Saint-Fargeau (Yonne)

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Saint-Fargeau
La Tour de l'Horloge
La Tour de l'Horloge
Blason de Saint-Fargeau
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Yonne
Arrondissement Auxerre
Canton Cœur de Puisaye
Intercommunalité CC Cœur de Puisaye
Maire
Mandat
Jean Joumier
2014-2020
Code postal 89170
Code commune 89344
Démographie
Gentilé Fargeaulais
Population
municipale
1 695 hab. (2013)
Densité 25 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 38′ 27″ Nord 3° 04′ 17″ Est / 47.6408333333, 3.07138888889
Altitude Min. 182 m – Max. 280 m
Superficie 67,20 km2
Localisation

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Saint-Fargeau

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Saint-Fargeau

Saint-Fargeau est une commune française située dans le département de l'Yonne en région Bourgogne-Franche-Comté.

Ses habitants sont appelés les Fargeaulais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes associées[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Saint-Martin-des-Champs Ronchères Rose des vents
N Moutiers-en-Puisaye
O    Saint-Fargeau    E
S
Lavau Saint-Amand-en-Puisaye (Nièvre)

Histoire de Saint-Fargeau[modifier | modifier le code]

La première mention d'un Sanctus Ferreolum date du IVe siècle, mais des travaux ont exhumé quelques bijoux gallo-romains autour de l'actuelle église. Vers 600, on trouve l'appellation : Ferrolas, puis en 683 : Sanctus Ferreolus.

Avant l'an Mil, l'évêque d'Auxerre Héribert (ou Herbert), fils naturel d'Hugues Capet (roi de France), fit construire à Saint-Fargeau et à Toucy un rendez-vous de chasse fortifié. À la mort d'Héribert, Saint-Fargeau devient un lieu qualifié d'hostile à l'évêché d'Auxerre avant de passer dans la maison des barons de Toucy qui deviennent ainsi seigneurs de Puisaye.

Le comte de Bar épouse en 1250 l'héritière de Toucy et Saint-Fargeau se voit doter de son église actuelle. En 1317 à la mort de Jeanne de « Thouci » comtesse de Bar, c'est à son fils Edouard qu'est attribuée la seigneurie de Saint-Fargeau. Henry comte de Bar (4e du nom) meurt en 1344. Son épouse Yolande de Flandre gouverne la Puisaye et la seigneurie de Saint-Fargeau (Saint-Fargeol ou Ferreol), qu'elle cède à son fils Robert en 1385. En 1385, elle obtient de Charles V une aide financière pour l'entretien de son château en "Puisoie". Le dernier des Bar à gouverner la Puisaye est le cardinal Louis qui cède le duché de Bar à René d'Anjou en 1419.

La guerre de Cent Ans ravage la contrée et Robert Knolles, capitaine de guerre anglais basé à Malicorne, pille la ville. En 1411, le château de Saint-Fargeau est pris grâce à des « bouches à feu » (canons) qui réussirent à créer une brèche dans ses remparts. En 1420, nouvel assaut victorieux des Anglais. Saint-Fargeau verra passer Jeanne d'Arc deux fois, discrètement à l'aller vers Chinon, puis en grande pompe au retour, à la tête de l'armée royale.

Jacques Cœur, qui achète Saint-Fargeau le 15 février 1450 à Jean, Guillaume et Boniface de Montferrat, en est dépossédé un an après lors de son procès. C'est son juge Antoine de Chabannes qui rachète à bas prix Saint-Fargeau et presque toute la Puisaye[1]. Il remodèle le château et la ville jusqu'à sa mort en 1488 (et bien des ennuis politico-juridiques avec un retour de propriété du château à Geoffroy Cœur fils de Jacques Cœur). Pour conserver Saint-Fargeau, son fils Jean de Chabannes offrit à la veuve Cœur 10 000 écus d'or et une rente de 400 livres tournois. Une de ses filles Antoinette ayant épousé René d'Anjou, leur fils Nicolas obtint l'érection de la terre en comté, puis la fille de ceux-ci, Renée d'Anjou, ayant épousé François de Bourbon, en 1576, Henri III érigea cette terre en duché-pairie. Saint-Fargeau passe ainsi dans la famille royale et y restera jusqu'à Anne-Marie-Louise d'Orléans, « la Grande Mademoiselle » cousine de Louis XIV.

Les terres de « Saint-Fargeau et des pays de Puisaie » (dont faisait partie la ville de Saint-Fargeau) sont érigées en comté en 1541.

