Paron qui ne possède pas de gare mais celle de Sens est située à 400m de la limite nord-est de la commune. Paron est aussi traversée par l'ancienne ligne Sens-Montargis. Pour son passage, il a été nécessaire de creuser un tunnel de 180m sous les côtes de Paron.

Chemins de randonnée[modifier | modifier le code]

Le GR213 de Pont-sur-Yonne à Saint-Georges-sur-Baulche passe par Paron[9].

Voies fluviales[modifier | modifier le code]

L’Yonne est une voie navigable pour le transport fluvial vers la région parisienne et au-delà vers Le Havre. Le port fluvial de Gron[10], est un port de marchandises situé à 4km de Paron. L’Yonne est aussi fréquentée par les bateaux de plaisance qui peuvent rejoindre le canal de Bourgogne ou le canal du Nivernais[11].

Histoire[modifier | modifier le code]

L'Homme semble s'être installé sur le site dès le Paléolithique inférieur à la période acheuléenne avec la découverte d'outils bifaces datant de cette période[12].

En 1084, il est fait mention d'une église paroissiale à l'emplacement de l'ermitage de Saint-Bond qui fut un lieu de pèlerinage. Appelé Parado en 1183, le village prend le nom de Paron au XIIIe siècle, attaché à une nouvelle église paroissiale située dans la vallée en contrebas de la colline Saint-Bond. La paroisse est mentionnée sous le nom latin de Perronum, xvie siècle[13].

Jusqu'au XIXe siècle, Paron est un village de vignerons et d'agriculteurs de moins de 500 habitants. La vigne qui occupe 190 ha en 1787 et encore 130 ha en 1829[14] disparaît totalement au début du XXe siècle victime du phylloxéra[15], les vins locaux étant concurrencés par les vins des grandes régions viticoles françaises[16]. Les ressources du sous-sol sont exploitées pour fabriquer du blanc d'Espagne et de la chaux.

À la fin du XIXe siècle, Paron devient un lieu de promenade dominicale pour les habitants de Sens. Ils montent à la chapelle St-Bond et font une halte à la Galette Chicouet[17].

Au XXe siècle, des entreprises industrielles s'installent sur le territoire de la commune. La population augmente fortement durant la deuxième moitié du XXe siècle avec la construction de lotissements dont les habitants viennent de la ville limitrophe de Sens, de la région Île-de-France proche, puis du Maghreb et de Turquie.

Économie[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Maires après 1945
Période Identité Étiquette Qualité
mai 1945 mars 1959 Paul Lhioreau    
mars 1959 juin 1995 Roger Treillé RI puis UDF Banquier puis directeur commercial
Conseiller général du canton de Sens-Ouest (1964 → 1988)
Vice-président du conseil général de l'Yonne [Quand ?]
Président du district de l'agglomération sénonaise (1962 → 1977 puis 1979 → 1989)
juin 1995 mars 2001 Jean-Paul Seveyrat DVD  
mars 2001 En cours Bernard Chatoux[18] DVD Ingénieur retraité
Vice-président de la CA du Grand Sénonais

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[19]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[20].

En 2016, la commune comptait 4 866 habitants[Note 1], en augmentation de 9,55 % par rapport à 2011 (Yonne : -0,56 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
268357325380381420436456468
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
461469497497461440454440443
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
5125034754996117628288371 009
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
1 2231 7832 7473 8894 5374 8454 5834 4324 858
2016 - - - - - - - -
4 866--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[21] puis Insee à partir de 2006[22].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

  • École Paul-Bert
  • École Pierre Curie
  • École Calmette
  • Collège André Malraux

Sports[modifier | modifier le code]

La complexe sportif Roger Treillé regroupe des salles polyvalentes et des terrains de sport (football, tennis...).

En octobre 2013, le club de football de Paron (le Paron FC) évoluant alors en Promotion de Ligue et entraîné par Fabien Cool, élimine le Football Club de Gueugnon (CFA2) et accède ainsi au 7e tour de la coupe de France[23].

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Sainte-Florence-Saint-Bond[24] (XIIIe - remaniée au XVIIIe),
  • Église Notre-Dame au Chemin Neuf dont la construction débute en 1966,
  • Château de Paron[Note 2] (XVIIIe) devenu École Théodore de Bèze dont le parc figure à l'inventaire général du patrimoine culturel[25],
  • Manoir du Chesnoy (XVIIe - XVIIIe),
  • Fontaine Sainte-Florence (1996 - Sculpteur : Laurence Dardier[26]),
  • Sculpture en granit rose de Pierre Székely : La vie (1999)[27]. Parking du stade de Saint-Bond.

