Châteauvilain

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Page d'aide sur l'homonymie Cet article concerne la commune de l'Isère. Pour la commune de la Haute-Marne, voir Châteauvillain.

Châteauvilain
Châteauvilain
Le bourg central de Châteauvilain
(mairie et monument aux morts)
Blason de Châteauvilain
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement Arrondissement de La Tour-du-Pin
Canton Bourgoin-Jallieu
Intercommunalité Communauté d'agglomération Porte de l'Isère
Maire
Mandat
Daniel Gaude
2014-2020
Code postal 38300
Code commune 38091
Démographie
Population
municipale
711 hab. (2016 en augmentation de 10,23 % par rapport à 2011)
Densité 81 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 31′ 03″ nord, 5° 19′ 51″ est
Altitude Min. 345 m
Max. 644 m
Superficie 8,82 km2
Localisation

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Châteauvilain
Liens
Site web http://www.chateauvilain38.fr/

Châteauvilain est une commune française située dans le département de l'Isère en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Située dans la petite région du Nord-Isère, la commune est adhérente à la communauté d'agglomération Porte de l'Isère dont le siège est fixé à L'Isle-d'Abeau.

Ses habitants sont dénommés les Castelvillanois[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Plan du territoire de Châteauvilan et des communes voisines

Situation et description[modifier | modifier le code]

Châteauvilain est situé dans le Bas-Dauphiné non loin de l'agglomération Berjalienne située plus au nord. L'ouest de la commune, héberge l'espace naturel protégé de Combe Vieille[2].

Le centre-ville (bourg de Châteauvilain) se situe (par la route) à 52 km du centre de Lyon, préfecture de la région Auvergne-Rhône-Alpes et à 57 km de Grenoble, préfecture du département de l'Isère, ainsi qu'à 315 km de Marseille et 521 km de Paris[3].

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Les moraines des glaciers de l'époque quaternaire déposées sur un bloc molassique ont donné à cette partie au nord-ouest du département de l'Isère un pays de collines ondulées appelées Terres Froides[4]. Certains spécialistes centrent cette ensemble molassique au sud du territoire de Châteauvilain.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Les Eparres Succieu Rose des vents
Badinières N
O    Châteauvilain    E
S
Eclose-Badinières Biol

Hydrographie[modifier | modifier le code]

L'Agny à la Combe de Châteauvilain

L'Agny, d'une longueur de 17,1 km[5] borde la partie occidentale du territoire de la commune. Son affluent, le ruisseau des collines, d'une longueur de 2 km [6], borde la partie orientale.

Climat[modifier | modifier le code]

Article connexe : Climat de l'Isère.

La région de Châteauvilain présente un climat de type semi-continental[7] qui se caractérise par des précipitations généralement plus importantes au printemps et en été qu'en hiver.

Située en limite du secteur des Terres froides, où règne une sorte de micro-climat, le climat de cette portion de territoire est généralement plus froid que la plaine de Bièvre ou celle de Bourgoin, d'où son appellation. Il n'est donc pas rare en hiver, de trouver de la neige dans le secteur de cette commune alors que le reste du Nord-Isère en est dénué.

Voies de communication[modifier | modifier le code]

Entrée de Châteauvilain par la route de Nivolas-Vermelle

Le territoire communal est traversé par une seule route départementale, la RD520 qui correspond à l'ancien tracé de la RN520 qui autrefois reliait la ville de Bourgoin-Jallieu par Les Éparres à la commune des Échelles en Savoie. Cette route a été déclassée lors de la réforme de 1972.

La route départementale 1085 (RD1085) qui correspond à l'ancienne RN 85, reclassé en route départementale longe le territoire de la commune dans sa partie occidentale, en limite avec la commune des Éparres.

La RD56a relie le bourg de Châteauvilain au bourg d'Eclose (commune d'Eclose-Badinières).

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Châteauvilain est une commune à l'aspect encore très rural dont le bourg et l'ensemble des hameaux sont essentiellement constitués de maisons rurales, de villas résidentielles de constructions récentes et d'anciens corps de fermes souvent réaménagés en maisons résidentielles.

Hameaux, Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

Voici, ci-dessous, la liste la plus complète possible des divers hameaux, quartiers et lieux-dits résidentiels urbains comme ruraux, ainsi que les écarts qui composent le territoire de la commune de Châteauvilain, présentés selon les références toponymiques fournies par le site géoportail de l'Institut géographique national[8].

  • Les Tourtes
  • Combe Noire
  • Buisson Bron
  • La Combe
  • La Boille
  • Les Brons
  • Combe Vieille
  • Bouvant
  • Chavaux
  • Le Fayeu
  • Les Bruyères
  • L'Étang
  • Jouffray
  • Franchisson
  • Bouchardière
  • Les Vesves
  • Les Combes
  • Les Rivaux
  • Les Armabets
  • Le Sibuet
  • Chambaburland
  • Munifex
  • Chatinet
  • Maison Chavrot

Eau et assainissement[modifier | modifier le code]

La gestion du service du réseau d'eau potable et l'assainissement de Châteauvilain sont gérés par la communauté de communes.