La fronde opposant les deux cousins, la grande mademoiselle est exilée en 1652 à Saint-Fargeau et y fait exécuter de grands travaux par Le Vau ; le château prend alors la quasi-totalité de son aspect actuel.

Après la mort de la grande Mademoiselle, plusieurs ventes font passer le domaine aux Le Pelletier dont le plus connu d'entre eux ; au cours de la tourmente révolutionnaire, Michel Lepeletier de Saint-Fargeau devient député puis "montagnard" et vote la mort du roi. Il est assassiné la veille de l'exécution de Louis XVI. Ses héritiers font construire une aile au château et la grande demeure passe de génération en génération jusqu'aux Ormesson. Les Ormesson sont contraints de revendre le château (ceci donnera lieu à l'écriture, par Jean d'Ormesson (son arrière-grand-père maternel étant Louis-Michel Lepeletier), du célèbre roman Au plaisir de Dieu).

Saint-Fargeau fut chef-lieu du district de Saint-Fargeau de 1790 à 1795.

Au cours de la Révolution française, la commune fut provisoirement renommée Le Peletier[2].
En 1972, la commune absorbe celles voisines de Lavau, Ronchères, Saint-Martin-des-Champs, Sept-Fonds et Mézilles ; en 1976, Lavau, Saint-Martin-des-Champs et Mézilles reprennent leur indépendance ; en 1998, Ronchères redevient commune à part entière[2].

Aujourd'hui, le château est en réhabilitation après sauvetage.

Héraldique[modifier | modifier le code]

blason

Les armes de la commune se blasonnent ainsi :

écartelé au 1) de gueules à trois pals de vair, au chef d’or chargé de quatre merlettes de gueules au 2) d’argent au chef de gueules au 3) d’azur à la fasce d’argent chargée de trois cœurs de gueules chacun surmonté d’une coquille d’or au 4) de gueules semé de fleurs de lis d’or, à la croix ancrée et alésée d’argent brochante et chargé en cœur d’un chevron du champ et à la bordure componée d’argent et de gueules.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1831   Louis Frémy    
1983 2008 Pierre Bordier DL puis

UMP

Conseiller général
Sénateur
mars 2008 en cours Jean Joumier[3] UMP  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait 1 695 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 915 2 000 1 617 2 033 2 132 2 251 2 348 2 430 2 489
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 432 2 587 2 849 2 672 2 584 2 583 2 642 2 615 2 579
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 573 2 390 2 248 2 061 2 089 1 987 1 881 1 831 1 636
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2008 2009
1 619 1 681 3 293 1 912 1 884 1 814 1 693 1 754 1 798
2013 - - - - - - - -
1 695 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Plusieurs industries de taille moyenne maintiennent une activité économique fleurissante au sein de la commune.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Parc de Saint-Fargeau, dessin par Constance Lézurier de la Martel, 1806 (coll. privée).
  • Ancien couvent des augustins (mairie actuelle).
  • Maison de la Puisaye.
  • L'église Saint-Ferréol, dont la construction au 4e quart XIIIe siècle est attribuée au comte de Bar, classée en avril 1907, elle contient de nombreux objets et mobiliers classés dont : un triptyque du 4e quart XVe siècle ; la Crucifixion, la Descente de croix, la Mise au tombeau, la Résurrection, du 4e quart XVe siècle (classé monument historique au titre objet, 1992) et une Pietà entourée d'anges, peinture à l'huile sur toile d'influence flamande, du XVIe siècle (classé monument historique au titre objet, 1992).
  • La chapelle Sainte-Anne et les peintures à fresques : L'entrée du Christ à Jérusalem, la crucifixion.
  • La tour de l'Horloge, édifice fortifié.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Drapeau de l'Allemagne Hermeskeil (Allemagne), voir le site de Hermeskeil (en)

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Voir la catégorie : Saint-Fargeau (Yonne).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Histoire de la ville et du comté de Saint-Fargeau, M Dey, Imprimerie de Perriquet et Rouillé, 1856
  • Bulletin de la société des sciences historiques et naturelles de l'Yonne, Masson et fils, 1869
  • Chabannes-La Palice, Notice historique sur la maison de Chabannes ou de Chabannées suivi de l'armorial de ses alliances, Clermont-Ferrand, , 184 p. (présentation en ligne) Document utilisé pour la rédaction de l’article

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Chabannes-La Palice 1864, p. 11.
  2. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale - Saint-Fargeau », sur EHESS, École des hautes études en sciences sociales (consulté le 28 novembre 2012).
  3. Conseil général de l’Yonne, Ma Commune, consulté le 1er janvier 2014.
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2008, 2009, 2013.