Distinctions[modifier | modifier le code]

Ville fleurie : trois fleurs[28].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.
  2. Ne pas confondre avec le Château de Paron à Verrières-le-Buisson dans le département de l'Essone en région Île-de-France.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale Paron (Yonne) », sur EHESS, École des hautes études en sciences sociales
  2. « Géoportail », sur www.geoportail.gouv.fr (consulté le 30 décembre 2017)
  3. « Liste des sites Natura 2000 - Commune : Paron », sur inpn.mnhn.fr (consulté le 28 janvier 2016)
  4. Muséum national d'Histoire naturelle, « INPN, ZNIEFF 260008560 - Coteaux de Paron à Saint-Martin-du-Tertre », sur inpn.mnhn.fr (consulté le 21 janvier 2017)
  5. Museum national d'Histoire naturelle, « Linum leonii F.W.Schultz, 1838 - Lin des Alpes, Lin français », sur Inventaire National du Patrimoine Naturel (consulté le 3 avril 2018)
  6. Muséum national d'Histoire naturelle, « INPN, ZNIEFF 260014917 - Roselière de Paron », sur inpn.mnhn.fr (consulté le 21 janvier 2017)
  7. « Intercom - Les lignes régulières », sur www.bus-intercom.com (consulté le 24 avril 2016)
  8. Jean-Paul Delor, Au long des voies romaines de l'Yonne, Musées d'Auxerre, , 64 p. (ISBN 2909418022), cartes pp.15,16, 18, 19
  9. Fédération Française de la Randonnée Pédestre, « GR® : Sentiers de Grande Randonnée - Mon GR® », sur Mon GR® (consulté le 3 avril 2018)
  10. « Port de Gron », sur www.yonne.cci.fr (consulté le 30 janvier 2016)
  11. Un canal... des canaux, Picard (ISBN 2-7084-0298-6), p. 288-299
  12. (Bataille 1992, p. 19)
  13. Maximilien Quantin, Dictionnaire topographique du département de l’Yonne, Paris, , 166 p. (lire en ligne), p. 96 (Paron)
  14. Paron, d'un village rural à une commune moderne (tome 2), p. 87
  15. Paron, d'un village rural à une commune moderne (tome 2), p. 92-96
  16. Paron, d'un village rural à une commune moderne (tome 2), p. 97
  17. « La galette de Paron - Archives départementales de l'Yonne », sur archivesenligne.yonne-archives.fr (consulté le 11 septembre 2016)
  18. Conseil général de l’Yonne, Ma Commune, consulté le 27 décembre 2013.
  19. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  20. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  21. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  22. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  23. « Coupe de France (6e tour) : Paron fait chavirer Gueugnon (1-0) », sur lyonne.fr, L'Yonne républicaine, .
  24. « Église Sainte Florence - Mairie de PARON (89) », sur www.paron.fr (consulté le 28 janvier 2016)
  25. « Parc de l'école Théodore de Bèze », notice no IA89000488, base Mérimée, ministère français de la Culture
  26. Ouvrage collectif, Paron, d'un village rural à une commune moderne - Tome 3, (ISBN 9782953776621), p. 95
  27. Catalogue des œuvres de Pierre Székely
  28. « Tourisme et qualité de vie à Paron - Villes et villages fleuris », sur www.villes-et-villages-fleuris.com (consulté le 6 mai 2016)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Alain Bataille, Pascal Dibie, Jean-Pierre Fontaine, Jean-Charles Guillaume, Jean-Paul Moreau, Ferdinand Pavy, Line Skorka, Gérard Taverdet et Marcel Vigreux (préf. Henri de Raincourt), Yonne., Paris, Editions Bonneton, (ISBN 2-86253-124-3)
  • Paron, d'un village rural à une commune moderne :
  1. Les municipalités, les écoles, la culture, les sports, t. 1, , 144 p. (ISBN 9782953776607)
  2. La vie économique : habitat, agriculture, industries, commerces, t. 2, , 384 p. (ISBN 9782953776614)
  3. Paron à travers l'histoire : familles, églises, châteaux et autres souvenirs historiques, t. 3, , 320 p. (ISBN 9782953776621)
  • Pierre Glaizal et Étienne Dodet, L'ermitage Saint-Bond à Paron : la légende et l'histoire, Société archéologique de Sens, , 93 p.
  • Maurice Roy, Le Chesnoy-lez-Sens, histoire d'un fief et de ses seigneurs, Sens, Paul Duchemin,

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]