Tiki-taka

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Le tiki-taka est un style de jeu footballistique, caractérisé par le mouvement continu du ballon autour d'une série de passes rapides. Le tiki-taka est une stratégie permettant la conservation du ballon. Ce style de jeu est principalement attribué au club catalan FC Barcelone, développé avec Johan Cruyff (qui a entraîné ce club entre 1988 et 1996), ainsi qu'à l'équipe nationale espagnole avec Luis Aragonés (2004-2008) et son successeur Vicente del Bosque, ce dernier ayant mené l'équipe jusqu'au titre mondial et européen en 2010/2012.

Le commentateur de télévision Andrés Montes (en) serait à l'origine de cette expression utilisée pour la première fois sur la chaîne laSexta pendant la coupe du monde FIFA 2006[1]. Lors de son commentaire en direct du match Espagne-Tunisie, Montes a utilisé ce terme pour décrire le style élégant de jeu du Barça : « Estamos tocando tiki-taka tiki-taka »[2].

L'origine de ce mot serait peut-être une onomatopée - décrivant les passes successives et rapides - ou bien dérivé du nom espagnol utilisé pour le tac-tac, un jouet des années 1970[3].

Après les défaites des Espagnols en phase de poules lors de la Coupe du monde 2014, et notamment leur humiliante défaite 1-5 contre les Pays-Bas, alors qu'ils étaient tenants du titre, l'efficacité du tiki-taka est remise en cause[4],[5]. Récemment, le PSG de l'ère quatarie est adepte de ce style de jeu, et son efficacité est là encore remise en cause.

Le 3 mai 2016, le Bayern Munich entraîné par Pep Guardiola, précurseur et fervent adepte du tiki-taka est éliminé sur l'ensemble des deux confrontations en demi-finale de la ligue des champions par l'Atletico Madrid de l'argentin Diego Simeone. L'ensemble des critiques n'hésitera pas à proclamer la défaite du tiki-taka au profit du cholisme[6]. Ce style de jeu rebaptisé en l'honneur de son concepteur, l'emblématique entraineur des Colchoneros Diego Simeone, surnomé "El Cholo", puise ses fondamentaux dans le catenaccio[7]. Cette méthode de jeu est en effet basée sur une organisation défensive très solide et de redoutables contre-attaques.[8]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Ian Hawkey, « Spain's voice of football dies », The Sunday Times,‎ .
  2. (en) Gunter Narr Verlag, The Linguistics of football, (ISBN 978-3-8233-6398-9), p. 354.
  3. (fr) Jean-Damien Lesay, « Tiki-taka », Libération Cahier Spécial,‎ .
  4. « Espagne: Vers la fin du "tiki-taka"? », sur lequipe.fr,‎ (consulté le 19 juin 2014).
  5. Vincent Bregevin, « Coupe du monde - La chute de l'Espagne, c'est surtout celle du "tiki-taka" », sur fr.sports.yahoo.com,‎ (consulté le 19 juin 2014).
  6. (es) « “El cholisme no és futbol, és una manera de viure” », sur http://m.ara.cat/,‎
  7. (it) « Simeone e il Cholismo fanno impazzire il mondo: quanta Italia nel suo Atletico », sur http://www.gazzetta.it/,‎
  8. « Le 'Cholisme' s'est imposé au 'Tiki taka' de Guardiola. », sur http://fr.besoccer.com/,‎