Anthon

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Anthon
Anthon
Mairie d'Anthon.
Blason de Anthon
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement La Tour-du-Pin
Intercommunalité Communauté de communes Lyon-Saint-Exupéry en Dauphiné
Maire
Mandat
Cédric Camp
2020-2026
Code postal 38280
Code commune 38011
Démographie
Gentilé Anthonois
Population
municipale
1 077 hab. (2019 en augmentation de 3,46 % par rapport à 2013)
Densité 122 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 47′ 30″ nord, 5° 10′ 14″ est
Altitude Min. 182 m
Max. 249 m
Superficie 8,82 km2
Type Commune urbaine
Aire d'attraction Lyon
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Charvieu-Chavagneux
Législatives Sixième circonscription
Localisation
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Liens
Site web mairie-anthon.fr

Anthon est une commune française située dans le département de l'Isère, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Autrefois paroisse de la province royale du Dauphiné, la commune est au XXIe siècle, adhérente à la communauté de communes Lyon-Saint-Exupéry en Dauphiné. À ce titre, elle est l'une des quatre villes de la communauté de communes Lyon Saint-Exupéry en Dauphiné.

Ses habitants sont appelés les Anthonois[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation et description[modifier | modifier le code]

Anthon est située sur la rive gauche du Rhône, à l'opposé de sa confluence avec l'Ain, à environ 30 kilomètres en amont du centre de Lyon, 100 km de Grenoble et 15 km de l'aéroport Lyon-Saint-Exupéry.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Géologie[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

La partie nord-ouest du département de l'Isère est formée de plaines à l'ambiance tempérée. Du fait du relief peu accentué, les masses d'air venues du nord et du sud circulent aisément.

Les étés sont chauds et plutôt secs, mais ils peuvent connaître de nombreuses périodes orageuses. Les hivers sont généralement assez froids et marqués par des gelées fréquentes, d'autant plus que le secteur resté très longtemps marécageux est souvent marqués par de nombreuses brumes matinales et des brouillards plus ou moins persistant durant les périodes froides.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le Rhône à Anthon.

Anthon est bordé dans sa partie nord-est par la rive gauche du Rhône au niveau de sa confluence avec l'Ain, cependant situé en rive droite.

Voies de communication et transport[modifier | modifier le code]

La commune fut desservie, au début du XXe siècle jusqu'à 1937, par la ligne 16 de l'ancien tramway de Lyon, qui, dans cette zone rurale, fonctionnait comme un véritable chemin de fer secondaire.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Anthon est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[2],[3],[4].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Lyon, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 398 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[5],[6].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (63,1 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (63,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (50 %), forêts (22,7 %), prairies (8,4 %), eaux continentales[Note 3] (7,7 %), zones urbanisées (6,5 %), zones agricoles hétérogènes (4,7 %)[7].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Risques naturels et technologiques[modifier | modifier le code]

Risques sismiques[modifier | modifier le code]

L'ensemble du territoire de la commune d'Anthon est situé en zone de sismicité n°3, , dite « modérée » (sur une échelle de 1 à 5), comme la plupart des communes de son secteur géographique[8].

Terminologie des zones sismiques[9]
Type de zone Niveau Définitions (bâtiment à risque normal)
Zone 3 Sismicité modérée accélération = 1,1 m/s2

Autres risques[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le lieu Anthon est mentionné au XIIe siècle[10].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le territoire était occupé à l'époque romaine[10].

Un poème de Sidonius Apollinaris (Sidoine Apollinaire) célèbre les vignes d'Anthon, vers l'an 450 de notre ère[réf. nécessaire].

Les seigneurs d'Anthon sont de temps immémoriaux les tenants de cette terre. Aucune attribution de domaine ne leur est attribué sous l'empire (Charlemagne et suivants) ni par les rois successifs. Ceci laisse à penser qu'ils sont détenteurs de leur domaine de toute ancienneté.

Guichard 1er s'illustre à la première croisade en l'an 1096. Son lointain descendant Louis d'Anthon disparaît en 1326, le domaine étant attribué à sa jeune sœur qui le cède à sa tante, épouse d'Hugues de Genève.

