Paron (Yonne)

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Paron
La mairie.
La mairie.
Blason de Paron
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Yonne
Arrondissement Sens
Canton Sens-2
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Grand Sénonais
Maire
Mandat
Bernard Chatoux
2014-2020
Code postal 89100
Code commune 89287
Démographie
Population
municipale
4 719 hab. (2013)
Densité 449 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 11′ 36″ Nord 3° 15′ 36″ Est / 48.1933, 3.26
Altitude Min. 62 m – Max. 179 m
Superficie 10,51 km2
Localisation

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Paron

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Paron

Paron est une commune française située dans le département de l'Yonne (89) et la région Bourgogne-Franche-Comté. Elle appartient au canton de Sens-Ouest et à l'arrondissement de Sens. La ville fait partie de la Communauté d'agglomération du Grand Sénonais. Sa superficie est de 10,6 km2. Elle se situe géographiquement à une altitude de 80 mètres environ.

Ses habitants sont appelés les Paronnais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Paron est une commune de la rive gauche de l’Yonne. La partie est se situe dans la vallée de l’Yonne alors que la partie ouest s’étend en bordure du plateau du Gâtinais. Son altitude va de 65 m à 175 m.

Espaces protégés[modifier | modifier le code]

Sur les falaises séparant les parties hautes et basses des pelouses sèches sont classées parmi les sites Natura 2000[1].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Transports urbains[modifier | modifier le code]

Quatre lignes de transports en commun du réseau Intercom du Grand Sénonais[2] desservent Paron :

  • Ligne 1 : Sens (Centre commercial sud) ↔ Paron (Mairie) ;
  • Ligne 5 : Sens( Zone industrielle) ↔ Saint-Martin-du-Tertre (Louise Michel) ;
  • Ligne 6 : Paron (Collège) ↔ Gron (Les Épenards) ;
  • Ligne 7 : Sens Garibaldi ↔ Courtois-sur-Yonne (Les Bordes).

Voies routières[modifier | modifier le code]

Paron se situe au point de rencontre de deux voies romaines : Sens à Gien et Auxerre à Sens[3].

L'ancienne route impériale Nancy-Orléans, devenue la route nationale 60 puis la D 660, traverse la commune d'est en ouest. Paron est aussi sur l'itinéraire Sens-Nemours (D 81). Des routes permettent de rejoindre Villeneuve-sur-Yonne et Auxerre vers le sud et Pont-sur-Yonne vers le nord.

Borne située à l'intersection des routes Nancy-Orléans et Sens-Nemours à Paron.

L’accès à l'autoroute A19 est distant de 7 km. Cette autoroute permet d'aller à Paris, Lyon, Orléans ou Troyes.

Voies ferrées[modifier | modifier le code]

La ligne Paris-Dijon-Lyon (ex PLM) passe sur la commune de Paron qui ne possède pas de gare mais celle de Sens est située à 400m de la limite nord-est de la commune. Paron est aussi traversée par l'ancienne ligne Sens-Montargis. Pour son passage, il a été nécessaire de creuser un tunnel de 180m sous les côtes de Paron.

Chemins de randonnée[modifier | modifier le code]

Le GR213 de Pont-sur-Yonne à St-Georges-sur-Baulche passe par Paron.

Voies fluviales[modifier | modifier le code]

L’Yonne est une voie navigable pour le transport fluvial vers la région parisienne et au-delà vers Le Havre. Le port fluvial de Gron[4], est un port de marchandises situé à 4km de Paron. L’Yonne est aussi fréquentée par les bateaux de plaisance qui peuvent rejoindre le canal de Bourgogne ou le canal du Nivernais.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Paron est limitrophe de Sens avec laquelle elle forme une même agglomération.

Rose des vents Nailly Saint-Martin-du-Tertre Rose des vents
Villeroy
Subligny
N Sens
O    Paron    E
S
Collemiers Gron

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1084, il est fait mention d'une église paroissiale sur l'emplacement de l'ermitage de Saint-Bond qui fut un lieu de pèlerinage. Le nom de Paron apparait au XIIIe siècle attaché à une nouvelle église paroissiale située dans la vallée en contrebas de la colline Saint-Bond.

Au XIXe siècle, Paron est un village de vignerons et d'agriculteurs de moins de 500 habitants. La vigne, victime du phylloxera, disparaitra au début du XXe siècle, les vins locaux étant concurrencés par les vins des grandes régions viticoles françaises. Les ressources du sous-sol sont exploitées pour fabriquer du blanc d'Espagne et de la chaux.

