Treigny

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Treigny
Chantier médiéval de Guédelon, sur la commune de Treigny.
Chantier médiéval de Guédelon, sur la commune de Treigny.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Yonne
Arrondissement Auxerre
Canton Vincelles
Intercommunalité Puisaye-Forterre
Maire
Mandat
Paulo Da Silva Moreira
2014-2020
Code postal 89520
Code commune 89420
Démographie
Population
municipale
879 hab. (2014)
Densité 17 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 34′ 56″ nord, 3° 11′ 07″ est
Altitude Min. 187 m
Max. 367 m
Superficie 52,70 km2
Localisation

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Treigny est une commune française située dans le département de l'Yonne en région Bourgogne-Franche-Comté à 200 km au sud de Paris.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Le village est situé en Puisaye, à 50 km au sud d'Auxerre[1] chef-lieu du département. La commune est limitrophe à deux communes de la Nièvre : Saint-Amand-en-Puisaye et Bouhy[2].

La Loire coule à 20 km (en ligne droite) au sud-ouest à La Celle-sur-Loire[2].

Description[modifier | modifier le code]

Le territoire est riche en forêt, qui couvre pratiquement tout le nord de la commune ; et en eau avec de très nombreux étangs et cours d'eau.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le Loing prend source sur la limite de commune avec Sainte-Colombe-sur-Loing[3].

La Vrille, affluent de la Loire et qui prend source sur la commune, est ramifiée en quatre bras dont l'un d'eux arrose Treigny ; elle reçoit ensuite sur la commune trois petits affluents en rive droite et se sépare plusieurs fois en deux ou trois bras.

Le Bourdon, divisé en deux bras à sa source, prend lui aussi source sur la commune. L'une de ces branches fournit les étangs de Chassin puis de Guédelon ; elle rejoint ensuite le lac du Bourdon 3 km après sa sortie de la commune, ayant au passage alimenté l'étang de Charmoy sur Moutiers-en-Puisaye. L'autre branche, plus à l'ouest, fournit les étangs du Château (dit également étang des Moines) et l'étang des Midoux avant de rejoindre le lac du Bourdon 1 km en aval[2].

La ligne de partage des eaux entre Loire et Seine passe par Treigny[4] : le Bourdon au nord est un tributaire de la Seine, la Vrille au sud va à la Loire.

Géologie[modifier | modifier le code]

Carte géologique de Treigny

Au nord-ouest, couches du Crétacé (principalement en vert sur la carte, sauf mention autre) : n3, Hauterivien, calcaires jaunes ; n4a et n4b, Barrémien inférieur et supérieur (en jaune clair) ; n7a et n7b, jonction Albien et Cénomanien.

Au sud-est, couches du Jurassique (en bleu sur la carte) : J7a et J7b, Tithonien inférieur et moyen, 150,7 M. d'années à 145,99 M. d'années ; J8, Tithonien supérieur, 145,99 M. d'années à 142,2 M. d'années ± 2,6 ; J9, Portlandien, calcaires blonds.

FC, présent dans certaines vallées, correspond à des alluvions et colluvions de fond de vallée et des cônes de déjection associés.

La large tache jaune clair (environ 380 ha) marquée LP au nord-ouest de Treigny aux Gâtines Beauchet et alentours, correspond à des limons (Quaternaire) recouvrant localement la craie du Crétacé. Ces plaques, typiques de la bordure Est du bassin Parisien, sont des formations argilo-limoneuses provenant de la décomposition du calcaire[5]. Sur son côté sud, au nord-ouest de Ru Bourrier, se trouvent 10 ha de sable ; quelques autres lieux portent aussi l'indication de sable ("SAB"). On trouve également de nombreuses indications ponctuelles d'argile et quelques-unes de grès.

Ce coin de Puisaye est une terre d'élection pour les potiers dont les ateliers exploitent l'argile blanche ou rouge (ferrugineuse) de la région.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Il n'y a pas de grand axe routier sur la commune, qui est par contre abondamment sillonnée de petites routes de campagne. Les deux routes les plus importantes sont la D99 qui joint Cosne (32 km au sud-ouest) à Joigny (57 km au nord), traversant le nord-ouest et l'ouest de la commune ; et en bordure Est de commune, la D7 joignant Châtillon-Coligny (46 km au nord-ouest) et devenant sur la Nièvre la D3 jusqu'à Entrains-sur-Nohain (13 km au sud-est)[1].

