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Max-Pol Fouchet

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Max-Pol Fouchet
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 67 ans)
AvallonVoir et modifier les données sur Wikidata
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signature de Max-Pol Fouchet
Signature.
Plaque commémorative.

Max-Pol Fouchet, né le à Saint-Vaast-la-Hougue (France) et mort le à Avallon[1], est un poète, écrivain, critique d'art[2] et homme de télévision français.

Né le dimanche , place de la République à Saint-Vaast-La-Hougue, Max-Pol Fouchet est baptisé laïquement sur le voilier Liberté d'une goutte de calvados entre la France et l'Angleterre[3].

Il passe sa jeunesse à Alger, où son père, armateur normand, gazé lors de la Première Guerre mondiale, a émigré avec sa famille. Étudiant en lettres, il y rencontre Albert Camus, qui épousera plus tard sa fiancée, Simone Hié[4].

Seconde Guerre mondiale

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À partir de 1939, il fonde et anime avec Charles Autrand la revue Fontaine, revue mensuelle de la poésie et des lettres françaises, qui groupe des écrivains résistants à Alger et qui devient rapidement, sous l'Occupation, la tribune de la Résistance intellectuelle française à travers nombre d'écrivains engagés[5].

En 1942, il publie Liberté de Paul Éluard[6]. Parallèlement, il donne à la RTF des chroniques de littérature et d'art.

Le , il épouse Jeanne Ghirardi, professeure de lettres, qui meurt noyée, le , dans le naufrage du Lamoricière au large des Baléares.

Après-guerre

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À la Libération, Max-Pol Fouchet parcourt le globe et ouvre les pages de la revue Fontaine au philosophe Martin Heidegger, traduit par Joseph Rovan, via Edgar Morin, le .

De retour en France au début des années 1950, il participe aux premiers pas de la télévision avec la préoccupation d'initier les Français à la culture. Il crée ainsi, avec Pierre Desgraupes et Pierre Dumayet, les émissions culturelles Lectures pour tous, le Fil de la vie et surtout Terre des Arts, série qui inaugure de 1964 à 1974 le documentaire sur l'art à l'ORTF.

Il participe également comme chroniqueur à l'émission Italiques produite par Marc Gilbert[7]. Mais ses prises de positions (contre la peine de mort, la torture et la censure), alors que le pouvoir politique encadre encore fortement la télévision, l'en éloignent. Il n'abandonne pas pour autant ses activités littéraires en publiant romans, recueils de poésie et récit de voyages.

Dans les années 1970, il fait partie du comité de sélection du club de livres Le Grand Livre du mois, vendus par correspondance.

Lors de la sortie de L'Archipel du Goulag, il s'oppose à l'auteur, notamment lors d'un numéro de l'émission Ouvrez les guillemets de Bernard Pivot. Alors que le journaliste Jean Daniel souligne l'importance du livre, Fouchet la minimise[8],[9] et soutient Jean-Edern Hallier.

Durant sa carrière, il est aussi journaliste à VSD, professeur d’histoire de l'art, homme de radio et archéologue.

Résidant dans le département de l'Yonne, il fait part de sa fascination pour cette région dans une émission de télévision en 1978[10].

Mort le d'un AVC à l'hôpital d'Avallon, il est enterré le au cimetière de Vézelay[11], sous une simple dalle sur laquelle est écrit « Il aima la liberté » ; l'orientation de la tombe permet aux visiteurs d'avoir sous les yeux un magnifique paysage[12].

Sa fille Marianne est née le .

Livre d'artiste

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  • Prise de Barcelone [extrait de Demeure le secret, Mercure de France, Paris, 1961], calligraphie du titre, de la première strophe du poème et illustration à l'aquarelle et à la gouache par Jean Bertholle, 37 × 23 cm, 1974, exemplaire unique[13].
  • Histoire des Révolutions en 1000 images, Claude Manceron, Paris, Cercle européen du livre, Collection « L'histoire en 1000 images », avant propos de Max-Pol Fouchet, préface d'Émile Tersen, 1963, 318 p.

Filmographie

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  • En 1983, un timbre faisant partie de la série Personnages célèbres à l'effigie de Max-Pol Fouchet (Max-Pol Fouchet, 1913-1980), rouge et noir, de valeur 1,80 franc surtaxé de 0,4 franc, comporte Vézelay en 2e plan. Ce timbre a bénéficié d'une vente en 1er jour le à Saint-Vaast-La-Hougue et à Vézelay[14]. Il porte le n° YT 2282[15].
  • Un prix littéraire annuel de poésie portant son nom est décerné en octobre depuis 1982.
  • Une rue porte son nom sur la commune de Roussillon en Isère (38150), ainsi que sur la commune de Montauban en Tarn-et-Garonne (82000).
  • La médiathèque de Châtillon (92320) porte son nom.