Risques naturels[modifier | modifier le code]

Risques sismiques[modifier | modifier le code]

La totalité du territoire de la commune de Châteauvilain est situé en zone de sismicité n°3, comme la plupart des communes de son secteur géographique[9].

Terminologie des zones sismiques[10]
Type de zone Niveau Définitions (bâtiment à risque normal)
Zone 3 Sismicité modérée accélération = 1,1 m/s2

Autres risques[modifier | modifier le code]

Toponyme[modifier | modifier le code]

On trouve le nom latin « castrum vilanum » au XIIIe siècle. Entre 1790 et 1801 la commune s'appela Châteauvilain-Quinsonnas, du nom d'un hameau aujourd'hui rattaché à la commune voisine de Sérézin-de-la-Tour.

Selon André Planck, auteur du livre L'origine du nom des communes du département de l'Isère, le nom de Châteauvilain pourrait dériver d'une altération du terme Villard qui désigne un « village ». Châteauvilain signifierait donc « Château du village »[11].

Histoire[modifier | modifier le code]

Monument aux morts de Chateauvilain en juillet 2019
Entrée des gendarmes dans l'usine de la combe de Châteauvilain
(Numéro de l'Isère illustrée)

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

Le secteur actuel de la commune de Châteauvilain se situe à l'ouest du territoire antique des Allobroges, ensemble de tribus gauloises occupant l'ancienne Savoie, ainsi que la partie du Dauphiné, située au nord de la rivière Isère.

Moyen Âge et Temps Modernes[modifier | modifier le code]

Jusqu’à la fin du XIIIe siècle, Châteauvillain fait partie des terres de la Baronnie de La Tour du Pin qui recouvrent très approximativement les cantons actuels de Crémieu, Bourgoin-Jallieu et La Tour du Pin[12].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Petit village situé à l'écart des grandes agglomérations, la commune fut pourtant le théâtre de deux drames espacé d'un siècle dans le temps mais survenus dans le même hameau.

L'affaire de Châteauvilain[modifier | modifier le code]

L'usine de la Combe est située en limite du territoire communal, non loin du territoire de la commune des Eparres, au hameau de La Combe. Il s'agit d'une usine-pensionnat (le personnel travaille et vit habite place) qui fournit de l'emploi à près de 350 ouvrières appartenant aux frères Giraud, qui habitent Lyon[13].

L'entreprise abrite une chapelle construite en 1843, lors de l'achat de l'usine, puis déplacée dans le bâtiment principal en 1885 et ce bâtiment à usage religieux est point de départ de l'affaire liée à une rivalité entre le maire Douillet, républicain, et le curé Guillaud, oncle du directeur et soutenu par les patrons de l'usine. Le préfet prend un arrêté le pour faire fermer définitivement la chapelle, car celle-ci est considérée comme un lieu de culte non autorisé par le gouvernement de la république française qui défend la laïcité.

Afin de faire appliquer sa décision, le préfet fait appel à la force publique, soit un peloton de gendarmerie qui intervient sur le site. Une grande confusion entre les forces de l'ordre d'une part et une partie des membres du personnel venus défendre la chapelle s'ensuit et entraînera la mort d'une ouvrière dénommée Henriette Bonnevie, tuée par un tir effectué par un membre de la gendarmerie[14]

Le drame de la Combe des Éparres[modifier | modifier le code]

Située dans La Combe, une descente routière très abrupte qui se termine sur le pont franchissant l'Agny, correspondant à la limite du territoire communal, a connu un drame évoqué dans de nombreux médias locaux et nationaux. Le , un chauffeur de camion fou perd le contrôle de son véhicule dans cette rampe de La Combe. Le véhicule prend immédiatement feu en heurtant d'autres véhicules à l'arrêt. Le bilan définitif constaté après l'intervention des pompiers est de dix morts et six blessés[15].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Mairie de Chateauvilain en juillet 2019

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1939 1944 Auguste Douillet    
1944 1945 Pierre Garnier    
1945 1953 Auguste Douillet    
1953 1984 Pierre Garnier    
1984 2001 Gérard Garnier    
mars 2001 En cours M. Daniel Gaude SE Retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Source : mairie de Châteauvilain

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Élections locales[modifier | modifier le code]

Élections nationales[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[16]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[17].