L'autoroute A77, ou « autoroute de l'Arbre », passe à Cosne où se trouve l'échangeur no 22 (27 km).

Les gares les plus proches sont à Cosne-Cours-sur-Loire au sud et à Auxerre au nord (50 km).

Hormis les transports scolaires rejoignant Toucy[6], il n'y a pas de bus desservant Treigny.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Moutiers-en-Puisaye Sainte-Colombe-sur-Loing Rose des vents
Saint-Amand-en-Puisaye
(Nièvre)
N Lainsecq
O    Treigny    E
S
Dampierre-sous-Bouhy
(Nièvre)
Bouhy (Nièvre) Sainpuits

Hameaux, lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

Outre les nombreux hameaux dont la liste suit, la commune est parsemée d'un grand nombre de lieux-dits et écarts aux noms évocateurs, comme Fosses aux Loups[note 1], le Pas de Loup[note 2] ou le Pas Vaut Guère[note 3]. Près du château de la Bussière (ne pas confondre avec d'autres châteaux de la Bussière) se trouve un lieu-dit les Masures[note 4]. Le nom Masure ou Mazure signifie au XVIe siècle une manœuvrerie, de même qu'un mazurier était un manœuvre ou ouvrier, attaché à une ferme ou un domaine tout en en étant indépendant[7].

Histoire[modifier | modifier le code]

Au XVIe siècle le seigneur de Perchin est François Ier de La Rivière, fils de Jean Bureau de la Rivière[8], seigneur de la Rivière[note 5]. Enfant d'honneur ou page de Charles VIII, il épouse en 1499[9] Madeleine de Savoisy, dame de Seignelay et héritière de la maison de Seignelay[8] dont il a eu 11 enfants. Son testament date de 1534[9]. Son ancêtre Bureau de la Rivière († 16 aout 1400), grand chambellan de Charles V et de Charles VI, était seigneur de Chassin au XIVe siècle.

En 1972, Treigny absorbe les communes voisines de Perreuse et de Sainte-Colombe-sur-Loing. En 1976, Treigny "cède" la commune de Sainte-Colombe-sur-Loing qui redevient une commune à part entière.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Treigny Blason D'argent à la barre ondée d'azur, accompagnée en chef d'un chêne arraché de sable, feuillé de sinople et englanté d'or, et en pointe de trois épis de blés, tigés, feuillées et empoignés d'or; sur le tout, d'or à la bouteille de grès en couronne de gueules.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Économie[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
avant 1981[10] mars 2008 Gérard Morisset UDF Conseiller général du canton de Saint-Sauveur-en-Puisaye (1982-2008)
mars 2008 mars 2014 Gaëtan Dupont[11]    
mars 2014 en cours Paulo Da Silva Moreira SE-La République en marche ![12] Médecin[13]

