Villeblevin

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Villeblevin
L'église, inscrite aux monuments historiques.
L'église, inscrite aux monuments historiques.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Yonne
Arrondissement Sens
Canton Pont-sur-Yonne
Intercommunalité Communauté de communes Yonne Nord
Maire
Mandat
Thierry Spahn
Désigné le 25/11/16

Suite au décès de Marc Leruse au mois de septembre 2016

Code postal 89340 / 89720
Code commune 89449
Démographie
Population
municipale
1 845 hab. (2014)
Densité 251 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 19′ 31″ nord, 3° 04′ 57″ est
Altitude Min. 53 m – Max. 118 m
Superficie 7,36 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Villeblevin

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Villeblevin

Villeblevin est une commune française située dans le département de l'Yonne en région Bourgogne-Franche-Comté.

Ses habitants sont appelés les Villeblevinois.

Géographie[modifier | modifier le code]

De par sa superficie, Villeblevin est une petite commune de 737 hectares.

Ce territoire qui s'étend sur la rive gauche de l'Yonne jusqu'aux premiers versants du Gâtinais est constitué de deux parties distinctes :

  • le fond alluvial de la vallée de l'Yonne appelé Pays-Bas, dont l'altitude moyenne est de 55 m. Cette partie du territoire a été exploitée au cours des dernières décennies pour l'extraction du sable sur presque 50 ha. De ce fait, de nombreux plans d'eau subsistent aujourd'hui ;
  • la seconde partie vallonnée se rapproche du plateau du Gâtinais à une altitude de 170 m environ et rejoint la RD 606 en pente douce. Le sous-sol est constitué d'une épaisse couche de craie marneuse contenant des rognons de silex. De nombreuses caves sont taillées dans cette craie et des souterrains existent encore, bien qu'aujourd'hui condamnés. Selon des récits recueillis auprès d'habitants de la commune, au début du XXe siècle une partie de la rue derrière le presbytère (actuelle Poste) s'effondra, révélant un souterrain reliant probablement l'église au château. Selon les mêmes sources, un cercueil aurait disparu dans un souterrain lors de sa mise en terre (jusque fin XIXe, le cimetière était situé autour de l'église)[1].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Misy-sur-Yonne (Seine-et-Marne) Vinneuf Rose des vents
Villeneuve-la-Guyard N Chaumont
O    Villeblevin    E
S
Saint-Agnan

Histoire[modifier | modifier le code]

Sur une période de plusieurs siècles on trouve le nom de la commune sous différentes appellations. La plus ancienne désignation date de la fin du XIe siècle et s'écrit Villapoplinam, Villablovinam ou Villablovanam. Au fil des siècles le nom a évolué.

La première partie du nom se retrouve beaucoup dans le nord du département : Villeneuve, Villecien, Villebougis, Villemanoche, etc. Le préfixe[Quoi ?] villa a commencé à être employé vers la fin du IVe siècle, il désignait à l'origine une exploitation agricole gallo-romain. Il a gardé ce sens jusqu'au XIe siècle ; ensuite il a pris peu à peu le sens de village et enfin son sens actuel.

De par son suffixe il est coutumier de dire qu'il s'agissait du pays du blé et du vin, ce qui est inexact car du blé et des vignes, il y en avait dans toute notre contrée. Dans son livre Toponymie générale de la France (1994) Ernest Nègre donne comme étymologie le préfixe bas-latin Villa et un nom propre d'origine germanique, Blouain, Blouvyn puis Blevin dérivant de Bobolenus[Quoi ?]. Ce qui donnerait la ferme de Bobolenus.

Villeblevin releva successivement de l'abbaye de la Pommeraye, du prieuré de Vieupou, et du chapitre de Sens au XVe siècle, puis devint fief de la baronnie de Bray-sur-Seine à partir du XVIe siècle[2].

La maison des Barres fut en possession de cette seigneurie aux XIIe/XIIIe et y fit édifier une forteresse. À cette illustre famille succéda aux XIVe/XVe la maison de Bouville. Au XIXe siècle, les Le Barrois de Lemery firent reconstruire le château sur l'emplacement du château fort primitif.

L'église Saint-Médard-et-Saint-Michel, dont la haute tour carrée domine tout le village, date de 1586 et possède trois portails (fin XVIIIe) encadrés par d'énormes contreforts. Elle possède une triple nef, des arcades ogivales du XVIe et des pilastres toscans. Son clocher convexe est surmonté d'un campanile. sa chaire est du XVIIIe siècle. L'église héberge en son sein, depuis 1887, un orgue à huit registres fabriqué par le facteur d'orgue parisien Aristide Cavaillé-Coll. Il a été restauré au cours des années 1990, sous l'impulsion de l'association Les Amis de l'orgue de Villeblevin et on peut l'entendre lors de nombreux concerts donnés en l'église.

Au début du XXe siècle, l'activité de la population consistait surtout au travail de la terre : petites fermes de quelques hectares, quelques vaches, 1 ou 2 chevaux. En 1954, il y avait 23 exploitations agricoles. Les choses ont bien changé avec le machinisme et le remembrement. Villeblevin a perdu progressivement son caractère rural pour devenir une cité dortoir. La population est passée de 746 habitants en 1962 à 1708 aujourd'hui (Recensement de 2005).

La commune compte un bar-tabac, une boulangerie, deux restaurants (Le 64 au centre-village et L'Escale sur la D606 au Petit-Villeblevin), ainsi que de nombreux artisans. Jul est l'artiste originaire de ce village.

Économie[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie du village.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
         
mars 2001   Marc Leruse[3]   Maire

Jumelages[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[5],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 845 habitants, en augmentation de 2,05 % par rapport à 2009 (Yonne : -0,46 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
862 838 837 862 933 910 896 862 855
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
890 906 876 890 878 921 965 932 931
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
886 826 757 642 731 772 800 742 771
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
686 740 888 1 141 1 340 1 580 1 708 1 822 1 845
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Santé[modifier | modifier le code]

Culte[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Médard-et-Saint-Michel, XVIe siècle

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Monument en hommage à l'écrivain et philosophe français Albert Camus (1913-1960).
La plaque de bronze sur le même monument.
  • Albert Camus est mort sur le territoire de la commune de Villeblevin sur la route nationale 5 (renumérotée RN 6 à la fin des années soixante-dix puis D 606 depuis 2006) dans un accident de voiture le . Il était passager de la puissante Facel Véga conduite par son éditeur Michel Gallimard.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Pierre Glaizal, Les souterrains de l'Yonne, légendes ou réalités ?, La Gazette 89 Éditions, 2009
  2. Maurice Pignard-Péguet, Histoire des communes de l'Yonne, 1913
  3. Conseil général de l’Yonne, Ma Commune, consulté le 3 janvier 2014.
  4. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .