Max-Pol Fouchet

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Max-Pol Fouchet
Naissance
Saint-Vaast-la-Hougue (Manche)
Décès (à 67 ans)
Avallon (Yonne)
Activité principale
poète, écrivain, critique d'art, homme de télévision
Auteur
Langue d’écriture français
Genres
Signature de Max-Pol Fouchet

Max-Pol Fouchet, né le à Saint-Vaast-la-Hougue (Manche) et mort le à Avallon (Yonne)[1], est un poète, écrivain, critique d'art[2] et homme de télévision français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Max-Pol Fouchet passe sa jeunesse à Alger, où son père, armateur normand gazé lors de la Première Guerre mondiale, a émigré avec sa famille. Étudiant en lettres, il y rencontre Albert Camus qui lui prendra sa fiancée, Simone Hié, et l'épousera.[réf. nécessaire]

À partir de 1939, il fonde, avec Charles Autrand, et anime la revue Fontaine, revue mensuelle de la poésie et des lettres françaises, qui groupe des écrivains résistants à Alger et qui deviendra rapidement sous l'Occupation, la tribune de la Résistance intellectuelle française, à travers notamment des écrivains engagés comme Georges Bernanos, Aragon, Antonin Artaud, Jean Wahl, Jean Rousselot, Pierre Emmanuel, Pierre Jean Jouve, Georges-Emmanuel Clancier, Claude Roy, Loys Masson, André Frénaud, Jules Supervielle, Max Jacob, Henri Michaux, René Char, Jean Lescure. En 1942, il publie Liberté de Paul Éluard[3]. Parallèlement, il donne à la RTF des chroniques de littérature et d'art.

Le 13 juillet 1940, il épouse Jeanne Ghirardi, professeur de lettres, qui, le 9 janvier 1942, disparaît, noyée, dans le naufrage du Lamoricière au large des Baléares.

À la Libération, Max-Pol Fouchet parcourt le globe. De retour en France au début des années 1950, il participe aux premiers pas de la télévision avec la préoccupation d'initier les Français à la culture. Il crée ainsi, avec Pierre Desgraupes et Pierre Dumayet, les émissions culturelles Lectures pour tous, le Fil de la vie et surtout Terre des Arts, série qui inaugure de 1964 à 1974 le documentaire sur l'art à l'ORTF.

Le 9 juillet 1960 naît sa fille Marianne.

Il participe également à l'émission Italiques produite par Marc Gilbert comme chroniqueur[4]. Mais ses prises de positions (contre la peine de mort, la torture et la censure), alors que le pouvoir politique encadre encore fortement la télévision, l'en éloignent. Il n'abandonne pas pour autant ses activités littéraires en publiant romans, recueils de poésie et récit de voyages.

Dans les années 1970, il fait partie du « comité de sélection » de la société de vente par correspondance Le Grand Livre du Mois. Lors de la sortie du livre L'Archipel du Goulag, il s'oppose à l'auteur, notamment lors d'un numéro de l'émission Italiques et soutient Jean-Edern Hallier.

Durant sa carrière, il sera aussi journaliste à VSD, professeur d’histoire de l'art, homme de radio et archéologue.

Mort le 22 août 1980 d'un accident vasculaire cérébral à l'hôpital d'Avallon, il est enterré le 25 août au cimetière de Vézelay[5], sous une simple dalle sur laquelle est écrit « Il aima la liberté ».

Œuvres[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

Sur Max-Pol Fouchet[modifier | modifier le code]

  • Max-Pol Fouchet, profil d'une œuvre d'Edmond Lévy[7], textes dits par Michel Bouquet, CD, éd. Adès, 1990 Grand Prix de l'académie Charles-Cros (prix de la parole enregistrée).
  • Max-Pol Fouchet et les arts plastiques - Conduire jusqu'au secret des œuvres, sous la direction de Christian Limousin, Éditions universitaires de Dijon, 2011
  • Max-Pol Fouchet. Le feu la flamme, Adeline Baldacchino, éditions Michalon, 2013

Hommages[modifier | modifier le code]

Hommage philatélique[modifier | modifier le code]

En 1983, un timbre faisant partie de la série Personnages célèbres à l'effigie de Max-Pol Fouchet (Max-Pol Fouchet, 1913-1980), rouge et noir, de valeur 1,80 franc surtaxé de 0,4 franc, comporte Vézelay en 2e plan. Ce timbre a bénéficié d'une vente en 1er jour le 30 avril à Saint-Vaast-La-Hougue et à Vézelay[8]. Il porte le n° YT 2282[9].

Prix littéraire[modifier | modifier le code]

Un prix littéraire annuel de poésie portant son nom est décerné en octobre depuis 1982.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Notice nécrologique dans le Journal de l'année édition 1981, aux Éditions Larousse.
  2. Max-Pol Fouchet et les arts plastiques - Conduire jusqu'au secret des œuvres, sous la direction de Christian Limousin. Éditions universitaires de Dijon, 2011.
  3. La revue “Fontaine” - Poésie, Résistance, engagement, Alger 1938-Paris 1947 par François Vignale, préface de Jean-Yves Mollier, Presses universitaires de Rennes, 2012.
  4. Marc Gilbert : « Italiques, l'émission littéraire », Tribune juive.
  5. Bertrand Beyern, Guide des tombes d'hommes célèbres, Le Cherche midi, , 385 p. (ISBN 9782749121697, lire en ligne), p. 274.
  6. Directeur-fondateur de La Guilde du livre.
  7. Il fut son proche collaborateur artistique sur Terre des Arts et Les Impressionnistes.
  8. Timbre poste français, émis en 1984, en hommage à Max-Pol Fouchet.
  9. Catalogue Yvert et Tellier, tome 1.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]