Tendances et résultats politiques[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[15]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[16],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 879 habitants, en diminution de -0,57 % par rapport à 2009 (Yonne : -0,46 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 807 1 847 1 940 2 117 2 249 2 284 2 303 2 517 2 590
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 505 2 600 2 686 2 664 2 591 2 558 2 560 2 507 2 411
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 201 2 109 2 047 1 642 1 562 1 504 1 435 1 365 1 260
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
1 151 1 070 1 196 1 000 932 840 878 910 879
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[17] puis Insee à partir de 2006[18].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le chantier-médiéval de Guédelon : construit sous les yeux des visiteurs, un château fort dans le respect des techniques du XIIIe siècle, au cœur d'une ancienne carrière boisée, dans un espace naturel mettant à la disposition de 45 « œuvriers » tous les matériaux nécessaires à la construction : l'eau, la pierre, la terre, le sable et le bois.
  • Le château de Ratilly du XIIIe siècle.
  • Le château de la Bussière : château construit aux XIIe, XVe, XVIe et XVIIe siècles, restauré au XXIe siècle. À ne pas confondre avec le château de La Bussière dans le Loiret, ou le château de La Bussière à Oullins dans le Rhône.
  • L'église Saint-Symphorien, gothique, du XVe siècle, classée monument historique ; surnommée « cathédrale de la Puisaye ».
  • Le couvent : bâtiment dont les parties les plus anciennes remontent au XVe siècle. Il a appartenu à la congrégation des sœurs hospitalières de la Providence de Sens et abrité une école. Restauré par la commune, il accueille aujourd'hui des expositions de céramique contemporaine.
  • Le parc Nature Aventures du Bois de la Folie (accrobranche)[19].
  • Le parc naturel de vision de Boutissaint[20]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Élodie Frégé, née à Cosne-Cours-sur-Loire en 1982, (gagnante en 2003 de l'émission Star Academy) a passé toute son enfance à Treigny.
  • Antoine de Vinck, céramiste sculpteur belge, a vécu et travaillé sur la commune de Treigny les dernières années de sa vie, de 1984 à 1992. Il est l'auteur de la Croix des potiers érigée dans le hameau du Chaineau.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Coordonnées de Fosses aux Loups : 47° 32′ 12″ N, 3° 12′ 09″ E.
  2. Coordonnées de Pas de Loup: 47° 35′ 05″ N, 3° 08′ 08″ E.
  3. Coordonnées du Pas Vaut Guère : 47° 31′ 53″ N, 3° 13′ 17″ E.
  4. Coordonnées des Masures : 47° 34′ 05″ N, 3° 11′ 57″ E.
  5. François Ier de La Rivière était aussi seigneur de Champlemy, vicomte de Tonnerre et de Quincy, baron de Seignelay, seigneur de Anthiol, Arzembouy, Beaumont, Bennes, Bonnard, Boulon (commune de Lurcy-le-Bourg), Cheny, Chevannes, Colméry, Corvol le Damp-Bernard, La Garde, Lurcy-le-Bourg, Lucy- ou Lurcy-le-Châtel, Norry, Ormoy, Perchin, Poilly, Rebourceau (Rebourseaux, commune de Vergigny), Saint-Martin, Souffin, Vézannes, etc. Comme son ancêtre Bureau de la Rivière avait été seigneur de Chassin, il est possible que François Ier de La Rivière ait également tenu Chassin et d'autres lieux sur Treigny.
Notes sur la démographie
  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Treigny sur la carte de google.fr.
  2. a, b et c Treigny, cartes IGN interactives sur geoportail.fr. Couches « Cartes IGN classiques », « Limites administratives », « Hydrographie » et « Carte de Cassini » activées. Vous pouvez moduler, désactiver ou supprimer chaque couche (= carte) dans l'onglet de "sélection de couches" en haut à droite, et en ajouter depuis l'onglet "Cartes" en haut à gauche.
  3. Coordonnées de la source du Loing : 47° 33′ 11″ N, 3° 13′ 58″ E.
  4. Christian Picardeau, « Treigny retrouve ses racines vineuses », L'Yonne Républicaine,‎ (lire en ligne).
  5. M. Donsimoni, « Carte géologique harmonisée du département de la Meuse - notice technique », sur infoterre.brgm.fr, BRGM, (consulté le 1er septembre 2017), p. 40.
  6. Syndicat intercommunal des collège et lycée de Toucy, « transports scolaires Toucy - Liste des points d'arrêt par commune », 2017-2018 (consulté le 1er septembre 2017).
  7. M. Déy, Histoire de la Ville et du Comté de Saint-Fargeau, Auxerre, 1856. p. 409.
  8. a et b Philippe Le Bas. Famille de la Rivière. Dans France: Dictionnaire Encyclopédique, Volume 10, 1848. pp. 64-65.
  9. a et b Jean Née de la Rochelle, Pierre Gillet et Jean-François Née de La Rochelle, « Jean Bureau », dans Mémoires pour servir à l'histoire, politique et littéraire, à la géographie ... du département de la Nièvre, 1827.
  10. « Élection du président de la République », sur legifrance.gouv.fr, Journal officiel de la République française, (consulté le 23 août 2017).
  11. Conseil général de l’Yonne, Ma Commune, consulté le 3 janvier 2014.
  12. Tiphaine Pfeiffer, « Yonne : Paulo Da Silva Moreira, En Marche dans la 1ère circonscription », sur france3-regions.francetvinfo.fr, (consulté le 23 août 2017).
  13. « Treigny 89420 », sur france3-regions.francetvinfo.fr (consulté le 23 août 2017).
  14. Résultats de l'élection présidentielle de 2007 sur le site du Ministère de l'Intérieur..
  15. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  16. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  17. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  18. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  19. Parc Nature Aventures du Bois de la Folie, site du parc.
  20. Boutissaint, sur boutissaint.com.