Il passe ensuite aux Saluces.

La famille d'Anthon survit un certain temps au travers de la branche cadette des Varax qui s'éteint au XVe siècle. La descendance de Louis d'Anthon n'est pas connue. Plusieurs branches d'Anthon ou Danton se réclament de lui.

La bataille d'Anthon date du . Louis de Chalon, fort de son impressionnante supériorité numérique avec ses 4 000 hommes, s’avance en toute tranquillité au secours du château de Colombier, dont il ignore la reddition. Il s’engage sur le chemin d’Anthon à Colombier qui serpente à travers bois, là ou précisément les 1 600 combattants dauphinois et alliés sont en embuscade dans les taillis, près du village de Janneyrias.

La colonne orangiste, étirée dans le chemin étroit, est brusquement surprise de toutes parts. La puissante cavalerie orangiste est prise au piège. Bientôt, c’est la confusion générale et le sauve qui peut en direction d’Anthon. Les fuyards abandonnent armes et bagages et se sauvent à travers bois. Plus de 200 hommes se noient en essayant de franchir le Rhône tumultueux. Ainsi s’achevait la « bataille d’Anthon ». Le Dauphiné était sauvé.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
avant 1988 ? Gabriel-Louis Lefort    
2001 2008 Pierre Robert SE Kinésithérapeute
mars 2008 2020 Bruno Bon SE Agriculteur
2020 En cours Cédric Camp    

Jumelages[modifier | modifier le code]

  • En 2015, la commune n'est pas jumelée avec une autre.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Les habitants sont appelés les Anthonois[10].

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[11]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[12].

En 2019, la commune comptait 1 077 habitants[Note 4], en augmentation de 3,46 % par rapport à 2013 (Isère : +2,9 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
227221280304345373422407396
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
424406419390412356375322286
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
318289265288292277224203177
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2013
2012252643336979179409461 041
2018 2019 - - - - - - -
1 0731 077-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune est rattachée à l'académie de Grenoble.

Équipements culturels et sportifs[modifier | modifier le code]

Médias[modifier | modifier le code]

Historiquement, le quotidien à grand tirage Le Dauphiné libéré consacre, chaque jour, y compris le dimanche, dans son édition du Nord-Isère, un ou plusieurs articles à l'actualité de la communauté de communes, ainsi que des informations sur les éventuelles manifestations, les travaux routiers, et autres événements divers à caractère local.

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église.
  • Tour ancienne
  • Église Saint-Germain d'Anthon du XIXe siècle
  • Le site protégé du confluent de l'Ain se jetant dans le Rhône
  • Vestiges du château fort d'Anthon, du XIIe siècle, à un emplacement occupé déjà par une motte castrale et en époque gauloise et puis romaine. Il subsiste des restes du mur d'enceinte et l'arche de la porte principale, et des vestiges de l'ancienne chapelle[15],[16], près de la confluence entre le Rhône et l'Ain[17]. Le château d'Anthon est connu pour la bataille d'Anthon.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Blason de Anthon Blason
De gueules, dragon d'or à tête humaine
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Anthon », sur habitants.fr (consulté le ).
  2. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  3. « Commune urbaine - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  4. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  5. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  6. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  7. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  8. Site de la préfecture de l'Isère, carte des zones de sismicité
  9. [1]
  10. a b et c Daniel Delattre et al., L'Isère - les 533 communes. Grandvilliers : Éditions Delattre, 2008. (ISBN 2-915907-40-4 et 978-2-915907-40-7).
  11. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  12. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  15. Eric Tasset, Châteaux forts de l'Isère : Grenoble et le Nord de son arrondissement, Grenoble, Éditions de Belledonne, , 741 p. (ISBN 978-2-911148-66-8), p. 681.
  16. Histoire des communes de l'Isère : arrondissement de Vienne, ouvrage collectif, Éditions Horvath, 1987, pp. 277-280.
  17. Mémoires de la Société Académique de Savoie, par l'Académie des sciences, belles-lettres et arts de Savoie, 1841, p. 447.