Notes et références

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  1. Directeur-fondateur de la Guilde du livre.

Références

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  1. Notice nécrologique dans le Journal de l'année édition 1981, aux Éditions Larousse.
  2. Max-Pol Fouchet et les arts plastiques - Conduire jusqu'au secret des œuvres, sous la direction de Christian Limousin. Éditions universitaires de Dijon, 2011.
  3. Pascal Blouet, Max-Pol Fouchet Liberté et Résistance : catalogue de vente aux enchères de sa bibliothèque du 8 octobre 2022 à Mayenne, quatrième de couverture.
    Catalogue rédigé avec la collaboration de Marianne, sa fille, et de Christian Limousin de l'association des Amis de Max-Pol Fouchet.
  4. Alain Rubens, « Les femmes d'Albert Camus », sur lexpress.fr, L'Express, (consulté le ).
  5. Notamment Georges Bernanos, Louis Aragon, Antonin Artaud, Jean Wahl, Jean Rousselot, Pierre Emmanuel, Pierre Jean Jouve, Georges-Emmanuel Clancier, Claude Roy, Loys Masson, André Frénaud, Jules Supervielle, Max Jacob, Henri Michaux, René Char, Jean Lescure.
  6. La Revue Fontaine. Poésie, Résistance, engagement, Alger 1938-Paris 1947 par François Vignale, préface de Jean-Yves Mollier, Presses universitaires de Rennes, 2012.
  7. « Marc Gilbert : "Italiques, l'émission littéraire" », Tribune juive.
  8. « Quand le PCF calomniait Soljenitsyne et son Archipel du Goulag », France Culture, par Hélène Combis, le .
  9. « Le cas Soljenitsyne appartient à deux domaines, celui de la littérature et celui de la politique. L’Occident loue son talent, avec raison, mais il sert aussi de machine de guerre contre l’URSS. »
    Voir sur leshommessansepaules.com.
  10. Institut national de l’audiovisuel Ina.fr, « L'Yonne vue par Max Pol Fouchet », sur Ina.fr, (consulté le ).
  11. Bertrand Beyern, Guide des tombes d'hommes célèbres, Le Cherche midi, , 385 p. (ISBN 9782749121697, lire en ligne), p. 274.
  12. « Accueil », sur Les amis de Max-Pol Fouchet (consulté le ).
  13. Max-Pol Fouchet, critique d'art et collectionneur, 4e vente, Maître Pascal Blouet, Mayenne, 9 octobre 2022, lot no 863.
    Jean Bertholle a donné en 1977 le titre de La Prise de Barcelone à un collage sur toile et fragments calligraphiés par le peintre du même poème Prise de Barcelone de Max-Pol Fouchet, 156 × 221 cm, Roubaix, La Piscine.
  14. Timbre poste français, émis en 1984, en hommage à Max-Pol Fouchet.
  15. Catalogue Yvert et Tellier, tome 1.

Bibliographie

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  • Denise Bourdet, « Max-Pol Fouchet », dans Brèves rencontres, Paris, Grasset, 1963.
  • Jean Queval, Max-Pol Fouchet, Seghers, coll. « Poètes d'aujourd'hui », 1969.
  • Le Monde de Max-Pol Fouchet, catalogue de l'exposition de la bibliothèque municipale de Vichy, 1976.
  • Jules Roy, Éloge de Max-Pol Fouchet, Actes Sud, 1980.
  • « Hommage à Max-Pol Fouchet », Les Cahiers Bleus, n° 20, Troyes, 1981.
  • Max-Pol Fouchet : les appels, catalogue de l'exposition de la bibliothèque municipale de Châtillon, 1983.
  • Max-Pol Fouchet, profil d'une œuvre d'Edmond Lévy (Edmond Lévy fut son proche collaborateur artistique sur Terre des Arts et Les Impressionnistes.), textes dits par Michel Bouquet, CD, éd. Adès, 1990 Grand Prix de l'académie Charles-Cros (prix de la parole enregistrée).
  • Max-Pol Fouchet ou le passeur de rêves, préface de Guy Rouquet, Le Castor astral, 2000.
  • Max-Pol Fouchet et les arts plastiques - Conduire jusqu'au secret des œuvres, sous la direction de Christian Limousin, Éditions universitaires de Dijon, 2011.
  • François Vignale, La Revue Fontaine. Poésie, Résistance, engagement, Alger 1938-Paris 1947, préface de Jean-Yves Mollier, Presses universitaires de Rennes, 2012.
  • Max-Pol Fouchet. Le feu la flamme, Adeline Baldacchino, éditions Michalon, 2013.

Articles connexes

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Liens externes

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