En 2016, la commune comptait 711 habitants[Note 1], en augmentation de 10,23 % par rapport à 2011 (Isère : +3,1 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
457535553575685688692734658
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
595626628586584546577554509
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
520524470445438399368372373
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
354365355429438483587645711
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[18] puis Insee à partir de 2006[19].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Équipements sportifs et culturels[modifier | modifier le code]

Médias[modifier | modifier le code]

Presse régionale

Historiquement, le quotidien à grand tirage Le Dauphiné libéré consacre, chaque jour, y compris le dimanche, dans son édition du Nord-Isère, un ou plusieurs articles à l'actualité de la ville, ainsi que des informations sur les éventuelles manifestations locales, les travaux routiers, et autres événements divers à caractère local.

Cultes[modifier | modifier le code]

Église de Châteauvilain

La communauté catholique de Châteauvilain dépend la paroisse Saint-François d'Assise qui recouvre vingt communes et vingt-trois églises. La paroisse est organisée en sept relais, celle de Châteauvilain porte le nom d'Agny‐Terres Froides[20].

Économie[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

Secteurs économiques[modifier | modifier le code]

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Cimetière communal[modifier | modifier le code]

Cénotaphe d’Henriette Bonnevie en juillet 2019
Il s'agit de la tombe d'une ouvrière de l’usine-pensionnat Giraud qui fut tuée lors des affrontements entre les employés et les forces de l’ordre venues pour fermer la chapelle non autorisée de l’usine à la fin du XIXe siècle. Érigée en victime des persécutions, une souscription est lancée à sa mémoire qui permettra de faire réaliser ce cénotaphe d'une valeur artistique jugée suffisante pour que le monument soit classé dans la base Patrimoine Isère[21]

Autres monuments et sites[modifier | modifier le code]

  • L'ancien lavoir situé dans le hameau de La Combe
  • L'ancienne conciergerie
  • L'église du village

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jules Fischer, directeur de l'usine textile de Chateauvilain, employant près de 350 ouvrières en 1886.
  • Henriette Bonnevie, ouvrière de la même usine et tuée lors d'une opération de gendarmerie et enterrée dans le cimetière communal.
Ils sont tous les deux, protagonistes de « l'affaire de Chateauvilain » (voir chapitre : Histoire).

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Châteauvilain Blason Écartelé en 1) de gueules à trois fleurs lys d'argent ; en 2) d'argent à une ombre de tête de chèvre ; en 3) d'argent à une tour en bois au naturel ; et en 4) d'azur à un dauphin d'argent[22].
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Site habitants.fr, page sur le nom des habitants des communes de l'Isère, consulté le 5 juillet 2019
  2. Châteauvilain, www.ipa38.fr (consulté le 23 décembre 2015)
  3. Site annuaire mairie, page des distances entre Châteauvilain et les plus grandes villes, consulté le 5 juillet 2019
  4. Jean-Paul Bravard, « Le coteau de Saint-Savin et Saint-Chef, « Terres Froides » du Bas-Dauphiné. Pour la délimitation et la préservation d'unités paysagères remarquables », Revue de géographie de Lyon, vol. 56, no 4,‎ , p. 411–421 (DOI 10.3406/geoca.1981.3962, lire en ligne, consulté le 11 novembre 2016)
  5. Sandre, « Fiche cours d'eau - l'Agny (V1730500) » (consulté le 19 juin 2019)
  6. Sandre, « Fiche cours d'eau (V1730620) »
  7. Annick Auffray, Alain Brisson, Agnès Tamburini, Valérie Dziak, Véronique Maloisel, Sophie Martinoni-Lapierre, « Climat de la région Rhône-Alpes », sur rhone-alpes.developpement-durable.gouv.fr, (consulté le 23 juin 2016)
  8. Site géoportail, page des cartes IGN
  9. Site de la préfecture de l'Isère, carte des zones de sismicité
  10. [1]
  11. André Planck, "L'origine du nom des communes du département de l'Isère", (ISBN 2-84424-043-7) édition L'atelier, 2006, page 35
  12. Site de la mairie de Chateauvilan, page Histoire, consulté le 06 juillet 2019
  13. Jérôme Rojon, L’industrialisation du Bas-Dauphiné : le cas du textile (fin XVIIIe siècle à 1914), Université Lumière-Lyon 2, (lire en ligne), « La gestion du personnel »
    Thèse de doctorat en histoire des sciences sociales
  14. « Cléricaux et anticléricaux : l'affaire de Châteauvillain », L'Histoire, no 112,‎ (lire en ligne)
  15. le dauphiné-libéré, article "Le 7 janvier 1993, un camion fou perdait le contrôle dans la rampe de La Combe, consulte le 6 juillet 2019
  16. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  17. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  18. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  19. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  20. Site de la paroisse Saint-François d'Assise
  21. Isère patrimoine, Le cénotaphe d’Henriette Bonnevie, consulté le 6 juillet 2019
  22. Site sur la commune de Châteauvilain.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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