Au XXe siècle, des entreprises industrielles s'installent sur le territoire de la commune. La population augmente fortement durant la deuxième moitié du XXe siècle avec la construction de lotissements dont les habitants viennent de la ville limitrophe de Sens et de la région Île de France proche.

Économie[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs et Adjoints
Période Identité Étiquette Qualité
1895 1900 Jules GRÉGOIRE   Maire
1901 1905 Francois GAULT   Maire
1905 1919 Auguste VAUDOUX   Maire
1905 1919 Francois SELINGAND   Adjoint
1921 1933 Desiré NEVEU   Maire
1933 1943 Paul LHIOREAU   Maire
1945 1959 Paul LHIOREAU   Maire
1961 1995 Roger TREILLE   Maire
mars 1995 mars 2001 Jean - Paul SEVEYRAT   Maire
mars 2001   Bernard CHATOUX[5] DVD Maire

Popoulation et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait 4 719 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
268 357 325 380 381 420 436 456 468
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
461 469 497 497 461 440 454 440 443
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
512 503 475 499 611 762 828 837 1 009
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2008 2009
1 223 1 783 2 747 3 889 4 537 4 845 4 583 4 460 4 432
2013 - - - - - - - -
4 719 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

  • École Paul-Bert
  • École Pierre Curie
  • École Calmette
  • Collège André Malraux

Sports[modifier | modifier le code]

La complexe sportif Roger Treillé regroupe des salles polyvalentes et des terrains de sport (football, tennis...)

En octobre 2013, le club de football de Paron (le Paron FC) évoluant alors en Promotion de Ligue et entraîné par Fabien Cool, élimine le Football Club de Gueugnon (CFA2) et accède ainsi au 7e tour de la coupe de France[8].

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Sainte-Florence-Saint-Bond[9](XIIIe - remaniée au XVIIIe),
  • Église Notre-Dame au Chemin Neuf (XXe),
  • Château de Paron[Note 3] (XVIIIe) devenu École Théodore de Bèze,
  • Manoir du Chesnoy (XVIIe - XVIIIe),
  • Fontaine Sainte-Florence (1996 - Sculpteur : Laurence Dardier[10]),
  • Sculpture en granit rose de Pierre Székely : La vie (1999)[11]. Parking du stade de Saint-Bond.

Distinctions[modifier | modifier le code]

Ville fleurie : trois fleurs[12].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Saint Bond, dont l'ermitage se trouvait sur la colline qui porte maintenant son nom,

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Paron, d'un village rural à une commune moderne :

  • Les municipalités, les écoles, la culture, les sports, t. 1, , 144 p. (ISBN 9782953776607)
  • La vie économique : habitat, agriculture, industries, commerces, t. 2, , 384 p. (ISBN 9782953776614)
  • Paron à travers l'histoire : familles, églises, châteaux et autres souvenirs historiques, t. 3, , 320 p. (ISBN 9782953776621)

Pierre Glaizal et Étienne Dodet, L'ermitage Saint-Bond à Paron : la légende et l'histoire, Société archéologique de Sens, , 93 p.

Maurice Roy, Le Chesnoy-lez-Sens, histoire d'un fief et de ses seigneurs, Sens, Paul Duchemin,

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  3. Ne pas confondre avec le Château de Paron à Verrières-le-Buisson dans le département de l'Essone en région Île-de-France.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Liste des sites Natura 2000 - Commune : Paron », sur inpn.mnhn.fr (consulté le 28 janvier 2016)
  2. « Intercom - Les lignes régulières », sur www.bus-intercom.com (consulté le 24 avril 2016)
  3. Jean-Paul Delor, Au long des voies romaines de l'Yonne, Musées d'Auxerre, , 64 p. (ISBN 2909418022), cartes pp.15,16, 18, 19
  4. « Port de Gron », sur www.yonne.cci.fr (consulté le 30 janvier 2016)
  5. Conseil général de l’Yonne, Ma Commune, consulté le 27 décembre 2013.
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2008, 2009, 2013.
  8. « Coupe de France (6e tour) : Paron fait chavirer Gueugnon (1-0) », sur lyonne.fr, L'Yonne républicaine,‎ .
  9. « Église Sainte Florence - Mairie de PARON (89) », sur www.paron.fr (consulté le 28 janvier 2016)
  10. Ouvrage collectif, Paron, d'un village rural à une commune moderne - Tome 3, (ISBN 9782953776621), p. 95
  11. Catalogue des œuvres de Pierre Székely
  12. « Tourisme et qualité de vie à Paron - Villes et villages fleuris », sur www.villes-et-villages-fleuris.com (consulté le 6 mai 2016)